Kursk
Note moyenne
3,6
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177 critiques spectateurs

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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 novembre 2018
La tragédie du Kursk avait ému le monde entier il y a près de vingt ans. La mort de ces vingt-trois marins abandonnés par la Russie, leur mère patrie, au fond des mers avait suscité l’émoi. Et il n’est pas étonnant que cette histoire vraie au potentiel cinématographique certain se voit adaptée pour le grand écran. Mais sa genèse semblait d’emblée improbable voire risquée. En effet, « Kursk » est financé et produit par Europa la société de Luc Besson, réalisé par le danois Thomas Vinterbeg avec à son casting des acteurs européens de tous horizons (la française Léa Seydoux, le belge Matthias Schoenaerts, l’allemand Auguste Diehl, l’anglais Colin Firth, …) et tourné en langue anglaise pour toutes les scènes, de manière à pouvoir être exporté au maximum à l’international. Et c’est là que le bât blesse : voir les acteurs débiter leur texte en anglais quel que soit la langue d’origine annihile déjà une partie de la crédibilité du film qui perd en pertinence. Et il est rare qu’une multitude d’intervenants de tous horizons lors de la conception d’un long-métrage soit bon signe. Cela accouche effectivement ici d’un film tiède et aseptisé qui ne rend pas vraiment hommage à cette tragédie.

Vinterberg a connu une carrière en dents de scie, tutoyant les sommets grâce à ses débuts acclamés avec « Festen » mais aussi avec le magistral « La Chasse » mais est aussi passé par des périodes moins prolifiques avec des films plus confidentiels ou ratés qui n’ont pas laissé grand souvenir tels que « Loin de la foule déchaînée » ou « Dear Wendy ». Pour la première fois, il tourne un gros film de commande. Et il est clair que l’on ne retrouve guère la patte du cinéaste dans cette production certainement pensée pour plaire au plus grand nombre, bien qu’elle prenne comme caution le fait d’être adaptée d’un roman retraçant le drame. Les scènes dans le sous-marin succèdent mollement à celles sur la terre ferme où les femmes attendent leurs maris piégés sous l’eau et à celles où le commandement maritime de l’OTAN tente de leur venir en aide mais se retrouve bloqué par la frilosité de la diplomatie russe. Un déroulement pour le moins très attendu en somme. Le film ne provoque pas forcément l’ennui mais ne passionne jamais, le versant politique étant très timoré, l’émotion plutôt discrète (mais on évite tout de même avec bonheur les violons excessifs) et la tension pas vraiment au rendez-vous.

On a tout de même droit à quelques fulgurances qui prouvent que « Kursk » aurait pu être un très grand film. Par exemple, la scène en apnée nous cloue à notre siège tandis que celle de l’enterrement à l’église se révèle à la fois sobre, forte et hautement symbolique. Et la réalisation de Vinterberg, si elle n’est pas exempte de défauts et pêche par classicisme, recèle parfois quelques idées bienvenues comme le format de l’image qui s’agrandit quand le sous-marin part en mer pour se resserrer une fois tous les marins morts. Les acteurs paraissent parfois peu dirigés (Colin Firth semble absent par exemple) mais font ce qu’ils peuvent sans vraiment croire au texte qu’ils récitent. A la sortie de la projection c’est donc la déception qui prime sans pour autant passer un désagréable moment mais il est certain que cette production ne restera ni dans les annales, ni dans nos mémoires et qu’un hommage plus marquant aurait été de rigueur.

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m_queen
m_queen

251 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2018
Tiré d'un fait réel ce film est criant de vérité et fait grincer des dents quand on pense aux rouages militaires qui influent sur la vie et la mort de leurs subordonnés.
Arnaud75016
Arnaud75016

