Crash Test Aglaé est de ces films discrets mais singuliers qui laissent une vraie empreinte. Éric Gravel signe ici un road movie à la fois drôle, émouvant et profondément humain, porté par une héroïne aussi improbable qu’attachante. Aglaé, incarnée par une India Hair remarquable de justesse et de retenue, est une jeune ouvrière obsédée par le travail bien fait, qui décide, après la fermeture de son usine, de partir jusqu’en Inde pour conserver son emploi délocalisé. L’idée, absurde en apparence, devient le point de départ d’un voyage initiatique étonnamment touchant.
Le film est original dans sa construction et dans son ton, naviguant avec aisance entre comédie décalée, drame social et conte poétique. Gravel réussit à trouver un équilibre subtil entre humour et émotion, sans jamais tomber dans le cynisme ni dans la lourdeur. La mise en scène, simple mais expressive, sublime les paysages traversés — de la campagne française aux vastes steppes de l’Est — tout en mettant en avant les personnages croisés sur la route, souvent éphémères mais toujours justes. Le message, centré sur la résilience, la dignité et la quête de sens, touche par sa sincérité.
Cependant, le film n’est pas exempt de faiblesses : son rythme inégal provoque quelques longueurs, notamment dans sa seconde moitié, et le scénario un peu décousu nuit parfois à la fluidité du récit. Mais ces petits accrochages n’enlèvent rien à la force du parcours d’Aglaé, ni à la sensibilité du regard posé sur elle.
Tour à tour drôle, émouvant, beau et profondément original, Crash Test Aglaé est un film rare : efficace sans être démonstratif, modeste mais sincèrement inspirant. Une œuvre singulière qui prouve qu’on peut parler du monde du travail et de la solitude avec poésie, humour et une vraie tendresse pour ses personnages.
Une comédie décalée qui prend la forme d’un road movie servant à son personnage principal, sympathique, de parcours initiatique. Le ton singulier et le charme de l’actrice India Hair font le charme de ce film léger et sans prétention.
Pour moi c'est l'archétype d'une bonne idée mal traitée. Chaque séquence du film aurait pu donner lieu à un régal de décalage mais finalement ça reste plat. La psychologie du personnage surtout ! Finalement transformée en une fille assez banale qui vit des aventures traitées banalement aussi. Et que dire de la fin ! Banale vous l'aurez compris. Bref, n'en attendez pas trop.
Comédie dramatique écrite et réalisée par Éric Gravel, dont c'est le premier long-métrage, Crash Test Aglaé n'est malheureusement pas une réussite. L'histoire nous fait suivre une jeune femme adorant son métier de technicienne de tests de collisions automobiles dans une usine en France, qui va apprendre que son emploi va être délocalisée en Inde. Contre toute attente et à la surprise générale de ses employeurs, elle va accepter l'offre et partir sur la route en direction de sa nouvelle destination en compagnie de deux collègues. Hélas, ce scénario propose une intrigue particulièrement plate. Cela a pour conséquence de rendre la durée de visionnage de seulement une heure et vingt minutes, bien plus longue. On assiste à un road movie faiblard ou l'on s'ennuie ferme tant il comporte peu d'intérêt. En effet, le long-métrage est sans idées malgré une petite narration portée par une voix agréable nous racontant ce périple. Autre énorme défaut, le ton du récit qui n'est ni drôle, ni tragique. L'humour est innexistant ne faisant pas esquisser un seul sourire de l'aventure et le côté dramatique n'est pas assez prononcé pour réellement toucher. De plus, l'aspect social ne va pas assez loin dans la critique. Tout cela est regretable car les personnages ne sont pas désagréables et interprétés par une distribution faisant la part belle aux femmes, avec en tête India Hair dont le rôle de travailleuse s'accrochant coûte que coûte à son emploi est sympathique. Elle est entourée par deux autres actrices également appréciables entre Julie Depardieu et Yolande Moreau. Les autres protagonistes sont eux rapidement oubliables. Malheureusement, les relations qu'entretiennent ces trois collègues ne procurent absolument aucunes émotions. La faute à des situations insipides et des dialogues ternes. Même les différentes langues parlées n'apportent rien. La forme ne vient pas rehausser le niveau, puisque la réalisation d'Éric Gravel se veut extrêmement banale et les pays traversés sont totalement sous exploités. Heureusement, ce visuel sans charme est tout de même accompagné par une b.o. plutôt discrète mais aux notes douces et agréables. Tout cela s'achève sur une fin sous forme de leçon de morale indigente prônant le multiculturalisme, venant mettre un terme à Crash Test Aglaé, qui s'avère être un film ne méritant pas d'être découvert.
Tout simplement insignifiant. Je me suis ennuyée à mourir, l’histoire qui ne décolle jamais et aucune énergie ne se dégage du film. L’histoire est vraiment bancale entre les personnages tous aussi loufoques les un que les autres et l’ambiance de mal à l’aide du film. Bref red flag a fuir si vous voulez passer une bonne soirée!
C'est pae par un mélange très réussi de comédie décalée et de roadmovie qu’Eric Gravel a choisi d’aborder le sujet, par ailleurs très sérieux, des délocalisations, le symbole peut-être le plus visible d’un monde économique qui, pour le réalisateur, est devenu totalement fou et dont l’indécence le met souvent en colère. Un monde économique infernal, donc, mais qui, paradoxalement, par ses excès, peut présenter l’intérêt d’ouvrir petit à petit les yeux à des personnages comme Aglaé. Le trio de comédiennes qu’il a réuni pour interpréter les rôles d’Aglaé, de Liette et de Marcelle s’avère très convaincant. Il faut dire que choisir Julie Depardieu et Yolande Moreau pour des rôles décalés ne présentait pas un risque énorme ! India Hair, on connaissait moins, malgré ses prestations passées dans une douzaine de films, dont celle, très remarquée dans Rester vertical d’Alain Guiraudie. Bingo ! Dans ce rôle d’Aglaé, une jeune femme « prête à accepter un boulot de merde en Inde plutôt que de se remettre en question » et qui, grâce à ce choix, arrivera finalement à s’apercevoir qu’elle a « plus en commun avec un indien transgenre qu’avec son voisin de palier », elle est superbe. Superbes aussi, les paysages du Kazakhstan, bien mis en valeur par la photographie de Gilles Piquard.
Houla! Voilà du bon film. J'ai déjà vu de bons road trip dans ma vie de cinéphile, mais celui-ci tape très haut. Vous ajoutez à cela une bonne dénonciation du monde capitaliste à travers les délocalisations, dirigés par des nantis qui n'ont rien à faire de leur employés mais uniquement de l'argent. Vous ajoutez aussi des relations humaines qui se nouent durant ce road trip. Ce n'est pas anormal. Vous ajoutez quelques splendides paysages. Vous ajoutez aussi de bons acteurs , surtout India Hair et vous aurez compris que nous avons quelque chose de fort, de revigorant, qui ne peut laisser indifférent, qui commence assez dramatiquement mais qui nous fait prendre fait et cause pour cette jeune femme, sans jamais tomber dans le pathos. On est pas loin du chef d’œuvre! A voir par tous, sans exception.
Ce film, bien qu'un brin loufoque, est d'une belle intelligence. On y traite de thèmes importants comme la mondialisation, mais de façon drôle sans pour autant tomber dans la comédie. Il y a bien sur des raccourcis mais l'histoire se tient bien et est interprétée par un trio d'actrices brillantes.