Le Redoutable
Note moyenne
3,4
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187 critiques spectateurs

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overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 septembre 2017
Si "Le Redoutable" se veut drôle, son humour potache s'enlise vite (le running gag des lunettes cassées, les effets "nouvelle vague" éculés, etc), s'il se veut une étude d'un couple en crise, il est dramatiquement superficiel (lui, macho égoïste, se replie sur son obsession révolutionnaire et néglige son évanescente compagne qui ne songe, elle, qu'à s'amuser). Si enfin, il se veut une réflexion sur l'engagement de Godard, il fait franchement pitié - les enjeux son caricaturés à outrance et se résument à l'aveuglement d'un artiste dont la vanité et le souci de jeunisme l'auraient détourner de son vrai talent. Tout cela est d'autant plus désolant qu'on sent un ressentiment mal digéré d'Hazanavicius sur une époque et des cinéastes qui avaient, eux, une haute idée de leur art, bien loin du recyclage formel, terriblement vain, où s'échoue ici le réalisateur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 septembre 2017
Long, bavard, maniéré, le Redoutable est presque aussi pénible que les films du réalisateur dont il raconte l'histoire. Quelques bonnes idées tout de même et des acteurs qui font ce qu'ils peuvent. A réserver aux fans de Godard uniquement.
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 septembre 2017
Il connait son sujet... Il sait diriger ses acteurs (Louis Garrel )... C'est un virtuose de la caméra et des panoramiques... Malgré tout, Michel Hazavanicius n'a pas réussi à me laisser entrer dans son film.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2017
Hilarant et irrévérencieux que ce biopic sur un GODARD en mal d'inspiration. Michel H bouscule la statut intouchable de Jean Luc G et nous le montre sous un aspect totalement fragile, humoristique et savoureux.
Du moins j'ai beaucoup apprécié ce point de vue.
La scène à 6 dans la 404 sur le retour de la côte d'Azur sur Paris durant les grèves de mai 68, est anthologique et délirante.
Louis Garrel a définitivement un talent comique, et il s'y glisse avec merveille.
Le second degré est omniprésent, et je me suis demandé si GODARD n'était pas passé à côté d'un talent caché d' humouriste!
Par contre d'un point de vue rapport homme/femme voire mari / Epouse, il passe pour un réactionnaire....
Excellent!
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2017
D'abord, il y a Godard. Ensuite, il y a Louis Garrel qui constitue autant l'émerveillement du film que le personnage lui-même qu'il incarne. Il y a aussi la patte de Hazanavicius, reconnaissable parmi toutes les autres, où la mise en scène est l'expression, certes d'un grand talent, d'un grand souci du détail, mais aussi d'un capharnaüm esthétique. "Le Redoutable" comme tout le monde le sait raconte Jean-Luc Godard. Il raconte aussi Mai 1968 avec ses excès de gauchisme, comme pour mieux regretter ce qu'il en reste à savoir un vague substrat de capitalisme et d'individualisme bourgeois. Le réalisateur se délecte à citer le cinéaste provocateur, qui multiplie les bons mots, les radicalités, au point de le rendre insupportable et repoussant. C'est aussi le défaut majeur du film. Si sa jeune épouse, Anne, paraît des plus résistantes pour accepter autant de violences verbales, elle est aussi l'illustration d'une vision de la femme battue en brèche, maltraitée, jusqu'au grotesque même. L'art ne permet pas de traiter la femme avec une telle arrogance. On se souvient du sufureux "Masculin Féminin" du même Godard, ou du scandale qui avait émergé du tournage de "La Vie d'Adèle". Le spectateur ressort quasi écœuré du sort réservé à cette pauvre Anne. Et le film s'enfonce dans d'interminables dialogues, dont on espère, à mesure que les chapitres se déroulent sous nos yeux, qu'ils seront les derniers. On saluera le travail de montage tout à fait brillant qui mélange les reconstitutions des révoltes étudiantes et les images d'époque, ainsi que l'effort magistral accompli par les accessoiristes pour restituer les années 1968.
