Aquarius
Note moyenne
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129 critiques spectateurs

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amafu
amafu

10 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2016
Sonia Braga, une actrice qui crève l'écran et un film qui dure deux heures 30 mais qui dans l'ensemble n'est pas ennuyeux. J'ai tout de même une réserve à faire sur le personnage de Clara, je ne sais pas si le cinéaste a voulu en faire une héroine se battant couragement contre la spéculation immobilière comme elle s'est battue et a gagné contre le cancer, mais elle n'est pas très sympathique : c'est une femme riche, qui possède plusieurs appartements, et qui refuse obstinément de quitter le sien on ne sait pas trop pourquoi....Mais cela n'ôte rien à l'intérêt du film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 octobre 2016
Clara est une journaliste musicale à la retraite qui a survie un cancer de sein. Elle habite dans le bâtiment Aquarius, en pleine avenue Boa Viagem, le boulevard côtier à la mode à Recife. Malgré un cadre idéal, la tranquillité de Clara se voit perturbée par une agence immobilière qui comptent démolir le bâtiment pour bâtir une résidence. Tous le voisins acceptent les proposition de l'agence sauf Clara, qui continue à habiter le bâtiment abandonné.

Aquarius est composé de deux éléments: une féroce critique à la corruption brésilienne et un personnage féminin formidable. Une perle pour l'aussi merveilleuse Sonia Braga, la Marilyn Monroe de l'Amérique du Sud, inoubliable dans le magnifique Le baiser de la femme araignée. Clara, son personnage, est une femme forte, moderne qui fait face aux conflits d'une façon calme mais sans renoncer à la lutte avec sa grande personnalité. Une femme attachée aux objets que quand ils ont un valeur sentimental, une histoire derrière eux. Comme exemple, une scène autour d'un vinyle de John Lennon. Clara a appris cette façon de penser de sa tante rebelle, une femme qu'on connait au début du récit quand on la voit s'évader grâce aux souvenirs de jeunesse qu'une commode dans son salon lui fait revivre.

Cependant, sa position est mise en doute en pleine bataille contre le géant immobilier le moment où on apprend que sa famille a géré des affaires délicats. On apprend aussi que ses privilèges sont dus au sacrifice des servants, les pauvres qui travaillent pour la classe moyenne brésilienne, aussi présents dans le film. Un système crée de façon que l'ascension des privilégiés oblige à la souffrance des autres, peut importe si on se croit honnêtes ou pas.

Le film est amusant, tendre et possède des scènes puissantes. Comme exemple, une dispute entre Clara et sa fille, celle-ci heurté à cause de l'abandon de sa mère dans le passée, qui semblait plus inquiète de sa carrière professionnelle que de sa famille. Dans cette scène le film réussit dépasser le cliché du clin d’œil à Sonate d'automne grâce au retenu des personnages. Une autre scène très touchante montre l'anniversaire de la bonne, qui embrasse un portrait de son fils mort. Mais même si la charge sentimentale est réussite, le film manque d'audace technique. Mendonça est connu pour savoir comment mélanger le paysage urbain avec le récit et malheureusement on ne voit pas trop ceci dans Aquarius. Ici la forme devient plus habituelle ou quotidienne que prévu, mais dans aucun cas banal ou manque d’intérêt./// Encore plus de fautes et d'erreurs sur le lien ci-dessous
C5C
C5C

27 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2016
Je vais aller à contre-sens de la plus part de ce qui est écrit sur ce film. Il m'a navré. On voit une sorte de compte de fées auquel on veut croire, qui nous prend par notre fierté et qui joue sur notre capacité à nous enhardir et à nous auto-célébrer. Il serait donc possible dans ce monde de loups du capital, de brutes absolues, de rester digne, belle, pleine de culture et de bon sens, de faire face aux pires promoteurs en mettant en avant avec discernement tout ce qu'on a de mieux. Ce film serait une leçon de vie pour intellectuels aisés. C'est d'une rare naïveté, c'est l'illusion enfantine du village d'irréductibles gaulois qui serait viable, chacun de nous pourrait être Astérix, sans pour autant être tombé dans une marmite de potion magique. Nous serions invincibles.
