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BigDino
9 abonnés
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5,0
Publiée le 23 avril 2018
Cinq étoiles, non pas que le film soit parfait, mais il se dégage de l'ensemble une telle originalité et une telle déferlante d'idées qu'il serait vraiment dommage de passer à côté. Cinéma psychédélique mais non cryptique, Les Garçons sauvages est un film d'aventures couplé à un parcours initiatique sous psychotropes, le tout assaisonné de références.. Le tout servi par des flashs colorés sur un noir et blanc baroque. Les actrices sont formidables et Les garçons sauvages est pour le moment le plus grand choc de cette année.
Cet ofni, aux allure pseudo-poétiques mais chargé de violences indigestes, nous entraîne dans une aventure décalée aux chemins obscurs. L'ensemble se retrouve gâché par un traitement de sens trop tardif et mal exploité. Les passages sur l'île aux plaisirs confinent parfois au ridicule, par répétition et par choix d'effets cheap, qui n'ont en rien l'élégance du cinéma de Cocteau. Le style rétro-désuet, aux accents surréalistes et souligné par un cadre d'image aux angles arrondis, sert un projet discursif lourdingue, longuet et, pour finir, vain. Ce qui désole, plus encore que les longueurs inutiles, c'est le fond du sujet. On réalise que ce film attribue et associe la violence au sexe masculin, faisant de l'arrivée du sexe féminin spoiler: (par transformation des garçons en filles via leur contact avec la nourriture de l'île) la solution aux problèmes de non intégration sociale. Confondant genre et sexe, chimie et apparence, on tombe de plus dans l’écueil ô combien sexiste de la naturalisation des comportements. En cela, l'histoire qui se veut queer, ne l'est que superficiellement et s'avère, en réalité, une injure complète aux enseignements de la sociologie queer: Bertrand Mandico n'a absolument rien compris. C'est une arnaque. Comme le synopsis qui parle d'échouage sur une île alors que c'était voulu. Certes, le style peut sembler séduisant, encore qu'on nous inflige pas mal d'horreurs (comme une sorte de crucifixion, des phallus qui se détachent du corps, un ventre qui s'ouvre par magie). mais sérieusement, on ne peut percevoir dans ce film autre chose qu'un ratage spéculatif.
Voici un bien étrange film. En regardant "Les garçons sauvages", le spectateur est plongé quelques décennies en arrière, dans les années 70 pour être précis. On ressent l'influence du Giallo chez Bertrand Mandico et notamment de Mario Bava. Ce film de genre mélange le fantastique avec l'érotisme sans oublier son ambiance un brin horrifique. Je ne suis pas sûr d'avoir compris toute la symbolique du coeur de l'intrigue (spoiler: le changement de sexe des protagonistes ) mais il n'est pas nécessaire de connaître la direction choisie par un cinéaste pour apprécier son oeuvre. Il suffit de se laisser porter par l'histoire, son onirisme, sa sensualité mais aussi sa violence. Le réalisateur nous embarque dans son trip cinématographique, à la fois visuel, sonore et cérébral. Cette histoire aurait bien eu sa place dans un numéro de Métal Hurlant. "Les garçons sauvages" est clairement une oeuvre clivante que tout le monde ne pourra pas apprécier. Pour ma part, sans crier au génie, j'ai apprécié cette petite curiosité, à mille lieues de ce que l'on voit habituellement sur nos écrans, grands ou petits.
Future is trans. Mandico signe son premier long métrage en forme de manifeste transgenre qui suit le parcours du gang du titre. Cinq garçons violent et tuent leur prof. Comme punition, ils seront prisonniers d'un capitan sadique qui leur mènera en bateau sur in île mystérieuse. La végétation et les nourritures de l'île, riches en hormones, transformeront les garçons en femmes. La clairvoyance suite à la transformation, feront des nouvelles-nées des révolutionnaires prêtes pour la bataille finale contre le système.
Les garçons sauvages comme début sur le grand écran et un artefact très puissant. D'abord comme oeuvre politique. Un coup de poigne sur la table pour détruire la construction sociale du genre. Cinq actrices qui jouent des garçons qui deviennent femmes. Chaque une d'elles offrent des performances formidables. L'ensemble est capable d'adapter sans cesse leur art à la métamorphose des personnages. Elles changent leur registre, explorant leur côté masculin mais aussi exploitant leur puissance féminine. Chaque une joue deux personnages qui s’entrecroisent sans arrêt à l'intérieur du même corps. Tantôt l’androgynie émerge, tantôt les stéréotypes de genre, bien assumés comme partie de l'histoire par contre, dénouent la complexité du jeu des actrices pour transporter leur rôles à un des deux extrêmes possibles.
