Fais de beaux rêves
Note moyenne
3,5
515 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

66 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
23 critiques
3
19 critiques
2
10 critiques
1
6 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2017
Sorti dans la plus grande discrétion (un 28 décembre en même temps...), "Fais de beaux rêves" est un film qui fait du bien, sortant des sentiers battus à l’heure où le spectaculaire et la superficialité dominent de nombreuses réalisations. Marco Bellocchio est un cinéaste qui n’a jamais fait semblant et qui livre ici un récit en toute pudeur à la construction narrative éclatée. "Fais de beaux rêves" nous conte l’histoire de Massimo, un homme hanté par la mort mystérieuse de sa mère quand il avait neuf ans. Refusant cette disparition, Massimo reste hanté toute sa vie par cette figure maternelle et presque trente ans plus tard, devenu journaliste accompli, il a encore du mal avec les femmes, préoccupé par des souvenirs trop présents. Seule sa rencontre avec une médecin (Bérénice Bejo, rayonnante) semble l'apaiser un peu... Avec "Fais de beaux rêves", Marco Bellocchio nous installe confortablement devant un film dont la structure est effectivement proche du rêve, faisant des allers-et-retours entre le passé et le présent, nous offrant des séquences parfois étranges qui ne font sens qu’après-coup. Balade dans la vie de Massimo (interprété à différents âges par trois excellents acteurs), le film démontre une parfaite maîtrise de son histoire par Marco Bellocchio. En dépit de ses quelques longueurs, le film paraît justement dosé et chaque scène semble nécessaire à nous faire comprendre le parcours de Massimo et à faire naître les émotions. Drame à la puissance aussi délicate qu’évocatrice, "Fais de beaux rêves" est une œuvre presque onirique, oscillant sans cesse entre l’ombre et la lumière, offrant de beaux moments de grâce et de subtilité.
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2017
Est-ce la perte de sa mère qui a autant fragilisé Massimo ce qui serait logique ou alors le fait d'avoir grandi dans une sorte de déni sans savoir réellement comment elle est morte ce qui l'a empêché de faire son deuil ? On peut se poser la question, car c'est vraiment quelque chose qui le hante et il revient quelquefois sur cette question et ce peu importe son âge. On peut aussi se demander quels sont les véritables enjeux de ce film : si c'est voir comment un jeune garçon se construit sans la présence de celle dont il était si proche ou alors si tout tourne autour des circonstances mystérieuses de ce décès. C'est loin d'être clair et souvent, je me demandais ce que j'étais en train de regarder... Il fallait peut-être sacrifier quelques scènes qui sont loin d'être utiles ce qui rajoute de nombreuses longueurs. Je suis partagé sur ce film, je m'attendais à quelque chose de très fort vu le sujet et finalement, il n'y a quasiment aucune émotion, j'en ai ressenti uniquement quand Massimo écrit cette lettre émouvante à un lecteur. À part ça, c'est un film assez terne et lent qui n'est pas aidé par une construction laborieuse qui n'amène strictement rien au récit. Au final, un film pas désagréable à regarder, mais je suis resté sur ma faim.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2017
1969, Turin ; Massimo a 9 ans et Marco Bellocchio nous montre la relation tendre et complice avec sa mère. Dans les premières scènes, on les voit danser ou plutôt la mère entrainer son fils dans cette danse endiablée. Ensuite chaque scène nous montre un profond attachement entre eux. Le père hors champ est quasi inexistant. Puis, la nostalgie et la tristesse s’empare de toutes les scènes de la journée précédent la mort de la mère de Massimo. Réveillé en fracas en pleine nuit par la police entrant dans leur appartement, sa mère est morte. Il devra attendre plus de 30 ans pour en apprendre les circonstances et faire son deuil. Il a alors plus de 40 ans et une danse tout aussi endiablée avec son amoureuse vient clore pour lui de longues années de torpeur, comme une délivrance. Un grand moment d’émotion.
Comme Massimo, on comprend à la toute fin du film comment cette mère aimante a disparu subitement de la vie de Massimo. Bellocchio use d’allers-retours fréquents entre passé et présent via des vignettes intenses et significatives. Avec une grande fluidité narrative incomparable. Spectateur, on comprend beaucoup plus tôt que Massimo ce qui s’est passé cette nuit-là. Lui a les billes aussi, mais ne le sait pas encore. On pourrait être frustré que ce suspens soit un peu trop dévoilé pour qui sait que dans le cinéma (et encore plus chez Bellocchio) aucune scène n’est inutile. D’où mon regret de ne pas m’être souvenu plus tôt de la fin de la série française des 60’s « Belphégor ». Tout y est dit puisque cette série est celle qu’il partageait avec sa mère. Aussi comme, il est délicieux de voir le petit Massimo en appeler après « Belphégor » à chaque moment difficile de sa vie pour se sauver ; comme s’il s’agissait de son ange gardien. Une façon de prendre des distances avec la foi chrétienne omniprésente. Bellocchio, 77 ans, parvient de manière incroyable à capter la finesse et la rébellion de l’enfance.
Mais le véritable sujet du film est bien ailleurs du suspens autour de la mort de cette mère aimante. Bellocchio s’intéresse surtout aux traumatismes de l’enfance et la difficile construction d’un homme et parfois à l’impossibilité d’en guérir. Et c’est pourquoi les deux scènes de danse embrassent le film avec force. Ce film est aussi une ode à l’amour maternelle. Enfant c’est une perte dont on ne se remet jamais surtout lorsqu’elle est entourée par le silence. Et là, Bellocchio prend son temps mais frappe juste tout comme ses comédiens, des plus jeunes aux plus anciens.
Cependant on peut déplorer quelques facilités et longueurs surtout sur le passé journaliste de conflits de Massimo. Et aussi regretter que Bellocchio ait choisi de conserver les mêmes comédiens pour jouer des trentenaires devenus sexagénaires (le père de Massimo et la tante) et de conserver le même comédien pour le personnage de Massimo de 20 à 45 ans. Il faut alors adhérer à 100% au propos du film pour ne pas en sortir.
Limpide et émouvant : à voir impérativement.
rerererere
rerererere

