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Kincaid
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1,0
Publiée le 2 décembre 2024
Un film vraiment vieillot, au format carré, noir et blanc et bande son quasi inaudible. L’histoire n’est que moyennement passionnante. Comme une mécanique qui se déroule et puis voilà…
GÉNÉRAL : Film extraordinaire mettant l’accent sur la délation. Il nous renvoie une image peu positive de nos faiblesses et de notre conscience sociale.
NOTES POSITIVES : spoiler: Le film a le mérite extraordinaire d’avoir été réalisé en plein milieu de la période de guerre. Le film s’attaque de front à deux sujets que le public voudrait ignorer. Le premier est la tendance à la délation qui était terriblement important à cette époque. Le second était l’avortement rejeté également en France et par la culture nazie qui dominait à l’époque. Ce film, réalisé sans que les autorités stupides s’en aperçoivent, est un monument à la problématique de cette époque.
NOTES NÉGATIVES : spoiler: Le film est difficile à comprendre pour un public non averti. Pour évaluer entièrement la portée du film, il faut avoir un minimum de références historiques.
PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: En France pendant la Guerre, beaucoup de Français se déclaraient l’un et l’autre pour dénoncer les Juifs et tous ceux qu’ils n’aimaient pas. Parallèle intéressant avec les Québécois et l’Office de la langue française, la direction de la protection de la jeunesse et l’Info-Crime. Otto Preminger a réalisé un remake du film en 1951 au Québec.
Cest la troisième uvre de Georges-Henri Clouzot que nous voyons avec plaisir. Car elle restitue admirablement le climat bigot dune petite ville de province, lhistoire est pleine de rebondissements et le suspense est formidable. Ce film fut produit pendant la guerre en 42 avec une pléiade dacteurs célèbres. Clouzot travailla en effet pour Alfred Greven et la firme allemande La Continentale en temps que directeur de production, bien qu'il fut irréprochable et protégea des artistes juifs. Cela lui valut des ennuis à la libération, le film fut interdit a la libération, les critiques y voyaient un film anti français. Son auteur reçut une interdiction de travailler jusquen 1947. En outre, Ginette Leclerc fut incarcérée pendant un an et Pierre Fresnay pendant 6 semaines.Le film est tiré dun fait divers ayant eu lieu dans les années 20 à Tulle. Le docteur Remy Germain (Pierre Fresnay) exerce dans lhôpital de Saint Robin, une ville de province (en réalité Montfort lAmaury) il reçoit un message anonyme signé le corbeau. Cette lettre évoque sa liaison avec la ravissante Laura Vorzet (Micheline Francey) la femme de son confrère. Le docteur ny prête pas plus dattention, Son confrère (Pierre Larquey) en reçoit aussi une, et le directeur de lhôpital aussi. Leur soupçons se portent sur Denise (Ginette Leclerc), une femme mariée avec qui Rémy a eu une brève liaison.
On sens immédiatement que le film a autre chose à raconter qu'une "simple" histoire de lettres anonymes qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas et qui commèrent avec violence ; Au-delà de cette partie thriller on a une autre couche , plus humaine et moins narrative , qui traite des rapports humains , de la dénonciation , de la suspicion à tort , des apparences trompeuses... Et c'est ça qui m'a plu dans le film , sa double face . Pierre Fresnay et l'acteur qui joue le vieux médecin sont excellents , l'atmosphère crée et qui tient pendant l'heure et demie est vraiment particulière ; Enfin , on notera l'avant gardisme du film qui évoque notamment la sexualité avec une certaine audace en ... 1942
Troisième film de Henri-Georges Clouzot avec de nouveau Pierre Fresnay dans le rôle principal. J'ai beaucoup apprécié le film par son intrigue et son déroulement mais j'ai été très déçu du dénouement qui n'est pas au niveau d'excellence des trois quarts du film. Mais, je dois bien reconnaitre l'excellente écriture du scénario et une réalisation parfaite de ce génie du polar français que l'on nomme Clouzot.
Le chef d'oeuvre de Clouzot, un petit village à l'atmosphère très lourde ou règne un mystérieux corbeau, cible de ce corbeau, Fresnay enquete, des scenes extraordinaires surtout celle ou la lampe balance et la discussion entre Larquey et Fresnay sur le bien et le mal, suspense quasi-insoutenable pour identifier le corbeau jusqu'à la fin.
Belle réussite , j'ai pu cependant relever des incohérences visiblement présentes pour brouiller les pistes et ménager le suspense spoiler: ( l'air surpris de la femme du corbeau à la découverte de la lettre pour son mari qu'elle receptionne à la boite aux lettres la lettre qui tombe de la couronne mortuaire ) . Il est par ailleurs amusant de voir le corbeau dévoiler sa personnalité progressivement à son rival en laissant des indices sans même se faire prendre , la mise en scène est brillante , scène finale terrible .
Un Chef d'Oeuvre que je conseille à tous, et surtout aux jeunes, oui ce film à plus de 80 ans mais le succès et la qualité sont toujours présents. Une soirée à tous les vrais cinéphiles, un film à posséder également et impérativement dans sa vidéothèque !
clouzot est réputé pour faire des films montrant le coté sombre de la nature humaine. ce film en est l'exemple type. un corbeau qui envoie des lettres denonçant les secrets des gens provoque haine mefiance et medisance dans un village. ce film developpe parfaitement la psychologie des gens et montre le coté sombre de chaque personnage. cela provoque une ambiance pesante, glauque tout le long du film. magnifique dans toute sa noirceur
Clouzot filme d’un œil de maître les sentiments, les regards, les tensions intimes, bien plus que l’enquête elle-même. L’intrigue devient prétexte : ce qui l’intéresse, c’est la pression sociale, la peur, l’hypocrisie. Mais à force de se détourner du fil policier, le film laisse le spectateur dans une expectative un peu vaine, jusqu’à une fin efficace, mais tardive. Et surtout : quel dommage que la lumière ne soit pas davantage travaillée ! Dans un récit qui évoque autant le conflit entre ombre et lumière, la photographie reste trop sage, trop plate. On attendait des contrastes expressifs, on n’a que de l’éclairage fonctionnel.
Entre le film Policier et le film noir, cette histoire de calomnies macabres tourné par Clozot et mené par un talentueux Pierre Fresnay au milieu de la tourmente, cette œuvre restera pour longtemps l'un des chefs d'œuvres du cinéma français.A juste titre : on ne s'en lasse pas.
Magistral. La mesquinerie à son apogée. Et quelle distribution! Fresnay, Leclerc, Balpêtré, Roquevert et surtout Pierre Larquey , le fidèle de Clouzot, le Tamise de Pagnol, le cabot génial. "Où est l'ombre ? Où est la lumière? Où est la frontière du mal?" Leçon de cinéma ! A revoir de toute urgence.
Le film explore brillamment les thèmes de la suspicion, de la morale et de la culpabilité dans une petite communauté. Clouzot utilise une mise en scène sombre et une atmosphère oppressante pour immerger le spectateur dans un récit complexe et troublant. Les performances des acteurs sont exceptionnelles, contribuant à l'ambiguïté et à la tension du film. Cependant, certaines critiques soulignent des éléments narratifs un peu obscurs, ce qui peut laisser certains spectateurs avec des questions sans réponse. Dans l'ensemble, Le Corbeau reste un incontournable du cinéma français, captivant et provocant.