Much Loved
Note moyenne
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175 critiques spectateurs

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Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2015
(...) On reste de glace face à ce déballage. Même si ce qui est montré puise dans la réalité, même si le film a été écrit sur la base de 18 mois d'enquête et de nombreux témoignages et que ses actrices prennent des risques énormes en acceptant ces rôles pour témoigner d'une réalité qu'elles côtoient dans la Médina de Marrakech, même si ce film part de la louable intention de rendre compte d'une exploitation pour contribuer à l'éradiquer, il ne peut atteindre son but par la seule dénonciation d'un état de fait. Ces moments partagés avec ces femmes, l'amitié qui les lie au sein même de leurs permanentes altercations, les rendent certes plus proches et familières mais fondamentalement, qu'est-ce qui dans ce film permet d'envisager comment transformer les choses en dehors d'un peu probable débat public atteignant la sphère politique (Indigènes reste un des rares exemples où l'on suppute que le film a pu faire évoluer la législation) ? C'est là que le bât blesse : même si à la fin les femmes font une pause et que l'une demande si elles ont envie de reprendre ce travail, rien dans le film ne rend véritablement compte d'une possible résistance. Elles sont victimes d'un système et victimes d'elles-mêmes en l'adoptant, et les multiples scènes où elles doivent gérer les désirs et agressions des hommes placent le spectateur dans la confrontation avec un spectacle fascinant et jouissif sans pouvoir accéder au recul lui permettant d'exercer son sens critique. (...)
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2015
Une peinture bien pessimiste pour ces jeunes filles qui n'ont que leur corps pour subvenir à leur besoin ainsi que celui de leur famille. Beaucoup de débauche dans ce film, forcément, mais les jolies comédiennes font toujours transparaître une lueur d'espoir pour leur personnage. La mise en scène est enjouée. Les actrices sont sensationnelles.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2015
Après l’excellent « Les Chevaux de Dieu » sur la façon dont certains jeunes sont endoctrinés à devenir des kamikazes au Maroc, Nabil Ayouch signe un nouveau film polémique en dressant le portrait de jeunes prostituées à Marrakech et finalement de toute une certaine fange de la population marocaine entre travestis, flics corrompus, homosexuels et expatriés graveleux. Pas étonnant que son film ait été censuré dans son pays. Il met à jour une certaine hypocrisie religieuse (en dépit de leurs croyances certains haut-placés ne se gênent pas pour se jeter dans la luxure, la drogue et l’alcool) et donne à voir des héroïnes loin d’être des saintes. C’est cru, parfois vulgaire, et d’une véracité fascinante. Mais cela a un prix et la censure n’a pas été tendre.
« Much Loved » est le pendant sans concession et mal élevé du sympathique et fleur bleue « Marock » qui prenait place également dans la plus grande ville du pays. Les dialogues sont taillés à la serpe, débités à un rythme effréné mais ne négligent pas quelques traits d’humour. Mais de ce beau film ressort davantage une certaine mélancolie et une tristesse en phase avec le vécu de ses héroïnes, un sentiment accentué par un beau mais triste thème musical. C’est aussi et avant tout un beau portrait de femmes dominé par la prestation ahurissante et sans tabou de l’actrice Loubna Abidar. Elle bouffe littéralement l’écran à tel point que les autres personnages auraient pu n’être que des seconds rôles. On sent également la préférence du réalisateur tellement il focalise toutes les attentions (et sa caméra) sur elle. Tour à tour vulgaire, belle, enragée, révoltée ou résignée c’est ce qui s’appelle une révélation pour un magnifique personnage de cinéma.