3 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2017
Ce film a un charme certain. J'ai particulièrement aimé les scènes de l'enfance du héros, l'enfant est plein de talent, sa relation avec sa mère est très touchante ! Je n'ai par contre pas compris la mise en avant de Berenice Bejo qui joue un rôle mineur et pas très crédible.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 février 2017
Adapté d'un roman, ce film nous plonge intimement dans la psychologie de Massimo, le film au versant très analytique nous séduit par la pureté de sa mise en scène, les flash backs y sont remarquables car il donne de l'épaisseur au récit,
On est avec le personnage, Bellocchio ne le juge jamais, il prend acte d'une mère dépressvive et d'un père absente,
On est toujours sur la corde raide sans jamais sombrer dans la psychologie de comptoir,
Bref, une oeuvre maîtrisée de bout en bout, la petite de 2017 selon moi
mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2017
Dans les années 90, Massimo, journaliste passionné par le foot, est hanté par la disparition de sa mère alors qu'il était enfant. Cette histoire est un peu celle d'un homme qui doit construire sa vie avec les non-dits de son enfance même si d'emblée, on suppose les raisons du décès de cette mère aimante. Le film possède des moments de grâce comme la publication de la lettre mais aussi quelques longueurs qui auraient pu nous être épargnées (2h14). Une oeuvre assez inégale mais à voir pour l'émotion qu'elle dégage.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 janvier 2017
Le film qu'il ne fallait pas rater ? Et bien si, on peut s'en passer. Montage et scénario brouillon, font de ce film un gloubiboulga, désagréable qui ne résonnent pas en nous. Pas d'émotion ni d'empathie particulière envers ce jeune Massimo qui vient pourtant de perdre sa mère. Quel est le sujet du film ? Devenir orphelin de mère à 9 ans ou le secret de famille ? Pour la réponse, n'allez pas voir le film, il ne la donne pas. Si on ajoute à cela une lenteur désespérante, 2.10' quand même, et quelques "bouloches" sur la carpette, ce n'est pas le tapis rouge qu'il aurait dû voir, mais le vieux tapis récupérer il y 20 ans chez une vieille tante souffreteuse.
janus72
janus72

52 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2017
Vincere était déjà un sacré bon film et "Fais de Beaux Rêves" au même niveau.
Des blessures de la petite enfance qui vous poursuivent toute votre vie, traitées sans pathos, avec justesse et beaucoup d'humanité.
Mise en scène sobre - rigoureuses reconstitutions et évidemment des acteurs épatants.
Film grave sur la vie - sur ce vide que laissent des Êtres aimés et sur l'enfance qui marque tout un chacun.
A voir sans hésitez !
cacodess
cacodess

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2017
film trop basé sur le deuil de cet homme... L'acteur prinicipal fais trop dans le pathos..L"idée de depart est pourtant intéressante mais le rythme est lent... Si c"est pour nous faire comprendre le statut d'orphelin et les conséquences sur la vie adulte c'est réussit.. Par contre ils ne savent pas ce que sais la résilience...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 janvier 2017
Tout pour faire un très beau film : un thème éternel et profond, des acteurs excellents, un réalisateur maître de son art, et pourtant j'ai parfois eu du mal à vibrer. Peut-être parce que trop long avec des digressions inutiles (le reportage de guerre en Yougoslavie). Dommage. Malgré tout, plusieurs scènes très fortes qui resteront dans ma mémoire.
Joëlle Roubine
Joëlle Roubine

