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Tumtumtree
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3,5
Publiée le 21 septembre 2018
Bon western, notamment grâce aux quatre acteurs principaux. Les frères Sisters est un bon film qui vous assurera une soirée réussie. Cependant, Audiard n'atteint pas la puissance d'un "De battre mon cœur s'est arrêté", ni l'émotion d'un "Sur mes lèvres". Là où Clint Eastwood, Jim Jarmsuh ou Andrew Dominik ont su révolutionner le genre, Audiard se contente de le prolonger. Une course poursuite à travers les montagnes, des fusillades, l'éternel combat entre violence sourde et aspiration au bonheur paisible... : on n'a déjà vu tout ça assez souvent. Mais cela ne doit pas décourager d'aller voir ce bel opus. En attendant plus intense la prochaine fois...
une grange qui brule dans la nuit. et tout le reste se passe pratiquement la nuit . c'est éclairé a la lanterne . on ne voit même pas le visage des comédiens , les rares scènes de jour sont filmée en contre jour ou dans la brume ou la fumée , pas d'action , quelque secondes de chevauché , le dialogue ? du bla-bla la mise en scène ridiculement prétentieuse (sans doute du style) et une fin risible font de se simili western un des plus mauvais westerns depuis la création du western.
Jacques Audiard n’a pas souhaité reprendre les codes traditionnels du Western (grands espaces, duels à mort, indiens hostiles, …) qui ont fait le succès du genre, ni se rapprocher du style plus flamboyant de Tarantino. Il a donc choisi sa propre voie pour adapter le roman de Patrick deWitt. Et sur la forme il n’y a pas grand-chose à redire, son film est mis en scène avec grande efficacité. Mais sur le fond, son récit tarde malheureusement trop à délivrer toute sa substance. En effet, le long-métrage prend toute son ampleur seulement dans le dernier tiers du film. Avant, ses héros errent un peu sans but et bavassent gentiment sans jamais vraiment parvenir à captiver le spectateur. John C. Reilly s’est sans doute naturellement imposé au casting, étant le détenteur des droits du roman. Et on peut le regretter, parce que la fratrie qu’il forme avec l’excellent Joaquin Phoenix a bien du mal à convaincre. Leurs caractères tellement éloignés et leurs différences physiques sont trop importants pour les rendre totalement crédibles. Et la bonhommie du personnage de John C. Reilly est aussi assez peu raccord avec la violence dont peut faire preuve le hors la loi. Mais ces deux écueils ne sont pas suffisants pour que les frères Sisters ne parviennent à laisser une empreinte assez indélébile dans la mémoire du spectateur. Surtout parce que toute la dernière partie du film nous surprend sans cesse, nous éblouie et nous tient en haleine avec brio. Et il y a ce final, d’une épatante finesse, assez éloigné lui aussi des codes du genre et qui, accompagné d’une de ces partitions délicieuses dont Alexandre Desplat a le secret, conclue en beauté un élégant film sur la fraternité.
Le problème n’est pas qu’un réalisateur français se soit emparé du mieux qu’il ait pu du western (ou de ce qu’il considère être le western), genre strictement américain car porteur d’une culture, d’un âge transitionnel dans l’histoire de l’Amérique, le problème n’est pas qu’il se soit entouré d’un casting américain pour concrétiser sa vision, le problème est qu’il transpose le mélodrame français où se rejoue sans cesse les querelles familiales dans un univers incapable de l’intégrer : ça parle tout le temps, ça se traîne comme une mule à l’agonie, ça philosophe sur le monde du haut de son perchoir. Le plus paradoxal, peut-être, réside dans l’ambition de saisir l’humain dans sa complexité émotionnelle tout en contemplant depuis l’espace (cf. les plans aériens) ces hommes et ces femmes ah non point de femmes dans ce film ô surprise puisque le titre annonçait une symbiose sexuelle ici absente, à moins de considérer la faiblesse, les larmes et l’affection comme inhérentes à la femme chose ô combien myosine. Où sont les femmes? Une prostituée ou une mère au foyer, c'est tout ce qu'offrent comme débouchés les années 1850 à la femme? Le film fonctionne sur sa mise en image d'une malédiction familiale transmise par le sang : les deux frères reproduisent l'inertie paternelle, cumulent les problèmes, semblent maudits de l'intérieur tel le nid d'araignées buccal. Une thématique qui n'est pas neuve sous le soleil américain (Fences de Washington par exemple abordait le problème avec bien plus de complexité, Brimstone accentuait l'irréversibilité d'une fragilité ou d'un acte). Avec Les Frères Sisters, Audiard traverse l’Atlantique et semble heureux de ce voyage, mais n’apporte rien au cinéma hormis une ouverture magnifique et un final très touchant que l’on aurait aimé voir développé en lieu et place de ce salmigondis psychologisant gorgé de mal-être, un mal-être typiquement français. Fort heureusement il y a Alexandre Desplat, véritable alchimiste capable de transformer ses notes en couleurs constitutives d’une atmosphère étrange, embrassant dans la même portée burlesque, drame et élan épique ; peut-être un des seuls artistes français à savoir saisir le pittoresque d’une culture autre que la sienne.
