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Norbert Sautelles
19 abonnés
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3,0
Publiée le 19 mai 2022
Doug Liman reste un metteur en scène intéressant. Ses films possèdent toujours des caractéristiques qui les rendent mémorables (par exemples, La Mémoire Dans La Peau -2002- la meilleure performance de Matt Damon, Mr. & Mrs. Smith, -2005- grande comédie d'action, ou deux bons Tom Cruise: Edge Of Tomorow -2014-, puis Barry Seal -2017-). Ici il s'agit d'un exercice de style où Doug Liman s'amuse à gérer un suspense autour d'un mur qui sert de protection à un sniper (états-unien) qui est lui-même sous la visée d'un sniper ennemi (irakien). C'est toute l'ironie du sujet, un sniper états-unien se retrouve pris au piège à découvert (un bout de désert) uniquement protégé par un mur de pierre qui menace de s'effondrer. La construction dramatique articule des hauts et des bas: découvrir où le sniper ennemi se trouve, essayer de contacter sa base, gérer sa blessure, gérer la soif (il n'a pas d'eau ni de vivre). La progression dramatique amène les deux ennemis à communiquer, ce qui permet d'introduire de la torture psychologique. Bref le film va au fond de sa logique, avec un final finalement pas si étonnant que cela, qui explique aussi l’insuccès du film. Le soldat américain est malmené et l'armée américaine n'y est pas montrée victorieuse. Les décors sont simples: un mur, le désert, un tas de détritus et de tôles froissées, le vent et le sable. Puis ensuite la performance de l'acteur principal. Qui fait un gros travail et qui porte tout le film. La caméra de Doug Liman est à la fois sur les plans d'ensemble, les plans de vues suggestives du sniper irakien, et de très gros plans de notre soldat, seul, torturé et qui essaie de survivre.
Bon film, l'histoire tiens la route et arrive a tenir 1h30 malgré le fait que tout le film se passe aux alentours de ce fameux mur. bon jeu de l'acteur !
quelle déception! une absence totale de dialogues (des insultes à 50% du temps) une action quasi inexistante mais sans pour autant pour laisser la place à des moments de tensions ... et le pire reste à la doublure francaise ... une catastrophe. A voir en Vo pour déjà avoir un défaut en moins
Sur un sujet rappelant légèrement « Buried », « The Wall » confirme la bonne forme de Doug Liman, ici avec un budget nettement moindre mais ne perdant rien de son efficacité après le réussi « Edge of Tomorrow ». Alors on ne va pas se raconter d'histoires non plus : rien de réellement surprenant dans cet affrontement entre un sniper américain et son homologue irakien, la « relation » et les échanges entre les deux hommes pouvant être imaginés sans trop de mal avant même de les découvrir. Reste que cela est fait avec une distance, un regard critique sur cette guerre absurde qui permet à l'œuvre de toujours garder sa cohérence et une réelle tension de bout en bout, d'autant que les dialogues n'ont rien de grotesque, offrant au contraire un portrait particulièrement ambigu du « méchant » tireur d'élite, n'hésitant pas à faire un constat fort sévère (et hélas souvent juste!) de l'intervention américaine en Irak. Enfin, se rendre compte à quel point le hérosspoiler: a été manipulé de bout en bout et n'a en définitive jamais eu la moindre seconde l'avantage sur son ennemi a quelque chose de profondément cynique, loin des navrants discours patriotiques auxquels on a encore trop souvent droit. Bref, une bonne petite série B, sorte de « Phone Game » en territoire ennemi sans grande surprise mais bien mené : espérons que Doug Liman réitérera cette inspiration actuelle avec « Barry Seal : American Traffic ».
Un huis-clos en plein désert avec un personnage important que vus ne verrez peut-être pas, film intrigant où les américains se sentent supérieurs. PLV : film de survie
Le genre d'arnaque bidon pour faire du fric , il se passe rien et le budget du film frôle de néant , ne mérite surement pas une sortie ciné , vous voulez vous ennuyer ce film est pour vous
Difficile de se passionner pour cette histoire car elle n'est pas credible , le cote psychologique ne marche pas tres bien et forcement peu d'action car quasiment toute l'histoire se passe derriere un mur.
