Les Garçons sauvages
Note moyenne
3,1
1110 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

100 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
18 critiques
3
19 critiques
2
17 critiques
1
15 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mai 2020
Il y a bien des références artistiques et des influences à des cinéastes mais il y a surtout une grande absence de véracité! L'habillage fantasmagorique N&B (souvent très mal réalisé) voudrait combler ce récit irréel et absurde : du bateau-vaisseau fantôme aux décors de cette île des plaisirs. Pompeux, pretentieux, se voulant créatif et imaginatif, ces garçons joués par des filles fini d'ôter toute crédibilité à ce délire érotique post-moderne. Coup d'essai d'art dramatique, zéro pointé!
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2020
Très dans l'air du temps, avec son aspect bout de ficelles rétro-années 80, ses filles qui jouent des garçons, son onirisme très visuel... "Les garçons sauvages" est un film résolument moderne. Jusqu'à l’écœurement. Car sur près de deux heures, le concept ne se transforme pas en cinéma. Un long clip plein d'intentions, ennuyeux et excessivement incompréhensible. Une vague intrigue et sinon rien que des scènes superbes plastiquement où les comédiennes récitent leurs dialogues sans queue ni tête. Avec au bout du compte l'étrange impression d'avoir vu un clip français oublié des années 80 mais sans musique et qui dure deux longues heures.
moket

660 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 janvier 2020
J'ai voulu y croire, j'aurais dû me méfier… Lorsque les critiques sont à ce point dithyrambiques, ce n'est jamais très bon signe mais j'étais loin d'imaginer une chose pareille… Le film ressemble à un film de fin d'étude : le réalisateur a voulu y mettre tout ce qu'il savait faire (du noir et blanc tape-à-l'œil, des couleurs criardes, une esthétique rétro-chic de mauvais goût, une musique "mystérieuse", des sons insupportables, une voix off murmurée exaspérante, une direction d'acteurs horrible, un propos douteux…). Le pire étant certainement toutes les allusions lourdingues au sexe. Sûrement ne suis-je pas suffisamment ouvert d'esprit pour comprendre pourquoi il était nécessaires que tous les garçons soient joués par des filles, qu'ils/elles sucent le jus de fruits phalliques, que l'un d'eux soit pris au piège dans une toile d'araignée brillante en film étirable tout en s'urinant dessus… Je ne vois pas où est la finesse ni même l'irrévérence. C'est juste pathétique et ce n'est pas ce film qui me réconciliera avec un certain cinéma français ou encore avec la critique professionnelle.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2020
Il est facile de critiquer le cinéma français, son incapacité presque totale à appréhender le concept de cinéma de genre ou son approche industrielle de la comédie plouc...mais il faut reconnaître qu’avec le système de financement unique au monde dont il bénéficie, on y découvre parfois des oeuvres, peut-être confidentielles mais qui n’auraient virtuellement aucune chance de voir le jour dans un autre pays. Avec des moyens drastiquement limités, Bertrand Mandico livre une oeuvre formellement puissante, proche des rêveries les plus hallucinées de Jodorowsky. ‘Les garçons sauvages’, c’est un film d’époque en noir et blanc, sur de petits voyous des beaux quartiers, coupables d’avoir commis un viol collectif et pour cette raison livrés à un mystérieux capitaine. C’est un film d’aventures décadentiste où plane un parfum de Corto Maltèse, avec l’arrivée et la survie sur une île aux mystères. C’est une oeuvre à la démarche allégorique, anti-naturaliste au possible, convaincue que la vision de l’artiste prime sur toute autre considération. C’est aussi une oeuvre réflexive, qui décrypte les concepts de désir, de genre et de pulsion sans cela vire à la fixette, et un authentique condensé de références littéraires et cinéphiliques, françaises et internationales, “sérieuses” autant qu’ancrées dans le fantastique et la science-fiction. C’est un film érotique, enfin, qui témoigne de l’obsession de Mandico pour les corps, pour leurs mouvements, pour leurs sécrétions... jusqu’à la nature vierge environnante qui regorge de symboles phalliques. On peut, sans trop trahir un scénario qui n’a de toute façon qu’une importance secondaire, révéler que le châtiment des adolescents pour leurs actes sera une transformation progressive en femme, que certains - mais pas tous - accueilleront comme une délivrance. L’astuce employée par Mandico est d’ailleurs de faire jouer le rôle de ces jeunes gens dès le départ par des actrices, afin de leur conférer un caractère androgyne naturel. D’ailleurs, il importe peu que ce scénario donne souvent l’impression de s’égarer en chemin, où qu’il recourt à quelques ficelles en apparence grossières comme la voix off : on est moins dans une logique de récit que dans celle d’une rêverie. Peu importe également que le propos de Mandico s’inscrive dans le contexte du moment sans vraiment s’y inscrire : si on peut y voir une charge contre la masculinité toxique, cet angle de vue reste très secondaire au vu des multiples autres dimensions des ‘Garçons sauvages’ : Mandico est un formaliste, pas un militant, il appréhende son travail comme une oeuvre d’art, un creuset dans lequel il tente de créer quelque chose de neuf à partir de multiples influences. Comme toute autre oeuvre d’art, celle-ci ne doit pas être objectivement justifiée mais subjectivement ressentie. Evidemment, ceux qui privilégient une notion plus classique du cinéma, qui devrait raconter ou exprimer quelque chose, ou en tout cas le faire de manière lisible, seront profondément désorientés, peut-être même irrités, et le blocage est à craindre. Mais même en ce qui les concerne, je ne vois pas comment ils pourraient prétendre ne pas être marqués d’une manière où d’une autre par cet Objet Filmique Non Identifié, définitivement à part de la production contemporaine.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 janvier 2020
De deux choses l’une : soit on connaissait le casting avant de voir le film et on s’amusait à repérer Vimala Pons, par exemple ; soit on l’ignorait comme moi. Dès l’entame du film avec ce Tanguy qu’on recherchait apparemment, je le soupçonnais d’être une fille. Le corps à moitié caché par un rocher, les contrastes dus à la lumière, effet nuit, et à ce noir et blanc me laissaient deviner un sein. Un seul, et pour cause ! Et tout au long de cette narration onirique, à la mise en scène théâtrale version expérimentale, je m’interrogeais sans cesse sur le genre de ces garçons sauvages. Cela m’intriguait avec insistance avec la scène du procureur. Bref j’ai passé le film à scruter le physique de ces garçons plutôt que de m’intéresser au scénario ! Au moins cela m’a permis de tenir car je dois avouer que ce fut une épreuve. Les dernières vingt minutes m’ont sorti de ma léthargie et m’ont rassuré ! C’est vrai, c’est plutôt marginal, imaginatif, hors piste, mais je n’ai pas adhéré. Ni les personnages ni le scénario ne m’ont procuré d’émotion. J’étais tellement obsédé par ces corps et un visage, celui de Vimala Pons ! Je n’arrivais pas à mettre un nom dessus, je trouvais comme des faux airs de quelqu’un(e). Qui ? A cela s’ajoute un son limite audible. Même mon Home Cinema a eu du mal à me transmettre quelques lignes de dialogues. C’était volontaire apparemment, de la post-synchronisation avec effets pour que les voix féminines ne soient pas reconnaissables. C’est réussi. A voir par curiosité, pour parfaire ses connaissances cinématographiques (?), se cultiver (!), découvrir un autre cinéma. Et pour chercher Vimala Pons !
Alan R
Alan R