"The Sisters Brothers" est davantage un drame qu'un western, nous faisant suivre un quatuor de personnages. Charlie et Eli Sisters, deux assassins habiles, mais dont l'efficacité rouille peu à peu (Charlie sombre dans la boisson, Eli doute de son métier). Ainsi qu'un chimiste prospecteur d'or idéaliste, et un détective à bon fond qui le traque. Tous incarnés par de solides acteurs (Joaquin Phoenix et John C. Reilly en tête), et développés au cours d'une intrigue qui retourne régulièrement les conventions du western, pour mieux surprendre son spectateur. En effet, entre des fusillades tournées de nuit ou souvent hors champs, et des rebondissements assez inhabituels au cinéma, Jacques Audiard est largement plus préoccupé par le sort de ses protagonistes que par rivaliser avec les classiques du western ! Ce qui n'est pas plus mal, permettant à "The Sisters Brothers" de nous livrer plusieurs moments touchants, et des personnages avec une vraie intensité. D'autant plus que les couleurs & décors sont beaux, et la mise en scène esthétique. On regrettera peut-être la participation bien trop brève de Rutger Hauer (quelques seconds à peine, et sans dialogue !), mais ce serait bouder son plaisir que de passer à côté de ce film.
Après avoir obtenu la Palme d'or avec "Dheepan", voilà que Jacques Audiard frappe là où on ne l'attendait pas en réalisant un film de genre, en l'occurrence un western. On pourrait même qualifier "Les frères Sisters" de western crépusculaire et le rapprocher du travail d'un Clint Eastwood ou d'un Sam Peckinpah. Il n'y a pas grand chose à reprocher au film. La mise en scène est propre, la photographie est belle et les acteurs impeccables. Le scénario est lui plus basique mais reste acceptable. Je regrette surtout un manque d'intensité dans les émotions véhiculée et, de profondeur. Sans dire que l'histoire et le film est plat, on est loin d'être bousculé. C'est un bon western mais il ne s'inscrira jamais comme un incontournable du genre. .
Un western crépusculaire et atypique, poétique et bourré d'images splendides. Les acteurs sont excellents et la relation entre ces deux frangins complexe et passionnante.
D'emblée, on est embarqué dans un film résolument différent. Un western reprenant quelques codes de western mais qui ne ressemble pas tant à un western. Une grosse critique personnelle est le choix de musique, qui ne m'a pas forcément plu, que je n'ai pas trouvé en accord avec le film. Mettons de côté de petit couac, les prestations du quatuor est bluffante. Un chapeau bas pour Reilly qui signe une performance remplie d'empathie et de justesse. Le film se résume finalement à l'évolution de ces personnages. Sans être doté d'une histoire complexe, sans twist, on s'attache à ce film, en étant intime avec ces personnages et suivant leurs aventures. C'est donc un pari réussi à ce niveau. J'ai eu, à chaud, un bémol sur le final qui me semblait "gentillet". Mais en y repensant, après réflexion, la fin correspond pleinement au film et à l'état psychologique final des personnages. Un bon film qui plaira à toutes personnes aimant le cinéma !
