Un scénario vraiment pas crédible. Le personnage de cette jeune veuve élevant seule ces deux garçons et dont l'aîné se met à fréquenter des voyous. On y croit pas . L'interaction entre ces deux mondes ne passe pas. Les deux jeunes garçons ne jouent pas très bien , mauvais casting. Le personnage de la mère ne tient pas la route, trop laxiste, trop passive et puis soudain qui se transforme en Arsène Lupin. Incohérent. Le final est totalement absurde et ne correspond pas du tout au caractère du personnage . C'est le comble de l'incohérence. Virignie Efira joue plutôt mais sans atteindre le sommets auxquels elle nous a habitué, on voit bien qu'elle a du mal à trouver la juste mesure.
Pris de Court repose sur une tension instable et irréductible entre le mouvement tragique des corps qui glissent sur les routes et les trottoirs à l’aide de rollers, qui s’activent dans la rue jusqu’au point de rendez-vous, et l’immobilisme symbolique qui fige la famille dans une ville qu’elle subit et dans laquelle elle est une étrangère, traduction d’un exil involontaire pour faire le deuil d’un passé qui revient sous la forme d’un poids hanter la mère et ses deux fils. La réalisatrice, Emmanuelle Cuau, prend soin de redoubler la rupture progressive entre Nathalie et Paul par une opposition motrice : la mère devient serveuse puis bijoutière, elle répète des gestes minutieux et lents ; au contraire, le l’aîné élit domicile dans le mouvement, son instabilité émotionnelle et affective devient une quête désespérée de liberté. Pris entre ces deux pôles, le cadet, Léo, pose des questions, demande quand cessera la guerre, lui dont le regard dispose d’une capacité de dévoilement : il donne mauvaise conscience à son frère qui refuse de jouer avec lui, il rappelle à sa mère qu’elle doit s’occuper d’eux, que désormais seule elle a le devoir de remplir les deux rôles, celui du père et celui de la mère. Aussi ciselé qu’une pierre travaillée, le montage découpe dans une matière brute des lignes d’abord divergentes mais qui finiront par se rejoindre. Car Pris de Court met en scène une fuite qui, parce qu’elle se substitue au deuil du père, équivaut à un décentrement : la famille se disloque, les mots blessent et les mauvaises rencontres s’accumulent. La descente aux Enfers du fils aîné est la conséquence d’une recherche d’identité, de racines à plonger dans un sol qui ne veut pas d’elles, le sol de Paris, ville de l’anonymat et du passage. On ne voit jamais le ciel, on étouffe dans cet espace urbain où les personnages, tels des prisonniers, sont pris en étau. Paris est la ville du faux collier, de la fausse valeur qui troque les sentiments contre de l’argent sale. Construit comme un thriller, le film mêle les tons et élabore, pièce après pièce, une chaîne d’écueils qu’il faudra, à terme, briser. C’est l’aéroport, c’est l’avion. Pris de Court part du drame social pour aboutir au film de genre flamboyant et anxiogène qui réussit à convertir l’urgence dont souffrent ses protagonistes en dynamique interne. Une œuvre immense, injustement méconnue.
Peut-être parce qu'elle avait réussi à être figurante sur "L'argent" de Robert Bresson en 1983, suite à l'intervention d'un ami de son père, Emmanuelle Cuau s'applique à reproduire la frugalité et la rigueur de mise en scène qui étaient l'apanage d'un des plus grands réalisateurs du cinéma français. Sa filmographie ne compte désormais que trois films tournés depuis "Circuit Carole" en 1995. "Très bien merci" tourné en 2007 avait montré une réelle capacité à insuffler une dose d'étrange et de mystère à une situation au départ très quotidienne dérivant sur un impitoyable engrenage comme peut en produire notre société désormais organisée sur des processus où l'humain trouve de moins en moins sa place. Le film d'Emmanuelle Cuau ayant indéniablement un air de famille avec le trop méconnu "Un papillon sur l'épaule" de Jacques Deray (1978), il avait rencontré un succès critique qui laissait augurer de beaux jours. Dix ans se sont écoulés et la réalisatrice qui a cherché à retrouver un semblant de ce parfum n'a pas totalement réussi sa tentative même si le contre-emploi qu'elle a proposé à Virginie Efira est une grande réussite qui mènera sans aucun doute l'actrice belge sur d'autres voies à explorer. L'histoire de cette mère de famille devenue veuve et obligée de trouver un travail en plein Paris pour nourrir ses deux fils est filmée sans pathos par Emmanuelle Cuau qui doucement à partir d'un grain de sable qui se glisse dans ce qui ressemble à une reprise en main de son destin s'évertue à épouser les contours du polar angoissant. Le choix de Nathalie (Virginie Efira) de cacher à sa fratrie l'échec de son embauche comme joaillière dans les beaux quartiers va progressivement entrainer son fils aîné (Renan Prévot) en pleine adolescence dans la voie plus qu'hasardeuse du deal de drogue pour un patron de bar dénué de tout principe, incarné par un Gilbert Melki qui pour sa deuxième collaboration avec la réalisatrice se trouve bizarrement affublé d'un rôle très mineur. A partir de là, l'intrigue devient assez convenue et les enjeux qui en découlent relativement prévisibles. Emmanuelle Cuau livre donc un film honorable qui semblait promettre beaucoup et qui déçoit faute d'une montée en puissance ratée à partir de l'apparition de Gilbert Melki dont on attendait qu'elle fasse décoller l'intrigue avec toute la folie que l'acteur sait insuffler à son jeu quand on lui en donne l'occasion. On peut donc regretter qu''Emmanuelle Cuau ait pêché par une mauvaise utilisation du matériel humain dont elle disposait. Reste la magnifique performance de Virginie Efira.
