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    Fais de beaux rêves
    note moyenne
    3,6
    405 notes dont 59 critiques
    répartition des 59 critiques par note
    7 critiques
    19 critiques
    17 critiques
    8 critiques
    7 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Fais de beaux rêves ?

    59 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    5,0
    Publiée le 28 décembre 2016
    Les blessures de l'enfance demeurent une vie durant. Accessoirement, elles sont une nourriture inégalable pour la dramaturgie cinématographique. Vincere était le sommet de l'oeuvre de Marco Bellocchio dans un style épique et politique, Fais de beaux rêves est son contrepoint idéal dans le romanesque et le tragique, comme une résurgence du grand cinéma italien. Situé à 3 époques de l'existence de son héros, le film est admirable pour sa fluidité narrative, pour sa mise en scène somptueuse d'une grande richesse esthétique et, in fine, pour son exacerbation des sentiments dans des moments vibrants qui attirent les larmes le plus naturellement du monde. Le film n'a pas besoin de surligner la trajectoire de ce journaliste meurtri au plus profond de lui par la disparition de sa mère dès ses plus jeunes années. On a rarement vu au cinéma ellipses aussi splendides, flashbacks aussi gracieux et clins d'oeil d'humour aussi touchants. Sans parler de deux scènes de danse, l'une au début du film, l'autre à la fin, comme de sublimes parenthèses. Valerio Mastandrea et les garçons qui jouent son personnage enfant sont au diapason, justes et incroyablement poignants. Une merveille.
    tixou0
    tixou0

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    5,0
    Publiée le 31 décembre 2016
    Massimo, enfant unique, perd sa maman adorée brutalement (un "infarctus foudroyant" lui dit-on), alors qu'il a 9 ans, une triste nuit de fin décembre 1969. 34 ans plus tard, il est journaliste (à "La Stampa", le grand quotidien turinois) - et ne l'a toujours pas "laissée partir"... Surtout quand il doit vider l'appartement familial, au décès de son père, pour le vendre. Le (de plus en plus : il vient d'avoir 77 ans) vétéran Bellochio renouvelle pour moi l'enchantement de "La Belle Endormie" (2012), son antépénultième film. Cette fois-ci, c'est "Fais de beaux rêves" dont il s'agit, une sorte de "Film de ma Mère" (au sens du grand cri littéraire d'amour filial d'Albert Cohen...), adaptant l'autobiographie de Massimo Gramellini. Mais une mère perdue à un âge très tendre, avec blessure morale inguérissable. Un récit sur 3 temps : l'enfance, l'adolescence et la maturité, avec passages (nombreux et fluides) d'une période à l'autre. Montrant (et démontrant) sans faille comment un être sensible peut (quand même) se construire, après un tel traumatisme. Magnifiquement filmé, monté, joué (Massimo aux 3 âges est incarné avec une vérité de chaque image, aussi bien par Valerio Mastendrea, que par les deux interprètes de ses jeunes années - mais le reste de la distribution est pareillement excellent, les deux actrices hexagonales, coproduction italo-française oblige, Emmanuelle Devos et Bérénice Bejo, comprises). Intelligence, beauté et émotion combinées : un vrai régal. Mon 2e "5 étoiles" pour 2016 (après "Frantz").
    dominique P.
    dominique P.