En tout cas, le film a une forte charge sexuelle. Parfois suggérée, comme les poteaux phalliques en pierre, clin d’œil directe à Querelle le référent principal d'un si fétichiste film; ou aussi comme la sève des plantes sur l'île, qui flue comme le sperme. Mais de fois beaucoup plus explicite, comme le viol de la prof, ou sa tête finit couverte d'éjaculations ou la transformation corporelle des garçons en plan rapproché, nous faisant voir comment leur pénis tombe par terre pour nous faire découvrir leur vagin. Une alternance entre le symbolisme et la provocation qui contribue à renforcer l'identité du film: une oeuvre fluide qui fuit de tout cadre.
Cette montagne russe dans l'évolution des personnages s'adapte très bien à l'image du film: chaotique, qui change de format, qui passe du flou au focus et du noir et blanc au couleur selon les émotions, très proche du style de Guy Maddin: Une narration qui avance en flottant dans l'air, de façon presque spontanée sans que les variations de l'image d'une scène à l'autre empêchent le récit d’aboutir. Parce qu'au delà du poids politique du film, l'expression artistique reste aussi unique. Non seulement par la liberté du réalisateur au niveau technique, mais aussi grâce à son imaginaire blindé de référents -Portier de nuit, La mort de Maria Malibran - incrustés dans le monde personnel d'un artiste surréaliste ////////////////// Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Nul et archi nul, mal fagoté, mal joué, mal monté, obsédé du cul. Ridicule. D’ailleurs nous étions deux dans la salle. Ce n’est avec ça que les critiques professionnels se rachèterons.
Même avis et critique de Adelme D'Otrante : ...délire érotique-mystique qui mélange cinéma expérimental, le non-jeu théâtral des années 70, etc... Oui, trop prétentieux et indigeste.
Horrible j’ai cru en la bande annonce, j’ai pensé voir un film artistique et j’ai vu un ramassis de cliché sexuels. J’étais coincée dans ma rangée avec trop de monde pour sortir pendant la séance mais dès que j’entendais une personne s’échapper de la salle (toutes les 10 min environs) je l’enviais. Que les réalisateurs arrêtent de nous faire des bandes annonces qui n’ont rien à voir avec le film histoire de ne pas faire perdre de temps aux gens! Merci
À la lecture du synopsis des "Garçons sauvages", on est excité à l'idée de se voir mêlés aventure et érotisme dans une forme de transgression a priori nouvelle. Sauf que Mandico signe un film totalement désincarné, alignant des vignettes imagées mais jamais mises en scène. L'ennui pointe rapidement devant un style aussi maniéré et suffisant que celui-ci, avec son noir et blanc chic sans contrastes, sa direction d'acteurs volontairement décalée mais au final ridicule – il faut dire que les dialogues sont d'une nullité abyssale – et son esprit soi-disant provocateur qui ne l'est au final absolument pas. Pour faire simple, le film raconte l'histoire de garçons joués par des filles qui vont, sur une île luxuriante et sexuée, se transformer en filles. À aucun moment le film ne va dévier de ce programme et ne va donc jamais tomber dans la transgression mais va tranquillement se faire succéder ses petites références et ses symboles lourdingues, dont Mandico visiblement se délecte. Mais ceux-ci ne sont jamais appropriés et articulés dans un montage original. C'est un film purement autiste qui ne plaira qu'à une poignée d'aficionados, assommant de bêtise alors qu'il se croit très intelligent, qui étale sa petite imagerie désuète mais qui n'est à aucun moment mis en scène.
Interdit aux moins de 12 ans ?? avec avertissement ?? seulement ? j'ai 18 ans et j'aurai aimé que l'on me prévienne de l'impact que peuvent avoir ces images ! Maintenant c'est trop tard, j'ai vu des images que je ne voulais pas du tout voir. De plus, c'est de la violence gratuite, de la pornographie malsaine et dérangeante, de mauvais goût avec des dialogues qui frôlent le ridicule. Le seul point positif, un tout petit peu positif, c'est le jeu des actrices. Si la nouveauté dans le cinéma français ne peut qu'être lié au sexe, présenté de façon malsaine que pouvons-nous espérer ? je suis déçue et mal depuis ce film, j'aurai aimé que l'on me prévienne. Je ne suis pourtant pas fermé à tous les arts possibles et inimaginables et j'aime tous les genres de film j'aime la découverte mais.... en bref ce fut une très TRES mauvaise expérience.
Cette rêverie fantasmagorique m’a transporté aux années 70, dans un mélange de Burrroughs, Visconti et Jean Genet, mais un peu raté quand même car peu des moyens. Un peu confus dans ses objectifs. On ne comprend pas très bien le sens du choix entre la couleur et le noir et blanc. Sans l’effet surprise souvent recherché, beaucoup des ses effets sont prévisibles. Néanmoins le résultat final est tout à fait honorable et je reste un fan inconditionnel du cinéma expérimental.
