Razzia
Note moyenne
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89 critiques spectateurs

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Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2019
Un portrait du Maroc à travers cinq personnages, cinq portraits différents pour montrer un Maroc moderne. "Razzia" ne manque pas d'intensité dramatique dans le récit, avec en toile de fond une révolte qui gronde et qui atteint un climax à la fin du film, clin d'œil au printemps arabe qui n'a pas eu lieu au Maroc. Le film brasse nombre de sujets essentiels, comme la famille, le jeunesse, l'éducation, la place de la religion dans ce pays, la place de la femme aussi. Et j'en passe. Un cliché à un instant T de ce pays paradoxal, tiraillé entre le poids de la religion et la modernité.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2019
Le visage du Maroc à travers différents portraits d'hommes et de femmes à différentes époques.
Une belle photo et une belle lumière.
Un cinéaste engagé qui se bat pour la liberté
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2018
Faire un film choral n’est jamais chose aisée et, malheureusement, Nabil Ayouch n’a pas su totalement éviter de lorgner du côté des simplifications et des clichés. « Razzia » brasse large, très large, convoquant des personnages de différentes époques et de différents lieux, tous victimes de préjugés, dans le but évident de réclamer davantage de tolérance. Cet objectif ne manque pas de noblesse, bien évidemment, mais les personnages et les situations mis en scène dans le film ressemblent tout de même un peu trop à des stéréotypes pour convaincre entièrement. Le réalisateur semble s’être contenté de dérouler le catalogue de toutes les exactions et de tous les partis pris possibles dans son pays, le Maroc, les illustrant par une galerie d’individus représentatifs et évoluant entre le Haut-Atlas et Casablanca sur une trentaine d’années.
Défilent donc à l’écran un instituteur laïc, un homosexuel, un juif, une femme insoumise et une adolescente en rébellion, chacune et chacun étant la cible d’une répression plus ou moins affirmée. Chaque histoire et chaque personnage apportent leur lot d’émotion, c’est certain, et l’on ne peut que ressentir de la sollicitude pour chacun d’eux. L’instituteur enseignant dans les montagnes de l’Atlas devient la cible d’envoyés du gouvernement parce qu’il parle à ses élèves en berbère et non pas en arabe et parce qu’il leur apprend la poésie (les poètes libres et insoumis ne sont-ils pas toujours persécutés par les autocrates et les dictateurs ?). Le juif de Casablanca essaie de rassurer son père comme il peut : « Il y aura toujours assez de juifs à Casablanca pour nous enterrer », dit-il.
L’homosexuel, qui ne peut afficher sa différence, se réfugie dans la musique. Les femmes aux tenues jugées provocantes risquent d’être injuriées par les passants. Et quand elles veulent danser, il est préférable qu’elles le fassent entre elles. Le courroux des religieux intégristes, au Maroc comme dans beaucoup de pays musulmans, menace volontiers les réfractaires. En tant que spectateurs, on a de quoi être émus et indignés à juste titre et, de ce point de vue, le film atteint son objectif : on le perçoit vraiment comme un vibrant appel à la tolérance. Dommage tout de même que le cinéaste n’ait pas su davantage éviter les schématisations, par exemple en penchant systématiquement du côté de la culture anglo-saxonne dès qu’il s’agit d’affirmer une certaine liberté de penser (la musique du groupe Queen, « Sur la route » de Kerouac et le film « Casablanca » avec Humphrey Bogart sont les références bégayantes du film !).
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2018
