Avis : Minuscule 2 - Les Mandibules du Bout du Monde - Page 6
Minuscule 2 - Les Mandibules du Bout du Monde
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Rourkewhite
104 abonnés
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3,0
Publiée le 2 mars 2020
Moins bon que le premier, le film souffre d'un rythme inégal et se montre moins généreux en humour et en idées originales. L'effet de surprise en moins certainement. Ce qui ne compromet pas la qualité du travail présenté, plus qu'honorable, touchant et poétique.
Le retour des bestioles manutentionnaires du picnic numéro 1 est un plaisir orchestral. Ces insectes muets aux bruits rigolos poursuivent leurs bonhommes de chemin dans cet épisode 2 débutant à la montagne hivernale, les réserves prévisionnelles primordiales dans la vie des mignons insectes animés. La feuille de route d’interaction avec les humains par le hasard furtivement discret, s’incruste quelques insectes comploteurs contre la route lampe tranquille, les cartons étiquetés aux quatre coins du globe, avion affrété direction les Antilles et non les Caraïbes ! La Guadeloupe, un climat de température ambiante ne dépayse pas trop les petites bêtes d’Europe au climat océanique pour changer avec l’environnement de la forêt tropicale peuplée par ses habitants, des homologues entomologistes sympathiques et autres bébêtes. La drôlerie de mutisme chez la maquette maison de poupée avec baladeur numérique musique met de l’ambiance dans cette chaleureuse animation française honorable comparé aux productions américaines. La traversée en navire style pirate dans les airs gonflés continue doucement mais lentement jusqu’à l’arrivée en masse des touristes plagistes tropicaux insouciants, le projet de construction fâcheux, comme une ombre de parasol cachant l’écosystème menacé. Quand vient l’illumination en issue d’intrigue aventureuse, ce qui fait la force de la nature se libère enfin de toute contrainte et reprend le dessus sur l’homme avide de construction hôtelière au bord de la mer, avec ou sans son intervention. Les propagations, démangeaisons et allergies naturelles provoquent le rire à mes bons souvenirs, un chef-d’œuvre qui ravit et les intrigants à la cuisine étiquette destination finale envoyée de justesse.
Un très beau film d'animation au scénario un peu compliqué et un peu long. Les coccinelles sont trop craquantes ! Depuis, j'ai vu le 1er à la télé et je l'ai préféré confirmant la règle du n 2 d'une série qui est souvent moins bien.
Il faut le dire (on ne l'entend pas assez) un film 100 % réalisé en France (yess) et une musique enregistrée par l’Orchestre National d’Île-de-France (ONDIF). Plus d'une heure de musique - heureusement - car pas de dialogues "humains" juste des échanges entre coccinelles et autres petites bêtes plus ou moins vertes ! Le graphisme est magnifique (les flocons sur le pont du bateau par exemple). Sans être fana, je l'ai vu avec un certain plaisir !! **
L’hiver arrive dans le Mercantour, les insectes s’apprêtent à hiberner.
Dans l’épicerie du village, les fourmis noires cherchent des provisions. Poursuivie par des fourmis rouges, une fourmi noire appelle son amie coccinelle à la rescousse. L’enfant coccinelle suit l’adulte.
Mais les hommes emballent de la la crème de marron pour des pays lointains et le bébé coccinelle tombe dans un carton destiné à la Guadeloupe.
La coccinelle adulte suit le colis jusqu’à l’aéroport puis dans l’avion. Les deux coccinelles se retrouvent en Guadeloupe. Elles découvrent des prédateurs inconnus, mais se font aussi de nouveaux amis.
Pendant ce temps, la fourmi noire et l’araignée s’envolent dans un étrange navire et traversent les océans à la recherche des deux coccinelles.
Grâce à un magnifique travail d’animation superposé à des images réelles, les cinéastes nous permettent de suivre ces aventures sans paroles en y mêlant humour, situations burlesques, suspense, tendresse et bienveillance.
La musique accompagne magnifiquement les péripéties et les moments plus calmes.
Pour ces petits insectes, le quotidien ressemble au combat entre David et Goliath. Il est fait de situations palpitantes et de rapports de force disproportionnés, mais les petites bêtes, futées et solidaires parviennent à survivre.
Minuscule, le retour ! Si cet opus n'évite pas les défauts du premier -liés à l'obligation du récit et au changement de format, du court au long- Il est d'une réalisation et d'une maitrise bien supérieure ! Les plans sont d'une grande beauté, les personnage (même les "affreux") mignons à souhait (on n'est pas dans le Kawaï tout de même ! ;) ), et on se prend à rire souvent, très souvent ! Encore quelques difficultés à maitriser le temps du long-métrage par les réalisateurs. Ce qui se traduisent par des défauts de rythme, des changements d'axes scénaristiques parfois bien longuettes et artificielles, mais... ça reste un film vraiment sympathique et hautement recommandable ! A regarder sur grand écran de préférence ;) Le travail de l’image est toujours un régal dans les "Minuscule".
Drôle, très bien foutu et inventif, voilà un film qui plaira de 7 à 77 ans. Bref, comme un véritable rayon de soleil avec tout plein de clins d’œil aux Films d'Animations et au cinéma de mon enfance (Journey to the Center of the Earth).
Fallait-il donner une suite à ‘Minuscule’ ? C’est un peu la question qu’on se pose pour chaque production d’animation mais dans ce cas précis, le défi délicat de transformer en long-métrage des capsules (muettes) de quelques minutes et l’excellence inattendue du résultat avait constitué une si heureuse surprise qu’il semblait dangereux de réitérer l’expérience. Pourtant, ‘Minuscule 2’ ne démérite pas : il est vrai qu’on peut raconter un nombre infini d’histoires dans ce petit univers. Là où le premier épisode se contentait de faire évoluer ses bestioles numériques dans des décors naturels, celui-ci accroît les interactions des insectes avec les humains (en prises de vue réelles) et déménage l’action en Guadeloupe, ce qui permet d’importer de nouveaux décors et un bestiaire inédit. Ceci dit, on pourrait justement se méfier, n’y voir que de simples ajouts opportunistes...et pourtant, les grands principes de ‘Minuscule’ ont été préservés : les insectes possèdent toujours leur gimmick sonore unique pour communiquer (bruit de motocyclette trafiquée pour les mouches, grondement de chien enragé pour les fourmis rouges, etc...) et malgré leur design très simple, on comprend toujours parfaitement ce qu’ils veulent, pensent ou ressentent. L’avantage de ‘Minuscule 2’, l’élément qui lui confère toute sa saveur, c’est qu’il n’est pas grandiose, qu’il n’est pas hilarant, ni trépidant, et qu’envisager du Bigger, larger, smarter n’aurait pas eu beaucoup de sens en ce qui le concerne. On aime ‘Minuscule’ parce qu’il est joliment minimaliste, discrètement drôle, finement maîtrisé lorsqu’il plie des codes cinématographiques universels à une réalité insectoïde miniature : par exemple, lorsqu’un voyage à bord d’un bâteau-jouet prend des airs de survival, quand les retrouvailles entre deux coléoptères sont émouvantes, ou lorsque la rencontre avec un peuple de chenilles urticantes fait basculer l’ensemble dans le Fantastique pur.
Au-delà d’offrir une suite pleinement réussie à son aîné sorti cinq ans plus tôt, Minuscule 2 : Les Mandibules du bout du monde adopte un point de vue des plus audacieux puisqu’il parvient à délaisser l’humain pour se mettre, véritablement, à échelle d’insecte. Car cette échelle ne se limite pas à la simple différence de taille : elle gagne l’entièreté de la dramaturgie qui mêle éloge de la simplicité et de l’entraide, burlesque pur et décentralisation de l’homme, réduit ici à ne camper qu’une position marginale. L’humanité, d’ailleurs exclusivement masculine, est ce géant destructeur soucieux de plier la nature au gré de ses fantaisies et besoins (ici, un complexe hôtelier pour les vacances). Face à elle se dresse Minuscule, soit un ensemble – singulier oblige – de corps disparates que les deux réalisateurs restituent dans leur grâce et leur mystère premiers. Et sous les yeux ébahis du spectateur prend vie un monde qui s’organise en totale indépendance, où l’humour ne paraît guère concerté mais, au contraire, semble couler naturellement, à l’instar de ce bateau de pirates élevé dans les airs à l’aide de ballons de baudruche. Les insectes et autres animaux re-poétisent le monde, subliment les décharges, les entrepôts, les halls d’aéroport. Dès lors, le geste cinématographique, inouï, trouve dans la polyphonie certaine du récit un élan libertaire, primitif. Le spectateur, lui, n’a d’autre choix que de se laisser embarquer : il doit quitter le rythme infernal des productions actuelles, abandonner ses mauvaises habitudes de spectateur lambda pour réitérer cet effort nécessaire à l’appréciation de toute œuvre d’art. L’ouverture du métrage – similaire à sa clausule, d’ailleurs – agit à la façon d’un vestiaire où se débarrasser du bruit, des images, des préoccupations du contemporain. Ce faisant, Minuscule 2 se situe dans une bulle artistique qu’il a lui-même pris soin de souffler depuis la série télévisée ; bulle en marge du monde, qui le regarde de haut non par condescendance mais par souci de se raboucher à une sensibilité supérieure. Il y a, dans ces silences et ces langages secrets, une magie du vivre-ensemble que l’on éprouve à fleur de peau et dont on ne se lassera jamais.
Avec Minuscule 2, la magie des petites bêtes continue de séduire, mais on sent que le film peine un peu à garder la fraîcheur et l’inventivité du premier opus. Toujours mêlant prises de vues réelles et animation, ce deuxième volet mise sur une nouvelle aventure pleine d’humour et de situations cocasses avec une mouche géante en héros involontaire. Le charme opère encore par moments grâce à une réalisation soignée et des détails visuels très réussis qui donnent vie à cet univers miniature avec beaucoup de poésie. Le film reste très accessible aux enfants tout en proposant des clins d’œil sympas qui peuvent amuser toute la famille. Cependant, cette fois, le scénario est plus prévisible et certaines scènes s’étirent inutilement, donnant un rythme un peu mou par moments. Côté humour, c’est efficace sans être renversant, parfois trop convenu et sans grandes surprises. On sent que la formule commence à s’essouffler même si la qualité technique est toujours au rendez-vous. Les séquences clés fonctionnent bien, mais l’ensemble donne un peu l’impression d’un produit fait pour capitaliser sur le succès du premier plutôt que d’innover réellement. En résumé, Minuscule 2 est une suite agréable et maîtrisée, mais avec moins d’audace et d’émotion que le premier. Ça reste un bon divertissement familial, mais sans l’étincelle qui avait rendu le premier indispensable.