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Quel plaisir de découvrir un réalisateur aussi inventif et avec un univers si singulier! Je trouve que ce film n'a pas son pareil! J'ai adoré l'ambiance onirique, la plasticité des décors, les thèmes abordés... Je vais de ce pas découvrir ses autres films!
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 octobre 2019
A ne pas mettre devant tous les yeux, les garçons sauvages est un film froid et décalé, en noir et blanc pour accentuer l'aspect dramatique de cette histoire un peu folle. Avec de faible moyens et d'effets spéciaux ringards, on nous présente ces mauvais garçons à l'orange mécanique déchus et obliger de partie en voilier avec un vieux marin redresseur de torts. La traversée les ramènera dans le droit chemin. Sexe, parfois sordide, le film se veut glauque parfois sans fondements, décalé et bien barré. Jusqu'à une fin ridicule mais surprenante.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2019
Inclassable, vu comme un rêve ou un cauchemar, j ai apprécié l originalité, je jeux des acteurs, l'ambiance glauque et orgiaque par moment, voilà du vrai cinéma qui sort des sentiers battus.
chrischambers86

16 165 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2019
Voici l'un des films français les plus enivrants qui soient! Voici aussi l'un des plus ambitieux de la dècennie! Sur la mètamorphose d'une bande de jeunes garçons de bonne famille qui èchouent sur une île ètrange, Bertrand Mandico inscrit des images fascinantes comme on n'en voit jamais « au cinèma » , des images fantasmagoriques dont le rèel et les dèlires sont aussi celle d'une vision poètique nouvelle de ce monde! D'une puissance graphique absolument gigantesque, le paysage s'accorde admirablement aux personnages! il est vrai que Mandico, en disposant ses « garçons sauvages » dans toute la profondeur du champ, en èpousant leurs dèmarches à la camèra, rèussit à remplacer le jeu d'un acteur par une ècriture du geste dont la vèritè, sans cesse accordèe au dècor, est vraiment extraordinaire! L'air qu'on respire est plein de questions qui restent souvent sans rèponse et on se demande ce qui est le plus important : rèpondre à ces questions ou les poser! Composition hallucinante et hallucinèe des cinq comèdiennes, avec une mention particulière pour Vimala Pons! il faut donc arriver à conquèrir ce long pour le cerner et au-delà de cela rèussir à le comprendre et à l'apprècier! Ce coup de maître de Mandico en vaut vraiment la chandelle avec une avalanche de rèfèrences : Golding, Vigo, Cocteau, Bunuel, Fassbinder...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2019
Ce conte pour adultes à la fois onirique, poétique et violent inspiré d’un roman de William S. Burroughs nous offre un festival d’images plus irréelles les unes que les autres, tantôt dans un noir et blanc superbe, tantôt dans une couleur aux tons chauds et suaves. Entre rêve et cauchemar, cette œuvre à part nous embarque dans le voyage maritime de cinq garçons de bonne famille devenus criminels, incarnés ici par cinq actrices au look androgyne. Créant un univers visuel unique, ce film fascinant se plaît à brouiller les pistes entre les sexes et les genres, s’employant à développer une atmosphère fortement teintée d’érotisme, jusque dans ses décors souvent très suggestifs. Parfois un peu maladroit dans ses dialogues et sa direction d’acteurs (ou plutôt : d’actrices), ce premier long-métrage de Bertrand Mandico, connu pour ses courts, prend néanmoins la forme d’un essai cinématographique hypnotique et ensorcelant.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2019
Véritable OVNI dans le paysage cinématographique français, "Les Garçons Sauvages" n'est pas pour autant un film que j'ai pris un grand plaisir à visionner. La faute notamment à une interprétation assez fade de la part de son casting - notamment en ce qui concerne des comédiennes qui ont la particularité d'incarner des personnage masculins - et à une histoire vraiment très spéciale. Reste la présence d'une très belle photographie et d'une mise en scène plutôt agréable.
MouaisBof
MouaisBof

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mars 2020
En plus d'être écœurant, ce qui peut être intéressant et avoir un intérêt, ce film est prétentieux, niais... Du coup, on ne ressent que le côté dégueulasse du film... Du sperme partout, un jeu d'acteur lourd, et pourtant ces acteurs n'ont pas l'air mauvais de base. Je trouve que ce film est juste immonde, sans réel fond. Et la forme à elle seule ne peut se suffire, c'est ça le problème avec les artistes d'aujourd'hui. Quand on a envie de donner des émotions puissantes et profondément humaine, il faut un vrai fond. Même chez Rimbaud, même chez Céline il y a un fond, sans le fond la forme n'intéresse personne, car c'est ce qui en donne la puissance. Donc faire des montages surréalistes partout, foutre du sperme et des dégueulasseries du genre à chaque plan, ça ne suffit pas, il faut quelque chose derrière.
ZZelig
ZZelig