On pourrait établir un parallèle certain entre ce film et deux autres : « Mustang » et « Bande de filles » sortis tous deux il y a quelques mois. Ces trois films se révèlent complémentaires en traitant de la place de la femme dans des univers machistes et de la pression que la société et le contexte dans lequel elles évoluent font peser sur elles. Le trio de « Much Loved » vaut bien le quintet de « Mustang » ou le quatuor de « Bande de filles ». De beaux films féministes, à la fois touchants, émouvants et révoltants. Le réalisateur aurait pu s’épargner l’épilogue à la mer mais on suit néanmoins son film avec fascination et on découvre un milieu à part, hors des conventions, avec le plus poignant des réalismes social. Une découverte !
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2015
Excellent film.
Je suis entièrement d'accord avec la critique faite par Télérama.
Ce n'est pas un film facile pour se détendre, c'est un film très dur qui nous fait intelligemment réfléchir et nous procure des émotions.
Je recommande.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2015
Much loved s'inscrit bien dans la ligne des films ancrés dans l'époque de l'intolérance de notre siècle en intégrant quelques éléments documentaires très bien vus (les longues balades nocturnes dans une ville de Marrakech anti-touristique, le comportement des étrangers dans la ville et leurs attitudes vis à vis des gens du pays). Fort bien filmé avec un joli sens du cadrage et de beaux mouvements de caméra (voir les belles scène de danse du début du film), Much loved est aussi bien servi par une remarquable interprétation d'un quatuor de jeunes femmes à la sensibilité à fleur de peau dont les rapports qu'ils entretiennent entre elles et surtout avec leurs proches sont saisis avec intelligence. Le meilleur du film est sûrement les deux scènes où l'héroïne principale, fort belle, rend visite à sa famille. Rejeté par sa mère (le Maroc ancien), ignorée par sa soeur (le Maroc qui "vient "(superbe plan) et embrassée par son fils (un avenir optimiste), ceci constitue les temps les plus forts d'un film non sans défauts. Nabil Ayouch commet l'erreur, si souvent opérée, d'énumérer comme un catalogue les différentes personnalités des filles (la mature, la jeune réactive, celle peut être lesbienne, la paysanne rude...), des clients (les rigolos, le français amoureux, les homosexuels refoulés...) et le tourisme sexuel dont les travelos et l'allusion à la pédophilie. Le film se dilue souvent et nuit à l'attention du cinéphile. Mais Much loved, émouvant et attachant, reste un film intéressant.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2015
Le portrait du quotidien de ces femmes est fait avec beaucoup de justesse et de tendresse , les actrices sont parfaites et la succession des scènes qui sont parfois d'une insoutenable violence n'est jamais gratuite , une oeuvre forte et puissante .
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2015
"Much Loved" est une chronique touchante sur la condition des prostituées au Maroc ,le film oscille entre émotions et humour avec des actrices vraiment touchante qui jouent au plus juste c'est dommage que le film connait parfois des baisses tentions cela reste tout de même un bon film.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2015
La vie de quatre femmes qui "ne demandent pourtant pas grand-chose : juste un peu d’amour, juste que leur famille les regarde autrement que comme une carte de crédit. Leur solitude les agresse, les rend cruelles parfois. C’est dur d’être seules quand on est tellement entourées" a déclaré Nabil Ayouch.

