Les Garçons sauvages
Note moyenne
3,1
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100 critiques spectateurs

5
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4
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 mars 2018
Que dire
je regardais ma montre
trop de fiction
trop de clichés sexuels
trop
tout est trop
et le summum des filles jouant des garçons
quel gâchis
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2018
Quand on est face aux "Garçons sauvages", on vit un moment de cinéma rare, étrange et hors-normes, loin du soucis habituel de compréhension et de divertissement pour lesquels on aime se rendre dans les salles obscures. Ovni sorti d'un autre temps, d'un autre monde, le premier long-métrage de Bertrand Mandico sort des sentiers battus avec ce conte érotique où une bande de cinq adolescents rebelles, après avoir commis un crime, sont conduit par un mystérieux capitaine sur une ile secrète aux vertus magiques qui vont littéralement les métamorphoser... Difficile de se faire un avis sur cette forme si singulière et hors-normes mais ce qui est sur, c'est qu'on ne peut rester insensible à cette proposition forte et osée fondue dans une masse de films se ressemblant tous... Je trouve dommage qu'il ne soit pas plus distribué. Pour ma part, je suis resté hypnotisé du début à la fin, ne sachant pas quoi en penser sur l'instant, subjugué par ce toupet cinématographique, ces images à l'esthétisme sublime alternant noir et blanc et couleurs, ce casting magnifiquement androgyne au jeu à la fois détaché et très physique et ce conte pour adultes, entre loufoquerie aventureuse et la violence du sexe. La post-synchronisation des voix décale l'authenticité du présent par moment et il y a quelques longueurs aussi mais rien ne peut contredire le geste artistique du réalisateur qui est une véritable déclaration d'amour au cinéma, la preuve que toutes les histoires sont possibles, que des actrices peuvent tout jouer (y compris des garçons) et que le sexe peut être poétique et onirique, sans être grossier. Il y a de l'humour, des airs de musiques classiques connus, des actrices magnifiées, des effets dépassés mais pleinement assumés : du simple dans l'extravagant, du nouveau dans l'ancien, du jamais vu dans des références. On pense à "Querelle" de Fassbinder, "L'ile du docteur Moreau" pour le côté vieux film d'aventures à la flore tropicale foisonnante avec son personnage étrange (ici, Elina Löwensohn). En sortant de la salle, j'étais dubitatif mais en y réfléchissant, "Les Garçons sauvages" revêt une forme inédite dont on se souvient et où certains plans restent et nous font rêver. Oui, c'est totalement spé, barré, perché, tout ce que vous voulez, mais j'ai beaucoup aimé pour le geste osé en ces temps de restrictions, de politiquement correct et de "Time's Up". Merci, ça fait du bien !
cheshirekitten
cheshirekitten

18 abonnés 11 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2018
... Tout à fait dérangeant. On se demande quelle était l'idée de départ et quelle est la conclusion.
Des phrases parfois en forme de conseil de vie maladroit. Une partie des interprètes relativement crédibles et qui font peut-être tout l'intérêt du film... oui avec la photo bien sûr, je suis d'accord.
En revanche on déplore la longueur des scènes et des textes, un style plus lapidaire aurait parfois été bienvenu. Là on a l'impression que la réalisation se complaît à faire travailler leurs voix à ses spoiler: actrices sous les traits de jeunes hommes et ce qui est dommage c'est que le son est parfois pris de façon à camoufler les détails féminins de ces voix... mais du coup on comprend rien !

On ne rentre pas vraiment dedans, on est mal à l'aise pour les acteurs et surtout pour les scènes spoiler: dérangeantes par l'attitude du capitaine envers les garçons, en plus de la scène de maltraitance sexuelle du début (il devrait y avoir un avertissement spécial pour ça
.
L'univers n'est pas dénué d'intérêt mais la narration est pauvre et bourrée de contre-sens.
Je salue malgré tout deux scènes : spoiler: celles au ralenti représentant les ébats des jeunes garçons entre eux puis jeunes filles avec des marins, elles permettent de souffler un peu, de goûter du plaisir dans ce monde sexualisé jusqu'au dégoût
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mars 2018
Un film de pirate qui vire vite au naufrage... Le ridicule ne tue pas, c'est bien connu : heureusement pour toute l'équipe du film. Pourtant, la richesse picturale, alliée à une sensualité expressionniste, pouvait laisser espérer une "Nuit du chasseur" à la française. Hélas, un scénario paresseux et des dialogues indigents plombent le projet dès les premières minutes.
Comble de malheur, la divine Vimala Pons est ici insupportable... Mauvaise pioche !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mars 2018
Cinq garçons de bonne famille commettent une crime sauvage sur leur ancienne professeure. Ils passent en jugement. Ils sont remis à un capitaine louche qui promet de les redresser. Commence pour eux une longue odyssée vers une île mystérieuse.

