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Un visiteur
4,5
Publiée le 31 mai 2011
ce film est juste, il sonne juste. à tous les points de vue, jeux d'acteurs, mise en scène, importance des personnages, tout est juste et c'est très rare. ce n'est pas génial, non, c'est juste. qualité différente, bien sûr, mais extrêmement rare. c'est l'occasion de découvrir des acteurs inconnus. je reviens sur la justesse de ce film, celà veut dire que, ni de loin, ni de près, à aucun moment, il n'est prétentieux . cette absence de prétention, cette simplicité, donc, est la marque des grands !
Premier film de gangsters pour Melville qui prend déjà le parti de donner une place secondaire au braquage lui-même pour avant tout se concentrer sur les personnages et leurs relations. Le personnage principal, vieux brisquard rangé des voitures et joueur compulsif qui finit par vouloir monter un dernier coup, est interessant et plutôt original. Si ce n'est dans son parcours il l'est au moins dans son comportement. Et si le personnage de Paulo, jeune malfrat admirateur d'un Bob qui le prendra sous son aile, n'est pas foncièrement bon, celui de la jeune Anne l'est déjà plus. Melville s'attache aussi à décrire le quartier de Montmartre et ses habitants, en particulier au cours d'une première demi-heure que le cinéaste consacre entièrement à la peinture de ses héros et de leur environnement, Melville n'introduisant ainsi l'intrigue du casse qu'après 30 bonnes minutes. L'ironie de la dernière partie du film, qui voit Bob gagner honnêtement au jeu l'argent qu'il s'apprête à braquer, est assez inattendue et réjouissante.
Film de gangsters français typique du genre très couru dans les années 50. Mais plus froid et mélancolique que d'autres oeuvres qui lui son contemporaine. Melville n'a pas encore la maîtrise du polar qui fera son succès dans les années 60 et 70 mais on décèle déjà sa minutie pour les scènes de braquages et de préparation.
J'ai eu énormément de mal à aller jusqu'à la fin du film, c'est peu de le dire, et ce même si Bob le flambeur est certainement supérieur à la production du genre de l'époque. Est-ce à cause du rythme lent, de certains seconds rôles pas très doués et donc peu crédibles ou du scénario pas des plus savoureux (quoi que?), je ne sais pas. Néanmoins la fin (disons les 5-10 dernières minutes) est légèrement plus pimentée que le reste et relève quelque peu le niveau. Toujours est-il qu'à ce jour c'est le premier film de Melville qui me déçoit un peu. Comme quoi, même les meilleurs ont des faiblesses ! Et en un sens c'est presque rassurant.
Pigale de long en large. Le milieu parisien sans tomber dans la caricature, sans argot appuye. Jeu des acteurs : seul le commissaire passe moins bien. Bob (Roger Duchesne), lui, a le regard de Gabriel Byrne... Style alerte grace une multitude de sequences, avec un montage a la hauteur. Sans crier au chef d'oeuvre on passe un tres tres bon moment de cinema.
Le film de gangster préféré de Stanley Kubrick apparemment. Là j'avoue que je ne comprends pas pourquoi. Ce film n'évite que peu d'écueils : il y a un goût de déjà vu dans beaucoup de situations, les personnages sont simplistes et assez caricaturaux, à tel point qu'ils deviennent plutôt des archétypes. La mise en scène de Melville n'arrive pas à redonner plus d'intérêt à la trame générale. J'ajoute que le tout sonne affreusement faux, notamment le jeu des comédiens. Ont-ils été mal dirigé par Melville ? Quoiqu'il en soit, je suis assez déçu.
Jean-Pierre Melville nous offre un pur film de gangster, intrigue ultra prenante, dialogue parfait tout comme la mise en scene, mention special a la belle Isabelle Corey qui attire toute l 'attention quand elle est devant la camera (de plus elle est née a Metz tout comme moi), bref fan de gangster et autres, un film francais a voir absoluement
Un « film de gangsters » qui tranche sur la production de l’époque et impose un ton nouveau et décalé. On peut certes y assister à une très bonne reconstitution du Paris nocturne et encore plus de ces petits matins blafards chers à tous les amoureux de la capitale. Par ailleurs, Melville brosse un intéressant tableau des rapports entre truands, entre policiers et entre truands et policiers. Mais la principale force de ce film réside dans l’espace parodique de la préparation minutieuse du hold-up. Très évocatrice de celle de Du rififi chez les hommes (tournée un an plus tôt par Jules Dassin), elle vient pulvériser les lois du genre puisque le coup avortera pitoyablement en raison même du talon d’Achille du « héros » (contenu dans le titre du film). La fin, malgré un carnage aussi imprévisible qu’inutile, est ainsi teintée d’humour et d’espérance. Les comédiens, dont aucun n’appartient au « star-système », sont parfaits de justesse et de sobriété. La mise en scène de Jean-Pierre Melville est exemplaire en ce qu’elle contient de « cinéma », au sens noble du terme, que Godard encensera à juste titre. L’auteur (dans la pleine acception du terme puisqu’il est aussi scénariste et producteur) est sans doute alors à son apogée, avant de se faire rattraper quelques années plus tard par le cinéma commercial avec le vedettariat (Jean-Paul Belmondo) et l’adaptation littéraire (Léon Morin prêtre). Un film à découvrir ou à redécouvrir sans retard pour tous ceux que le cinéma passionne.
Un film assez méconnu de Melville mais qui mérite d'être vu. L'histoire est assez classique mais bien menée, la mise en scène est très bonne. L'interprétation n'est pas toujours juste (Roger Duchesne a la classe quand il ne parle pas) et les dialogues ont un peu vieillis.
Comme pour un triste match de foot, je suis parti bien avant la mi-temps... J'ai eu l'impression de voir un quelconque film de série B américain, piètrement doublé. Et pourtant, c'est bien un film français joué par des acteurs français. Mais la mayonnaise ne prend pas, peut-être à cause d'une trop grande consommation de clopes, comme le dit Miquelito...
Si vous voulez d'excellents films noirs de Melville, préférez donc plutôt le Doulos, le Deuxième Souffle ou encore le Cercle Rouge. Et puis les Belmondo, Reggiani, Ventura, Meurisse, Delon, Montand, c'est la classe.
J'avais adoré le Samourai et le Deuxieme souffle, mais là j'ai failli partir au milieu du film. Qu'est ce que ça joue faux! Les personnages affichent une espèce d'apathie agaçante (ça doit être la quantité de clopes invraisemblable!). On ne croit pas une seconde à ces truands, contrairement aux Lino Ventura et consort du Deuxieme souffle. Même dans les bonus du DVD ils reconnaissent ces défauts d'interprétation. Allez pas de sentiments: zero étoiles.
Il y a un petit plus au niveau des images et du scénario par rapport à un banal policier d'époque mais les acteurs ne sont pas vraiment convaincant et avec le rythme Melvillien cela ne pardonne pas.
Voilà encore un film qui n'a pas eu toute l'attention qu'il mériter bien plus que tant d'autre. Du grand cinéma, du grand art, une œuvre d'art. Un réalisateur, que dis-je un maître réalisateur, au sommet de son art. Du grand Jean-Pierre Melville. Surement un de ses meilleurs films. Un scénario d'une justesse millimétrés, des acteurs dirigés à la perfection, bien que certains gestes soit un peu sur joués à mon avis. Mais cela est du sans aucuns doutes du à l'époque. Un film que toutes personne se disant "cinéphile" se doit de voir. certainement pas meilleur film de l'histoire mais un très grand film. Fans du genre, fans de melville et autes, vous savez se qu'il vous reste à faire.