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    5,0
    Publiée le 10 janvier 2017
    Ce film est un vrai petit bijou d'émotions. Je suis vraiment contente d'avoir pu le voir. Il s'agit d'un homme dont la mère est décédée quand il avait 9 ans. Il adorait sa mère et ne s'est jamais remis de sa disparition. Surtout il sent qu'on lui a toujours menti sur la vraie raison de son décès. Toute sa vie il sera malheureux et à un moment donné il apprendra enfin la vraie raison. Le film est très sobre et on voit le héros enfant, adolescent et adulte avec beaucoup de flashbacks. Cette histoire est vraiment bouleversante et j'ai adoré ! Il ne faut pas louper ce très beau film !
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 24 septembre 2016
    "Fai bei sogni" est un film curieux, qui commence d'abord par un flashforward avant d'établir une construction en flashsbacks, car c'est bien Massimo (Valerio Mastandrea formidable) vidant son appartement en 1999 qui se souvient de son enfance trente ans plus tôt. À cette époque, il est un petit garçon fantasque qui choisit comme protecteur le fantôme Belphégor, qu'il regarde dans une série tous les soirs avec sa mère malade, dont la mort restera longtemps un mystère pour cet homme qui n'a pas su se construire, à cause de mensonges et d'un rapport compliqué avec son père, distant, parfois autoritaire mais surtout incapable de comprendre son enfant. Le regard que pose Bellocchio sur l'innocence est d'une grande justesse et donne au film ses scènes les plus émouvantes dans ce Turin des années 60; moins touchant mais traversé par de belles fulgurances quand il s'agit de filmer le personnage adulte, "Fai bei sogni" est progressivement gagné par une mélancolie qui doit aux correspondances établies entre passé et présent : quand Massimo regarde Elisa (Bérénice Bejo étincelante) plonger à la piscine, c'est subtilement le souvenir de l'enfant qui resurgit, quand celui-ci mimait sur son canapé les plongeurs olympiques qu'il regardait à la télévision; ou quand le couple danse lors d'une réception sur "Surfin Bird" des Trashmen, c'est la scène d'ouverture qui nous vient immédiatement à l'esprit et ce moment où Massimo et sa mère se laissent aller au rythme d'une musique entraînante. Capable de changer de tonalités à plusieurs reprises au sein d'une même scène, le film de Bellocchio évite sans cesse les écueils de l'académisme pour finalement s'imprégner d'une originalité bienveillante et d'une douceur infinie, à l'instar d'une séquence finale magistrale.
    Fiers R.
    Fiers R.

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    1,5
    Publiée le 31 décembre 2016
    Il existe des films encensés par une critique dithyrambique que même la plupart des spectateurs semblent adorer qui ne vous touchent pas du tout et vous donnent l’impression d’être différents voire idiots. Et bien « Fais de beaux rêves » fait partie de ces œuvres qui, à l’instar de « Vincere » du même auteur, vous ennuient profondément et vous laissent sur le carreau. Comme si certaines sensibilités ne s’adaptaient définitivement pas à vos propres goûts. On attend donc péniblement la fin de la projection, complètement extérieur à ce qui se passe sous nos yeux. Marco Bellochio, metteur en scène italien des plus connus et reconnus, livre un nouveau film, que l’on peut qualifier d’auteur, laborieux, lancinant et particulièrement soporifique. De plus, le film dure deux très longues heures, alors quand ça ne vous atteint pas, ne vous émeut à aucun moment et vous laisse totalement circonspects, il est de bon ton d’affirmer que le purgatoire n’est pas loin. On assiste à un film austère narrant le deuil difficile d’un jeune garçon perdant sa mère dans des circonstances nébuleuses et dont la vie future présentera de nombreuses réminiscences de ce drame difficile. Un sujet qui en vaut d’autres pour un drame qui alternent les séquences entre passé et présent de manière assez habile et ne cesse de mettre en place des ponts entre ce drame et sa difficile acceptation dans la vie du protagoniste principal. Mais la mise en scène est vieillotte et si dans la première demi-heure on laisse sa chance au film, un tantinet intrigués, on comprend vite que tout cela ne s’avère pas très palpitant et nous assène des ressorts psychologiques éculés sous couvert d’un film à la dramaturgie grandiloquente et appuyée. Du cinéma de festival, triste et terne, dans le plus mauvais sens du terme en quelque sorte…
    Tumtumtree
    Tumtumtree

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    1,5
    Publiée le 31 décembre 2016
    Mauvais scénario, mauvais film. CQFD. On ne saisit pas comment on peut tourner autant de scènes, dans des décors aussi variés et réussis, avec une lumière aussi travaillée et en mobilisant des acteurs d'une telle qualité pour raconter... strictement rien. Un enfant perd sa mère. Voilà. Sur cette base, Marco Bellocchio tourne quelques belles scènes, multiplie les symboles en tout genre et invente des situations pour certaines totalement improbables, jusqu'au paroxysme d'une lettre ridicule où un fils explique à la terre entière qu'il faut aimer sa mère quoi qu'il arrive. Non, non, c'est pas obligé, les amis...! Il y a des gens en ce bas monde qui haïssent cordialement leur petite maman, et ils ont des raisons de le faire... Bellocchio sublimait merveilleusement l'amour maternelle dans "Vincere", l'un des plus grands chefs-d’œuvre de ces dernières années. Ici, hormis la beauté de certains plans, il s'égare complètement.
    Jonathan P
    Jonathan P