Cette dame, belle et digne, profite à plein du système capitalistique dans lequel elle est immergée. Elle en est le produit. Mais elle voudrait l'arrêter en ce qui la concerne, sur un point particulier qui ne lui convient pas du tout. Mais sa superbe voiture, elle sort d'où, quels sont les ouvriers qui l'ont fabriqué et qui sont corvéables par le capital, avec des salaires médiocres? Ses superbes habits, comment ont-ils été produits? Quel est le système qui lui a donné assez d'argent spoiler: pour se payer un prostitué?
et pour vivre aisément?
La dernière scène du film est bien entendu grandiose, quelle force et quelle détermination dans cette femme. Mais le film s'arrête là. Qui peut imaginer un instant qu'elle a gagné, comme le laisse entendre le film? Au contraire, il est évident que son action (ou n'importe laquelle) n'amènera rien de la part des loups du capital. Rien n'y fera, évidemment. Son combat solitaire de bobo grandiose est perdu d'avance, aucune chance, pourtant le film fait croire que non et on s'y complait.
Et encore, au Brésil certaines formes sont respectées. Voyez les milliers (millions?) d'habitants de Shanghai ou de Beijing (par exemple) délogés sans aucun ménagement de demeures historiques, pour laisser la voie libre aux promoteurs immobiliers qui ont bâti touts immenses sur les décombres, et des fortunes. Par ailleurs, le baron Hausmann a agit de façon analogue sur des milliers de gens, voir Wikipédia.
Ce film est désolant par ce qu'il véhicule, l'espoir incongru d'un combat individuel digne que l'on devrait mener et qui pourrait triompher.
En revanche il y a des points juste esquissés avec une force et une maitrise formidables. Depuis l'allusion à la couleur de peau, et donc les efforts immenses que la dame et sa famille ont dû faire, jusqu'à la servante, qui impose en un éclair la vue de la photo de son fils mort, et qui plombe un instant la célébration de vielles photos de cette famille de classe moyenne haute.
Le jeu d'acteurs est parfait, la photo et la musique font du bien, on passe un excellent moment.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2016
"L'Aquarius" n'a rien à voir avec la mer où les requins guettent pour attraper leurs proies, et pourtant, on n'en pas loin. Il s'agit de l'immeuble où vit Clara depuis des décennies, où, avant elle, sa propre tante a vécu, et qu'un promoteur immobilier ambitieux envisage de lui faire céder. En fait, dans cet appartement, il y a toutes les multiples vies de cette famille. Un peu à la manière du chef d'œuvre de Perec, les meubles, les objets les plus intimes, les pièces recèlent tous un morceau de cette famille, un rapport sexuel, un enfant, un souvenir, dont on ne peut se défaire d'un coup de signature. "Aquarius" est sans doute le Grand Prix du Jury avorté de Cannes. C'est un film dense, et d'une redoutable intelligence. Car le Diable se cache dans les détails, et le scénario fait montre à cet égard d'une incroyable richesse. Chaque détail, chaque référence trouvent sa source ou sa métaphore à un endroit précis du récit. Pourtant très long, le film se déroule avec une fluidité déconcertante, où alternent des morceaux de vie de cette Clara, des musiques, des souvenirs, bref tout un trésor d'humanité. Sonia Braga habite ce film d'un bout à l'autre, avec beauté, puissance, et grandeur. A l'image de ce récit qui échappe merveilleusement au mélo, au psychodrame familial, elle fait œuvre d'une sorte de pudeur magnifique qui donne à son personnage et à l'histoire toute entière une épaisseur et frémissement de grâce proches du sublime. "Aquarius" est plus qu'un film. C'est un voyage dans la matière émotionnelle et sociale d'un pan de l'univers, notre univers intérieur familial et personnel.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2016
A défaut d'être le film immense comme il est dit parfois, Aquarius est très réussi et d'une rare intelligence. Tout d'abord, il y a ce beau personnage joué par Sonia Braga, remarquable en femme forte, battante, voire assez rigide. Elle rayonne par sa beauté et sa grâce. Le film commence en force avec un premier quart d'heure éblouissant. Cet incipit, situé en 1980 est d'une grande beauté plastique et superbement filmé. Par la suite, Aquarius alternera des passages beaucoup trop longs (la fête des sexagénaires dans la boite de nuit par exemple) avec de purs moments d'émotion. Des scènes courtes mais chocs :la visite au cimetière, l'affrontement latent avec les promoteurs d'où on ressent une oppression feutrée, comme si le danger pouvait surgir à