La Tortue rouge
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keser
keser

24 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2016
Magnifique film d'animation sur la vie tout simplement. l'absence de dialogues permet d'adhérer complètement au concept du réalisateur. change clairement des super productions qui n'ont plus aucune saveur, on ressent le plaisir du dessinateur et sa patte.
Regis D
Regis D

43 abonnés 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2016
Un agréable dessin animé zenifiant...
Ça change un peu de ces films d'animation superproduits.
La particularité du sans dialogue, de l'île déserte, des éléments, bref, tout cet ensemble nous ramène à nous même. Certains critiqueront le manque d'intrigue, ou l'irréalisme de la tortue devenue femme, alors que le film nous l'explique et donne toute cohérence à ce détail.
Je ne veux pas me projeter trop loin dans l'esprit ou la portée psychologique, le ressenti de chacun devrait suffire.
Pour faire simple sinon, j'ai aimé ces dessins, ces silences, ces horizons sûrement car j'y suis déjà attaché.
Un bon moment que je vous souhaite de vivre ou partager !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juin 2016
Derrière cette histoire simple en apparence, un très joli conte philosophique qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. Magnifique de bout en bout (scénario, dessin, couleurs...). Une petite merveille à déguster à petites gorgées.
gimliamideselfes

3 442 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2016
La tortue rouge ne m'intriguait au départ pas plus que cela, mais entendre le réalisateur parler sur France Culture m'a vraiment convaincu de le voir et je me suis donc précipité en salle, comme pour The Neon Demon, alors que j'avais 9h de route à faire ensuite... Priorité aux priorités. Mais, contrairement au Refn, ici j'ai adoré, ça valait vraiment le coup !

Il est difficile aujourd'hui de considérer un seul instant un film aussi pompeux et lourd comme Zootopie ou même Dory, qui sont si manichéens, si peu subtils alors qu'à côté on a cette coproduction Ghibli qui livre un film d'une simplicité universelle. Ici on ne s'amuse pas à te dire ce qui se passe, tu le comprends et parce qu'on ne te prend pas par la main, et bien tu peux ressentir sans qu'on te dise : ça c'est triste, chiale, là il se passe ça, car blablabla.

On commence in media res, le type perdu au milieu de l'océan, ce qui s'est passé on ne le saura jamais, on le devine, on le voit échouer sur l'île, commencer à survivre, à vouloir partir. Il ne parle pas, il n'a pas besoin de parler, on voit ce qu'il ressent, on comprend, c'est universel, on est un naufragé on veut retourner à la civilisation, c'est évident. L'absence de dialogues permet donc une épuration totale. Ce qui n'empêche pas le film d'avoir un ou deux moments d'angoisse, je pense à la scène où le héros tombe dans une sorte de cavité et où il ne semble pas pouvoir sortir, parce que le film a beau être court, le réalisateur prend le temps de nous montrer cette scène en longueur, on voit qu'il est fragile et courageux en même temps.

Et puis survient l'événement fantastique du film avec cette tortue rouge. J'ai adoré la scène où le héros la frappe, où il désire la tuer. On sent la colère, on comprend pourquoi cette colère et en même temps on ne peut pas s'empêcher de se dire : pauvre tortue.

Le film enchaîne ensuite les scènes de vie, toutes simples, mais vraiment belles, notamment celle où le héros met à l'eau son radeau et le laisse partir, acceptant ainsi son sort et décide de mener sa vie sur l'île. C'est vraiment beau et touchant. Et finalement la vie sur l'île ne semble pas si mal. Bien que les nuages sombres annoncent un changement de ton, une catastrophe, jamais le héros ne viendra se plaindre, il a accepté son sort et parce qu'il a accepté son sort, tragique mais magnifique, il en devient un héros absolument universel.

Je dois dire que j'ai été ému aux larmes à plusieurs reprises. Parce que sa vie sur l'île, n'est pas différente de nos vies à nous. Et il est là le tour de force, parler de l'universel à partir d'un cas si particulier.

Il faut parler également de la bande son qui rend ça possible, car si visuellement j'ai trouvé ça vraiment très beau, avec une simplicité et une richesse en même temps (difficile à décrire), parce que le réalisateur sait quand il faut mettre du silence et quand on peut oser la musique.
Le film est très bien dosé, notamment avec l'apparition du fantastique, que le spectateur ne peut pas refuser étant donné que de toute façon il n'a pas le choix on ne lui donne pas l'opportunité de ne pas y croire puisque encore une fois, rien n'est expliqué. Mais l'acceptation est aussi permise parce qu'on a des séquences oniriques, des rêves, qui permettent d'entrer petit à petit dans ce qui sera le reste du film, autrement dit, pas un film de survie.

C'est un film miroir, je pense qu'il a le génie pour qu'on y voit ce que l'on est soi pour que l'on puisse l’interpréter comme on le veut, selon son vécu (ce qui est le cas de chaque film, mais plus particulièrement ici étant donné l'absence totale d'explication).

Et la fin est déchirante.
Yves G.

1 858 abonnés 4 067 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2016
Un naufragé s'échoue sur une île déserte. Il tente de s'en échapper en construisant un radeau de fortune. Mais une opiniâtre tortue rouge déjoue tous ses plans.

Vous aimez les dessins animés du studio Ghibli : "Le Conte de la princesse Kaguya", "Ponyo sur la falaise", Princesse Mononoké" ? Vous adorerez "La Tortue rouge", fruit d'une coproduction entre le célèbre studio japonais et l'équipe néerlandaise de Michael Dudok de Wit. Mêmes aplats de couleurs pastel ; même dépouillement du trait ; mêmes thématiques écologistes et panthéistes.

"La Tortue rouge" sort une semaine après "Dans les forêts de Sibérie". Les deux films racontent la même histoire : celle d'un homme, seul au milieu d'une nature tout à la fois hostile et amie. Sans doute Sylvain Tesson est-il un exilé volontaire qui se cloître dans une cabane sibérienne pour fuir le monde tandis que le Robinson anonyme de Michael Dudok de Wit n'est pas maître de son sort. Mais les deux films ne pourraient pas être plus dissemblables. Le premier est un dessin animé, stylisé ; le second un film quasi-documentaire. Le premier est muet mais parvient, grâce au dessin et à la musique, à rendre palpables toute une gamme d'émotions subtiles ; alors que le second recourt à la voix off. Seul point de convergence - et seule faiblesse commune aux deux œuvres : la solitude du héros ne dure pas. Sylvain Tesson rencontre un braconnier qui fuit la police ; Robinson rencontre son Vendredi qui est rousse et maternelle (ce n'est pas un spoiler ! l'affiche la montre) et lui fait un enfant.

Avec l'apparition de cette femme et bientôt de cet enfant, la seconde moitié de "La Tortue rouge" bascule dans une autre histoire. Le film se replie sur la famille. Il y est moins question de l'Homme et de la nature, de leur relation au départ conflictuelle et bientôt symbiotique, que de l'Homme et de l'Homme : avoir un enfant, le protéger, lui transmettre des valeurs et, l'âge venu, s'en séparer... Une bien belle histoire, mais peut-être trop conventionnelle pour emporter l'adhésion.
benoitG80

3 598 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2016
"La Tortue Rouge", contrairement à ce qu'affirme la presse, ne se suffit pas de sa seule esthétique et de son seul trait de dessin ou d'aquarelle...
Aussi belles soient les images et la musique, cette fable poétique, même si elle nous touche à ses débuts, n'arrive pas a décoller de ses propres ailes...
L'intention était bonne, mais à force de douceur, de lenteur et de délicatesse, l'histoire se prend à son propre piège, celui de d'affadir durablement sans qu'aucun élément décisif n'arrive à véritablement nous atteindre !
Un peu à l'image de la littérature enfantine, chic et très formelle d'aujourd'hui, ce cinéma en reproduit les mêmes caractéristiques, avec un souci de vouloir épurer un maximum de choses, de rester léger, simple au point de gommer les mots pour raconter...
On aurait tant aimer des paroles, des vrais textes, beaux et puissants dans la bouche de ces trois personnages, afin de les rendre vivants, expressifs et attachants !
Les laisser aussi peu aboutis, peut sans doute séduire et suffire pour certains, mais on ne peut que rêver d'un véritable scénario meublé d'échanges passionnants afin de faire vibrer autrement cette belle fable onirique un peu trop sage et gentille en l'état, même si l'utilisation de symboles et le fond d'écologie veulent prouver tout le contraire.
Toujours cette forme, cet emballage soigné, comme si à lui seul, il était une fin en soi, alors qu'un minimum d'audace et de surprise l'aurait transformé littéralement !
Devant tant de travail, tant de soin et de raffinement, il y a donc un gros sentiment de frustration et de quoi être déçu par ce film d'animation de Michaël Dudork De Wit, en collaboration avec le studio Ghibli...
Dommage d'avoir cédé une nouvelle fois à l'air du temps !
Soussito
Soussito

76 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2016
Contemplatif, "La Tortue Rouge" est à mon sens une allégorie du cycle de la vie... on y croise tout l'éventail des émotions que notre vie terrestre nous emmène à connaître : la peur, l'amour, l'angoisse, l'espoir, l'effroi, la plénitude...

D'un point de vue esthétique, c'est d'une maîtrise inouïe : Le trait (les traites > les personnages / les décors), l'animation, les couleurs et le traitement (la multitude de traitement de l'eau et de ses reflets notamment), le son et la musique sont éblouissants...

