1822 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
179 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
49 critiques
3
68 critiques
2
30 critiques
1
12 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
7fabcool7
65 abonnés
595 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 14 novembre 2018
Limite chef-d'eouvre; ce film est très honorable car non seulement il rend hommage à ces hommes morts inutilement mais de surcroît il est particulièrement réussi : il est sobre, efficace, bouleversant. On vit vraiment cette histoire horrible, et moi qui suis claustrophobe............ Je me suis fais 'un peu' de mal. A voir au ciné.
Kursk suit le tragique destin de l’équipage du sous-marin russe éponyme, qui à la suite d’un accident de torpille nucléaire, échoue au fond de la mer de Barents dans l’Océan Arctique le 12 août 2000. 23 hommes réussirent à survivre aux explosions et se réfugièrent dans le dernier sas du submersible en attendant désespérément que les secours arrivent …
spoiler: Il y a 18 ans l'affaire du Koursk avait tenu en émoi le monde entier. Alors que 23 des 118 hommes d'équipages luttent pour survivre, les opérations de sauvetages russes échouent lamentablement et toute aide internationale est rejetée. 9 jours plus tard, la Russie accepte l'aide des Britanniques et des Norvégiens, mais il est finalement trop tard, il n'y a aucun survivants.
Réalisé par le danois Thomas Vinterberg (La Chasse 2012) et adapté de l’oeuvre de Robert Moore ; A Time to Die : The Untold Story of the Kursk Tragedy, le film dramatise cependant le récit en s’éloignant de certaines vérités. Le personnage incarné par Mathias Schoenaerts n’avait par exemple pas d’enfants. Le réalisateur a voulu dresser le portrait de chacun des marins du Koursk et des 71 enfants qu’ils ont laissés derrière eux en combinant plusieurs réalités.
Le casting est européen, Mathias Schoenaerts retrouve son réalisateur après Loin De La Foule Déchainée (2015), Colin Firth incarne un commodore de la Royal Navy, Max Von Sydow un colonel russe et Léa Seydoux la femme du héros. Cette dernière est peut-être la seule à sur-jouer dans certaines scènes dramatiques. Le reste des acteurs sont impliqués et à la hauteur bien qu’il soit déstabilisant au premier abord de retrouver Schoenaerts et Sydow doublés par d’autres professionnels que par eux-mêmes. Mais il n’y quasiment rien à reprocher sur la justesse de chacun.
A l’origine Vladimir Poutine devait apparaître dans quelques scènes du film mais son rôle ne fut au final jamais casté. Luc Besson (producteur du film), souhaitait recentrer l’action sur le naufrage et éviter la question politique. Lors de l’accident, le président Poutine venait de prendre ses fonctions et se reposait calmement dans sa demeure au bord de la Mer Noire. Son absence de réactivité avait alors suscité d’importantes critiques à travers le monde. A l’époque, les causes de l’accident étaient encore inconnues et plusieurs hypothèses furent évoquées ; explosion d’une torpille, collision avec un sous-marin étranger, explosion d’une mine marine de la seconde guerre mondiale. Toutes ces théories seront balayées après le renflouage du Koursk le 8 octobre 2001. Cependant, des controverses existent toujours … Pour cela je vous renvoie vers le documentaire de Jean-Michel Carré : Koursk, un sous-marin en eaux troubles.
Tourné essentiellement en Belgique, le tournage s’est également déroulé dans les bases militaires de Brest et de Cherbourg. Le sous-marin français Le Redoutable a également servi de décors pour quelques scènes intérieures.