tout moment. Le cancer subi par la femme est aussi dans la société ; il se propage de la même manière que la pression des promoteurs même si, parfois, on se demande si ce qu'on voit n'est pas la réalité vécue par cette femme, mais ses distorsions. De même, le parallèle entre les requins nageant au large et les requins de l'immobilier. C'est la mise en scène subtile et puissante (à voir en écran large) qui cerne au mieux la vie de cette ville et cet appartement dont on connaît tout. Les personnages sont bien écrits. Leur dureté se cache derrière une apparente douceur de comportement (voisins, filles). L'émotion surgit souvent mais sans le moindre pathos. Dommage que le film prenne trop son temps dans des détails superflus à mon sens. La fin, digne d'un polar politique américain du meilleur cru, est sans concession. Comme Julieta, Ma Loute ou Elle, un bon film oublié à Cannes. Sonia aura mérité le prix d'interprétation féminine.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2016
Une grande chance d'avoir pu voir ce film de plus de deux heures. Comme pour son premier long-métrage, le metteur en scène et scénariste, Kleber Mendonça Filho, choisit Recife, sa ville natale, comme décor. Son scénario parfaitement écrit et délicat est d'une belle élégance. Attendrissant, aussi, sans jamais, être larmoyant. Les nombreux thèmes brassés dans le récit, trouvent tous leur juste place, dans une réalisation impeccable. "Il m’a semblé intéressant d’avoir comme protagonistes une personne et un immeuble ayant tous les deux à peu près le même âge et se trouvant d’une certaine manière menacés." A déclaré le réalisateur. La mise en scène, allie finesse et dextérité. L'ensemble est fascinant et magnifique. Les dialogues, la photographie et la bande son viennent compléter cette belle réussite. Avec un grand plus, Sonia Braga dans le rôle principal. "Visage puissant de la culture brésilienne et d'une beauté inoubliable", pour reprendre les mots du réalisateur. Une femme digne interprétée par cette prodigieuse actrice. Tour à tour combattive, nostalgique voire arrogante quand il s'agit de défendre sa cause, elle reste ancrée dans sa vie de femme, son époque et marque les esprits. Un grand coup de cœur pour ce film.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2016
Aquarius, du brésilien Kleber Mendonça Filho est un film aux multiples facettes, mêlant habilement l'intime d'une femme portée par l'iconique Sonia Braga, à la situation de son pays, le Brésil, et de sa ville, Recife. Cependant, sa durée de 2h25 influe sur le rythme qui connaît des flottements et des boucles quelque peu répétitives
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 octobre 2016
Bon document sociologique sur le Brésil. Belles images, bonne actrice mais l'histoire est trop longue !Elle est plus banale que politique ...
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2016
un grand film, tant pas sa durée (2h30) que par la puissance de son scénario. Présenté à Cannes en compétition officielle, il a laissé le jury insensible et c’est probablement la plus grande injustice de ce palmarès. Clara, une Brésilienne, bourgeoise, intellectuelle et soixantenaire au physique spectaculaire, est menacée par des promoteurs aux méthodes peu orthodoxes qui voudraient la voir vendre l’appartement dont elle est propriétaire depuis toujours. Mais Clara ne veut pas quitter cet endroit chargé de souvenirs, malgré les supplications de ses enfants et la pression de plus en plus forte de la société immobilière. C’est avant tout un extraordinaire portrait de femme, avec ses fragilités, son entêtement et ses zones d’ombres. Car c’est tout le talent de l’auteur d’avoir fait de son héroïne un personnage complexe, jamais linéaire, ne cherchant pas à la rendre sympathique. Touchante parfois, exaspérante aussi, arrogante et fière bien souvent, c’est une femme libre qui assume ses décisions, qui résiste et entend bien ne jamais se laisser dicter ses choix. Magnifiquement incarnée par Sonia Braga, belle à tomber, Clara lutte à sa façon contre tous les obstacles avec obstination et malice. Ce film lent et sensuel, entrecoupé de visions fantastiques au parfum de nostalgie est aussi la photographie d’un pays complexe en pleine mutation économique. Et donne à voir les dommages collatéraux que ce développement sauvage et galopant entraîne inévitablement, accentuant injustices et inégalités sociales. Bref, un film multiple et passionnant à la fin jouissive (et à la bande son magnifique) que je vous recommande toutes affaires cessantes !