17 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 janvier 2019
À part le réalisme social tendance Calimero qui a déferlé sur la France, on a droit depuis peu à un artificialisme tout aussi niais et creux. Il y a ainsi Yann Gonzalez avec ses nanars comme Les Rencontres d'après minuit (2013) et Un couteau dans le cœur (2018). On ne sait comment qualifier pareil naufrage entre esthétique chic et rétro, théâtre bavard et underground, sentimentalisme rose bonbon et bien sûr, idéologie transgenre, queer et tutti quanti. Des années auparavant, il y avait eu Jean-Jacques Beineix avec Diva (1981) ou La Lune dans le caniveau (1983) qui œuvrait dans l’esthétique publicitaire. Aucun d’eux n’a le talent d’un Federico Fellini ou même d’un Peter Greenaway. C’est même l’inverse.
Le film de Bernard Mandico a fait un flop : 43 405 entrées en France. Il tente de faire dans l'étrange organique avec des bouts de surréalisme pour faire passer le tout. Il réalise ainsi de multiples courts métrages Boro in the Box (2011), Living still life (2012). Le programme Hormona (2015) regroupe Notre-Dame des hormones, Y a-t-il une vierge encore vivante ? et Prehistoric Cabaret.

On a l’impression que Bertrand Mandico a convoqué toutes les références littéraires et cinématographiques (William Burroughs, William Golding, Jules Verne, Robert Louis Stevenson, David Lynch, Walerian Borowczyk, Guy Maddin) pour les vider de leur substance s’il y en avait déjà chez certains. On a donc une esthétique postmoderne au pire sens du mot où le cinéaste copie-colle toutes ces références pour en faire un produit « original », clinquant, onirique, esthétisant à mort, histoire de sortir du réalisme habituel. Mais son film organique est archi-signifiant.

Dans Les Garçons sauvages, ce côté baroque esthétisant recouvre une histoire d’une pauvreté navrante. De quoi s’agit-il ? Après avoir commis un crime crapuleux contre leur professeur (avec un e) de français, cinq jeunes hommes de famille fortunée sont obligés de s’embarquer sur un navire d’un capitaine autoritaire et répressif qui doit les remettre dans le droit chemin. spoiler: En fait, il les emmène sur une île étrange, corporelle, avec des plantes hormonales, des arbres phalliques débitant symboliquement du « sperme » comme nourriture (allusion homosexuelle évidemment). Une île forcément volcanique au sable noir où règne une flore particulièrement exubérante, aux attraits érotiques. On n’est donc nullement étonné des giclées de sperme et des jets d'urine qui ponctuent le film. Une île de « rêve » où nos cinq condamnés vont user et abuser de la luxure avant de subir une étrange chirurgie esthético-sexuelle. Tout en explorant les lieux, leurs corps commencent à se métamorphoser…
Et c’est là que le fond du sujet coule le navire Mandico.

spoiler: Car ces jeunes sauvages ont été amenés ici afin qu’ils deviennent des femmes. [spoiler]On l’apprendra par la doctoresse Severin (Elisa Lowensohn) qui fut avant un homme, associée au capitaine (qui mourra mais c’est un homme alors ce n’est pas bien grave…). Et c’est pour cela que l’île s’appelle L'île aux Robes, sorte de transposition de la journée de la jupe. Doit-on rire ?