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    4,0
    Publiée le 3 septembre 2018
    Turin 1969 , Massimo un jeune garçon de neuf ans, perd sa mère dans des circonstances mystérieuses. Voilà l’intrigue du nouveau film de Bellocchio, une histoire familiale forte et puissante. On fait croire à Massimo que sa maman emprise d’amour pour son fils vient de décédée subitement en pleine nuit d’un infarctus foudroyant. … Le jeune enfant va se chercher, se coupant de sa
    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,5
    Publiée le 30 décembre 2016
    "Fai bei sogni" glisse une mère à son jeune fils, Massimo, endormi, avant de refermer la porte et de disparaître dans des conditions plus que mystérieuses. C'est la trame essentielle de ce film dense "Fais de beaux rêves" qui mélange les époques à travers les yeux d'un enfant en 1969, puis d'un adulte dans les années 1990-2000, qui n'est jamais parvenu à se remettre de cette tragique disparition. Marco Bellocchio est sans nul doute l'un des plus grands réalisateurs européens. Il offre une mise en scène magistrale, où chaque détail a son importance dans la narration. Malgré au démarrage du film, un sentiment de capharnaüm narratif, il parvient à reconstituer le puzzle savamment construit pendant presque 2H10. C'est à la sortie du film que le spectateur se rend compte de l'intelligence de chaque scène. On pense par exemple à cette retransmission des jeux olympiques où le petit garçon regarde des nageurs plonger, scène qui se reproduit à d'autres endroits du film. Il reconstitue dans un même appartement italien autant d'époques, jouant avec l'environnement proche comme un stade, les séries ou les émissions télévisées, faisant presque penser à un film testamentaire où le réalisateur raconte 30 ans de sa propre vie et de son propre regard sur le monde. Depuis son premier film, Bellocchio excelle dans les récits familiaux à trous qui mêlent la grande histoire et la petite histoire. Ici, il surenchère avec une œuvre tragiquement belle, où la politique, les non-dits, la violence des sentiments et surtout la fragilité magique de la relation parents-enfants traversent les années et les générations.
    prytherch
    prytherch

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    1,5
    Publiée le 14 janvier 2017
    Beaucoup trop long, ennuyeux et sans relief. Décevant. Pas de colonne vertébrale, pas d'intrigue, pas de véritable histoire. Juste celle d'un secret et d'un deuil non fait.
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 14 janvier 2017
    Massimo a neuf ans. Il vit avec sa mère une relation symbiotique brutalement interrompue par le mystérieux décès de celle-ci. Massimo a trente-neuf ans. Son père vient de mourir et il range son appartement avant sa mise en vente. C’est l’occasion pour lui de faire le deuil de sa mère bien-aimée et de découvrir les circonstances de sa mort qui lui avaient jusque là étaient cachées. A près de quatre vingt ans, Marco Bellocchio s’est assagi. L’époque du Diable au corps et du parfum de scandale qui l’entourait est révolu. La fougue contestataire du militant d’extrême gauche s’est apaisée. Le grand réalisateur préfère désormais la nostalgie à la polémique. Fais de beaux rêves est un film proustien qui baigne dans une atmosphère hivernale. Il est construit autour d’un personnage qui revisite son enfance. La reconstitution des années 70, de leur esthétique criarde et de leur mobilier infâme, est une vraie réussite. Les tourments du jeune Massimo, privé de l’amour de sa mère, incapable de trouver celui de son père, sont particulièrement bien rendus. Le travail de Massimo adulte pour solder ses traumatismes de jeunesse et trouver goût à la vie avec une jolie docteur (Bérénice Béjo qui parle italien avec un accent charmant) l’est tout aussi bien. Mais le film est un poil trop long (deux heures et dix minutes) pour ne pas susciter un vague sentiment d’ennui. Même si je trouve plus facilement les mots pour en vanter les qualités qu’en pointer les défauts, je n’y ai pas vraiment trouvé d’intérêt.
    velocio
    velocio