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2016
C'est grâce à un bouche à oreille extrêmement positif que je me suis retrouvé devant ce film brésilien. Je ne l'ai pas regretté. Tout y est quasi parfait. La mise en scène est fluide et élégante. Le scénario est un petit bijou de sensibilité, d'humour, de tendresse et d'émotion. La famille, les amis, la sexualité, la transmission, la mémoire, le temps qui passe...tant de thèmes traités sans pathos, avec tact et intelligence. Mais Aquarius ne serait peut être pas tout cela s'il ne bénéficiait pas de la présence de la grande Sonia Braga dans le rôle principale. Elle est juste merveilleuse. Elle éclipse tout le reste de la distribution qui pourtant ne démérite aucunement. Le tout nous donne quelque chose d'aussi solaire que grave, au message aussi intime que social. Et l'un des plus beaux portraits de femme qu'il nous ait été donné de voir cette année. Pas de prix à Cannes, on se demande bien pourquoi. Au final, un film aussi beau pour les yeux qu'il donne à réfléchir à la tête dont on ressort du baume au cœur. Un vrai bonheur !
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2016
Un grand et long ( un peu trop 2h25) portait de femme…Clara, ancienne musicologue retraitée, vit dans un immeuble des années quarante, plein de cachet sur la très chic avenue Boa Viagem à Recife…dans une première partie , on la voit au début des années quatre-vingt dans le même immeuble fêter les soixante dix ans de sa tante Lucia…elle sort d’un opération du cancer du sein qui l’a mutilée, entouré de son mari et de ses enfants…cheveux court, elle revit….plus de trente ans après, belle femme à la longue chevelure noire retrouvée , elle tient tête au promoteur qui a racheté l’ensemble des appartements sauf le sien pour réaliser une importante opération immobilière…Clara est une représentante de la classe moyenne supérieure, intérieur décoré avec goût, des piles de vinyles qu’elle se plait à écouter sur sa vieille platine , tout en se déclarant ouvert aux nouvelles technologies…elle vit seule avec sa fidèle gouvernante, depuis la mort de son mari, ses enfants viennent la visiter de temps à autre …Sonia Braga porte le film en résistante à la dignité poignante et épique…vivante et sensuelle, amoureuse de sa liberté, de son cadre de vie, de sa plage, de la mer…c’est magnifiquement filmé, les mobiliers, les décors racontent une histoire…mais aussi avec quelques longueurs et scènes inutiles….quant à la trame du film, qui se veut une critique acerbe de la société brésilienne, elle est plus mince… après tout les promoteurs brésiliens ne font que reprendre les méthodes musclées de tout marchand de biens qui veut briser la résistance des récalcitrants… même si le recours aux termites fait plus couleur locale…
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2016
Je fais partie des rares spectateurs français qui ont un rapport particulier avec "Aquarius", voire avec le cinéma de Mendonça Fillho en général. C'est que j'ai habité pendant près de trois ans à quelques centaines de mètre de son edificio Aquarius, et du front de mer un peu décati (à l'époque) de Boa Viagem. Plutôt que de l'émerveillement devant la description à la fois réaliste et transcendée du mode de vie d'une génération brésilienne (celle qui avait résisté à la dictature militaire, et été au cœur des mouvements intellectuels et musicaux des années 70), j'ai eu plutôt l'impression de retrouver avec nostalgie des gens que je côtoyais, que je connaissais, voire des amis. Et pour cela, pour ces deux heures et demi de pur plaisir (de la langue, des visages, des paysages, ...) je serai toujours reconnaissant envers Mendonça Filho. Maintenant, j'ai aussi l'impression que "Aquarius" bénéficie en France d'un effet positif un peu artificiel, largement dû à la méconnaissance profonde de la société brésilienne et de ses modes - très particuliers il est vrai, très