L’autre côté de l’espoir
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2017
Après Le Havre, sorti en 2011 qui montrait un jeune migrant d’Afrique noire recueilli par un écrivain raté dans la ville du Havre, Aki Kaurismaki filme à nouveau des migrants, cette fois-ci dans le cadre d’Helsinki, au travers du destin croisé de deux hommes, l’un Wikhström, la cinquantaine, représentant de commerce en chemiserie, qui décide de quitter sa femme alcoolique et d’ouvrir un restaurant, l’autre Khaled, refugié syrien d’Alep, échoué par accident à Helsinki, au hasard de la route d’un cargo de charbon où il s’était refugié après un long voyage, via la Turquie, les Pays de l’Est….il souhaite se poser et dépose une demande d’asile, celle-ci refusée, il décide malgré tout de rester et échappant à la police, il finit entre les poubelles du restaurant de Wikhstöm qui le prend sous son aile…Aki Kaurismaki a obtenu l’ Ours d’argent du meilleur réalisateur à la dernière Berlinale…A l’origine, l’Autre coté de l’espoir devait être la seconde partie d’un triptyque consacré à la question migratoire en Europe…il a annoncé à Berlin qu’il s’arrêterait probablement là…C’est un film sombre, sombre comme le charbon d’où s’extrait Khaled, sombre comme cet Helsinki filmé de nuit, aux lumières saturées, couleurs éteintes du restaurant, atmosphères enfumées d’alcool et de cigarettes, sombre comme la froideur des interrogatoires , sombre comme les visages inexpressifs des fonctionnaires de l’immigration…mais il y aussi cet humour grinçant, comme cette gestion fantaisiste du restaurant, qui passe d’une restauration finlandaise assez roborative, à une -spécialisation dans les sushis…il y a aussi toute une série de personnages de second rôle abordés avec un grand sens du burlesque….une mise en scène décalée et ces musiques aux frontières du blues, de la country et du rock, servies par d’improbables musiciens, Johnny Cash à la finlandaise…C’est un joli conte social, d’où se dégage une réelle humanité, une réelle empathie, et l’invitation de voir les réfugiés autrement que ces nationalistes bornés de Finlande ou d’ailleurs…
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2017
Aki Kaurismäki est de retour dans ce beau film où l'on retrouve son flegme bienveillant et son univers teinté d'humour absurde. Il reprend avec plus de réussite que dans Le Havre la figure du réfugié pour livrer une fable humaniste. La maitrise formelle du cinéaste est éclatante. A voir. Ma critique complète sur mon blog :
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2017
Excellent film sur un homme qui arrive d,Alep où il a vu sa famille périr sous les bombes et il essaye de s expatrier en Finlande ou sa demande est rejetée. Il s enfuira aidé de personnes bienveillantes et fera des rencontres superbes notamment un homme qui souhaite changer de vie et quitte sa femme alcoolique et d autres rencontres plus difficile et racistes ou il recevra des coups. C'est très beau et très bien filmé à voir absolument
leoline
leoline