Cela aurait pu être un excellent court métrage mais les séquence rallonge prévisibles sont trop nombreuses.
spoiler: De plus il y a quelques incohérences avec la précision millimétrique du sniper.... L'histoire aurait très bien pu tenir debout sans cela mais bon faut toujours faire plus
Par Doug Liman le réalisateur de, entre autres, La mémoire dans la peau et Edge of tomorrow. Un film de guerre assez atypique, sorte de huis clos étouffant à ciel ouvert, pour une belle critique de la politique de Bush dans le golfe et l'invasion de l'Irak. Visuellement superbe, maitrisé dans tous les domaines, et magnifiquement interprété. Aaron Taylor-Johnson est seul à l'image pendant 90% du temps et porte donc tout le film sur ses épaules. Une belle surprise. 4/5
L'histoire se résume à peu de choses, mais la réalisation de Doug Liman possède une certaine tension et pas mal de suspense et nous avons aussi le droit à une prestation particulièrement convaincante d'Aaron Taylor Johnson dans ce film de guerre qui est un véritable huis clos à ciel ouvert.
Un film de guerre et un huis clos dans le désert irakien minimaliste, efficace et bien interprété. Le film semble cependant chercher des solutions pour exister sur la durée : stratégies pour survivre, dialogues anecdotiques... Dommage ! Finalement cela manque un peu de tension.
Après son excellent The Bourne Identity, Doug Liman ne nous avait plus guère impressionnés. Avec The Wall, on le retrouve à son plus haut niveau. Le film est exceptionnel pour quatre raisons. La première vient du fait qu’il est conçu comme un huis clos, mais en extérieur, avec qui plus est, un protagoniste invisible, mais nonobstant omniprésent. La deuxième prouesse vient des acteurs qui n’ont pas lésiné dans le « craspouille ». Parler, crier, pleurer ou rire, avec, à la fois, autant de conviction, et autant de sable et de poussière dans la bouche, relève de l’exploit pur et simple. La troisième chose excellente du film revient en fait au scénariste qui a trouvé le moyen de nous mélanger, en plus de tous les ingrédients cités plus haut, deux genres pourtant bien distincts : le film de guerre et le thriller. Si les critères du film de guerre sont plus qu’évidents, ceux du thriller sont beaucoup plus subtils, mais cependant bien présents. Car le cœur de l’intrigue repose bel et bien sur la naissance et la montée en puissance d’un serial killer. Ce qui nous amène à notre quatrième raison : les motivations du tueur, qui, au fil de l’histoire, se révèlent. Jusqu’à ce Mur, il ne nous avait pas été donné de croiser un psychopathe dont les motivations étaient politico-religieuses. Ce type de film pourrait aider les autorités à enfin comprendre que la lutte contre le terrorisme djihadiste doit aussi s'inspirer de la psychiatrie.
J'ai vu un film... de guerre particulièrement original et vraiment bien construit. La réalisation est vraiment réussie. Nous sommes dans un huis-clos de guerre particulier, car à l'air libre, mais un sentiment d'oppression incroyable. La balle qui vient n'a pas de son, ou si peu... tant la distance est lointaine. C'est un film tendu d'affrontements entre 2 snipers, l'un américain, l'autre irakien... On s'enfonce dans le suspense, on s'enfonce dans le sable, on s'enfonce dans l'angoisse... On joue au chat et à la souris, et la question est de savoir qui est qui... Et ce fameux mur est la protection ultime entre la balle et la cible... Le film est clairement une réussite.
Bof le concept n'est pas mal. Un huis clos à ciel ouvert. Mais malheureusement on s'ennuie assez vite. Il y a très peu d'action et les dialogues tournent un peu à vide. Une déception.