Thomas Vinterberg s’aventure ici dans un film de commande mais va légèrement au-delà en s’appropriant l’histoire. Il insuffle aux spectateurs des scènes de tensions assez insoutenables notamment lorsque la caméra suit deux marins nageant dans les sas immergés pendant quelques minutes. Son film est aussi très informatif bien que quelques libertés aient été prises comme soulignées plus haut. Le début du récit est conventionnel et recherche l’empathie du spectateur mais d’une façon relativement humble et solennelle. Si le rythme assez lent de la première heure peine à nous emporter, tout s’accélère par la suite ; l’implication des délégations étrangères pour sauver le reste de l’équipage, les solutions envisagées, la détresse des familles par rapport à la non réactivité des officiels russes et enfin la survie et la démence des marins à bord du Koursk. Le film met aussi bien en évidence les raisons pour lesquelles la tragédie aurait pu être évitée et surtout la gestion accablante de cette catastrophe. Les Russes ont touché le fond dans tous les sens du terme …
Si Kursk présente quelques défauts de rythme et repose sur des formules académiques, il en ressort une histoire relativement poignante, sincère et sobre. Une catastrophe humaine à visée pédagogique espérons-le.
La tragédie du Kursk avait ému le monde entier il y a près de vingt ans. La mort de ces vingt-trois marins abandonnés par la Russie, leur mère patrie, au fond des mers avait suscité l’émoi. Et il n’est pas étonnant que cette histoire vraie au potentiel cinématographique certain se voit adaptée pour le grand écran. Mais sa genèse semblait d’emblée improbable voire risquée. En effet, « Kursk » est financé et produit par Europa la société de Luc Besson, réalisé par le danois Thomas Vinterbeg avec à son casting des acteurs européens de tous horizons (la française Léa Seydoux, le belge Matthias Schoenaerts, l’allemand Auguste Diehl, l’anglais Colin Firth, …) et tourné en langue anglaise pour toutes les scènes, de manière à pouvoir être exporté au maximum à l’international. Et c’est là que le bât blesse : voir les acteurs débiter leur texte en anglais quel que soit la langue d’origine annihile déjà une partie de la crédibilité du film qui perd en pertinence. Et il est rare qu’une multitude d’intervenants de tous horizons lors de la conception d’un long-métrage soit bon signe. Cela accouche effectivement ici d’un film tiède et aseptisé qui ne rend pas vraiment hommage à cette tragédie.
Vinterberg a connu une carrière en dents de scie, tutoyant les sommets grâce à ses débuts acclamés avec « Festen » mais aussi avec le magistral « La Chasse » mais est aussi passé par des périodes moins prolifiques avec des films plus confidentiels ou ratés qui n’ont pas laissé grand souvenir tels que « Loin de la foule déchaînée » ou « Dear Wendy ». Pour la première fois, il tourne un gros film de commande. Et il est clair que l’on ne retrouve guère la patte du cinéaste dans cette production certainement pensée pour plaire au plus grand nombre, bien qu’elle prenne comme caution le fait d’être adaptée d’un roman retraçant le drame. Les scènes dans le sous-marin succèdent mollement à celles sur la terre ferme où les femmes attendent leurs maris piégés sous l’eau et à celles où le commandement maritime de l’OTAN tente de leur venir en aide mais se retrouve bloqué par la frilosité de la diplomatie russe. Un déroulement pour le moins très attendu en somme. Le film ne provoque pas forcément l’ennui mais ne passionne jamais, le versant politique étant très timoré, l’émotion plutôt discrète (mais on évite tout de même avec bonheur les violons excessifs) et la tension pas vraiment au rendez-vous.
On a tout de même droit à quelques fulgurances qui prouvent que « Kursk » aurait pu être un très grand film. Par exemple, la scène en apnée nous cloue à notre siège tandis que celle de l’enterrement à l’église se révèle à la fois sobre, forte et hautement symbolique. Et la réalisation de Vinterberg, si elle n’est pas exempte de défauts et pêche par classicisme, recèle parfois quelques idées bienvenues comme le format de l’image qui s’agrandit quand le sous-marin part en mer pour se resserrer une fois tous les marins morts. Les acteurs paraissent parfois peu dirigés (Colin Firth semble absent par exemple) mais font ce qu’ils peuvent sans vraiment croire au texte qu’ils récitent. A la sortie de la projection c’est donc la déception qui prime sans pour autant passer un désagréable moment mais il est certain que cette production ne restera ni dans les annales, ni dans nos mémoires et qu’un hommage plus marquant aurait été de rigueur.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Tiré d'un fait réel ce film est criant de vérité et fait grincer des dents quand on pense aux rouages militaires qui influent sur la vie et la mort de leurs subordonnés.
Merci à Léa Seydoux et aux actrices du film pour l’émotion qu’elles apportent. La catastrophe du sous marin est filmée avec réalisme et professionnalisme mais l’issue dramatique était connu par avance. Colin Firth est toujours aussi convaincant. Seule surprise. Le changement de format du film que je n’ai pas bien compris. A voir mes amis, à voir!
Un film de très grande qualité, qui m'inspire un qualificatif : oppressant ! Ici, pas de faux-semblants ni de scènes d'action inutiles. Quand la lumière s'éteint et pour peu que l'on se souvienne de ce drame , l'angoisse monte jusqu'au désastre final. Pas de caricature dans les personnages, qu'il s'agisse des victimes ou des (ir) responsables politiques qui ne valent pas mieux que leurs prédécesseurs. Bref, on sort de la salle assez secoué !
Histoire vraie tres interressante sur le plan humain et politique. Plutot bien realise bien que tres classique sur la mise en scene. Et meme si les acteurs sont pas mal , dommage que les acteurs ne soient pas russes et en vo car le doublage laisse un peu a desirer.
Film basé sur un fait historique qui n’est pas à la gloire de l’URSS. Haletant de bout en bout, on sombre avec l’équipage dans cet imbroglio politique choquant . Seul reproche le président Poutine n’est pas évoqué.
Une histoire vraie effroyable, amis claustrophobes vous aurez comme moi des frissons lors de certaines séquences à demi-noyées... Les acteurs sont bons, le fait divers est assez tragique pour être porté à l'écran avec puissance et émotion...mais justement, le film Kursk rate un peu le coche, du côté de la puissance et de l'émotion. Académique, sage, on ne nie pas qu'il soit bien interprété et le sujet maitrisé, mais sans trouver le temps long on se fait souvent la remarque que le film manque de peps, ou aurait pu pousser le bouchon encore plus loin pour nous surprendre. De même que Colin Firth est crédité en tête d'affiche, alors qu'il n'est que dix minutes à l'écran, dans un rôle (et par conséquent, jeu) des plus sobres. Le final m'a beaucoup surprise car l'on voit tant de ces histoires épouvantables qui finissent avec des larmes de joie, que quand on croise une fin injuste et profondément triste, on est bien étonnés (chapeau pour la chute finale). Vous aussi, la musique vous a rappelé "La Forme de l'eau" ? Vous n'êtes pas dingues (restée exprès au générique pour en avoir le cœur net) : elle est signée Alexandre Desplat, toujours un enchantement pour les oreilles. La mise en scène est soignée, et les étapes catastrophiques de ce sauvetage raté nous font réagir et nous choquent. Il manque à Kursk ce panache, émotion et peps, qui l'auraient renforcé, mais l'intrigue est bouleversante et le final fait que notre moral coule à pic.
Sérieusement, j’en peux plus d’EuropaCorp et de ses choix foireux (c’est comme Tom & Jerry, Boule et Bill, Tintin et Milou : ça semble indissociable depuis plusieurs années maintenant) ... L’histoire du Koursk est un drame (118 marins décédés, des familles décimées) mais surtout une histoire nauséabonde : il y a la version officielle - et manichéenne reprise ici qui est celle d’une défaillance matérielle sur une torpille entraînant une explosion à bord - qui comporte un certain nombre de zones d’ombre inexplicables. Ces zones d’ombre trouvent un éclairage très différent dans une théorie - non officielle bien sûr - développée par Jean Michel Carré ("Koursk, un sous marin en eaux troubles") mais très intéressante puisque le Koursk (en manœuvre pour présenter une torpille révolutionnaire aux Chinois) aurait été torpillé par un sous marin Américain, agression qui aurait pu amener à la 3ème guerre mondiale si le gouvernement Russe de l'époque n’avait pas négocié cet incident et la vie des rescapés contre l’annulation de la dette nationale (près de 10 milliards de dollars) ... En clair, les scénaristes n’ont jamais pris la peine de s’intéresser au sujet et la moindre des choses eût été dans ce cas de s’abstenir (d’autant qu’EuropaCorp a même été plus ou moins incité à servir la soupe officielle avec la menace de se faire pirater ...). Concernant le film en lui même, les acteurs font ce qu’ils peuvent mais tout sonne terriblement faux et creux. Bref, un naufrage ...