37 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2017
Voila un film qui demande du cœur...mais ceux qui vont le voir en ont... ou mieux en auront. Sans mièvrerie dans un style unique ou chaque scène est une véritable scène à la Tchekhov, c 'est sans complaisance et avec un réalisme onirique et froid que l on peut faire un voyage dans ses propres turpitudes et contradictions en accompagnant un syrien réfugié...qui débarque a Helsinki. En sortant du cinéma ...pas si sur que vous ne soyez pas ébranlé par le choc que vit notre monde et ses acteurs volontaires ou non de ce désordre qui nous atteint au plus profond. Ce film est une grande descente dans l âme de l étranger de son environnement quand il est déraciné. Photographie parfaite cadre parfait allégorie réminiscence et intériorité de chaque personnage qui ère dans un Helsinki non décrit a l office du tourisme..Au moins le cinéma finlandais a le mérite de la transparence même si c est parfois noir... et aussi rose. Un petit opéra de l espoir.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2017
Kaurismaki filme peu, mais six ans après « Le Havre », le réalisateur finlandais nous rappelle au bon souvenir d’une écriture empreinte d’humanisme et de vérité. Sans militantisme aucun, il nous dit avec simplicité et une pointe d’humour bienfaitrice, qu’il ne manquerait pas grand-chose au monde pour qu’il retrouve sa sérénité et la force d’affronter les fantômes de la peur. Sa mise en scène toujours aussi implacable nous conduit à l’évidence de ses sentiments pour des personnages beaux et superbes, dans leur grandeur et leurs élans du cœur. Les comédiens sont du même acabit, parfaits : Sherwan Haji (premier film), Sakari Kuosmanen (le fidèle accompagnateur des films de Kaurismaki, avec Kati Outinen ici dans un rôle mineur), Ilkka Koivula…
Pour en savoir plus
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2017
Un film admirable, dans la même veine que le précédent "Le havre" Le croisement de 2 destins qui vont se rapprocher. Comme toujours dans le cinéma de Kaurismaki c'est émouvant, parfois drôle (la scène des sushis !!) sans apitoiement ni mièvrerie, du très bon cinéma
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mars 2017
Quand le réfugié syrien Khaled débarque en Finlande caché au fond d’un cargo, il pense son calvaire terminé. Dès lors, il n’aspire plus qu’à démarrer une nouvelle vie en travaillant et retrouver sa sœur, rescapée comme lui d’un bombardement qui a détruit leur maison à Alep et anéanti leur famille. Au même moment, Waldemar Wickström, un type fatigué, quitte sa femme alcoolique et son boulot de représentant en chemises, pour se reconvertir dans la restauration. Sans imaginer ce qu’il y a de « l’autre côté de l’Espoir ».
C’est l’histoire de ces destins croisés que raconte Aki Kaurismaki. Comme dans Le Havre, il parle de l’hypocrisie ambiante face à l’immigration et des dégâts de la crise sur les gens ordinaires. Car la politique n’est jamais loin et la mélancolie toujours présente. Mais sans dénonciation, ni amertume. Juste en s’appuyant sur des valeurs de solidarité et de partage. Ses personnages sont cabossés par la vie, mais intraitables en humanité. Le cinéaste finlandais cultive l’élégance du désespoir.
On devrait sortir triste d’un film de Kaurismaki. Mais on est heureux de retrouver son univers. Un port, la nuit, des lueurs qui brillent, des bistrots accueillants, des héros au regard intense et fier. Et toujours un humour décalé qui évite la compassion. Et encore le rokabilly des vieux routards. Oui, le petit monde de Kaurismaki est sympa et son film est formidable. Avec un vrai talent formel teinté de couleurs chaudes. Avec une économie de dialogues, mais un grand brio narratif. Avec une famille d’acteurs qui ont de la gueule autant que du cœur.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2017
Quel bonheur ce film ! Rire alors que l'on circule dans du tragique et rester cependant généreux tout en désignant la possible ignominie humaine, voici ce que parvient à faire Aki Kaurismäki. La décoration dans son film est exquise. Les moindres détails des objets, voitures, lieux et personnages, tout est déjà un spectacle en mouvement. L'insolite, l'étrange et l'inattendu sont au rendez-vous. Qu'un syrien se fasse traiter de "jude", c'est un beau pied de nez à tous ces racistes et extrémistes, qui clament que l'autre, le "pas pareil" est un gêneur, un "en trop" et qu'il n'a qu'à rentrer "chez lui" au lieu de rester "chez nous" ! L'autre côté de l'espoir, c'est qu'il n'y a pas que ces gens-là, que la solution n'est pas celle-là. L'hypocrisie des états, qui refoulent les migrants est aussi dénoncée. Dans un autre registre que le film de Lucas Belvaux, voici un cinéma engagé contre les idéologies, qui exaltent la haine. Bravo monsieur Kaurismäki ! Chapeau bas ! J'avais aimé "Le Havre", j'ai adoré "L'autre côté de l'espoir".
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2017
Si vous avez aimé « l’homme sans passé » (rediffusé l’autre soir sur Arte ), vous aimerez aussi « l’autre côté de l’espoir », une variation du premier dans lequel Kaurismäki décline de nouveau la notion de fraternité, dans un langage cinématographique hors du commun.

A Helsinki, Wikhström quitte sa femme et son emploi puis rachète un restaurant. Au même moment Khaled arrive dans un cargo, il vient d’Alep. Les deux hommes vont bien sûr se croiser.

Là où le système a ses limites, malgré quelques « méchants » croisés en route, c’est au niveau des individus que les choses se jouent. Kaurismäki donne un visage et un passé au réfugié, mais aussi à quelques citoyens finlandais. Une fraternité spontanée et sincère va se développer entre les protagonistes.

Ce qui rend ce film remarquable et exceptionnel c’est ensuite surtout la forme. Comme dans « l’homme sans passé » , on trouve des images industrielles, des endroits simples, une place pour la musique populaire, un jeu presque théâtral, un chien au rôle non négligeable, des acteurs peu loquaces, des couleurs en clair obscur, des cadrages très précis prenant du temps pour chaque plan, un mélange d’objets technologiques anciens et neufs qui brouille la temporalité … et surtout de l’humour.

