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Camilleri J
1 abonné
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4,0
Publiée le 24 juin 2017
Une belle histoire de famille au moment du passage de génération dans un vignoble Français. Un grand frère qui revient après de longues années d'absence et des retrouvailles un peu houleuse mais vite remplacé par des questions plus terre à terre posé par l'exploitation de la vigne. De bons acteurs qui ont chacun leur personnalité et qui évolue tout au long du film en s'affirmant pour trouver une solution au difficile problème de droits d'héritage et de l'indivision. Les flash-back vers l'enfance radieuse sont judicieusement placés pour faire le lien avec les générations suivantes. Le père est omniprésent malgré son absence physique pour laisser place aux "nouveaux pères" qui chacun se questionnent pour trouver leur place ici ou ailleurs... un très bon moment tout en sourire et en nostalgie.
Un film de Kaplisch est toujours une histoire émouvante et touchante. Après avoir raconté des histoires de lycée (le péril Jeune), des histoires d'amitiés étudiantes (Trilogie l'auberge espagnole), des histoires familiales (Un air de famille), le réalisateur nous amène sur les relations fraternelles autour d'un bon vin. Le Cru Kaplish 2017 fait partie des premiers choix et on passe deux heures entre sourire et tendresse. Les acteurs principaux campent leur rôle à merveille avec une mention spéciale à Pio Marmai, habité comme toujours et à Ana Girardot, touchante, émouvante et fragile en vignoble. Après avoir vu ce film, on a envie de profiter de nos proches de chaque instant en se consacrant à l'essentiel.
Un chef-d’œuvre passé totalement inaperçu. Certes, quelques critiques ont vu ça et là son potentiel, mais pas entièrement, et la machine institutionnelle du cinéma Français s’est peu mobilisée. Et pourtant, comme il en y a à en dire sur ce petit bijou de Cédric Klapisch ! Le réalisateur réalise l’exploit de contenter à la fois un public de connaisseurs, et un public de néophytes. Ceux qui connaissent bien le monde du vin n’ont pas manqué d’apprécier l’extrême précision documentaire du scénario. Quant à ceux qui n’y connaissent rien, ils ont pu s’enrichir d’une foule d’informations importantes sur le monde viticole, sans avoir une seconde, l‘impression de subir une conférence sur le sujet. L’intrigue, en effet, est un tissu très subtilement construit sur des problématiques personnelles et familiales, où peut se reconnaître n’importe quel individu vivant sur cette planète. Mais ce tissu est aussi construit sur des problématiques propres au monde viticole français. S’il avait été défendu, et bénéficié d’une promotion nationale et à l’internationale, ce film aurait pu être nominé dans des festivals européens tels Canne, Venise, ou Berlin. Tant sa forme que son fond rendaient « Ce Qui Nous Lie » éligible à être présenté également aux festivals de Sundance, dans l’Utah, de Tribeca, à New York, de Toronto, au Canada, ou de Melbourne, en Australie.
Le réalisateur Cédric Klapisch signe une chronique autour d’une famille de vigneron attachante. Il est question d’héritage, de liens familiaux dans un film écrit avec subtilité, parfois drôle, souvent émouvant. Parfaitement entouré par une solide distribution, Pio Marmaï trouve ici certainement son meilleur rôle à ce jour.
j'ai passe une bonne soirée en regardant ce film. De belles images, prêt de la réalité en période des vendanges . Les sentiments bien rendus avec des scènes tristes et heureuses.
J'aime bien Cédric Klapisch, depuis toujours. J'étais même prêt à lui accorder une troisième étoile, malgré un sujet ne m'intéressant quand même pas beaucoup. Je partais logiquement avec un handicap, mais cela doit être aussi la force des bons réalisateurs : parvenir à nous intéresser (au moins durant la durée du film) à ce qui nous est étranger. Et de ce point de vue le compte n'y est pas vraiment, au contraire (pour ne citer qu'eux) de « Rush » (avec la Formule 1) et « Foxcatcher » sur la lutte. Heureusement, d'une certaine manière ce n'est pas non plus ce qui semble intéresser le plus Klapisch, puisque ce sont vraiment les relations humaines et les différents enjeux autour du vignoble qui sont au cœur du récit. Malgré un personnage caricatural et inutile, les autres sont assez bien pensés et écrits, le réalisateur prenant le soin de rendre un minimum complexes et nuancés les liens unissant les trois frères et sœur, chacun ayant ses raisons (plutôt valables) pour justifier sa situation, celui d'Ana Girardot restant le plus attachant et le mieux interprété. Les seconds rôles n'ont pas le même intérêt (à une ou deux exceptions, peut-être), participant toutefois un minimum à l'univers que le réalisateur construit ici. Reste qu'il n'y a pas vraiment de saveur, de passion autour d'une histoire pas mal fagotée mais ne proposant rien non plus de vraiment original ou salutaire. D'ailleurs, avec le recul je me dis que malgré les qualités évoquées précédemment, « Ce qui nous lie » ne m'a pas apporté grand-chose. Le portrait de cette famille est honorable, le contexte aussi mais pas au point de me « plaire », à l'arrivée aucune scène marquante ne me venant vraiment à l'esprit. Bref, l'auteur de « L'Auberge espagnole » a beau livrer une copie honorable, la viticulture et moi, cela continuera à faire deux, et les éléments plus positifs de l'œuvre ne suffiront hélas pas à me faire changer d'avis.
Un Klapisch familial et émouvant. Le film possède quelques longueurs, mais dans l'ensemble on y rit parfois, on est ému souvent. Et le trio d'acteurs porte ce film fraternel à merveille.