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    3,0
    Publiée le 28 décembre 2016
    A bientôt 77 ans, plus de 50 ans après "Les poings dans les poches", le film avec lequel le public international avait fait sa connaissance, Marco Bellocchio est une figure incontournable du cinéma italien. "Fais de beaux rêves" est l’adaptation au cinéma de "Fais de beaux rêves, mon enfant", roman autobiographique de Massimo Gramellini. Massimo, on le rencontre à l’âge de 9 ans, au moment où sa mère, à laquelle il voue une affection sans borne, décède dans des circonstances qui ne vont cesser de rester troubles pour le gamin. Toute sa vie, le souvenir de cette mère aimante et aimée va le hanter. C’est ainsi qu’on le retrouve adolescent, affirmant à ses meilleurs amis que sa mère vit aux Etats-Unis, puis adulte, devenu journaliste, d’abord dans le sport, puis dans le reportage de guerre, enfin dans les réponses au courrier des lecteurs. Avec une durée de 2 h 14, "Fais de beaux rêves" fait partie des films, trop nombreux malheureusement, qui auraient gagné à être raccourcis de deux bonnes dizaines de minutes. On y trouve des scènes d’une très grande force, dégageant une grande émotion, mais, un peu trop souvent, cette émotion retombe lors de la scène qui suit, soit parce qu’elle est trop longue, soit parce qu’elle nage un peu trop dans le pathos. A noter que ce film, a fait l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes.
    joelle g
    joelle g

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    3,0
    Publiée le 31 décembre 2016
    Un peu long ....et c'est dommage car ce film est beau , touchant et aborde de façon très juste la difficulté pour un enfant à gérer , à digérer le décès de sa mère...et en filigrane le mystère du suicide est abordé ....
    Anne M.
    Anne M.

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    3,0
    Publiée le 10 janvier 2017
    En 1969, le petit Massimo perd brutalement sa mère, avec laquelle il avait une relation privilégiée très forte. Son père et une tante (d’après ce que j’ai compris) se chargent de son éducation. Le temps passe, il devient journaliste et peine à construire sa vie personnelle, jusqu’au jour où il rencontre Elisa, jeune médecin. Le mystère sur la mort de sa mère le hante encore, ce changement dans sa vie, puis la mort de son père vont le mener à certaines vérités. Le film est construit en plusieurs strates, autour de trois périodes qui se suivent et se font écho : l’enfance de Massimo juste après le décès et la difficulté qu’il a à accepter l’inexorable, la préadolescence et son amitié avec le fils d’une bourgeoise (Emanuelle Devos), figure maternelle bien choisie, la quarantaine, de 1992 à 1999, année du décès de son père. J’ai beaucoup aimé ce qui se rattache à l’enfance avant et après la disparition de la maman, le jeune acteur a beaucoup de profondeur, d’intensité pour son âge, les scènes pertinentes (comme la scène avec le curé). Il y a aussi tout un langage en filigrane, symbolique. Des allusions récurrentes à la maternité, à la mort de la mère, aux phénomènes de chute : l’inconscient est parfois bavard. La réalisation est fluide et les couleurs assez ternes, dans les beiges. Je me rends compte que ma note n’est pas à la hauteur de la chronique essentiellement très positive, je dois dire que je n’ai pas été vraiment touchée par cette histoire, même si l’ensemble est vraiment intéressant et réussi. Question de sensibilité, peut-être juste du moment.
    Anne M
    Anne M

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    5,0
    Publiée le 31 décembre 2016
    Lacrimale, splendide : un grand film sans niaiserie Seul l'Italie peut produire une tel ode à la mama.
    AM11
    AM11

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    2,5
    Publiée le 10 avril 2017
    Est-ce la perte de sa mère qui a autant fragilisé Massimo ce qui serait logique ou alors le fait d'avoir grandi dans une sorte de déni sans savoir réellement comment elle est morte ce qui l'a empêché de faire son deuil ? On peut se poser la question, car c'est vraiment quelque chose qui le hante et il revient quelquefois sur cette question et ce peu importe son âge. On peut aussi se demander quels sont les véritables enjeux de ce film : si c'est voir comment un jeune garçon se construit sans la présence de celle dont il était si proche ou alors si tout tourne autour des circonstances mystérieuses de ce décès. C'est loin d'être clair et souvent, je me demandais ce que j'étais en train de regarder... Il fallait peut-être sacrifier quelques scènes qui sont loin d'être utiles ce qui rajoute de nombreuses longueurs. Je suis partagé sur ce film, je m'attendais à quelque chose de très fort vu le sujet et finalement, il n'y a quasiment aucune émotion, j'en ai ressenti uniquement quand Massimo écrit cette lettre émouvante à un lecteur. À part ça, c'est un film assez terne et lent qui n'est pas aidé par une construction laborieuse qui n'amène strictement rien au récit. Au final, un film pas désagréable à regarder, mais je suis resté sur ma faim.
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