Un humour décalé, unique (Déjà le premier plan dans le cargo, ou la scène de la rupture avec les bigoudis de l’épouse et le gros cactus sur la table), pour une histoire dans le fond grave et dramatique. Cet humour, comme la fraternité entre les héros, permettent de la distance, de la légèreté et c’est de là que naît l’espoir.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2017
Il s’agit du retour de Kaurismaki sur ses terres finlandaises avec un sujet qui rappelle fortement son dernier long-métrage en date, à savoir le francophone Le Havre. On y retrouve la même attention envers les migrants, la même volonté de décrire les Hommes comme des êtres se définissant par leurs actions plus que par leur psychologie. Encore une fois, le jeu des acteurs est volontairement minimal, mais cela n’empêche aucunement l’émotion d’affleurer, notamment lorsque certains personnages révèlent des trésors d’humanité sous des dehors abrupts. Comme à son habitude, les cadrages sont soignés et l’esthétique très travaillée. Un vrai plaisir qui confirme encore une fois la parfaite maîtrise de ce cinéaste remarquable.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2017
Malgré une certaine difficulté à rentrer dans le film, je dois avouer avoir été embarqué passé le premier tiers du film, par cette histoire singulière racontée de manière distanciée et cynique par un réalisateur iconoclaste. Inutile de dire que *L'autre côté de l'espoir* est un film foncièrement intéressant, que ce soit dans sa mise en scène, le développement de ses personnages ainsi que l'économie narrative dont il fait preuve. J'ai apprécié la distanciation que Kaurismaki prend avec son sujet. Malgré l'étude d'un sujet non seulement d'actualité mais par dessus tout polémique, j'avais peur d'un film donneur de leçon et larmoyant. Au contraire, le ton est très léger, le film en lui même est sobre et n'en fais pas des caisses. Au contraire, l'intérêt réside dans les relations qu'entretiennent ces personnages provenant d'univers bien différents les uns avec les autres. De fait, on s'attache très vite à cette équipe de bras cassés et leurs péripéties provoquent plus de rire que de peine. (Je regrette cependant l'utilisation de la bande de "néo-nazis" dans le film, réduis à un usage un peu bâtard de retournement scénaristique et de sursaut émotionnel plus qu'une possibilité d'étude d'une réalité).

En clair, un bon moment passé devant L'autre côté de l'espoir, un sujet qui sert finalement plus de contexte à un développement scénaristique original que comme une étude sociologique et politique engagée. Du moins c'est comme ça que je l'ai ressenti.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2017
Un film finlandais tout à fait déroutant. On y trouve au coeur d'Helsinki deux personnages diamétralement opposés, l'un quittant sa femme pour ouvrir un restaurant et l'autre fuyant les massacres d'Alep en Syrie. Cette histoire d'entraide entre les deux hommes ne se résume pas simplement pour le réalisateur à un film social. Celui-ci est truffé de moments drôles avec un humour complétement décalé (les acteurs du restaurant sont excellents). Aki Kaurismaki filme également très bien la complexité pour ce jeune syrien d'exister dans cette société finlandaise avec les rouages de l'administration et cette haine des étrangers mise à l'écran par ce groupe de skins. La bande son apporte un plus poétique dans cette oeuvre très réussie.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2018
A Helsinki, Khaled, un réfugié, se voit refuser un droit d’asile et est contraint de quitter la Finlande. Wikhström le prend alors sous son aile et l’embauche dans son restaurant.

Le message d’accueil au réfugié est clairement énoncé, Kaurismaki utilise sa mise en scène charmante et apaisante pour donner un message de paix. Il refuse d’utiliser l’empathie et la misère mais propose plutôt d’aborder le sujet en le décalant légèrement et privilégié des situations ubuesques. Outre la mise en scène splendide qui nous attrape et nous tient en haleine, la musique diégétique est aussi très importante et contribuez chef d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mars 2017
On ne l’avait plus vu derrière la caméra depuis six ans et son fameux “Le Havre” en 2011, mais Aki Kaurismäki est bien de retour au cinéma avec son nouveau film, “L’autre côté de l’espoir”. Le réalisateur finlandais, qui fêtera ses 60 ans le 4 avril prochain, traite ici un sujet actuel mais surtout délicat : l’immigration des réfugiés en Europe. Et il s’en sort très bien.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mars 2017
Un bijou
À voir absolument
Des acteurs magnifiques et un sujet très actuel et une mise en scène qui m' à fait penser à Jacques TATI et ce restaurant qui change de spécialité
En Restaurant japonais ça vaut le détour
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