Malgré une bande annonce attirante, je vous déconseille d’aller voir « Les garçons sauvages » de Bertrand Mandico. Une bande de 5 fils de bonne famille vont sous l’effet de l’alcool répondre aux charmes de leur professeure de lettres et commettre un crime à caractère sexuel mais si cette bande d’ados délinquants évoque un court instant la bande d’Alex dans « Orange mécanique » de Kubrick (1972), la dite professeure de lettre (toute ressemblance avec … est exclue !) est – premier hic – assise sur un fauteuil de type « Emmanuelle » avec – second hic - un long porte-cigarette à la Marlène Dietrich et – troisième hic - intervient forcément un cheval blanc ! Bref après jugement (pas trop mal filmé), ces 5 jeunes vont contre argent et bijoux sonnant et trébuchant être confiés à un vieux capitaine forcément hollandais pour une croisière de « désintoxication ». C’est là qu’on tombe dans le n’importe quoi car le bateau va rapidement s’échouer sur une ile mystérieuse et forcément volcanique au sable noire, l’ile des Robes, où règne une flore particulièrement exubérante et aux attraits érotiques. Une ile de rêve mais pendant que ces 5 condamnés vont user et abuser de la luxure, cette île à la fois attirante et repoussante, va engluer ses prisonniers avant une certaine métamorphose. L’idée dévoilée quasiment à la fin du film permet de comprendre ce que le cinéaste a voulu faire mais que ce film est glauque sans onirisme malgré les dires de certains qui osent évoquer Cocteau ! Un film mal foutu, mal filmé avec des surimpressions grossières à la Méliès, une maquette de bateau ridicule dans la tempête, un capitaine à Némo de Jules Verne mais sur une coque de noix avec des poils partout sur la voile et les fruits que les garçons doivent manger tous les jours… L’esthétisme de ce film en noir & blanc mais avec– pour faire beau (?) – de temps en temps des scènes « colorisées » pour rythmer l’histoire (des « montées de sève » selon les dires du réalisateur) est - en dehors d’une seule scène filmée en couleur sur la plage avec une musique de Nina Hagen - est vraiment brouillon et on est très souvent à la limite de l’obscénité (le sexe du capitaine est une langue de bœuf tatouée !) … Bref que c’est long (1 h 50) et fastidieux pour comprendre le secret du Docteur Séverin.e qui a découvert cette ile aux bienfaits pourtant potentiels utiles pour l’avenir de l’humanité ! Bref et malgré 6 nominations dans différents festivals peu connus : 0,5 sur 5 et à fuir !
original mais un peu trop, j'ai fini par partir, lassée par ces voix truquées, cet esthétisme un peu étouffant. j'avoue que le noir est blanc est beau, mais tout est finalement un peu chichiteux. dommage
Il est compliqué de parler "Des garçons sauvages" tant le film dénote au sein de la production cinématographique française offre au spectateur une expérience de cinéma à la fois unique et déroutante. Je suis pourtant un habitué et un amateur de film de genre mais je reconnais que celui-ci est vraiment difficile d’accès. Là où le long-métrage mettra tout le monde d'accord je pense, c'est sur le plan esthétique dans la mesure où Bertrand Mandico parvient à emporter le spectateur dans un trip visuel onirique de près de deux heures. Si tenté qu'on adhère au style surréaliste et baroque de la mise en scène du cinéaste français, on ne peut qu'être épaté par ses partis pris visuels très osés.L'influence de Kubrick et de son film "Orange mécanique" saute aux yeux que ce soit à travers certains partis pris de mise en scène, certaines étapes de la narration, le thème commun du libre arbitre ou même la volonté partagé des deux cinéaste de proposer une oeuvre iconoclaste qui dérangera le spectateur. Néanmoins, on sent que Mandico, dont c'est le premier long-métrage, tâtonne encore un peu et manque de subtilité pour se hisser à la hauteur des grandes inspirations qu'il invoque. Je n'ai pas toujours bien compris ce que le réalisateur français voulait dire mais j'ai été très sensible à sa manière très originale de traiter la sexualité et notamment les transgenres. Ce voyage initiatique très poétique m'a parfois un peu laissé en dehors mais ne m'a pas ennuyé une seule seconde et je garde un agréable souvenir "Des garçons sauvages", bien que je sois pas parvenu à prendre la pleine mesure de l'oeuvre.
Difficile de faire la synthèse de film expérimental qui part dans tous les sens et multiplie les mélanges de genres. Images en noir et blanc ou aux couleurs saturées, scènes de muet ou dialogues post-synchronisés, alternance de surjeu ou sans expression... A cet enchevêtrement de styles, s'ajoute une ambiance érotico-morbide, qui finit par étouffer légèrement. L'expérience est intéressante mais suscite finalement peu de plaisir. On finit par "décrocher" et se lasser de cette performance.
Bien étrange ces Garçons Sauvages...sorte de délire érotico-mystique qui convie le cinéma expérimental, le non-jeu théâtral des années 70, les effets spéciaux de Méliès de façon totalement prétentieuse et indigeste....je n'ai aucun problème avec le "cinéma des marges" mais ce film se prend beaucoup trop au sérieux alors que le résultat frôle souvent le ridicule, ...pour finir (et pour rire) une phrase entendue dans ce joli navet arty "Cette île est une huitre et je suis sa perle"