Le rythme est en total contrepied de la frénésie qui nous entoure... il faut le savoir avant d'y aller :)
Ufuk K

621 abonnés 1 742 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2016
film vu en présence de son réalisateur, "la tortue rouge" acclamée par la critique et recompense dans la section un certain regard au dernier festival de cannes laisse un sentiment d'une infinie nostalgie à la fin de la projection. Après un temps d'adaptation, j'ai trouvé que les paysages du film était splendide, le réalisateur a réussi à faire le lien entre la nature et les étapes de la vie d'un Homme avec une pointe de philosophie et de poésie. une réussite. bravo également pour la bande sonore
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 juin 2016
Une ode à la douceur ! C'est vraiment le sentiment dominant après ce film... la douceur, le repos et la tendresse nous portent pendant tout le long de cet ovni à voir ! Il ne faut chercher à tout expliquer et tout comprendre, simplement se laisser porter par cette histoire, cette poésie et cette musique qui finalement racontent la vie. Magnifique
Acidus

880 abonnés 3 960 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2016
Co-produit par le studio Ghibli, "La tortue rouge" revisite de manière poétique l'histoire du naufragé sur une île déserte.
Ce film d'animation séduit tout de suite grâce à ses magnifiques dessins et son sublime thème musical qui lui confèrent un charme enchanteur et hypnotisant. En plus, l'absence de dialogues accentue positivement cette impression surréaliste, onirique et contemplative.
Ma principale critique porterait plus sur le scénario qui, sous la forme d'un joli conte, aborde les grandes étapes de la vie d'un Homme sans originalité ni réflexion. Cela rend de facto l'intrigue bien trop prévisible. Si son esthétisme visuel lui confère un aspect atypique voire unique, celui-ci est amplement entamé par cette histoire et ces rebondissements vu trop souvent sous d'autres formes. Heureusement que ce long métrage ne dure pas plus longtemps, des longueurs commençaient à se faire sentir.
"La tortue rouge" reste un beau conte, plus destiné aux adultes qu'au enfants, qui saura fasciner.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juin 2016
Magnifique film, d'une grande poésie. Les dessins sont grandioses, c'est d'une beauté magique qui m'a transporté tout le long du film et même après.
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 746 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2026
On peut trouver la symbolique biblique dans cette tortue qui devient ce que l’homme espère.
L’enfant naît et retourne à l’océan celui qui signifie l’immensité mais aussi la quête de la maturité.
Alors que l’île n’est qu’un refuge. Un passage. Un instant de vie. Notre vie brève. Petite et futile comme ce bout de terre au milieu de tout.
L’homme qui veut vivre doit donc oser braver l’inconnu.
C’est superbe.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2016
Prix Spécial du Jury Un Certain Regard à Cannes, La Tortue rouge est un merveilleux conte poétique, à l’émotion esthétique et musicale fulgurante, une réinterprétation épurée de l’existence humaine. L’esquisse d’une vie. Entre naturalisme et échappées oniriques, Michael Dudok de Wit nous parle de nous, de notre rapport au monde. Tranquillement. Autrement. Hors du temps.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2016
Dans ce film sans dialogue, la musique a une place prépondérante. Elle transporte, ballote les sentiments du spectateur, tel ce radeau sur lequel le personnage principal, naufragé malheureux, aimerait voguer pour pouvoir quitter l'île sur laquelle il s'est échoué. De l'histoire en elle-même, il vaut mieux ne pas en dire plus afin de ne pas briser le charme de la découverte de ce long-métrage co-produit par le Studio Ghibli. Tout juste dira-t-on que le film est un conte poétique, onirique et émouvant (d'un point de vue de lacrymale, si vous êtes un tant soit peu sensible, il faut vous attendre à devoir lutter pour refouler quelques larmes). Concernant l'animation ne vous attendez pas à du Studio Ghibli classique. Le chara-design des personnages n'a rien de japonais et évoque davantage Hergé. Mais pour le reste, ce film a tous les codes chers au Studio. La nature, sublimée par une très belle animation, est au coeur de cette fable. Point de Totoro à l'horizon, mais il y a tout de même de sympathiques mascottes, sous la forme de petits crabes qui vous arracheront plus d'un sourire. Le film a quelques longueurs, de brefs instants de flottement, souvent balayés comme une vague alors qu'une nouvelle séquence vient enchanter vos sens. L'animation de Michael Dudok de Wit a une jolie texture, un mélange d'animation 2D et d'animation numérique mariées avec finesse. Le résultat est que le spectateur, tantôt immergé dans l'océan d'une forêt de bambou ou plongé dans un camaïeu de bleus cristallins, a l'impression de se promener dans les illustrations d'un livre de contes. Si vous êtes un tant soit peu amateur d'animation, il serait donc dommage de passer à côté de ce film...

Rendez-vous sur mon site pour voir une vidéo de la rencontre avec le réalisateur Michael Dudok de Wit et le compositeur Laurent Perez Del Mar, organisée lors de l'avant-première du lundi 27 juin, à l'UGC des Halles à Paris.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2016
La Tortue Rouge est très esthétique mais c'est tout ! Le non parlant ne marche pas avec les films d'animation car ils ne transmettent pas les émotions comme peuvent le faire des films comme Mort A Venise, il aurait fallu des mots, des dialogues... Puis l'histoire part réellement dans tous les sens, j'aurai voulu quelque chose de plus carré, cela manque d'explications ! J'attendais beaucoup, j'en reste très déçu !
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