Marrakech, loin des cartes postales, est le cinquième personnage du film.

Quatre " guerrières, des amazones des temps modernes " pour reprendre l'expression de Nabil Ayouch, dont Loubna Abidar absolument remarquable, crèvent l'écran dans ce film attaqué de toute part dans son pays d'origine, le Maroc.

"La prostitution est un débat loi d'être clos que ce soit dans le monde arabe ou en occident" déclare avec justesse le réalisateur. Il filme avec courage toute l'âpreté de ce monde de la prostitution. Sa réalisation est à la fois délicate, féroce, limpide et sans compromis. Tous les personnages sont filmés d'une façon quasi documentaire.

Le réalisateur dévoile la solidarité bien réelle entre ses femmes, leurs rêves, mais aussi l'envie de sortir de ce milieu. L'envie d'un ailleurs qui paraît impossible. Ces femmes font vivre des familles qui se cachent derrière une duplicité coupable, avant que tout ne parte à la dérive. À cause des voisins, bien entendu.

Le film effleurera un autre sujet sensible, l'homosexualité. D'un frère pour l'une, aux riches saoudiens ou encore certains membres de la police, les hommes n'ont pas le beau rôle.

Much loved n'a rien de racoleur et ne peut laisser indifférent.

Un film à saluer pour la hardiesse nécessaire à sa réalisation, et pour l'ensemble du remarquable casting.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2015
Much loved de Nabil Ayouch vu le 21/09/2015
Depuis sa présentation au Festival de Cannes cette année, tout a été écrit ou presque sur « Much loved », de l’incroyable aplomb de son sujet, des quelques images qui ont suffi a provoqué un tollé au Maroc, mais surtout, surtout de l’extraordinaire attachement ressenti pour ces jeunes femmes. « Much loved », c’est tout cela.

L’objectif au vitriol de Ayouch tape fort sur l’hypocrisie d’un système où la prostitution semble faire dans ce pays une « exception culturelle » pour certains. Il dénonce tout à la fois, les européens friands de tourisme sexuel. Ce n’est pas à proprement parlé une incrimination généralisée, juste des faits décrits, un autre aspect d’une réalité bien ancrée au Maroc (et pas que…). Certaines scènes sont crues de violence verbale ou physique. Et il faut un certain courage de la part du réalisateur pour évoquer en plus de la prostitution, l’homosexualité, la pédophilie, le conservatisme. Le tout en filigrane mais bien pointé tout de même.

De cette toile de fond, « Much loved » se construit autour de Soukaina, Noha, Randa et Hilma, quatre caractères, quatre manières d’appréhender la vie, le sexe. Unies dans leur « métier », elles le sont surtout dans la vie. Elles recomposent un noyau familial, où elles laissent libre court à leur insouciance, leurs railleries, leur exaspération, leurs souffrances. Elles se soutiennent mutuellement et peuvent exprimer cette douleur permanente, sous l’apparente futilité, que tous rejettent. Ce portrait de groupe avec dames, tout en sensibilité, frappe fort !

Nabil Ayouch est tout aussi imprégné de son film, que de ses actrices (toutes formidables). Et même si parfois certaines scènes « entre elles » sont un peu redondantes et trop étirées, on ne peut lui reprocher la générosité de son film qui réussit à capter l’âme de chacune. On ne les suit que quelques jours, Ayouch nous donne pourtant l’impression de les connaître depuis longtemps. Il créé la connivence avec le spectateur.