spoiler: Les prétendus garçons en mutation dévoilent des charmes inattendus d’autant plus que, comme nous le révèle la liste des interprètes au générique, ils sont joués par… des actrices. On voit ainsi deux jeunes « hommes » perdre leur « service trois pièces » sur la plage (après avoir bu de l'eau et mangé des fruits de l'île). On a envie de rire devant tant de naïveté idéologique. Un seul d’entre eux résiste, pourvu d'un seul sein et conservant ses attributs virils... Quelle honte ! Il restera seul à la fin sur l’île comme punition de ne pas devenir femme.
La doctoresse Severin lui dira : « Sans doute un truc qui bloque en toi. Il me rappelle William. Il s'accrochait à son îlot de virilité comme un pou aux cheveux. Rien n'est bon ni mauvais en soi. Tout dépend de ce que l'on en pense. » Ah le relativisme culturel encore ![/spoiler]

spoiler: Dans le film, il n’y a nulle réflexion réelle sur le mal, mais un message idéologique souligné au stabilo. Le mâle est le mal incarné et il doit devenir femme, car la femme est douce et pacifique. Elle incarnera à merveille la nouvelle civilisation. Bref, on réalise que Les Garçons sauvages attribue et associe la violence uniquement au sexe masculin, faisant de l'arrivée du sexe féminin la solution aux problèmes de non-intégration sociale. On ne peut mieux faire sexiste selon le jargon et naturaliser sexe et comportement. Il faut adoucir les garçons car ils sont méchants et violents. La narratrice d’ailleurs le dit : « Il pensait qu'un monde féminisé empêcherait guerres et conflits. » Elle dira encore : « Tanguy était pris d'un grand sentiment d'injustice. Alors qu'il le désirait fortement, son corps refusait de devenir femme. » Ah comme les hommes ont une tendance féminine refoulée... Et carrément : « L'avenir est femme. L'avenir est sorcière. » Voilà au fond ce que le film a à dire et la critique en général n’a rien à y redire. Évidemment, si l’on avait opéré l’inverse, on aurait hurlé et on aurait eu droit à des manifestations dans la rue pour sexisme.


L’esthétique prétentieuse gothico-queer de ces Garçons sauvages, son maniérisme chichiteux et son fétichisme snobinard ne cachent qu’un scénario indigent avec des acteurs grossiers jouant d’une façon théâtrale (histoire de ne pas faire naturel ou réaliste) sur une musique lamentable. Comme nous sommes en France, il faut que les acteurs parlent sans arrêt ou presque, qu’ils expliquent tout. Sur ce point, le film n’a aucun mystère. Les dialogues sont d’un ridicule achevé. spoiler: Ainsi la doctoresse Severin déclare sentencieusement : « L'île est une huitre et j'en suis la perle » ou « L'espérance est une joie presque égale à la joie ».
Du mauvais cinéma de série z. Tout comme son compère Yann Gonzalez, l’un imitant l’autre. Yann Gonzalez est d’ailleurs remercié dans le générique et le cinéaste a fait jouer son camarade Mandico dans Un couteau dans le cœur (2018). Tous les deux conçoivent le texte manifeste Flamme (publié dans les Cahiers du Cinéma). Même famille.

spoiler: Les Garçons sauvages se termine sur un dernier conseil de la doctoresse docteur Séverin : « Ne soyez jamais vulgaire ! » C'est un peu le contraire de ce qui a été montré dans le film... On a au final Hélène et les garçons version transgenre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2019
C’est quasi un film mythologique.
On pense de suite à Circé la magicienne qui changea les hommes en cochon.
Pour le style il faut être prêt à tout. C’est psychédélique.
Je dirai que cela se rapproche de Hazdihalilovic.
Tout est fantasme et délire.
L’île aux femmes est quand même loin de l’île mystérieuse car ici c’est l’île aux plaisirs et les allusions sexuelles sont nombreuses (d’où l’interdiction).
Mais l’univers mérite notre curiosité.
Parlons aussi de la BO électro envoûtante et on aurait Arielle Dombasle qui chantait cette fameuse scène d’orgie hallucinante!!!!!
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2019
Avec son premier long-métrage Les garçons sauvages, Bertrand Mandico nous invite à un voyage initiatique sur une île à la flore étrange. Une oeuvre hallucinante à la beauté plastique foisonnante, où les genres se métamorphosent.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse