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Un visiteur
2,0
Publiée le 2 janvier 2017
Bellocchio n'est malheureusement pas Comencini (L'incompris) et traite des malheurs de l'enfance sans sensibilité, avec un petit acteur bien mauvais, ce qui est pourtant rare. Quelques très belles scènes (celles avec Emmanuelle Devos ou avec Bérénice Bejo) ne compensent pas la longueur du film. Je regrette d'avoir suivi l'enthousiasme du critique de L'Obs.
Un très beau sujet mais le scénario est confus. Il ouvre des pistes comme celle de son ami et de sa mère incarnée par Emanuelle Devos sans aller au bout et l’exploiter. L’incursion au Kosovo n’importe pas grand chose au récit. Bien donc mais frustrant.
Une bien belle surprise que ce film Italien. L'interêt majeur du film tient à l'attente à un dénouement , une réponse, qui arrive en toute fin de ce long métrage. Une histoire donc bien contée et remarquablement interprétée.
Adapté d'un roman, ce film nous plonge intimement dans la psychologie de Massimo, le film au versant très analytique nous séduit par la pureté de sa mise en scène, les flash backs y sont remarquables car il donne de l'épaisseur au récit, On est avec le personnage, Bellocchio ne le juge jamais, il prend acte d'une mère dépressvive et d'un père absente, On est toujours sur la corde raide sans jamais sombrer dans la psychologie de comptoir, Bref, une oeuvre maîtrisée de bout en bout, la petite de 2017 selon moi
Beaucoup d'émotion dans ce film et surtout une justesse dans les sentiments plutôt rare. Un vieux journal qui détient la vérité, un secret de famille, une intensité toute italienne et universelle à la fois. Un univers d'enfant peuplé de croyances et de chagrins incompris et un jour une lettre du courrier des lecteurs qui va tout bouleverser. Kleenex conseillé mais on en ressort avec un supplément d'âme. Merci...
Fai bei sogni témoigne, une fois encore, de l’attachement de Marco Bellochio à la thématique de l’emprise et des mensonges qu’il fait germer dans l’esprit d’un enfant – entendu comme jeune mais aussi comme être dépourvu de parole, incapable de s’exprimer parce qu’il lui manque connaissance et rationalité – contre lesquels se dresse l’unique et absolue « vérité », objet de quête et de reconquête deux heures durant. Le titre contient un paradoxe intéressant : articuler la bonté d’une formule rassurante censée faciliter le sommeil (« faire de beaux rêves ») et l’endormissement de l’esprit causé par des obscurantismes : religieux évidemment, familiaux plus généralement, idéologiques en somme, que seule détricote la science, incarnée par Elisa (Bérénice Bejo). La mise en scène et la construction narrative adoptent comme principe esthétique commun le jeu de cache-cache final entre mère et fils qui spoiler: passe de l’amusement aux larmes et traumatismes , caisse de résonance des sautes d’humeur maternelles et des égarements filiaux : l’on saute d’une époque à l’autre, superposée par le même plan sur un couloir d’entrée, l’on parcourt une galerie d’orphelins engagés chacun dans une représentation de leur condition afin de détourner le regard et apprendre à survivre spoiler: (le jeu vidéo, la publication d’une note dans un journal, le sens des affaires synonyme de prises de risques…) . L’amour et la guerre se confondent suivant une dynamique de passion et de haine, de fusion et d’incompréhension que Marco Bellochio restitue avec pudeur et puissance. Une belle réussite.