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Barbarella
3 abonnés
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0,5
Publiée le 19 janvier 2020
Vu à la télé et même la j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps. Un scénario indigent et sans queue ni tête du début à la fin. Des heros ennuyeux et agaçants aussi credibles en bretons que je suis belge. Seul Esteban vu récemment dans selfie à retenu mon attention. La bonne notation générale de ce navet est une énigme.
Comédie romantique sur l’identité, où le romantisme n’est guère au rendez-vous en dépit de l’investissement des deux comédiens principaux, Ôtez-moi d’un Doute élude ses enjeux profonds pour se contenter de sauter d’une famille à l’autre, dans l’espoir de les voir se réunir. La thématique du déminage garantissait pourtant une sensibilité à fleur de peau, un risque émotionnel qui n’est ici qu’effleurée. Car cette histoire peine à tenir debout : trop sage, elle refuse le sulfureux, désamorce toute tension sexuelle et, ce faisant, nuit à l’alchimie entre François Damiens et Cécile de France. Pour contrebalancer ce déficit, la réalisatrice n’hésite pas à surcharger l’ensemble de personnages lourdement attachants – et qui, donc, ne le sont pas – comme cet handicapé déguisé en Zorro qui braille son amour du haut d’une pelleteuse. Mouais. Relevons néanmoins trois qualités : le plaisir de retrouver Guy Marchand, le décloisonnement d’un huis clos familial et amoureux dans les paysages bretons, le refus de tomber dans le mélodrame. Car nous retiendrons du film sa vitalité, qu’une musique vient cependant exacerber au point de se montrer envahissante. Ôtez-moi d’un Doute n’est pas grand-chose, mais son absence de prétention fait de lui un honnête divertissement.
Il n'y a plus de doute possible : cette comédie romantique est un chef-d'œuvre. Carine Tardieu fait du Sautet tout en nuances, tout en finesse, tout en douceur. Cette comédie a un excellent tempo : les hasards les plus improbables arrivent de façon impromptue et nous permettent de retrouver des comédiens extraordinaires que son Guy Marchand et André Wilms. Cécile de France et François Damiens excellent à contredire le schéma classique. La comédie de l'année.
Quel beau film! Les acteurs sont tous épatants, François Damien en tête dans un rôle qui le sort de son registre habituel. L'histoire n'a rien d'extraordinaire mais est traitée avec une telle douceur, bienveillance et humanité qu'on ne peut que tomber sous le charme. Vous ressortirez de la salle le sourire aux lèvres, courrez-y!
Grâce à un casting impeccable, dont la découverte Estéban, et une écriture vraiment singulière, Ôtez-moi d’un doute est un film vraiment sympathique. Il n’y a rien de révolutionnaire et on peut même trouver de petits défauts mais, franchement, on passe un bon moment et certains passages sont même réellement émouvants. Une jolie surprise.
Quand Erwan, solide démineur breton, apprend que Bastien, qu’il considère comme son géniteur, n’est que son père adoptif, ça lui fait forcément un choc. Il se met aussitôt sur la piste de ses origines. La détonation intérieure n’en est que plus forte quand il rencontre Joseph, son père biologique. Et le trouble est à son comble lorsqu’il découvre qu’Anna, pour qui il en pince, est aussi la fille de Joseph et donc sa potentielle demi-sœur… A moins d’être le fils d’aucun de ses pères ! Vous suivez ? Sur un sujet grave, celui de la filiation et de la paternité, Carine Tardieu signe une comédie plus tendre qu’émouvante, populaire mais peu profonde. Entre quiproquos et chassés croisés, péripéties multiples et rebondissements, Otez-moi d’un doute bascule plus sûrement vers le vaudeville que le mélo. D’autant que les dialogues sont assez enlevés et l’humour plutôt frais. Dommage que le scénario un peu labyrinthique enlève sa légèreté au traitement d’une histoire ni très crédible ni très drôle. Même le casting n’est pas totalement réussi. D’accord, le duo de « papys » est impeccable, avec l’excellent André Wims (Joseph) qui appelle son chien Pinochet pour avoir le plaisir de lui dire « au pied !» et le toujours malicieux Guy Marchand (Bastien). Mais François Damiens et Cécile de France, réunis pour la première fois, sont bons séparément, car entre le personnage d’Anna, très appuyé dans son côté désinhibé, et le pudique Erwan, l’osmose n’est pas aussi évidente dans le duo belge.
Plutôt charmant au début de part son ton et son casting le film devient vite prévisible et dégoulinant de bons sentiments. Au final ça reste plutôt agréable essentiellement grâce au casting (en particulier Damiens et Wilms) mais terriblement banal et limite ennuyeux.
L’histoire est très simple : Erwan (François DAMIENS), démineur dans le Morbihan, découvre, à la suite d’un test génétique (dépistage de l’ataxie spinale dont son père est porteur récessif) sur lui, son père et sa fille enceinte, qu’il n’a aucun gène commun avec son père (Guy MARCHAND). Il décide de rechercher son père biologique et grâce à une détective, le retrouve à proximité, à Etel [André WILMS et qui jouait Monsieur Le Quesnoy dans « La vie est un long fleuve tranquille » (1988) d’Etienne Chatiliez]. spoiler: Ce dernier avoue, lors de l’inauguration de la maison des jeunes et de la culture de Lorient, avoir couché, ivre, avec la mère d’Erwan qui se mariait, enceinte, peu de temps après, avec son père officiel . Erwan, veuf, fait la connaissance de sa fille et donc de sa demi-sœur (Cécile de France), médecin célibataire, stoppant alors l’attirance qu’il avait pour elle. Les acteurs sont tous excellents avec une mention particulière pour Esteban, qui joue le rôle d’un cas social, à la voix d’Homer Simpson (sic) spoiler: et père de l’enfant que porte la fille d’Erwan (Alice de LENCQUESAING) . Malheureusement, malgré des scènes justes, le film manque d’enjeu dramatique (tout est dit dans la bande annonce et le synopsis) : la réalisatrice met bout à bout des scènes, orientées plus vers la comédie que le drame [certaines de peu d’intérêt (scène de déminage sous la pluie, consultation d’une vieille dame persuadée de l’exil en Argentine d’Hitler)], le tout accompagné de musique, souvent classique mais éloignée du sujet [Vivaldi, Mozart (« La flute enchantée » notamment] et de bons dialogues mais on est loin de Woody Allen, Ernst Lubitsch ou même Jean-Loup Dabadie pour rester en France. Le sujet, d’ailleurs, n’est pas vraiment la filiation mais la solitude : Erwan est veuf, la femme de son père biologique est partie au Vietnam dans une O.N.G., abandonnant sa fillette et sa demi-sœur est toujours célibataire. Bref, un bon téléfilm. .
C'est tendre, c'est drôle, c'est inventif. Une comédie émouvante avec un vrai scenario et 2 grands acteurs, François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !
Je ne comprends pas que ce film ait recueilli autant de critiques positives de la presse. A mes yeux, c'est digne d'un téléfilm sur France 3 banal. C'est lent, les personnages ne sont pas crédibles (en particulier celui de C. de France dans un registre vu et revu), les personnages secondaires ne sont pas exploités (le "débile" est très drôle mais ça devient ridicule quand on comprend, et un peu de cinisme aurait relevé le niveau ), et la fin est tellement bâteau (peut être parce que ça se passe en Bretagne) et tellement attendue que c'en devient pathétique. C'est facile de faire verser une larme au spectateur sur la parentalité, mais pas suffisant.