Le cinéma de Klapisch, comme celui de Nakache/Toledano, c'est du feel good, c'est social et tendre, avec un casting et une réalisation propre. "Ce qui nous lie" est un des meilleurs crus de l'auteur qui pose sa caméra sur une fratrie (fabuleuse) se retrouvant à la mort du père pour gérer le domaine viticole. Non seulement le cadre, original (et finalement peu vu) fait honneur à nos terroirs, mais cette chronique au fil des saisons se goûte, se sent, se vit, et avec sa tendresse (sublimée par sa bande son), enivre.
Ce qui nous lie, c'est avant tout l'histoire d'une très belle fratrie, des personnages ultra attachants et magnifiquement interprétés, avec une mention spéciale à Ana Girardot, éblouissante de naturel. Un effet "madeleine de Proust" qui fonctionne à pleins tubes pour qui a eu des frères et sœurs et/ou passé une partie de son enfance à la campagne. Un film sur les racines, la famille, les choix de vie, qui ne déborde pas d'originalité mais au charme certain pour qui veut bien se laisser embarquer dans une douce mélancolie. Meilleur choix dans le désert cinématographique du moment.
Le curiosité humaniste du réalisateur Cédric Klapisch de nouveau au centre de ce magnifique et bouleversant drame familial bourguignon. On y retrouve là les thèmes chers au réalisateur : l'affection, la fraternité, la solidarité, l'ouverture d'esprit, la considération, le respect d'autrui et la bienveillance envers la nature. Le trio d'acteurs se répond à la perfection. On les sent unis et c'est ce qui nous touche, ce qui nous lie tous finalement. Un film que certains qualifierons sans doute de naïf mais qui a le mérite d'être frais et sincère.
Ce film évoque le temps qui passe, les sentiments amoureux et l'amour fraternel. On suit l'histoire de Jean qui arrive d'Australie et qui qui revient dans sa famille car son père est malade. Suite à la mort de son père et des difficultés de couple avec sa femme australienne, il va rester avec son frère et sa sœur, à les aider au domaine familial: ils sont vignerons de père en fils/fille. Ce film axé autour du vin, du temps qui passe, des relations familiales, traite un peu de ces différents sujets. C'est parfois un peu naïf. Le réalisateur veut faire passer de l’émotion et il utilise la musique un peu trop facilement à mon avis. Musique originale plutôt bien réussie d'ailleurs.
Tout d'abord, il y a cette magnifique trouvaille du titre du film, qui renvoie à la "lie", c'est-à-dire aux résidus de la vigne, mais aussi de l'histoire singulière de chacun -ses souvenirs, ses remémorations, reconstructions, fabulations... Mais, ce qui nous lie renvoie également aux liens familiaux, liens fraternels, liens de filiation. En somme, ce dont on hérite, ce qui nous est légués par nos ancêtres. Ce nous nous lie, c'est également ce qui nous ligote, nous emprisonne et dont on se dépêtre (ou pas) au cours de notre vie et des événements, que nous sommes appelés à traverser, à affronter. Ce film raconte le temps qui passe, la succession des saisons et la métamorphose des paysages bien moins perceptible en milieu urbain. L'univers viticole, c'est le temps météorologique débusqué par le regard sur le ciel, plutôt que plongé dans la météo de l'iphone. C'est aussi le temps de maturation du raisin. Il y a enfin l'enfermement familial, dont il est nécessaire de s'extraire. Sigmund Freud a théorisé le mécanisme de la libre association contribuant au processus de la psychanalyse. Ce que vivent les différents protagonistes du film m'a beaucoup fait penser à ce qui se passe au cours d'une analyse : comment conflictualiser, extérioriser les conflits internes, s'affirmer par touches successives en apprenant à dire non (mais aussi oui) et finalement se déterminer dans des choix le plus en adéquation avec son éthique personnelle : "ne pas céder sur son désir".
En 2017, Cédric Klapisch reprend la bonne vieille recette des retrouvailles d’une fratrie séparée depuis de nombreuses années. A la suite du décès de leur père, deux frères et une sœur (Pio Marmai, François Civil et Ana Girardot) reprennent la propriété viticole familiale et s’engagent dans un défi économique et relationnel. Si la prestation des acteurs reste convaincante, le scénario manque cruellement d’originalité. L’insouciance des personnages des premiers films du réalisateur fait ici place à une forme de nostalgie parfois sombre qui ne dégage guère d’émotions. Bref, une comédie agréable mais qui ne peut s’apparenter à un bon vin de garde !
je possède une carte illimité ugc il faisait trop chaud dehors et c'était le seul film que j'avais pas encore vu. je me suis littéralement assoupi pendant le film. mais comment peut gaspiller de la pellicule comme ça. bref j'ai bien dormi grâce à la bonne climatisation.
Cédric Klapish nous fait voyager dans l'univers viticole au coeur de la Bourgogne avec un superbe trio d'acteurs : Pio Marmaï, Ana Girardot et François Civil. Ce film de "vignoble" retranscrit à merveille l'amour de la terre, l'exigence du travail et l'ambiance des vendanges. Plus qu'une ode au vin, le réalisateur cherche à nous faire partager la personnalité très différente des trois protagonistes avec des choses enfouies et des non-dit après le décès du père de famille. Ce n'est pas du grand cinéma (notamment avec les flashbacks et la voix off) mais c'est rempli d'émotion spoiler: jusqu'à la fin que j'ai trouvé très juste.