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2017
L'objet cinématographique est intéressant à condition que l'on aime le style Hazanavicius car on est en plein dedans avec son humour délicat, sa reconstitution pop de mai 1968, sa réalisation originale même si parfois un peu pompeuse. Godard est décrit comme un égoïste, borné, irrespectueux, agressif, maltraitant tous ceux qui l'entourent au nom d'une cause qui n'est que faire la révolution sans vraie finalité. C'est peut être vrai mais ce qui est gênant c'est que cette description n'est que la vision partielle d'une femme transis d'amour puis déçue et blessée. Est-ce représentatif ? Personnellement je ne connais pas assez Godard pour en juger et c'est donc l'image peut être fausse que je retiendrais de lui.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 septembre 2017
Sans connaître Godard, un film très bien tourné, drôle et absurde. Une approche intéressante de l'époque et des acteurs doués. Sur la question de retranscrire véritablement la vie de Godard le problème est peut-être plus épineux mais le film reste intéressant d'essayer aussi de comprendre un homme qui s'est créé son monde et y vit seul rejetant le reste de l'humanité.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2017
film comique rendant Godart plus humain des bonnes idées de scènes à effets comique. :voix off sous titrees.....de très bons dialogues le décor années soixante bien refait et exagéré accentue un peu la caricature....une vrai comédie
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 septembre 2017
Hazanavicius est un gros lourdingue qui à partir de ce film devient un gros lourdingue doublé d'un salaud. Non parce qu'il caricature le seul cinéaste au monde qui se prête à ce genre de parodie (Godard pourrait avoir sa marionnette aux guignols depuis longtemps ) mais parce qu'il se sert du discours politique pour faire de la politique inversée en manipulant de la manière la plus malhonnête qui soit l'opinion du spectateur. Ce film, produit après l'élection d'Emmanuel Macron, n'est pas un fait dû au hasard. Ce n'est pas un film purement décoratif, comme l'ont déploré quelques critiques endormis, c'est un film de propagande qui est au libéralisme ce que le cinéma soviétique était au stalinisme. La production n'a gardé du récit d'Anne Wiazemsky (nuancé, peuplé de personnages secondaires très riches) que ce qui l'arrange, à dessein de détourner le spectateur de toute subjectivité critique au sujet de ce qu'est l'engagement politique au cinéma, voire l'engagement politique tout court. Godard qui n'est montré que sous l'angle de son militantisme le plus obtus, n'a rien d'un idéaliste romantique en lutte contre le capitalisme dominant. Son maoïsme forcené fait de lui un personnage globalement grotesque, à certains moments détestables, mais sans aucun allié (dans le texte d'A.W il en a de nombreux) ceci afin de l'isoler y compris de ceux qu'il est supposé soutenir, à savoir les étudiants. Le coeur du film, qui en une scène contient tout ce que ce genre de projet a de nauséabond, s'exprime dans une scène d'amphithéâtre lorsque Godard prend la parole pour dire "les juifs sont les nazis d'aujourd'hui... euh les nazis d'hier sont les juifs d'aujourd'hui... euh les nazis d'aujourd'hui sont les juifs d'aujourd'hui" devant un auditoire médusé et un Godard relégué au rang de grossier pantin. Ridiculiser l'action politique antibérale, anticapitaliste, puis la discréditer en l'amalgamant à de l'antisémitisme est l'argument le plus détestable qu'utilisent les libéraux, relayés ici par un guignol dont les films précédents étaient aussi de la propagande libérale-mondialiste déguisés en comédies pas drôles. Au delà de son idéologie dégoûtante, Le Redoutable est une comédie épaisse, maladroite, dans laquelle Louis Garrel se livre à une imitation grotesque de celui qui a adoubé son père au cinéma. Les personnages secondaires font de la figuration intelligente et le personnage d'Anne Wiazemsky n'a pas plus d'épaisseur qu'une chroniqueuse de Cyril Hanouna. J'ai pensé, au détour de la mauvaise humeur que m'a provoqué cette sinistre daube, à la comédie pleine d'esprit et de trouvailles qu'auraient pu faire les frères Podalydès avec un tel sujet. Nous avons à la place, une grosse tarte à la bouse réalisée par un con.
OLA05
OLA05

6 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 septembre 2017
Ça faisait quand même longtemps que je n'étais pas sortie pendant une séance. Quel ennui ! Quelle prétention chez le réalisateur qui a fait ce film ! Je ne suis pas un grand amateur des films de Godard et j'étais plutôt content de tenter quand même d'aborder le personnage, comme une tentative de "redonner sa chance au produit" Mais là ... Rien ! La vacuité du propos, la laideur de la photo, la faiblesse de l'interpretation : tout se cumule pour attrister le spectateur. A fuir
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2017
Deux excellents acteurs Louis Garrel et Stacy Martin (chacun dans leur rôle respectif) m'ont fait savourer le redoutable. Tout d'abord J.L. Godard, extrêmement intelligent, doté d'un humour caustique et cynique à la fois, révolutionnaire à souhait, plein de contradiction et sa compagne Anne Wiazemsky pleine d'admiration, très fière de son époux (puisque mariés ils deviendront), l'accompagnant partout et vivant à ses côtés mai 68, au mépris de tous les dangers, le suivant dans des débats, des conférences où le couple sortait hué par la foule, notamment les étudiants à la Sorbonne. Quant on suit un peu plus le parcours de Godard, on s'aperçoit qu'il est plus passionné par la politique que par le cinéma et surtout on découvre un homme suffisant, antipathique, égocentrique, et on se demande comment peut-on vivre à ses côtés sans avoir envie de l'envoyer balader ? Ce qui est très intéressant c'est la vision de Godard sur le cinéma qu'il veut faire mais ne peut faire et se projeter dans un cinéma du futur qui ne naîtra jamais. A ne pas rater...