Jacques Audiard, pour son premier film en langue anglaise, nous offre un pur western plutôt réussi. Il y est question ici de grands espaces et de ruée vers l'or mais c'est avant tout le lien fraternel qu'évoque ce film. Les deux frères Sisters, Charlie et Eli, sont campés respectivement par J Phoenix et John C. Reilly. C'es bien là que la complexité commence avec deux caractères bien différents : le premier bagarreur et alcoolique, souvent épaulé par son ainé qui aspire lui à une vie plus rangée. L'œuvre est souvent violente mais comporte quelques moments de bravoure. Audiard fait donc le job mais sans être flamboyant dans cet univers où la femme est presque oubliée. Heureusement, il peut compter sur l'interprétation grandiose des deux frère Sisters et des deux autres personnages.
Un western intéressant sans être incroyable. Des scènes marquantes sans être cultes. Je n'ai pas lu le livre mais l'histoire est divertissante. La relation entre les deux frères est assez authentique et amusante. Le casting est parfait. Ce n'est pas le meilleur western de ces dernières années mais il est à voir.
Dire que je venais de revoir IEUF dans l'Ouest... La comparaison fait mal pour les frères Sisters. Très mal. Et pourtant 4,3 de moyenne. La presse voit donc là un chef d'oeuvre. Est-ce un complot ? Un tel engouement est difficile à comprendre, quand on ne voit poindre de l'émotion que dans la dernière partie du film. Avant, ces personnages laissent de glace. Et Desplat, encensé partout ! Mais quelle partition nous livre-t-il ? Un brouet insipide, décalé. Tellement loin de Morricone. Ah si, un morceau est vraiment bon... sur le générique de fin. Quant aux acteurs, leur jeu est trop lisse, sans aspérité. En conclusion, un film décevant, plutôt ennuyant. À se demander si la presse a cédé à une dictature de la vénération pour tresser à Audiard de tels lauriers. Totalement immérités.
Les frères sisters est un film que je n'attendais pas spécialement puisque je me doutais qu'il allait être sur un temps assez lent connaissant le réalisateur qui nous offres toutefois de très bon cadrage ainsi qu'une recherche dans le développement de ses personnages qui est juste à la perfection et il faut avouer que ce film ne déroge pas à la règle et qu'au contraire il a réussi à me surprendre sur certains points. Pour commencer, le film apparaît comme un western classique avec des grandes plaines, une chevauchée assez longue qui permet aux personnages de nous faire découvrir de nouveaux paysage (avec des rivières, la forêt, la montagne et les grandes villes avec les saloon et les hôtels somptueux) . De plus, les scènes de combats bien que peux nombreuses sont assez bien filmées mais il n'y a rien de révolutionnaire et parfois on se demande si les mecs sont réellement des chasseurs de primes tellement que nos protagonistes( Elli et Charlie) arrivent à sans sortir alors qu'ils sont que 2 et que les chasseurs de primes sont environ 4 à chaque foid. Attention je ne dis pas que les scènes d'actions ne sont pas réussies, je trouve juste qu'elle manque de justesse et parfois de réalisme. Toutefois le gros point fort du film réside dans la prestation des acteurs qui sont juste somptueux. En effet, on éprouve de la sympathie envers les personnages et surtout des sentiments. Jack Gyllenhaal est comme a son habitude remarquable et joaquim Phoenix ne déroge pas à la règle puisqu'il nous prouve encore une fois de plus toute sa présence, mais le plus gros coup de cœur réside dans la prestation de Jhon C. Reilly dans le rôle de Dlli Sisters qui est juste remarquable puisqu'il arrive à nous faire passer par tout les sentiments. Ainsi malgré tout ses points positifs le film fait face d'une part à de nombreuses longueurs qui viennent déranger la compréhension et surtout la rythmique du film et dans un second temps la musique n' est pas si ouf que celà, on a l'impression qu'elles sont placées à droite et à gauche sans que cela est un réel impact puisque le bruit des révolvers et des différents chevauchées auraient pu faire l'affaire. Un film long, avec un scénario assez plat mais maîtrisé, mais qui vaut surtout le détour pour la prestation des acteurs.