éloignés en tout cas de ce que nous connaissons ici - de fonctionnement : car, contrairement à ce que certaines personnes lisent dans le film, il y a très peu d'allégorie à l'oeuvre ici, simplement le filmage juste de situations quotidiennes, voire banales, même lorsque l'on parle d'horreur économique, de magouilles autour de l'immobilier et de pression criminelle sur les membres les plus "faibles" de la population. Dans "Aquarius", Mendonça Filho se contente de répéter ce que tout le monde sait, voire ce que de nombreuses personnes vivent : la résistance contre la dématérialisation de la vie (et pas seulement de la musique, comme le dit l'excellent épisode sur le MP3) de la magnifique Sonia Braga est un sujet vital pour nous tous, à Recife pas plus et pas moins qu'ailleurs. Et l'émotion qui s'engouffre par tous les interstices du film, c'est avant tout le haut contenu émotionnel de la vie familiale brésilienne telle qu'elle est. Bref je suis sorti de "Aquarius" enchanté, mais pas particulièrement convaincu par le talent de Mendonça Filho, qui fait ici, à mon sens, un travail en deçà de celui, plus ambitieux, plus visionnaire, des "Bruits de Recife".
Abejoroos P.
Abejoroos P.

11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2016
Film bien fait et aussi bien joué. Mais le but ou message n'est pas clair. Pourquoi mélanger la société brésilienne avec l'histoire particulière d'une riche bourgeoise avec des scènes crues et tout à fait inutiles ? Et qu'est-ce que c'est long en plus..
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2016
" aquarius" a ete ecarte de la course aux oscars par le Brésil pour des raisons politiques. Le film qui met en scène une sexagénaire qui doit faire face à des promoteurs immobiliers véreux alterne moments de magies surtout quand l'héroïne à des flash back et d'autres quasi sans intérêt. le film doit sa qualité surtout à l'interprétation de Sonia braga splendide.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2016
« Aquarius », le second long métrage du brésilien Kleber Mendonça Filho, est un film un peu long (2 h 25) … ou surtout trop long à démarrer alors que l’histoire est intéressante et bien maîtrisée allant crescendo jusqu’à la fin.
Il raconte l’histoire de Clara, une ancienne grande critique de musique, qui vit seule dans un petit immeuble des années 60. Les autres propriétaires étant partis ou ayant été chassés par un jeune promoteur immobilier made in USA « sans caractère car il n’a que le caractère de l’argent », qui « sourit comme un lèche cul » (sic) et est un « passif-agressif » redoutable pour harceler (y compris par des propos racistes) et chasser cette femme de son appartement encore hantée par le souvenir d’une tante Lucia (avant-gardiste sur le plan intellectuel et sexuel) et de sa propre vie familiale passée … tout cela bien sûr pour bétonner encore plus la grande plage de Recife … à quelques pas d’un quartier défavorisé comme souvent au Brésil.
Le combat de cette femme au caractère très trempé, renforcé par son combat contre un cancer du sein, est teinté d’une grande nostalgie avec des moments intenses qui m’évoquent certains films de Bergman et la session de cet appartement équivaudrait pour Clara à la perte de la jambe par Barry Lyndon dont l’affiche trône dans l’appartement. Il y a dans ce film un parfum de grandeur et de décadence, de nostalgie voire d’amertume avec des scènes fort bien tournées et de très beaux plans avec par exemple peu de temps après le début du film un basculement dans le temps fort bien réussi compte tenu du dénouement. Clara (Sonia Braga) est magistralement filmée, sublime et impériale ! L’appartement très cosy pour ne pas dire vintage, souvent parfois baigné d’une lumière bien léchée et la bande son est très agréable.
Dommage ce temps nécessaire pour se plonger dans ce film qui aurait pu être un chef d’œuvre !
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