8 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2018
Merci à Léa Seydoux et aux actrices du film pour l’émotion qu’elles apportent. La catastrophe du sous marin est filmée avec réalisme et professionnalisme mais l’issue dramatique était connu par avance. Colin Firth est toujours aussi convaincant.
Seule surprise. Le changement de format du film que je n’ai pas bien compris.
A voir mes amis, à voir!
Alain B.
Alain B.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2018
Un film de très grande qualité, qui m'inspire un qualificatif : oppressant ! Ici, pas de faux-semblants ni de scènes d'action inutiles. Quand la lumière s'éteint et pour peu que l'on se souvienne de ce drame , l'angoisse monte jusqu'au désastre final.
Pas de caricature dans les personnages, qu'il s'agisse des victimes ou des (ir) responsables politiques qui ne valent pas mieux que leurs prédécesseurs. Bref, on sort de la salle assez secoué !
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2018
Histoire vraie tres interressante sur le plan humain et politique. Plutot bien realise bien que tres classique sur la mise en scene. Et meme si les acteurs sont pas mal , dommage que les acteurs ne soient pas russes et en vo car le doublage laisse un peu a desirer.
Yoann Cool
Yoann Cool

4 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2018
Film basé sur un fait historique qui n’est pas à la gloire de l’URSS. Haletant de bout en bout, on sombre avec l’équipage dans cet imbroglio politique choquant .
Seul reproche le président Poutine n’est pas évoqué.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2018
Une histoire vraie effroyable, amis claustrophobes vous aurez comme moi des frissons lors de certaines séquences à demi-noyées... Les acteurs sont bons, le fait divers est assez tragique pour être porté à l'écran avec puissance et émotion...mais justement, le film Kursk rate un peu le coche, du côté de la puissance et de l'émotion. Académique, sage, on ne nie pas qu'il soit bien interprété et le sujet maitrisé, mais sans trouver le temps long on se fait souvent la remarque que le film manque de peps, ou aurait pu pousser le bouchon encore plus loin pour nous surprendre. De même que Colin Firth est crédité en tête d'affiche, alors qu'il n'est que dix minutes à l'écran, dans un rôle (et par conséquent, jeu) des plus sobres. Le final m'a beaucoup surprise car l'on voit tant de ces histoires épouvantables qui finissent avec des larmes de joie, que quand on croise une fin injuste et profondément triste, on est bien étonnés (chapeau pour la chute finale). Vous aussi, la musique vous a rappelé "La Forme de l'eau" ? Vous n'êtes pas dingues (restée exprès au générique pour en avoir le cœur net) : elle est signée Alexandre Desplat, toujours un enchantement pour les oreilles. La mise en scène est soignée, et les étapes catastrophiques de ce sauvetage raté nous font réagir et nous choquent. Il manque à Kursk ce panache, émotion et peps, qui l'auraient renforcé, mais l'intrigue est bouleversante et le final fait que notre moral coule à pic.
littleplayer77
littleplayer77

89 abonnés 948 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 novembre 2018
Sérieusement, j’en peux plus d’EuropaCorp et de ses choix foireux (c’est comme Tom & Jerry, Boule et Bill, Tintin et Milou : ça semble indissociable depuis plusieurs années maintenant) ... L’histoire du Koursk est un drame (118 marins décédés, des familles décimées) mais surtout une histoire nauséabonde : il y a la version officielle - et manichéenne reprise ici qui est celle d’une défaillance matérielle sur une torpille entraînant une explosion à bord - qui comporte un certain nombre de zones d’ombre inexplicables. Ces zones d’ombre trouvent un éclairage très différent dans une théorie - non officielle bien sûr - développée par Jean Michel Carré ("Koursk, un sous marin en eaux troubles") mais très intéressante puisque le Koursk (en manœuvre pour présenter une torpille révolutionnaire aux Chinois) aurait été torpillé par un sous marin Américain, agression qui aurait pu amener à la 3ème guerre mondiale si le gouvernement Russe de l'époque n’avait pas négocié cet incident et la vie des rescapés contre l’annulation de la dette nationale (près de 10 milliards de dollars) ... En clair, les scénaristes n’ont jamais pris la peine de s’intéresser au sujet et la moindre des choses eût été dans ce cas de s’abstenir (d’autant qu’EuropaCorp a même été plus ou moins incité à servir la soupe officielle avec la menace de se faire pirater ...). Concernant le film en lui même, les acteurs font ce qu’ils peuvent mais tout sonne terriblement faux et creux. Bref, un naufrage ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2018
Excellent et pathétique….Beaux effets spéciaux pour la reconstitution de la flotte Russe et des scènes maritimes….On connait la fin, mais le film vaut vraiment le déplacement.
kenn c.
kenn c.