Après le scandale suscité par Much Loved (interdit au Maroc car traitant de la prostitution dans ce pays), Nabil Ayouch continue de montrer une société marocaine au bord de l’implosion. Opposition entre le poids des traditions et le désir de modernité de la jeunesse, volonté de réduire au maximum la culture berbère, avortement, domination des hommes sur les femmes, antisémitisme, homosexualité, chômage : le cinéaste montre une société fracturée de toutes parts et qui rêve d’autres aspirations. Avec une structure narrative complexe jonglant entre les personnages et, pendant la première heure, entre les époques, Nabil Ayouch montre des personnages attachants aux prises avec des problèmes assez répandus mais que la société marocaine ne veut pas voir. Un film fort sur des choses simples.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2018
Nabil Ayouch avait déjà fait trembler le Maroc avec son film "Much Loved" traitant de la prostitution dans son pays. Avec "Razzia", il dépeint les changements qu'a connu son pays en 30 ans depuis la montée de l'Islam, comment les libertés se sont petit à petit réduites et comment il est difficile d'être une femme, un homosexuel ou un juif rêvant d'indépendance et de vivre librement sans jugement au sein du Maroc. Les histoires des différents protagonistes se mélangent, se rejoignent pour nous montrer leurs expériences, leurs vies et leurs soifs de vivre dans un pays aux barrières religieuses. Le scénario est bien construit et ne nous perd jamais entre les histoires. La réalisation est maitrisée, les acteurs sont excellents et nous font bien comprendre leurs enfermements. Un beau film qui risque de faire trembler une fois de plus le pays du cinéaste.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 avril 2023
J’aurais aimé apprécier « Razzia » mais la version française a certainement contribué à ma déception. Il y a six mois, j’avais renoncé à voir le film lors de sa première diffusion parce qu'en V.F. J’ai décidé d’attendre, mais malheureusement, le film semble être diffusé qu’en V.F et peu importe la chaîne. Comme j’avais beaucoup aimé « Much loved », j’ai capitulé pour me le coltiner en V.F, chose que je ne fais pas en temps ordinaire. Je préfère mille fois renoncer à un film en V.F que de le regarder. Je garde un mince espoir qu’il sera un jour en V.O et surtout, je préserve mes oreilles ! Force est de constater que mes ouïes ont été mises à rude épreuve. L’incongruité de la V.F : Hakim ( Abdelilah Rachid) apprend le français alors qu’il s’exprime en langue française ! J’imagine qu’il s’exprimait en arabe. Salima, (Maryam Touzani) s’exprimait parfois en français et en arabe comme dans la Médina, avec Yto. On y percevait sa propre voix. Même si je reste sceptique quant elle s’exprimait en arabe, elle semblait doublée. Il faut écouter l’actrice, scénariste pour y percevoir son léger accent marocain. Quant à l’instituteur Abdellah (Amine Ennaji), c’était extrêmement désagréable : sa voix française n’avait strictement rien à voir avec sa voix d’origine quand il parlait berbère. Difficile de faire abstraction quand j’ai su que le film communiquait en quatre langues. Tout ça contribue à me sortir du récit et endommage ma concentration. Et pourtant, il y avait matière à s’accrocher avec les thèmes traités : l’homosexualité, la grossesse hors mariage (déjà bien traité dans « Sofia »… en VO !), le droit de disposer de son corps, vivre sa judéité ou être juif dans la société marocaine qui se dit modérée. Comment peut-on se réclamer modéré quand le Maroc repose ses valeurs morales et civiques sur la religion ?! Je le répèterai sans cesse comme ma signature « A voir en V.O » en fin de chronique, quand la religion s’emmêle ce n’est que souffrance. Je suis intolérant face à toute intolérance. En marge de ces thèmes, une révolte menée par la jeunesse marocaine qui manifeste sa colère contre un chômage important qui les touche, contre une société qui ne leur laisse entrevoir aucun avenir. Une contestation qui sert de toile de fond à un film choral qui malheureusement ne prend pas, parce que les personnages qui me sont donné à voir manquent de corps. Chaque personnage est une porte entrouverte. Par exemple, au lieu de brasser d’autres personnages satellites, Salima, l’instituteur et Hakim, le fan de Freddy Mercury, auraient mérité d’être plus traités. J’aurais aimé que l’on s’attarde sur Salima et ses réponses à l’intolérance religieuse, son refus de céder un centimètre de sa liberté individuelle en tant