« Much loved » marque les consciences, quel qu’en soit le niveau. Par sa sincérité, sa simplicité cette histoire de femmes devrait rencontrer un large public. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2015
En dehors de la déflagration que ce film a produit au Maroc (où il est censuré) et qui prouve à quel point il est nécessaire, au-delà de la polémique qu'il a fait naître dans son pays d'origine, "Much loved" porte un regard très violent sur la société où ces prostituées ont "choisi" d'exercer leur gagne-pain en toute indépendance. Il y narre le parcours tragi-cocasse de quatre jeunes femmes qui assument leur métier au prix des coups, de la peur et de l'humiliation quasi quotidiens. Être une pute dans un pays où le statut des femmes, même ordinaires, pose question, est encore plus dur qu'ailleurs. Revendiquer sa liberté, son autonomie ou sa préférence sexuelle relève d'un grand courage, probablement d'une certaine dose d'insouciance. La façon assez frontale dont le réalisateur nous montre la vie pour le moins glaçante de ces amazones du XXIe siècle, solidaires et affranchies, interroge la place de la femme, son rôle, son rapport aux hommes, sa voix et les combats qu'elle n'a pas fini de mener. Et provoque des émotions variées : du malaise, de la colère, de la rage, du dégoût, de l'empathie, de l'admiration… Au choix.
Pour info, Nabil Ayouch a reçu des menaces de mort et son actrice principale (Loubna Abidar), plus exposée, a dû, pour ces mêmes raisons, quitter le Maroc.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2015
Aussi réussi sur la forme que sur le fond. Les actrices sont formidables. La mise en scène aussi simple que maitrisée. Un vrai scandale d'état au Maroc, alors que pratiquement personne ne l'a vu là-bas. Un film coup de poing, fort, humain, sensible et essentiel, un coup de cœur à voir absolument. Formidable.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2015
L’interdiction de projection du film au Maroc constituait une incitation, bien que la réalité de la prostitution soit universelle. Le film estimable est sans surprise. Je m’attendais à une description sordide et certaines scènes violentes sont dans ce registre, mais la rude solidarité entre les quatre prostituées, et quelques hommes pathétiques parmi tant d’autres qui les aiment maladroitement, évitent une vision désespérante. Des moments aux allures de fête alternent avec des vues nocturnes de rues misérables de Marrakech. La limousine finale est surdimensionnée et les retrouvailles des femmes un peu insistantes, mais jamais une image n’est trop pittoresque. L’énergie, la beauté des femmes, leurs rêves, et la bienveillance de leur chauffeur humanisent ce film où c’est le pognon qui est obscène.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2015
Un film qui a fait grand bruit au Maroc: il y a fait l'objet de polémiques, a suscité des réactions parfois haineuses et y est interdit de diffusion. Pourquoi? Parce qu'il ose montrer le quotidien de quelques prostituées de Marrakech. Un sujet tabou? Peut-être pas, mais il y a des choses qu'on préfère ne pas voir. Le réalisateur a choisi de montrer ces prostituées non seulement comme des victimes mais comme des battantes, des femmes qui essaient de ne pas perdre tout de leur dignité. Par contre, les hommes, les clients, qu'ils soient saoudiens, marocains ou européens ne sont pas montrés sous un jour très glorieux, c'est le moins qu'on puisse dire. Et c'est peut-être là que le bât blesse car on n'aime guère se voir tel qu'on est. Beaucoup de Marocains n'ont probablement pas envie de voir la triste réalité que dévoile ce film. L'hypocrisie et le mensonge n'ont pas dit leur dernier mot! 7,5/10
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 septembre 2015
Noha, Soukaina, Randa et Hlima partagent un appart à Marrakech ou elles sont prostituées. Elles exercent leur métier dans un grand hôtel de la ville ou de riches touristes viennent s’encanailler. L’hôtel et l’appart sont, comme la nuit et le jour, les deux faces de leur vie.
Côté boulot, c’est Saïd, protecteur, servant et chauffeur, qui conduit les filles au turbin. Où elles monnayent leurs charmes, avec plus ou moins d’enthousiasme, pour faire picoler et casquer le client.
Quand elles retrouvent leur coloc, elles rient de leurs aventures, s’engueulent ou se remontent le moral, mais partagent chaleur humaine et confidences. La famille qu’elles délaissent ou voudraient retrouver, un amour simple à partager ou quelque rêve de paisible Mama. Comme toutes les prostituées du monde, les filles de Much Love souffrent d’être « trop souvent trop mal aimées ». Mais leur choix de la prostitution rend inaccessible leur désir d’être « traitées comme des dames » !
Ni le sujet du film, ni son traitement quasi-documentaire ne surprennent. Même les quelques scènes assez crues ne choquent plus guère… Du moins en France, car au Maroc le film a été interdit pour « outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine ». Malgré la dénonciation de l’exploitation de ces jeunes femmes et des excès du tourisme sexuel et de la drogue, il fallait un certain courage à Nabil Ayouch pour réaliser cette chronique. « Une fiction naturaliste » où des femmes ni blâmables ni formidables assument sans honte leur destin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2021
Poignant ! Saisissant !
Ce film ne laisse pas indifférent même si le réalisateur a mis à voir le moins pire de ce que vivent les femmes. Dommage que ce film soit interdit au Maroc car avant d'y voir un marketing pour le pays, c'est avant tout un film qui touche l'humanité et cela ne devrait pas avoir de frontière !
Le réalisateur a gardé la version originale, le film est en VO sous-titré en français, cela nous rapproche davantage de l'ambiance. Les actrices laissent paraître leur sensibilité dans toutes les scènes et, elles passent dans un arc-en-ciel des émotions.
Bravo au réalisateur, aux actrices et à toute l'équipe !
Je vous recommande ce film fortement. Bonne séance à vous.
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