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2018
Bien fait sans surprise presque trop convenu. Mais un beau suspense pourtant même si on connaît l'histoire donc l'issue. Le camp du bien et du mal est quand même un peu réducteur même si les faits sont là. Un moment agréable quand même
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 novembre 2018
Kursk est un film catastrophe basé sur des faits réels, tout comme le film Deepwater sortie en 2016, mais qui n'atteint pas l'efficacité de ce dernier. Le contexte russe n’y est pas très bien rendu, la faute notamment à des acteurs qui ne s’expriment pas dans la langue de Pouchkine. Les décors extérieurs sont souvent bien laids, notamment parce que les paysages de la côte arctique russe sont reproduits par de piteux effets spéciaux. Les faits sont tous bien ceux qui ont eu lieu lors d’accident en l'an 2000, et le montage les réordonne malignement pour laisser du suspense jusqu'au bout. Mais le film se contente d’être juste une factuelle leçon d'histoire pour ceux qui découvrent ou redécouvrent les événements, mais n’apporte rien de bien nouveau dans le fond. L'incurie des autorités russes y est plutôt bien présentée et le rôle des proches des sous-mariniers est aussi mis en avant, mais c’est bien le minimum que se devait de présenter le long-métrage. Matthias Schoenaerts fait le job, mais ne réussit pas vraiment à transcender son personnage, et ne parvient jamais vraiment à nous faire croire qu’il est un militaire russe haut gradé. Léa Seydoux aurait méritée un rôle plus consistant, parce qu'elle est, comme toujours, convaincante, et parce que ces femmes de marin ont eu une importance cruciale dans la dénonciation des errements russes. Elle est malheureusement affublée d’un jeune acteur, qui interprète son fils, et qui n’a rien du tout à proposer. On a aussi plaisir à retrouver Colin Firth, impeccable, mais dans un rôle secondaire. Enfin, Alexandre Desplat signe quelques très beaux thèmes de la bande originale. Mais tout cela reste bien insuffisant pour un sujet si passionnant.
Greg A.
Greg A.

