Le discours de remerciements de la réalisatrice à Cannes lors de la remise de son prix pour la Caméra d'Or était à l'image de son film, rafraichissant, exalté mais assez vite oublié. J'en suis sorti conquis mais avec le recul je n'y pense plus du tout, contrairement au dernier Philippe Lioret (rien à voir, je le conçois), beaucoup plus sobre, beaucoup plus simple. On retiendra donc une mise en scène un peu chaotique, mais rythmée et surtout pleine d'une certaine rage et d'une belle énergie. L'interprétation a les mêmes qualités, les jeunes filles sont formidables, même si souvent à la limite d'en faire trop. Le duo, Oulaya Amamra, sœur de la réalisatrice qui se détache vraiment du lot, et Déborah Lukumuena, agaçant au début, finit par être très attachant. A côté de cela, j'y vois les mêmes défauts que dans le Bande de filles de Céline Sciamma. Quand le constat social, plus ou moins bien mené, dérive vers le romanesque et le thriller, on y croit de moins de moins. Houda Benyamina a voulu mettre beaucoup de choses dans son film, c'est certes louable, mais un peu maladroit. Sentiment mitigé donc, même si une belle émotion traverse tout cela. Au final, un film et des héroïnes tout de même séduisants (sans être captivants), une réalisatrice et une actrice à suivre.
Belle énergie et excellentes jeunes actrices mais hélas un nouveau film qui conjugue les banlieues avec drogue, prostitution et violence. A quand un film qui nous montrerait un autre visage des cités, avec une réussite, républicaine et méritocratique. Même si elles sont rares il doit bien y avoir des destins qui ne soient pas que trafic et rébellion ...
Film très bien joué par de jeunes actrices remarquable. Interessant à partir du moment ou il présente un quartier défavorisé, résultat désespérant de la politique capitaliste, et paradoxalement c'est dans ce genre de quartier que le mythe libéral de qui veut gagner de l'argent, peut devenir riche, mais aussi le culte de la richesse, est très présent. Malheureusement cela se fait souvent pas des moyens illégaux et cela fini dans la souffrance et les larmes.
Film poignant, sombre et majestueux. Actrices d'une justesse impressionante. Ambiances et histoire réalistes dans lesquelles le spectateur est emporté malgré lui. Rien à redire. Une vraie réussite!
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2016 et récompensé par la Caméra d'or, Divines est un long-métrage franco-qatari aussi surprenant que terrifiant. Il n'est pas étonnant que des récompenses de Césars sont tombés en février dernier ! Tout se passe dans une banlieue parisienne où une jeune et sa meilleure amie abandonne le lycée et propose leurs services à une dealeuse respectée dont elle gagne l'estime. La rencontre imprévue avec un danseur va ébranler la jeune mais il est difficile de sortir de l'emprise de Rebecca, la dealeuse... Plusieurs thèmes sont abordées dans cette folle histoire, un mélange des genres (chronique adolescente, polar, comédie noire) plutôt culotté et habile. La réalisatrice transmet énormément d'émotion à travers son film. C'est prenant à certains moments et même parfois drôle ! Les actrices y sont pour quelque chose... La jeune Oulaya Amamra dont lequel on l'avait découvert dans la comédie Tamarra, est ici dans Divines, incroyable dans la peau de cette fille pleine d'énergie, d'audace et d'innocence. Son César du meilleur espoir féminin est amplement méritée !! Sa complice Déborah Lukumuena est aussi épatante. Une alchimie fusionnelle entre ces deux personnages qui est porté à l'écran. Jisca Kalvanda possède le même caractère d'une des filles dans la production de Céline Sciamma à savoir Bande de filles. Une bande son merveilleuse et une mise en scène pleine d'ambition. Un rythme qui tient la distance face aux événements tragiques que le spectateur doit affronter spoiler: - une scène finale absolument choquante - qu'on en perd les mots à la fin de la projection. En clair, Divines est un film unique en son genre ! Un beau film dans lequel il faut le voir sans plus tarder. Sacré coup de poing ces divines !
Magnifique. Après avoir vu ce film, on ne peut plus oublier l’inégalité des chances au départ. Comme dans «Les Chroniques de l’Asphalte» de Samuel Benchetrit, des êtres authentiques, fraternels, aimants, font basculer leur vie pour se rapprocher du bonheur matériel vanté par la société. Le temps, les erreurs sont inévitables pour grandir. Dans ces milieux implacables, « Les Divines », auront-elles le temps d’éclore ? De s’apaiser, s’allonger dans l’amour ? Incroyable film.
De la force et du caractère pour l'héroine comme pour le film qui ne laissent pas indifférents. La mise en perspective de la brutalité de la cité et de la danse, l'histoire qui pourrait réunir les ambitions du beau danseur et de la jeune dealeuse manquent d'aboutissement de même que l'hésitation entre la chronique sociale et le conte de fée.
Divines parle des banlieues (mais pas que) à travers le destin de deux jeunes filles « borderline ». Deux jeunes femmes avec la râge, qui n’ont qu’un but faire du fric, qu’importe ce qu’elles doivent faire et les conséquences que cela peut avoir.
Un film de plus sur les banlieues ? non un film qui ne ressemble à aucun autre. Une ode à la liberté.
Divines dégage une vitalité incroyable. La réalisatrice nous livre un film brut, humain et d’une grande sincérité. Le film est à la fois grave, et drôle. La réalisatrice y met de la poésie en ponctuant les scènes violentes avec des scènes de danse magnifiques. Alors ui on peut reprocher les maladresses, les longueurs, et le fait que cela soit brouillon et une fin convenue. Maiis qu’importe ce n’est pas ce que l’on retient du film
Mais celle qui crêve l’écran, qui captive le regard c’est la magnifique Oulaya Amamra. Elle dégage un charisme, elle prend toute la place. Impossible de passer à côté. Déborah Lukumuena lui donne la réplique avec talent.
Divines est un film qui dégage de l’énergie, de la rage. du Brut et une actrice incroyable Oulaya Amamra
Bombe ! Le film le plus volcanique de l'année, l'électricité se fait ressentir dans les scènes comiques comme dans les passages tragiques ... Houda Benyamina débarque dans le cinéma français de la meilleur des manière ! Les actrices se taillent la part belle, elles resplendissent et marque les esprits. Divines, le titre était tout trouvé et des plus juste.