5 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2017
Se donner les moyens d'un tournage à Sarajevo pour une scène ; mettre tout le soin pour les reconstitutions historiques, notamment les années 60 et ses programmes télévisés avec la grande voix de Mina, c'est prendre le spectateur pour un hôte prestigieux.
Cette histoire de deuil non entamé, d'un homme inconscient de son mal être, de déni oublié nous rappelle qu'on a ou aura tous un être passé à l'éternité et que les effets d'un choc trop violent peuvent être remis à plus tard, le plus tard possible.
Il faut dire que dans les années 60 la psychologie n'étouffe pas les foyers et le petit endeuillé a donc tout le loisir de garder sa maman en repoussant de sa conscience les situations liées à sa mort.
Mais les mécanismes de l'âme humaine sont plus complexes. Le moment venu, le mort reprend sa place et le vivant emprunte sa voie.
Après de longues années d'errance entre les deux mondes, Massimo appelle enfin au secours. A l'autre bout du fil pas cette compassion qu'il a toujours rejetée, pas de non-dits qu'il a trop subis, une simple écoute, une voix rassurante qui le ramène tout simplement parmi les vivants.
"Lasciala andare". En effet, les deux mondes ne sont pas faits pour cohabiter...
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2017
Ce film parvient avec puissance à faire ressentir ,l'absence, le manque, la violence rentrée et le deuil impossible d'un enfant de 9 ans, d'autant plus quand on lui dissimule la vérité...le film se révèle poignant, touchant sans jamais jouer la carte du patho... Mais plutot faire sortir la résurgence du drame à travers un geste, une anecdote. Car la vérité apparaitra au spectateur subitement alors qu'elle était juste là; sous nos yeux, nous mettant par la-même dans la position de cet enfant devenu adulte brillamment interprété par un Valerio Mastandrea tourmenté. Notons la présence courte mais lumineuse de Bérénice Béjo.Très touchant.
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2017
Début en trompe l'œil, on s'attend à un film âpre sur une enfance difficile. Oui, c'est un peu ça. Mais pas que. Le véritable soucis du film, c'est qu'il ne commence jamais vraiment. Trop pressé de nous raconter son histoire, Marco Bellocchio oublie de poser ses personnages dans une unité de temps et de lieu. On ne les connaît pas, et cela donne un effet de distance entre ce qui veut être raconter et ce que l'on voit à l'écran. Même si les apparitions plus que furtives de Bérénice Bejo et Emmanuelle Devos donnent des éclaircies radieuses à l'histoire, on reste sur un rythme terne qui manque de conviction pour que l'ont se mettent vraiment à y croire.
prytherch
prytherch

10 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 janvier 2017
Beaucoup trop long, ennuyeux et sans relief.
Décevant. Pas de colonne vertébrale, pas d'intrigue, pas de véritable histoire. Juste celle d'un secret et d'un deuil non fait.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 janvier 2017
Massimo a neuf ans. Il vit avec sa mère une relation symbiotique brutalement interrompue par le mystérieux décès de celle-ci.
Massimo a trente-neuf ans. Son père vient de mourir et il range son appartement avant sa mise en vente. C’est l’occasion pour lui de faire le deuil de sa mère bien-aimée et de découvrir les circonstances de sa mort qui lui avaient jusque là étaient cachées.

A près de quatre vingt ans, Marco Bellocchio s’est assagi. L’époque du Diable au corps et du parfum de scandale qui l’entourait est révolu. La fougue contestataire du militant d’extrême gauche s’est apaisée. Le grand réalisateur préfère désormais la nostalgie à la polémique.

Fais de beaux rêves est un film proustien qui baigne dans une atmosphère hivernale. Il est construit autour d’un personnage qui revisite son enfance. La reconstitution des années 70, de leur esthétique criarde et de leur mobilier infâme, est une vraie réussite. Les tourments du jeune Massimo, privé de l’amour de sa mère, incapable de trouver celui de son père, sont particulièrement bien rendus. Le travail de Massimo adulte pour solder ses traumatismes de jeunesse et trouver goût à la vie avec une jolie docteur (Bérénice Béjo qui parle italien avec un accent charmant) l’est tout aussi bien.

Mais le film est un poil trop long (deux heures et dix minutes) pour ne pas susciter un vague sentiment d’ennui. Même si je trouve plus facilement les mots pour en vanter les qualités qu’en pointer les défauts, je n’y ai pas vraiment trouvé d’intérêt.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse