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Un visiteur
2,0
Publiée le 23 novembre 2017
Une pépite disait-on dans les critiques! Un film très bien vendu en fait. Non que ce thriller ne fonctionne pas, Sorogoyen privilégie une caméra réaliste et intimiste une fois de plus, qui accroche le spectateur. Roberto Alamo et Antonio de la Torre sont excellents... Oui mais voilà, l'écriture n'est pas aboutie et on a l'impression d'assister à plusieurs histoires décousues sans que tout cela ne soit cimenté: - L'enquête d'abord, - La vie personnelle de chacun des deux enquêteurs ensuite, - La visite du pape à Madrid encore (quel intérêt dans le film? Une symbolique grossière?) - Une histoire de sexe et de manipulation, - L'enfance traumatisante de l'assassin enfin. Cinq fils d'un écheveau suivis hasardeusement...L'impression dominante reste l'inabouti. La complaisance excessive, nauséabonde, envers un voyeurisme vendeur n'apporte rien à l'histoire mais l'appauvrit, les victimes devenant "irrespectables", de la viande qu'on peut déshumaniser à l'excès. Pourquoi montrer la nudité de vieilles dames suppliciées? Pourquoi montrer l'une d'elles en train d'être atrocement agressée? Le réalisme se confond avec un racolage obscène. Pourquoi, si l'on prend le parti de tout montrer, ne dit-on pas davantage de l'enfance de l'assassin dont on a qu'une très vague suggestion dans ce cas? Il n'y a aucun flash-back et beaucoup de flou trop facile. Et Madrid n'a qu'une place de décor interchangeable dans le film, ce qui ne colle guère avec le réalisme censé être un parti-pris. Sans parler de scènes invraisemblables: le criminel aime les chats, l'un des policiers voit un gentil nourrisseur de chats des rues...coup de bol, c'est lui! Des faiblesses dérangeantes et décevantes.
Film violent et sujet limite trash , on en sort avec un sentiment de dégoût et de paranoïa. Ceci dit le film aurait quand même pu traiter d un sujet trash et violent et être bon, ce qui n'est pas le cas: Scenario mal construit et souvent tiré par les cheveux, des situations qui semblent parasites et ne servent en rien la trame du film et puis le spectateur est laissé à sa confusion quant au sens de pas mal de scènes/plans : les traces du gazpacho sur le tapis qui ne disparaîssent pas cest quoi? , qu'est ce qui est arrivé au policier après avoir découvert que sa femme le trompe? (On le voit ensanglanté presque borgne sans aucune explication) cette histoire avec la femme de ménage elle sert à quoi? Pourquoi le policier begaye? Bref jai été bluffée par les critiques trop élogieuses pour ce film passablement regardable.
Un autre polar brillant signé Rodrigo Sorogoyen. Cette enquête sur un tueur et violeur de vieille dame dans un Madrid brûlant montré comme une cocotte minute; fait preuve d originalité et d un savoir faire hors pair.L auteur dépeint le portrait de flics sans peur mais loin d être sans reproche voulant sûrement racheter leurs péchés en mettant la main sur un criminel qui leur fait mettre le voile sur leurs propres démons. Il en résulte un polar désespéré et sous tension permanente ainsi qu un portrait peu flatteur de l âme masculine.
un bon polar en plein été à Madrid pour rechercher un tueur en série de vieilles dames , battues et violées. on suit en même temps la vie personnelle des deux policiers qui enquêtent . c'est parfois dur , beaucoup de violence et malgré une belle progression pour retrouver le suspect et coupable la fin reste partiellement bâclée.
Très bon thriller, ne se contentant pas d'appliquer des recettes. Un rythme soutenu et un scénario subtil. Assurément une date dans l'histoire du polar espagnol.
Un bon polar, c'est avant tout une bonne recette : un duo de policiers un peu dérangés (ici l'un est violent, l'autre asocial) et mal assorti (quoique), une ambiance bien noire, un suspens au cordeau, et un scénario béton. Dans le cas présent, tous ces ingrédients sont choisis avec soin : les personnages interpellent (il faut dire que les acteurs sont excellents) et l'intrigue se montre solide malgré quelques grosses ficelles. L'ambiance est glauque et pesante au point qu'on se demande si le réalisateur ne pousse pas le bouchon un peu loin.
Deux ans après "la isla minima", le cinéma espagnol nous délivre un thriller magnifique ancré dans la situation sociale d'un pays. Les personnages semblent d'abord être des caricatures et l'on découvre peu à peu toute leur complexité. Les faux-semblants sont battus en brèche par des oppositions bien mesurées entre le sacré et le profane, la pureté et la corruption, la probité et la malhonnêteté. Le malaise des flics, leur tâche ardue et ingrate est superbement illustrées. Les démons n’ont pas la tête que l’on imagine, les anges ne sont pas où on les attends …
Un très bon polar captivant. Malgré quelques clichés dans les binômes : le cérébral et le violent écorché, et la haine qu'ils éprouvent vis-à-vis de leurs collègues, ce film tient en haleine et on s'attache à ces 2 flics. Intrigue bien ficelée, scenario reste relativement orginal et aspect psychologique est plutôt abouti. Acteurs tous excellents. A voir !
Quel tour de force ! Nous faire avoir de l'empathie pour deux flics atypiques et assez peu fréquentables qui malgré leurs défauts s'efforcent de faire leur métier ! Ben oui les flics sont des gens comme tout le monde avec leur travers et leurs problèmes, et ne sont pas à cet égard différents du commun des mortels. L'intrigue policière n'est ici qu'un fil rouge, mais elle est traitée avec sérieux, les aspects glauques n'ayant rien de gratuit (on n'est pas dans Seven), Une astuce de scénario (ou une facilité de scénario, question de point de vue) fait basculer le film dans sa seconde partie dans le film de sérial killer dressant un portrait hallucinant du tueur. Le contexte est présenté par petites touches sans aucune surcharge, délires papistes, violences policières. Certaines scènes sont hallucinantes comme celle ou Alfarospoiler: poursuit seul un suspect en parquant une centaine de pèlerins dans un coin de la gare. Le film est tellement bien fait qu'il nous en fait accepter la conclusion en forme spoiler: de loi du talion , mais on a compris qu'on était décidément pas chez les bisounours et que ce n'était pas un plaidoyer mais une démonstration d'un profond mal-être social, car le film reste ancré dans la réalité, (on n'est pas dans Seven, bis). Chef d'œuvre
Avec Que Dios nos perdone, Rodrigo Sorogoyen signe une enquête policière très prenante. Sa mise en scène, l’efficacité d’un scénario situant son action pendant les Journées mondiales de la jeunesse à Madrid en 2011 et la qualité de jeu des différents acteurs donnent à cette œuvre un aspect réaliste qui crédibilise totalement son histoire et la rend passionnante à suivre. Un polar très plaisant.
Madrid. Été 2011. Tandis que la capitale espagnole se prépare à accueillir le pape Benoît XVI et que la contestation des Indignados enfle, les meurtres s'accumulent. Les victimes : des femmes âgées d'abord violées puis cruellement assassinées. Les inspecteurs Velarde et Alfaro suspectent un criminel en série.
Le cinéma espagnol nous réserve décidément d'excellentes surprises. Un genre est en train d'émerger : le polar ibérique avec des pépites telles que "La Isla Minima" ou "La Colère d'un homme patient". Des films nerveux, violents, complexes.
"Que Dios nos perdone" est d'une facture plus classique. Il s'agit d'une enquête policière menée par un duo de flics aussi dissemblable qu'attachant. Velarde est bègue et génial : c'est lui qui fait le lien entre les crimes commis dans la capitale et qui dresse le portrait robot du tueur. Alfara est une montagne de testostérone qui explose à la moindre occasion ; mais sa violence débridée, contre les autres ou contre lui-même, n'a d'égale que sa fidélité à son partenaire.
Le résumé du film annonçait l'utilisation d'un arrière-plan politique. Cette dimension-là est sous-exploitée. Mais l'enquête est suffisamment haletante - et sa conclusion glaçante - pour qu'on la suive sans avoir besoin d'y ajouter autre chose.
Un thriller espagnol au top, des comédiens qui savent jouer et qui jouent admirablement bien, une histoire à suspens, des dialogues réels, des rebondissements qui tombent à pic.... tous les ingrédients pour réussir un film. La traque de ce tueur par deux flics antagonistes au milieu d'une Espagne en proie à ses démons actuels est fascinante de bout en bout. Une réussite.
Un très bon policier ou vous êtes transportés du début à la fin dans cette histoire ou un homme assassine des vieilles dames et les violes. Une équipe de la Police va être chargé de l'enquête pour découvrir l,assassin et ses raisons au péril de leurs vies à ne pas rater c'est super bien fait
Madrid, été 2011 pendant la visite du Pape. La crise économique bat son plein.
Deux policiers, Velarde et Alfaro, l’un bègue et intuitif, l’autre frontal et impulsif, enquêtent sur des crimes en série sordides.
L’enquête, chaotique, perturbée par la vie privée des deux hommes va pourtant aboutir.
Le film, violent, avec des images dures, se déroule dans une Madrid fébrile, filmée parfois la caméra au poing, envahie par la foule, sur une BO oppressante.
C’est l’été des bons polars poisseux, avec « Le Caire confidentiel » vu récemment. Si vous êtes amateurs, je pense que vous ne serez pas déçus. Mon blog : larroseurarrose.com
Réalisateur de nombreux épisodes de séries pour la télévision espagnole, Rodrigo Sorogoyen livre son troisième long-métrage destiné au cinéma. À l’image de son précédent film, Stockholm (2013), Que dios nos perdone interroge la psychologie masculine au fil d’une intrigue limpide et au rythme d’un suspense sans faille. Ce film policier empruntant au polar dans sa deuxième moitié est d’une efficacité redoutable. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com