que femme, résister à toutes les agressivités extérieures quand on est une femme qui refuse le conservatisme religieux ; j’aurais aimé que l’on s’attarde sur l’instituteur et sa frustration de ne plus enseigner le berbère, sur son nouveau départ à Casablanca, sur son malaise à admettre que la langue arabe n’était pas seulement la langue officielle du pays mais la langue des musulmans ; j’aurais aimé que l’on s’attarde sur Hakim et sa difficulté à vivre son homosexualité dans cette société marocaine. Pour en revenir à la langue, ce film choral donne sans doute une signification à la langue : comme plus haut, une langue arabe commune au pays, balayant le berbère, une langue du passé synonyme d’occupation ; une langue connotée religieuse ; démarche pompeuse car l’Inde musulmane parle indien, l’Indonésie profondément musulmane, parle indonésien, l’Iran profondément musulman parle persan, la Turquie profondément musulmane parle le turc. Une langue anglaise pour définir le divertissement comme ces clips à la télé à l’heure de la prière, comme Casablanca de Michael Curtiz et langue française pour son côté bourgeois. Sans compter l'hébreu. Le film "Casablanca" n'est pas un artifice, il est aussi le symbole de la résistance, de toutes les résistances. Langues qui traduisent tantôt le conservatisme religieux et le monde progressiste. Tout ceci, je ne l’ai pas perçu en version française. Et je veux bien croire que grand nombre qui ont apprécié « Razzia » en V.F en ont perçu toutes les nuances. Question d’habitude. En conclusion, la version française n’est pas seule fautive, « Razzia » n’a pas maîtrisé son côté choral et la copie me paraît malheureusement brouillonne. Mais « Razzia » porte un message essentiel partout dans le monde, même en France comme je l’ai entendu par la voix de son réalisateur ; des femmes, des jeunes filles sont venues apporter leurs témoignages dans les avant-premières pour lui dire « Votre combat est aussi notre combat ; ici aussi en banlieue, à Paris, dans les quartiers communautaristes dans lesquels on vit, on ne peut plus s’habiller comme on en a envie » ; « Elles se sont approprié le film » conclut Nabil Ayouch. Quant à Maryam Touzani, elle ne pensait pas qu’en France on tiendrait de tels propos ; elle a réalisé que son combat était lié aussi à celui de toutes les femmes qui refusent tout conservatisme religieux même dans des Etats laïcs ! Voilà pourquoi « Razzia » même vu dans une abominable V.F est un film essentiel. Voilà pourquoi je lui rajoute une étoile.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2018
De Nabil Ayouch (2018) -
Lumière et espoir pourraient être les deux qualificatifs du film . Un film essentiel sur le Maroc sur l'amour fusionnel que porte le réalisateur sur son pays . L'histoire de ces destins croisés pour nous faire sentir tous les aspects, contradictions, forces et espoirs qui parcourent toute la société marocaine . C'est parfois dûr . Le film est un cheminement au travers de tout ce qui bouge et se passe au maroc . Entre l' obscurantisme qui guette et l'espoir en écho à la tourmente qui gronde . J'ai trouvé et ressentit plein d'obtimisme dans ce film . Et puis les personnages touchants, très attachants souvent beaux comme notamment le jeune Abdelilah Rachid et Arieh Worthalter . Quand à Maryam Touzani belle, sensuelle et éblouissante.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2022
J'ai apprécié ce film dont l'histoire se passe au Maroc et notamment à Casablanca.
Les personnages décrits sont tous à couteaux tirés, nerveux et électriques.
L'histoire se passe à deux époques, début des années 80 et milieux des années 2010.
On y suit différents personnages dont les histoires vont se percuter dans un final assez violent.
Mais c'est subtilement fait et bien écrit.
A recommander.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 avril 2018
Je n’ai jamais réussi à rentrer dans ce film, même si tout le monde le trouve génial et formidable. Déjà, c’est assez personnel, mais un film qui commence sans bande son sur le générique, ça me met dans de mauvaises disposition. Et ici, c’était le cas.