Oliv_78
Oliv_78

53 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2017
Hazanavicius c'est la fantaisie. On adore suivre ce réalisateur, qui n'a pas peur de sortir des sentiers battus. Ici il nous plonge dans cette période insouciante de Mai 68, où le mot révolution servait de prétexte pour renverser des tables mais surtout pour partir à la conquête de la modernité. Le personnage de Godard, magistralement porté par Louis Garrel, est à la fois drôle et irritant, mais on éprouve un vrai plaisir à le suivre dans son parcours décalé. Roi de la formule qui fait mouche, il essaye en vain d'être en prise avec son époque. Beaucoup de scènes, comme celles à La Sorbonne, sont très réussies. Et Stacy Martin qui interprète sa compagne (Anne Wiazemsky), dont la plastique est magnifiquement filmée, est pour beaucoup dans la réussite de ce film bien agréable, qu'on vous conseille d'aller voir. Le cinéma, c'est ça !
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2017
Michel Hazanavicius réussit un pari risqué.
Louis Garel est stupéfiant. Il est JLG, morgue, mépris, posture, jusqu'au délicieux zozotement et à la calvitie naissante.
Stacy Martin est remarquable.
Il y a beaucoup d'humour et des situations décalées.
C'est la peinture d'une époque avec ces côtés ridicules et naïfs (le culte voué à Mao et à la révolution culturelle qui cause la mort de millions de personnes).
Il y a aussi le cinéaste qui en cette année 68 quitte son nom pour signer ses films "Groupe Dziga Vertov", mais n'est pas Dziga Vertov qui veut. Son dernier film "l'adieu au langage" est bien loin du génie de "l'homme à la caméra"
connecte
connecte

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2017
Redoutable interprétation de Jean-Luc Godard par Louis Garrel : on s'y croirait.
Ce film est historiquement intéressant car notre JLG, citoyen suisse depuis était du bon côté des barricades investi d'une mission quasi divine : raccorder le milieu artistique au peuple. Une gageure !!
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2017
Le sous-marin rouge du cinéma français. Godard tel qu'en lui-même, ou presque, la mauvaise foi faite homme, perdu et contestataire, brillant et cynique. Le redoutable est une adaptation fidèle de l'excellent livre d'Anne Wiazemsky (Un an après), son actrice de La chinoise et sa compagne de l'époque, avant, pendant et un peu après mai 68. Enfin, fidèle pour les situations et les circonstances, mais totalement différent dans la tonalité. Au regard d'Anne, rétrospectif et mélancolique, se mêle celui d'Hazanavicius, subjectif, irrévérencieux, malicieux et indulgent, en fin de compte, pour les contradictions d'un cinéaste et d'un homme qui prétendit se révolutionner lui-même, fuyant les laudateurs et cherchant des formes nouvelles, en sous-marin, donc. Le film pastiche avec aisance certaines trouvailles du cinéma de Godard, plusieurs scènes sont irrésistibles y compris quand elles font dans l'humour potache ou la récurrence de gags (les lunettes brisées). L'exercice est ludique, ne se prend pas fondamentalement au sérieux. Pris comme une blague, Le redoutable est séduisant, il l'est un peu moins quand il insiste trop sur les failles d'un personnage qui en rajoutait dans le narcissisme et la victimisation. Stacy Martin, stoïque, correspond assez à l'idée que l'on se fait d'Anne Wiazemsky dans cette période, amoureuse, complice mais de plus en plus perturbée par le comportement souvent radical de son compagnon. Louis Garrel, on le sait désormais, est un fabuleux acteur comique. Il s'est glissé dans le costume godardien avec aplomb et humilité, dans le mimétisme plus que dans l'imitation. Que pourrait penser l'ermite suisse du film ? S'il a conservé un peu son sens de l'humour, il devrait apprécier l'hommage, car c'en est un, mine de rien, même biscornu, mais il est peu probable qu'il se donne la peine de donner son avis. Au fond, Godard a toujours été un mystère, y compris pour lui-même. Ainsi va la vie, à bord du Redoutable.
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