53 abonnés 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2018
Ce film met en scène le malheureux destin du Kursk et de ses passagers suite à une explosion en mer en 2000 ; Cette histoire vraie relate la survie des quelques survivants a bord du sous marin , ainsi que le désarroi des familles face à
l'incapacité des secours de la marine russe et le refus d'aide étrangère ... Dans l'ensemble le film est vraiment pas mal , s’appuie sur un bon casting et une belle bande son et arrive à gagner un peu en suspense et tension tout au long du film même si l'on connaît déjà le fin mot de l'histoire 14.5/20
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 345 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2018
Le film a été fait avec de petits moyens, bien loin de "A la poursuite d'octobre rouge". Enfin le naufrage du Koursk n'a pas été mis dans le contexte de reprise en mains de l'Armée et de la Marine Russe par Poutine ! Tout est mis sur le dos de l"Amiral soviétique, que l'on fait apparaître comme un incompétent ! Enfin il aurait fallu mettre une chronologie des évènements : samedi à telle heure, dimanche à telle heure...Bref vous pouvez passer votre chemin !
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2018
Vous vous souvenez de ce qu’il s’est passé en pleine mer de Barents en août 2000 ? Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire : en date du 10 août, le sous-marin K-141 Koursk appareille pour effectuer un exercice de grande ampleur sur plusieurs jours au sein de la Marine russe. Malheureusement, c’est l’accident bête et dévastateur deux jours plus tard. Si dévastateur que les ondes de l’explosion ont été enregistrées par différents appareils de mesure sismique, jusqu’en Alaska ! C’est vous dire ! Mais ce qui donne à cet événement un aspect si particulier, c’est la prise en compte calamiteuse de l’accident, et la gestion désastreuse des opérations de secours, choquant au passage l’opinion publique et celle des autorités, et ce à l’échelle mondiale. Et après une production compliquée en raison du coût du projet, voilà qu’on nous propose de vivre de l’intérieur ce drame tragique. Pour cela, il a été mené alternativement deux points de vue : celui donné depuis les bas-fonds, et l’autre depuis la surface de la terre, que ce soit le plancher des vaches (pour le coup très rassurant) ou les eaux. C’est très bien vu, d’autant que c’est parfaitement orchestré par un montage véritablement cousu main. La réalisation n’est pas en reste, Thomas Vintenberg maîtrisant parfaitement son sujet. En effet, il a su retranscrire l’étroitesse des coursives par une caméra à l’épaule, alternant avec un maniement plus posé, sans utiliser de grands effets de styles qui, avouons-le, auraient été inutiles… si ce n’est cette petite séquence où il feint de se laisser enfermer dans un compartiment en passe d’être inondé, ce qui n’est pas très novateur en soi. Mieux, le mal des profondeurs n’a pas été oublié (à cause de la profondeur ? ou de la claustrophobie ? à moins que ce ne soit un mélange des deux ?). Pour couronner le tout, non seulement il a su prendre le temps de nous présenter les principaux personnages du Koursk, nous les rendant définitivement sympathiques, mais en plus il a su imprimer le rythme qu’il fallait pour intégrer une touche de dramaturgie sans que ce soit trop lent. J’ai pu lire ici et là que c’est trop lent et qu’il y a pas mal de longueurs. Ok, admettons. Mais alors comment retranscrire alors l’interminable attente des survivants sur lesquels le mal des et des trop longues tergiversations du Kremlin et de son armée ? Ceci étant dit, j’ai tout de même noté une petite longueur, notamment quand Mikhail a une dernière pensée pour son fils. En dehors de ça, c’est prenant, même quand on sait comment tout cela se termine. Car je ne sais pas vous, mais j’ai espéré quelque part que ça se termine bien. Dans ce cas, cela aurait été un grave préjudice par rapport à l’Histoire et à la mémoire de ceux qui ont péri. En prime, cela aurait été à juste titre très critiquable. Au prix d’une documentation poussée, nous revivons donc de l’intérieur ce tragique accident, et impossible de ne pas être choqué, scandalisé, horrifié par d’une part les discours des officiers et d’autre part les décisions du Kremlin et de l’état-major de la Marine russe. Et même si le tout se conclut sur une belle pirouette des plus savoureuses, impossible de ne pas être touché par ce film, en partie grâce au formidable jeu des acteurs : Matthias Schoenaerts en tête, lequel confirme tout le bien qu’on pense de lui avec un charisme qui lui permet d’avoir une forte présence à l’écran et du même coup d’imposer le plus grand respect à son égard, de la même façon que les hommes qui l’entourent ; Colin Firth, bien évidemment, dont le talent suffit à lui seul à exprimer l’ampleur du désastre sans la moindre réplique (limite si on n’a pas la même tête en sortant de la salle) ; et puis quelques rôles secondaires notables comme Magnus Millang avec sa tête de bon nounours, ou encore Max von Sydow, détestable à souhait, comme tous ses camarades haut-gradés. « Kursk » est donc un film solide, traité avec tout le sérieux qu’il méritait, balancé par une musique encore une fois très bonne d’Alexandre Desplat (notamment quand elle vient renforcer les moments de tension et le suspense), bien que j’attendais les chœurs de l’Armée Rouge comme cela avait été fait pour "A la poursuite d’Octobre Rouge". Mais concernant ces chœurs, c’est un… comment appeler ça ? un « souhait » (qui finalement n’en est pas un et c’est pour ça que je mets ce terme entre guillemets) très personnel qu’il faut prendre avec des pincettes car la musique jouée par un orchestre philharmonique et les voix juvéniles ont parfaitement leur place ici. Dans tous les cas, il est très probable que vous ressortiez avec l'air grave devant ce qui est finalement un énorme gâchis. Gros bémol toutefois sur le fait que toutes les nationalités représentées parlent la même langue...
