Frantz est sensible, juste, ne se laisse pas aller aux bons sentiments dégoulinants, et dresse un portrait de l'entre deux guerre qui n'est pas sans évoquer le nécessaire besoin de pardon dont notre époque aurait grand besoin. Hymne à la vie qui, malgré tout, continue et surprend, le dernier opus de Ozon continue de travailler en moi quelques jours après, fait son œuvre, petit à petit.
Merci pour ce joli film François Ozon. Le duo Pierre Niney et Paula Beer est parfait même si le film est davantage porté par cette nouvelle actrice. A travers les points de vue des deux camps, le film montre que combat n'a rien apporté si ce n'est la douleur de la perte d'un proche. Seuls le mensonge et les incompréhensions paraissent pouvoir soulager cette douleur.
J'ai adoré ce film qui est à la fois intéressant et émouvant. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et l'histoire est très prenante. Je le conseille également aux adolescents (à partir de 12 ans) car j'ai 14 ans mais cela ne m'a pas pas empêché d'adorer ce film. A voir absolument !
Une oeuvre admirable à laquelle il serait possible d'attribuer la note maximale si ce film ne connaissait un petit "moins bien" quand l'héroine (actrice absolument exceptionnelle) débarquait à Paris... Malgré cela, on reste subjugué par cette nouvelle réussite d'Ozon.
Très beau film ! Mais je pense que Pierre NINEY n'est pas dans pas dans une de ses meilleurs performances. Il reste tout de même très bon ! C'est une belle histoire, traitant de sujet divers autour de la guerre 14-18. Les images sont magnifique et les deux personnages principaux me paraissent plus moderne que leur époque.
J'apprécie de plus en plus le travail de François Ozon, Frantz est un très beau coup de cœur. Menés par un Pierre Niney qui m'impressionne de film en film, ainsi que de Paula Beer, révélation qu'il me tarde de revoir par la suite, l'histoire de Frantz traite de plusieurs thèmes avec délicatesse, tout en finesse : le deuil d'une famille, la haine des Allemands envers la France, les remords, la culpabilité, ou encore le pardon. Anna rencontre donc Adrien sur la tombe de son fiancé, il a apparament connu Frantz, mais d'où vient-il, qui est-il, comment se sont-ils connus ? Une relation très particulière va se créer entre ces deux personnages, tandis que les parents de Frantz vont se rattacher à Adrien afin de faire revivre Frantz le temps de souvenirs, souvenirs en couleur pour rappeler des moments de bonheur. Le scénario est maitrisé du début à la fin de l'histoire, l'image et le cadre sont très jolis, le jeu des acteurs superbe, on ressent diverses émotions tout au long du récit, toujours en restant dans la pudeur. Je ne peux en dire davantage sans vous spoiler la suite alors je finirais juste par un mot : superbe.
Superbe film principalement en noir et blanc, extrêmement esthétique. Les dialogues et le jeu des acteurs sont d'une grande finesse et plein de sensibilité, surtout celles de Paula Beer qui porte le film avec son charisme naturel et son visage d'ange. Les parents de Franz sont exceptionnels de vérité. Ozon nous tiens en haleine tout au long du film, de fausse piste en fausse piste, avec une jouissive subtilité. Bravo!
Une scène vraiment émouvante au début du film avec la mère de Hantz et Pierre Niney , les deux acteurs les plus justes dans le film pour moi . Francois Ozon peine a retrouver sur la seconde partie "Francaise " l'émotion voir le mystère du début de la partie "Allemande " , est ce le fait d'un scénario devenu sans grand mystère et moins abouti ou d'une performance plus en demi teinte de Paula Béer lorsqu'elle devient le centre de "l'intrigue" ? On se demande ce qu'un Polanski ou un Kubrick auraient ..osé sur la seconde partie pour maintenir la tension
Tout ça pour ça ??? Le gars tue un seul allemand en plein conflit mondial et il va chercher sa famille dans un bled plein d'ennemis" ??? Sérieux ? Et le "noir et blanc" c'est le drame et les "couleurs" c'est la vie, la joie ? Sérieux ? on est arrivés à ce niveau-là du cinéma ???? Je met une étoile juste pour les comédiens allemands qui sont tous bons...
François Ozon continue, avec Frantz, de se constituer une filmographie des plus originales. Et il arrive à nous surprendre, une nouvelle fois, avec ce nouveau long-métrage étonnant. Parce qu'au premier abord, un film en noir et blanc, en partie en allemand et se déroulant après la première guerre mondiale, ça n'a rien de très enthousiasmant. Mais le film est signé Ozon et il a prouvé par le passé qu’il pouvait nous raconter toutes sortes d’histoires dans lesquelles on plongeait avec curiosité. Pierre Niney, qui interprète ce soldat français intrigant, joue juste, comme toujours. Il s’exprime dans un allemand qui parait très naturel. Paula Beer, qui lui donne la réplique, est la révélation du film. Cette jeune actrice allemande de 21 ans, à l'accent français charmant, livre une prestation tout en nuances et en subtilité. Le fait que le film soit en noir et blanc n'est pas vraiment gênant, et quelques scènes apparaissant parfois en couleur nous surprennent agréablement. Mais en réalité, l’artifice du noir et blanc a surtout servi à réduire le coût des décors : c’est malin et réellement efficace. L'intrigue se met très rapidement en place et la rencontre entre les deux principaux protagonistes a lieu très vite. Le réalisateur maîtrise ensuite parfaitement le rythme de son récit, et on suit avec plaisir cette relation particulière qui s’installe entre ces deux âmes perdues. Même si on devine assez vite une partie de ce qui se cache derrière le secret du soldat, on est charmé par cette histoire, et surpris par le dénouement final.
Un film émouvant, qui nous emmène dans l'ambiance d'après-guerre avec poésie et romance. Ninet est impeccable tout comme sa partenaire de jeu. Tout simplement magnifique !
Paula Beer et Pierre Niney excellents. Beaucoup de thématiques très riches ( le pardon, l'absolution, le mensonge par ommission ou non, les haines et rancoeurs du côté français et allemand, le deuil, l'amour, la résilence, la guerre..... Bonne musique. Cadrages impeccables, utilisation du noir et blanc/ couleur interessante (pas dans l'idée de la petite robe rouge de la liste de Schindler, mais presque) Petit bémol: les dialogues sont souvent trop prévisibles. Me voila réconcilié avec François Ozon après son daubesque "potiche" que je n'ai toujours pas digéré depuis 6 ans... Note d'humeur: 15/20
Le moins que l'on puisse dire, c'est que François Ozon ne se cantonne pas dans un genre, ni dans un style. A chaque film, comme Woody presque chaque année, il se renouvèle et prend des risques. Avec plus ou moins de réussite. Drame, comédie, fantastique, comédie musicale, tout y passe. C'est un très beau mélo historique qu'il nous propose aujourd'hui. Sauf erreur, c'est la première fois qu'un de ses films parle de guerre. A l'inverse de l'émotion parsemée d'Eternité, elle nous prend ici d'entrée et nous lâche pas jusqu'au dénouement. La mise en scène est rigoureuse mais élégante et subtile, sans doute la plus académique que le réalisateur nous ait jamais offert, mais sans doute aussi la plus belle. L'un de ses plus beaux scénarios aussi. Tout est fait avec autant de tact que de sensibilité. Une histoire classique, un amour impossible, entre fantasmes et réalité, lente et parfois austère (on ne s'y ennuie pourtant jamais), mais bouleversante et magnifiquement mise en image. Techniquement, tout est parfait. La photo est sublime. Seul bémol, sans pour autant que cela gâche l'ensemble, je ne vois pas trop l'intérêt de passer du noir et blanc à la couleur pour les souvenirs ou les moments plus joyeux. La direction d'acteurs, comme toujours chez Ozon, est impeccable. Si Pierre Niney est très bien, celle qui crève l'écran c'est Paula Beer, sa partenaire. Elle est parfaite, aussi belle que talentueuse. C'est une vraie révélation. C'est son premier film en français et gageons qu'on la retrouvera très rapidement. Le reste du casting est au diapason. Voilà donc est donc un très beau film sur l'absurdité de la guerre, bien sûr, mais surtout sur le mensonge et la rédemption. Sur la mort et le deuil aussi, thèmes très souvent présents chez le metteur en scène. Un film délicat et mélancolique, plus profond qu'il n'y paraît, auquel on repense encore longtemps avoir l'avoir vu. Une fois de plus, François Ozon nous étonne. Frantz est une très belle surprise et l'un de ses meilleurs films.