Excellent et pathétique….Beaux effets spéciaux pour la reconstitution de la flotte Russe et des scènes maritimes….On connait la fin, mais le film vaut vraiment le déplacement.
Bien fait sans surprise presque trop convenu. Mais un beau suspense pourtant même si on connaît l'histoire donc l'issue. Le camp du bien et du mal est quand même un peu réducteur même si les faits sont là. Un moment agréable quand même
Kursk est un film catastrophe basé sur des faits réels, tout comme le film Deepwater sortie en 2016, mais qui n'atteint pas l'efficacité de ce dernier. Le contexte russe n’y est pas très bien rendu, la faute notamment à des acteurs qui ne s’expriment pas dans la langue de Pouchkine. Les décors extérieurs sont souvent bien laids, notamment parce que les paysages de la côte arctique russe sont reproduits par de piteux effets spéciaux. Les faits sont tous bien ceux qui ont eu lieu lors d’accident en l'an 2000, et le montage les réordonne malignement pour laisser du suspense jusqu'au bout. Mais le film se contente d’être juste une factuelle leçon d'histoire pour ceux qui découvrent ou redécouvrent les événements, mais n’apporte rien de bien nouveau dans le fond. L'incurie des autorités russes y est plutôt bien présentée et le rôle des proches des sous-mariniers est aussi mis en avant, mais c’est bien le minimum que se devait de présenter le long-métrage. Matthias Schoenaerts fait le job, mais ne réussit pas vraiment à transcender son personnage, et ne parvient jamais vraiment à nous faire croire qu’il est un militaire russe haut gradé. Léa Seydoux aurait méritée un rôle plus consistant, parce qu'elle est, comme toujours, convaincante, et parce que ces femmes de marin ont eu une importance cruciale dans la dénonciation des errements russes. Elle est malheureusement affublée d’un jeune acteur, qui interprète son fils, et qui n’a rien du tout à proposer. On a aussi plaisir à retrouver Colin Firth, impeccable, mais dans un rôle secondaire. Enfin, Alexandre Desplat signe quelques très beaux thèmes de la bande originale. Mais tout cela reste bien insuffisant pour un sujet si passionnant.
Ce film met en scène le malheureux destin du Kursk et de ses passagers suite à une explosion en mer en 2000 ; Cette histoire vraie relate la survie des quelques survivants a bord du sous marin , ainsi que le désarroi des familles face à l'incapacité des secours de la marine russe et le refus d'aide étrangère ... Dans l'ensemble le film est vraiment pas mal , s’appuie sur un bon casting et une belle bande son et arrive à gagner un peu en suspense et tension tout au long du film même si l'on connaît déjà le fin mot de l'histoire 14.5/20
Le film a été fait avec de petits moyens, bien loin de "A la poursuite d'octobre rouge". Enfin le naufrage du Koursk n'a pas été mis dans le contexte de reprise en mains de l'Armée et de la Marine Russe par Poutine ! Tout est mis sur le dos de l"Amiral soviétique, que l'on fait apparaître comme un incompétent ! Enfin il aurait fallu mettre une chronologie des évènements : samedi à telle heure, dimanche à telle heure...Bref vous pouvez passer votre chemin !