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2018
Ah je suis partagé… Je suis partagé parce que d’un côté j’avoue avoir apprécié un film sobre, propre et efficace de la part de ce bon vieux Thomas Vintenberg, (et qui plus est sur un sujet qui me fascine pas mal : les sous-marins), mais de l’autre j’ai un énorme souci sur la finalité de ce film qui se risque à prendre parti sur un événement très délicat à traiter et encore sujet à controverses. Et je sais qu’on pourrait se dire que je me crispe sur un détail mais pour moi ça n’en est pas un. C’est vrai qu’après tout, on ne regarde pas forcément un film pour sa véracité historique. Si l’histoire racontée est forte, si elle expose une face de l’humanité touchante et pertinente, pourquoi la rejeter sous peine de quelques aménagements fictionnels au service du propos ? …Eh bien justement, dans le cas de l’affaire du Koursk, il est difficile de percevoir les choix narratifs comme n’étant que de petits agencements. Soit on présente des évènements qui corroborent la thèse officielle de l’accident de torpille – thèse qui renvoie l’armée russe à ses propres errements – soit on accrédite la thèse du journaliste Jean-Michel Carré de la collision et du torpillage par un sous-marin américain, et dans ce cas là on se retrouve avec une histoire bien différente qui nous dit tout autre chose. Je l’avoue, dans l’état actuel de mes connaissances, je peine à trancher avec un taux de certitude suffisamment convenable en faveur de l’une des deux versions. Et si d’un côté je ne veux pas sombrer dans la théorie du complot, de l’autre je ne veux pas non plus balayer d’un revers de la main certains éléments troublants qui sont actuellement présents dans les deux versions. Si bien que, face à une telle situation de flou, j’avoue mon malaise à voir un film trancher aussi sereinement la question, comme si aucun doute n’était possible. Parce que pour le coup, dire ainsi et sans ménagement que toute cette histoire n’est au fond qu’une incroyable et dramatique illustration de pauvres marins sacrifiés sur l’autel de la désuétude et de l’entêtement de l’armée russe alors qu’il y a encore beaucoup de zones d’ombre sur la réalité de cette affaire, c’est pour moi prendre là un sacré parti pris qui relève presque de la propagande inconsciente. Alors après, est-ce que ç’en est à un tel degré qu’il est devenu pour moi impossible d’apprécier ce film ? Franchement : clairement pas… Même si ce détail de fond m’a régulièrement perturbé lors de mon visionnage… A dire vrai, ce film accumule des choix qui m’empêchent de profiter du soin et de la sobriété globale de cette œuvre. D’un côté j’apprécie qu’on sache porter cette histoire à hauteur d’humains, que ce soit les marins, les femmes et les enfants, et qu’on le fasse avec cette sobriété assez proche de la culture russe (Matthias Schoenaerts est encore une fois – après le récent « Red Sparrow » – l’homme de la situation), mais de l’autre j’ai régulièrement tiqué sur ce choix qui a été fait d’avoir recours systématiquement à la langue anglaise. Dans un film où on passe du camp russe au camp britannique assez régulièrement, je trouve que cela pose une homogénéité linguistique assez perturbante ; aussi perturbante que d’entendre des chants de l’armée russe entonnés dans la langue de Shakespeare. Sur ce plan, le « A la poursuite d’Octobre rouge » de John McTiernan avait su trouver un habile équilibre dont Thomas Vintenberg aurait pu s’inspirer ici. Même souci avec la construction globale de l’intrigue. Si d’un côté je trouve le sectionnement progressif de l’intrigue en trois tronçons (marins, familles, officiers) globalement efficace et pertinent ( spoiler: surtout quand on sait déjà à l’avance qu’aucun marin n’y réchappera
), d’un autre côté je ne peux m’empêcher d’être frustré par un film qui ne sait pas aller au-delà de ce qu’on était en droit d’attendre de lui. Il y a un petit côté film de commande impersonnel dans ce « Kursk », ce qui n’arrange rien au malaise que je ressens à son égard. Parce qu’après tout la question peut aussi se poser ainsi : pourquoi faire un film sur le Koursk ? Quelle était l’utilité ? Quelle était la finalité ? Si l’envie était de s’attarder sur le sort d’hommes valeureux qu’on sacrifie sur l’autel de la patrie, alors il existait d’autres sujets, bien moins délicats et bien plus intéressants à adapter. Ce « Kursk », pour moi c’est une sorte de pari scabreux pour un objectif finalement assez classique – une équation étrange somme toute – mais qui, et il faut lui reconnaître ce mérite, parvient malgré tout à fournir un résultat qui est loin d’être honteux. A défaut d’être mémorable, il n’est pas si désagréable que cela à regarder. Donc l’un dans l’autre, pourquoi pas… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
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