Très long à démarrer, le scénario est assez inintéressant jusqu'à la rencontre de Melki le méchant avec Efira. Le jeu d'Efira est toujours assez neutre, c'est dommage. Heureusement, la suite devient un peu plus palpitante et le final est sympa. Pas inoubliable loin de là....
Pas bien folichon tout ça. Pour commencer, on peut dire que l'ensemble des acteurs jouent vraiment très mal et encore je suis poli. D'ailleurs, je suis surpris de voir le jeune Zacharie, l'un des grands espoirs du cinéma, jouer dans un film comme celui ci. Paradoxalement, c'est le plus jeune du casting qui est le plus convaincant. Hormis cela, le scénario n'a rien d'extraordinaire, il est même complètement quelconque, sans aucun rebondissement. Pas de bande original mais bon, je ne suis même pas étonné. C'est un peu longuet, on s'ennuie assez clairement et on pourrait dire que l'on s'identifie à certains passages mais pour le coup, ça n'a même pas été le cas personnellement. On a encore et toujours la bonne morale ... quoique non, et pour une fois, tant mieux. Je veux bien encore une fois que ce ne soit pas une grosse production à l'américaine avec un gros budget et une énorme équipe mais quand même ... pour faire un bon long-métrage, on a pas forcément besoin de tout ça. En fait, on peut résumer "Pris de court" à un téléfilm qui passe sur TF1 un jeudi après-midi à 14h, en période de vacances mais pas celles de Noël ! Honnêtement, je ne m'attendais pas à un chef d'oeuvre donc je n'en dirai pas plus dans ma critique. Aucun bon point à retenir. Tristesse quand tu nous tient. 5/20.
Emmanuelle Cuau nous propose un film intéressant mais sans grande surprise. Les personnages, bien qu'admirablement menés par V. Efira et G. Melki en particulier, semblent trop volatiles et les spectateurs peinent à s'accrocher à leurs univers. Le scénario et les dialogues souffrent également de ce manque de profondeur et donne à Pris De Court des allures de téléfilm plutôt réussi. J'ai malheureusement l'impression quand sans la tête d'affiche, Pris De Court serait passé inaperçu.
Vu le synopsis de ce film, vues ses critiques, je dois avouer que je m'attendais à nettement mieux !! Cela commence pourtant fort et on est intrigué d'entrée mais le soufflet retombe très vite et on finit par s'ennuyer. L'histoire de Paul est pénible, ses petits trafics sont vite lassants et on attend des rebondissements qui ne viennent pas. L'engrenage dans lequel la maman tombe pour sauver son fils n'est pas sans intérêt mais le rendu est raté et j'ai trouvé que tout tombait à plat et je n'ai pas réussi à m'emballer pour le scénario qui s'annonçait pourtant bon. Un drôle de film qui aurait pu être vraiment meilleur si la réalisation avait été plus soignée. Je reste sur ma faim !
Des canadiens qui débarquent a Paris avec l'accent parisien ça commence fort mal, les incohérences s’enchaînent, les dernières 20 minutes sont du grand n'importe quoi, l'ado ne sait absolument pas jouer, je met 2 pour Virginie Efira qui sauve ce (télé)film par son interprétation toujours excellente.
à part la prise au piège qui développe un petit suspense final, ce drame familial reste tout de même conventionnel et assez palot.sur une réalisation académique, V. Efira peine à faire vivre ce scénario simpliste.
Bon moment de cinéma, ce film est une leçon de morale sur le piège d'avoir des dettes dans les affaires illégales. Gagner de l'argent facilement peut avoir un coût exorbitant en terme de dettes à rembourser. Et ĺà C'est l'engrenage des gros problèmes.
Pas terrible ce film au scénario naze et dans lequel s'embourbent les acteurs... le rôle du malfrat est totalement ridicule et le faux suspens est pathétique !