Je reconnais une peinture du Maroc entre islamisme et modernité plutôt réussie, l’actrice est sublime, mais j’ai eu un mal fou à raccrocher les histoires.

Gêné par le traitement du fan de Freddy Mercury spoiler: , jamais il n’est question de son orientation sexuelle sinon dans les insultes de ses camarades. Par contre est-ce bien lui qui nous offre un « We are the champions » a cappella de toute beauté?


L’actrice principale est très très jolie, mais j’ai décroché quand spoiler: elle quitte son mari: pourquoi à ce moment là et pas avant? Ou après?

A force de courir plusieurs lièvres à la fois, le réalisateur a perdu des morceaux d’histoire en route et du coup moi en même temps.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2025
N. Ayouch nous montre une société marocaine éclatée et violente, sans cohérence, avec une improbable ‘’convergence’’ entre cinq luttes, celle d’un instituteur, Abdellah, pour l’usage de la langue berbère, celle de Salima, superbe citadine, pour être respectée même dans son couple, celle d’Hakim homosexuel décalé, celle de Joe, qui se considère comme un des derniers représentants de la communauté juive marocaine, et celle d’Inès, jeune intellectuelle francophone dans un monde de plus en plus arabophone…

Le film frôle les limites de la cohérence ; les cinq trajectoires personnelles qu’il nous fait partager se situent chacune dans un monde distinct, parallèle de celui des autres. La juxtaposition de plans qui semblent n’avoir aucun rapport entre eux perturbe longtemps le spectateur, au moins à la première vision du film. Ces personnages, qui se croisent en s’ignorant, en ignorant le problème des autres, semblent surtout partager l’ignorance d’appartenir à une communauté de destin, et le doute sur ce destin…

Le cloisonnement et les doutes de la société marocaine proviendraient essentiellement, de façon paradoxale, de la politique d’intégration des minorités lancée au début des années 1980, avec l’arabisation forcée des populations berbères- donc leur acculturation-, accompagnée d’une montée de l’obscurantisme porté par les enseignants salafistes venus de l’étranger…

Malgré la qualité de l’image -très belle lumière, magnifiques paysages, superbe actrice etc.- et le charme de certains personnages (Abdellah et sa femme notamment), on cherche de façon inconfortable le fil directeur.

Si la description d’une société marocaine éclatée est saisissante, la tentative de son explication historique gêne.

Gardons cependant ces deux jolies phrases ‘’Qu’importe la langue si vous leur ôtez la voix. Qu’importe la foi si vous leur ôtez leurs rêves’’…

Vu au festival VISIONS D'AFRIQUE 2018 St Pierre d’Oléron, 17 octobre 2018
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2018
Habituellement les films de ce continent nous parlent beaucoup de l' avenir. Ce que fait Nabil Ayouch en allant beaucoup plus loin dans son propos puisque c’est l’histoire du Maroc qui défile à partir d’une petite école perdue dans l’Atlas en 1980, jusqu’aux manifestations de 2015 à Casablanca. Par un subterfuge scénaristique ambitieux, complexe et réussi (il a été co écrit par Maryam Touzani, comédienne également dans le film) le réalisateur dresse un panorama assez tangible d’une société qui tente d’émerger, tant bien que mal, jusqu’alors cloisonnée dans une fausse liberté. L’explosion finale sera-t-elle cette grande fête dans la haute société où chacun trouvera sa place, maîtres et valets confondus ? C’est malgré le chaos qu’elle entraîne, le petit espoir qui semble apparaitre dans le regard du cinéaste. Mais c’est vraiment un petit espoir.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2018
un peu déçu car j’avais aimé davantage « much loved »
là j’ai mal appréhendé tout ce que Nabil Ayouch a voulu nous dire sur un Maroc qui ne fonctionne pas.
Dans les régions berbères (?) on oblige les enfants à parler l’arabe littéraire et surtout religieux !!!
Trop de thèmes abordés à travers divers milieux et même diverses époques…
Trop foisonnant ?
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2021
Fresque impressionniste. En écho choral au car qui serpentait déjà entre les montagnes de l"Atlas dans le magnifique Babel d"Iñaritu. Les entrelacs des différents arcs sont ici plus lâches, on se perd parfois, mais l'impression est forte et durable, avec une vraie beauté dans cet hymne à la liberté et les rejets de tout obscurantisme. Sans doute le plus grand film de Nabil Ayouch
Sébastien T
Sébastien T

19 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2018
C'est presque un regard sociologique qui nous est proposé ici, avec des vrais gens, dans leur sensibilité et leur intimité, une porte ouverte sur le bouleversement amené par la religion et son arrivée au pouvoir. Poignant, inéluctable, superbe, terrible, on assiste, sans pouvoir agir, à l'arrivée du replis culturel. Encore un témoignage sur l'importance de l'émancipation des peuples et la place des femmes
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2018
La jeunesse marocaine, à l'image de la société toute entière, va extrêmement mal pour de multiples raisons. Tel est le propos de ce film qui multiplie les histoires et les personnages, au point d'en diluer son message de manière un peu dommageable. Si plusieurs séquences sont très belles, certaines ruptures de rythme rendent ce long-métrage pourtant courageux parfois un brin ennuyeux. Moins réussi que le puissant Muched loved, mais peut-être tout aussi nécessaire dans sa description sans tabou du Maroc et de la ville de Casablanca. La musique est magnifique.
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