Ce film était l’une des mes grandes attentes de 2018 au vue du casting et du réalisateur. Le résultat est bon mais me laisse un peu désappointé tout de même. Il faut dire que le film n’a absolument rien à voir avec ceux de audiard, d’habitude si rythmés et crus. Toutefois, le film est bon, mais il possède son lot de points négatifs. Premièrement, le scénario est ultra simple et prévisible, de plus la fin est brusque et laisse tout retomber à plat ce qui est immensément dommage . Également, la musique d’Alexandre desplat est invisible, je ne me souviens même pas avoir entendu une seule note durant la projection. Enfin, la mise en scène, bien que maîtrisée manque d’audace. Pourtant, il faut noter que le film est magnifique visuellement, offrant une première scène incroyable. Également, on notera beaucoup d’excellents passages et de très bonnes idées par moment. Le film fait même rire à quelques reprises. Quant aux acteurs, ils sont tous très talentueux mais n’offrent pas leur meilleur rôle. Un bon film indéniablement, sans pour autant marquer les esprits
Les frères Sisters sont tueurs à gages. Dans l'Amérique de la ruée vers l'or, ils vendent leurs talents au plus offrant. Charlie le cadet (Joaquin Phoenix) est le plus insouciant des deux, qui boit et qui couche dès que l'occasion s'en présente. Eli l'aîné (John C. Reilly) est le plus sensible, qui peut abattre de sang froid un homme mais ne supporte pas de voir une bête souffrir. Leur donneur d'ordres, le mystérieux Commodore, leur a désigné leur prochaine cible : Hermann Kermit Warm (Riz Ahmed) un alchimiste auquel ils devront, avant de l'exécuter, arracher la formule qu'il a inventée. Un détective privé est déjà sur ses trousses : l'élégant John Morris (Jake Gyllenhaal).
De tels tombereaux d'éloges se sont déjà abattus sur Les Frères Sisters qu'on sera bien hardi d'en dire ici du mal. On le sera d'autant plus qu'on tient Jacques Audiard pour le plus grand réalisateur français contemporain avec Abdellatif Kechiche : tous ses films, à l'exception peut-être de "Dheepan", qui ne méritait pas la Palme, sont des chefs d’œuvre inoubliables de "Sur mes lèvres" à "De rouille et d'os" en passant par "Un prophète" et "De battre mon cœur s'est arrêté".
On lit qu'il tourne un "western crépusculaire". Expression ô combien galvaudée depuis que le western, genre éminemment daté, contemporain d'un âge d'or américain, qui n'en finit plus de connaître un long épuisement et dont on se demande diable ce que le réalisateur français est allé y chercher, dans des décors naturels espagnols ou roumains et avec des acteurs américains recrutés à prix d'or.
On lit aussi qu'il raconte "un sublime récit de fraternité" en mettant en scène deux frères au patronyme déroutant. On n'y voit pourtant, comme on l'a vu mille fois, qu'un duo de cowboys, ici unis par les liens du sang, qui incarnent chacun à leur façon des caricatures : l'aîné incarne la voix de la raison laissant au puîné le rôle du débauché capricieux et immature.
On lit enfin qu'il s'agit d'une "réflexion terrassante sur la banalité du mal", un sujet qui traverse l’œuvre de Audiard. C'est sans doute faire beaucoup de cas à ce quatuor de personnages dont l'histoire ne surprend guère, sinon par la scène, attendue pendant près de deux heures durant laquelle Warm teste enfin sa formule. Elle restera gravée dans les mémoires. Elle ne justifie pas à elle seule les éloges excessifs venus saluer cette odyssée américaine d'un réalisateur dont on espère le retour rapide à des horizons plus familiers.
Il y a 3 ans, Jacques Audiard remportait la palme d’or pour Dheepan. Le film baigne dans l’utopie et le conte. Charlie et Eli Sister sont des tueurs à gages hantés par leur passé familial. Leur mission est de trouver et tuer le détenteur d’une formule chimique permettant de trouver l’or.
Ce « western », sorte de road movie, où la violence doit laisser place à la civilisation et la rédemption de deux frères. Pour cela, Audiard s’expatrie complètement aux États-Unis et se tourne vers de grands acteurs qui propulsent son film.