"Les Garçons sauvages" arrivent sur les écrans nimbé d'un parfum de scandale. Bertrand Mandico s'est fait un nom dans les courts et moyens métrages. Le nom d'un réalisateur au style unique, qui n'hésite pas à bousculer les genres, à transgresser les frontières. Son premier long est lesté de références aussi écrasantes qu'hétéroclites : Robert Louis Stevenson pour le récit d'aventures et le capitaine cruel, William Golding pour cette histoire de jeunes garçons échoués sur une île déserte, William Burroughs pour l'onirisme halluciné, David Lynch pour le bizarre et le fantastique, Alain Robbe-Grillet pour l'esthétique érotique, Guy Maddin pour le noir et blanc satiné, etc.

J'ai tout détesté dans "Les Garçons sauvages". Son esthétique prétentieuse qui se voudrait gothique et queer à la fois. Son maniérisme. Son noir et blanc chichiteux - entrelardé de quelques plans en couleurs d'une rare laideur. Son attachement fétichiste à une forme d'autant plus sophistiquée qu'elle peine à cacher un contenu totalement creux. Les giclées de sperme et les jets d'urine qui ponctuent son film et qui voudraient choquer le bourgeois - qui en a vu d'autres. Ses dialogues ridicules ("l'espérance est un bonheur presque égal au bonheur"). La fausse bonne idée qui consiste à faire endosser le rôle des ces cinq jeunes hommes par cinq actrices. Sa longueur interminable (près de deux heures) là où un format plus court aurait amplement suffi.

Mais mon opinion est personnelle et mon "coup de gueule" subjectif. Tout en détestant ce film et en m'y étant copieusement rasé, j'en reconnais de bonne grâce l'originalité sinon la qualité. Mon goût pour des formes de cinéma plus conventionnelles, moins audacieuses, ne doit pas me conduire à vouer aux gémonies celles qui s'en écartent pour explorer d'autres voies moins balisées et à reprocher aux critiques unanimes leur enthousiasme excessif pour un film surfait.
Victor-Hugo Rodriguez
Victor-Hugo Rodriguez

17 abonnés 54 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mars 2018
Un film très étrange, ne faites pas comme le spectateur que j'ai vu partir au bout de dix minutes, n'y allez que si vous voulez voir un flm vraiment étrange... Un film à la limite de la pornographie également, il faut bien le dire, tellement désarçonnant qu'on en oublierait presque qu'il est foncièrement mauvais : scénario vide, aucune empathie ou antipathie pour quiconque, quelques scènes qui mettent plus mal à l'aise qu'autre chose spoiler: (quand les garçons s'abreuvent auprès de plantes qui ont une forme très osée)
, un français rendu parfois incompréhensible par l'intonation. Une belle scène, spoiler: sur la plage avec les plumes qui tombent, belle visuellement je veux dire
, une seule ; dans la seconde partie du film il se passe tout de même quelques péripéties qui le rendent un peu moins ennuyant que ce à quoi on s'attend au début, d'autant plus que tout est tellement étrange qu'on n'a pas vraiment le temps de s'embêter. Mention spéciale à la performance des actrices, puisque visiblement tous les garçons sont joués par des femmes, vraiment je peine toujours à y croire. En résumé, allez le voir si vous cherchez quelque chose qui change vraiment, mais être différent ne signifie pas être bien, ce film en est l'illustration.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mars 2018
1.5/5 pour la proposition mais le film est trop vulgaire et sans queue ni tête à mon goût, je ne vois pas le besoin d’être si explicites pour parler du désir, genre, sexualité en général. La mise en scène cheap, caricaturale.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 mars 2018
On savait Bertrand Mandico capable du pire, cela se confirme. Si son dernier film n'est pas aussi répugnant que ND des hormones, il en présente les mêmes défauts : scénario indigent, jeux d'acteurs grossiers, couleurs hideuses, musique lamentable. Du mauvais cinéma de série z qui fait penser à L'attaque de la moussaka géante, l'humour en moins, ou à un JP Mocky après un AVC et une prise de crack. Laid, sale, moche et sans propos.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 2 mars 2018
Un cauchemar fait de violences, d'images horribles et même du changement de sexe des adolescents violents joués par des comédiennes.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mars 2018
Burroughs est sans doute l'un des romanciers les plus difficiles à mettre en scène. Le cinéaste Cronenberg s'en était sorti magistralement avec son "Festin nu". Ici, le résultat est totalement désolant. Il s'agit de l'histoire de 5 garçons, aux allures juvéniles telles que le romancier les aimait, qui sont condamnés à une cure de redressement moral et spirituel, sur une ile, aux côté d'un capitaine monstrueux. "Les garçons sauvage" devient alors une sorte de film hybride où se mélangent indifféremment les influences de la photographie de Pierre et Gilles, des œuvres cinématographiques de Cocteau ou de Pasolini. La mise en scène, qui se la joue très intellectuelle, souffre de pesanteurs à la limité de la prétention. On ne comprend rien à cette histoire de transformation sexuelle, sinon que l'auteur a l'air de se faire plaisir en regardant ces jeunes gens, presque impubères, s'adonner à la tentation de l'inversion. Il y a une recherche de poésie, certes, mais cet art mérite mieux que la récitation de phrases pompeuses en voix off. A fuir absolument !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 mars 2018
On est sur une plage, la nuit. La voix off d’un garçon ivre-mort raconte son trip. Avec quatre copains de bonnes familles - apprentis comédiens ou pensionnaires en virée, en uniforme - ils ne rêvaient que de liberté et de sexe. Au bout d’une nuit de défonce, ils finissent par tuer une femme perverse. En répression, ils se retrouvent placés en redressement, sous le joug d’un capitaine tyrannique, qui les embarque vers l’île des Plaisirs…
Tenus en quasi-esclavage pendant le voyage sur une mer déchaînée, ils envisagent de se mutiner. Même si l’arrivée sur l’île est censée remettre leurs désirs sur le chemin du plaisir. La végétation luxuriante et les immenses plantes carnivores et phalliques de cette jungle onirique, sont autant d’invitations à l’abandon des sens. Mais le voyage surréaliste sur cette île tropicale prendra fin à l’issue de scènes mêlant drame et fantaisie. Car dans ce récit fantastique, parfois un peu foutraque, l’humour est un bon compagnon…
Le film de Bertrand Mandico est une des plus pures fictions et sans doute la plus originale, vue depuis longtemps. Une sorte de rêve étrange qui oscille entre conte fantastique et dérive psychédélique. « Par une sorte de désir romanesque, j’avais envie de voir ce film, alors je l’ai fait ! » explique dans une pirouette le réalisateur. Décors flamboyants, mise en scène brillantissime, malgré la théâtralisation de certains tableaux. On peut n’y rien piger et se laisser embarquer quand même !
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2018
A mi chemin entre Méliès (et ses trouvailles artisanales), Werner Herzog (et l'excentricité de ses personnages) et Nagisa Oshima (et son utilisation du sexe en surabondance), Les Garçons sauvages est une longue video conceptuelle qui aurait sa place dans un musée, voire au théâtre, probablement davantage que dans une salle de cinéma. Des garçons délinquants sont pris en charge par un capitaine cruel pour les rendre dociles comme des chiens, ils sont progressivement transformés en jeunes femmes. Bertrand Mandico crée à merveille une atmosphère glauque dont on peine malheureusement à trouver le sens caché. Les allégories sexuelles ne transmettent pas vraiment de messages. Les actrices interprétant ces garçons sont formidables, androgynes et perturbantes, mais il aurait été plus intéressant de faire créer ces personnages à de réels jeunes hommes. Le trouble de la transformation aurait été encore plus radical. Cette expérience visuelle vaut indéniablement le détour, mais l'absence d'enjeu ne lui permet pas de devenir un chef d'oeuvre du septième art.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2018
Bertrand Mandico est, sans doute, l'un des cinéastes les plus prometteurs de sa génération.Auteur de court métrage fascinants, il livre avec les garçons sauvages un trip halluciné, queer et sensoriel d'une beauté plastique renversante. Empruntant autant à sa majesté des mouches qu'à Crobenberg ou qu'à Querelle de Fassbinder, les garçons sauvages est une rêverie incandescente, un film où l'outrance kitsch se mêle au lyrisme et à la poésie. La question de la féminité au centre de cette quête trouble et fascine à la fois. Atemporel et fou, déjà sans aucun doute, l'un des grands films de cette année.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 mars 2018
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. Est-il bien ou non ? C'est assez étrange. Cela reste un film glauque qui est intéressant mais troublant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 mars 2018
une tentative vaine de faire un cinema baroque, fantastique, hors des canons habituels. sauf que là, tout sonne faux. ça ressemble à un film d'adolescent fabriqué pendant les vacances, avec des décors bricolés. la référence au cinéma muet vendue par les critiques est juste une scandale de mauvaise foi. et les dialogues....
pour donner une idée, une actrice face camera déclare le plus sérieusement du monde "l'espoir est proche de la joie, presque aussi fort que la joie". Bon. Pas de second degré, c'est sentencieux et complètement gratuit.
incompréhensible que des critiques cautionnent ça. à éviter.
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