Faute d'amour
Note moyenne
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209 critiques spectateurs

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Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2017
Un divorce. La garde de l’enfant pose à nouveau problème mais pas dans le sens communément entendu : ni le père, ni la mère ne se précipitent ici pour récupérer le garçonnet.  Dans la Russie de Andrei Zvyagintsev et surtout dans son cinéma pouvait-il en être autrement ? Le réalisateur de « Léviathan » saisit une fois encore l’opportunité de dévier le sens commun pour relater l’état d’une société qui dans le bien être apparent se sclérose et refuse d’admettre sa propre évolution vers une espèce de nihilisme. Au point que la police se désintéresse de la fugue du garçonnet dont les parents demeurent eux aussi bien en retrait. La violence verbale qui les réunit forge par contre une haine de plus en plus destructrice et aveugle. Andrei Zvyagintsev est pessimiste et c’est peu de le dire. Son film est noir, désespéré et d’une efficacité terrible dans le chaos qu’il prévoit plus qu’il ne le dépeint. Sous ses apparences mortifères, il raconte merveilleusement bien (direction d’acteurs parfaite) l’histoire simple et commune d’un couple qui ne s’aime plus et la recherche d’un enfant disparu. Le cinéma nous a déjà conté ce type d’aventures, mais sous l’œil du cinéaste soviétique c’est toujours un nouveau cinéma qui s’annonce.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2018
vu et avis le 20180118

Sujet difficile, très bien raconté. Un film crédible et intéressant.

Le film est très bien fait. Le contexte, l'histoire personnelle du couple, la recherche d aliocha, superbes images. Le film m'a vraiment paru très bien comme il est.

Quelques points que j'ai remarques :
lorsqu'ils collent la seconde affiche sur le réverbère quelqu'un passe et ne la regarde même pas.
"Et s'il est dans l'eau ?" - "On ne cherche pas les cadavres". Pourtant un peu plus tard, le même les accompagne à la morgue.
Sur le chemin du retour, Genia ne condamne pas totalement sa mère. Elle la défend face à Boris.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2017
Le réalisateur Andreï Zviaguintsev poursuit son portrait au vitriol de la Russie contemporaine à travers ce film au scénario remarquable et à l'image superbe, Prix du jury au Festival de Cannes 2017. À travers cette terrible histoire de disparition d'enfant, c'est l'individualisme forcené et la perversion du système des valeurs d'une société entière qui sont décriées avec force. Les séquences du début, jusqu'à la volatilisation du fils malheureux, sont impressionnantes d'intelligence. Et de nombreux plans, notamment lorsque les équipes de recherche sont en action, sont magnifiques. Deux points faibles : les personnages ont tendance à trop expliciter les raisons de leur faiblesse, et la deuxième partie du film privilégie les scènes collectives au dépend des scènes intimes, créant un déséquilibre avec les séquences introductives.
I'm A Rocket Man

393 abonnés 3 820 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2018
Faute d'amour est un film lent mais prenant sur la désintégration d'un couple qui ne calcule pas du tout leur enfant qui finit par disparaître !! Les dialogues sont cinglants, les personnages antipathiques (surtout la mère qui est égocentrique et toujours pendue à son portable !!) et franchement j'ai beaucoup apprécié suivre les disputes du couple (les acteurs sont très bons il faut dire) et les recherches de l'enfant sont intirgantes !! Le cinéma russe n'est pourtant pas ma tasse de thé habituellement mais là j'ai accroché car le film dépeint avec justesse la société russe actuelle !!
Les choix de pauline
Les choix de pauline

162 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2017
FAUTE D'AMOUR
Tout comme France Inter , j'ai trouvé ce film magnifique et impitoyable mais aussi insupportable et éprouvant!!
Décrivant parfaitement l'individualisme, l'égoïsme, le manque de maturité voir l'infantilisme de beaucoup d'adultes d'aujourd'hui, repliés sur leurs envies et ne trouvant jamais l'apaisement de l'amour.
Les adultes sont déboussolés et inconséquents, les enfants en pâtissent!!
Le cinéaste , nous décrit une Russie où l'envie de réussite individuelle a rendu les gens solitaires, personne n'a l'air de faire confiance à personne , les relations au sein des familles sont minées par l'aigreur et la rancœur. Comme si la lourdeur inquisitionnelle de l'ère communiste avait isolée les êtres qui, une fois rendus à leur liberté ne savent plus se faire confiance et communiquer. Ils revendiquent leur droit d'avoir une place dans le paradis nouveau d'une Russie capitaliste mais ne savent plus s'aimer.
Seule petite bouffée d'humanité, ce collectif qui est spécialisé dans la recherche des enfants disparus ( comme si cela arrivait si souvent qu'il existe une cellule spéciale de recherche... cela en dit long sur l'état de la société...)
Des images magnifiques et glaçantes, un monde froid et qui se délite.
Ce film est excellent mais j'ai du mal à le recommander car il est âpre et désespérant . À voir mais je vous aurais prévenu!
montecristo59
montecristo59

41 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2017
Dans un ville comme les autres de la Russie poutinienne, un homme et une femme comme les autres se déchirent au jour le jour, comme pour être sûrs que le divorce est ce qui leur conviendra le mieux. Dans l'appartement, qu'ils veulent désormais vendre pour pouvoir partir chacun de son côté avec un nouvel amour prometteur, cet homme veule et cette femme vulgaire ignorent leur jeune fils, Aliocha qui, "faute d'amour", pleure tout seul sa peur de manquer d'essentiel. Quand Aliocha disparaît, puisqu'il le faut, chacun dans son coin, l'homme et la femme participent aux recherches, comme à regret, comme du bout de l'âme. Faut faire vite car l'hiver vient, et on sait bien qu'en Russie, le froid ça rigole pas...
On sort du film écoeuré, mais en nous décochant son direct à l'estomac Andrey Z fait oeuvre utile me semble-t-il. Dans les critiques négatives de ce film que j'ai lues ici, j'en repère une des plus intransigeantes (puisqu'elle ne met qu'une étoile) et lui concède une certaine pertinence. Elle dit que le film est complaisant dans l'étalage de l'ignominie, décidément trop plombant. C'est vrai qu'il est dur ce film, quoi que pour moi, il soit sans voyeurisme excessif ni complaisance....
Mais cette critique fait surtout à Andreï Z le reproche de se servir de séquences d'actualité télévisée sans équivoque, à la fin du film, pour prétendre que tout ce gâchis est un apanage de la Russie Poutinienne, alors que le manque d'amour est un apanage mondial. Je ne suis pas sûr que ce soit l'intention de l'auteur, mais en tous cas cet apanage est aussi français, certes, si on en croit Souchon qui chantait l'universel, dans notre pays en paix officielle :

"Toutes les guerres avec les deuils et... de l'avoir dans nos armoires !... On s'touche, on s'embrasse la bouche... mais tu vois pas qu'on s'aime pas ?"....

Il n'a pas tort dans un sens, ce critique, donc... Pourtant, je donne raison à Andrey Z qui étale le manque d'amour du début à la fin de son film comme un grand danger, caché derrière l'ordinaire, qui l'étale et l'installe comme le froid dans l'hiver qui s'avance. Il a raison Andreï Z, parce qu'il y a urgence à ouvrir les yeux, sauf à disparaître derrière l'avoir, le jouir et le d'abord-soi, sauf à s'évanouir comme un enfant perdu, comme Aliocha....
C'est sans appel, impitoyable et sans espoir au premier regard, l'âme russe et l'âme du monde sont mal en point. On a peut-être déjà franchi la ligne rouge, allez savoir. Il y a grande urgence. Il faut résister par l'amour, ne serait-ce que pour la beauté du geste, pour être des hommes encore un peu. Et donc il a raison, Andreï Zuyaquintsev.
paulo l
paulo l

21 abonnés 38 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2018
Film à la fois âpre et bouleversant. On le voit, on le prend en pleine figure et ensuite il n’arrête plus de nous hanter. C’est sublimement mis en scène, les acteurs sont extraordinaires, les images d’une pureté absolue. Au-delà de l’enfance bafouée, c’est toute la misère et les espoirs risibles de l’humanité qui sont décrits.
deeejod
deeejod

6 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2017
L'un des films les plus beaux et les plus troublants de ces derniers mois. Froid, âpre, mais magnifique. Une claque émotionnelle, sur un sujet pas si souvent abordé de manière aussi crue et simple à la fois : les dégâts que génèrent un manque d'amour parental sur un enfant, cette faille terrible qui se transmet d'une génération à l'autre si rien ne l'arrête. Tout est dans le titre.
Krebs
Krebs

37 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2017
Un film russe sur le manque d'amour pour un enfant de 12 ans, qui n'était pas souhaité par ses parents et qui s'en rend compte... Excellent film psychologique : les personnages évoluent au fur et à mesure du film, on apprend à les connaître et à se faire une opinion sur eux, opinion qui elle-même évolue : sans rien dévoiler du film, on comprend par exemple mieux le comportement de la mère quand on connaît sa propre histoire. Les acteurs sont tous très justes dans leur façon de jouer, la tension dramatique est continue, et on ressort secoués de cette histoire, réellement émouvante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mars 2018
Grand film, dur, d'une mise en scène rigoureuse et glaciale. La société russe n'en sort pas grandie...ni la notre d'ailleurs ! Interprétation magistrale. Eut pu mériter la palme...
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2017
Reparti du dernier festival de Cannes avec le prix du jury, "Faute d'amour" mérite pour moi entièrement sa récompense. Loin du drame familial classique que l'on pouvait attendre, "Faute d'amour" est une oeuvre très sombre, presque déprimante mais également touchante et novatrice. La mise en scène de Zvyagintsev est une pure merveille, alliant une science parfaite du montage à une composition millimétrée de chaque plan. Le film est d'une beauté folle, avec des plans magnifiques dus à une superbe photographie. Zvyagintsev nous présente un environnement dévasté et sans vie dont il arrive à faire resurgir une sorte de beauté primaire .qui frappe le spectateur. L'environnement est traité comme un personnage en soi, il est la cause du malheur des personnages, le reflet d'un monde que Zvyagintsev perçoit comme pourri et corrompu. Tout au long du film, Zvyagintsev lie son long-métrage au contexte politique russe abordant aussi bien la corruption des élites dirigeantes que l'invasion de la Crimée. Ces passages sont placés à des endroits stratégiques comme si la vie des personnages était liée à leur environnement. Si les personnages sont antipathiques et acariâtres, c'est parce qu'ils sont corrompus par une société où la corruption a pris la place de l'amour. On pourrait donc penser que l'on a affaire à une oeuvre radicalement pessimiste mais le fait que le film soit dans une démarche constante de recherche poussée de l’esthétisme m'amène à nuancer ce sentiment. Zvyagintsev fait ressortir de ces paysages austères de purs moments de poésie ce qui me fait penser que le réalisateur russe a finalement peut-être foi en l'humanité et croit qu'elle est capable de s'améliorer dans l'adversité. Je vois personnellement le dernier plan du film comme un message d'espoir, une ode à la liberté et un vœu de renouveau. C'est évidement un sentiment très personnel mais je conseille vivement ce film, qui met un peu de temps à démarrer, mais qui est un moment de cinéma fort et poignant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 octobre 2017
Pauvre petit Aliocha ! Avoir des parents aussi égoïste, égocentrique, préoccupé uniquement par leur propre bonheur au détriment du sien. On comprend aisément qu'il ait décidé de fuguer. Un bon film qui s'attarde longuement sur les recherches pour retrouver cet enfant meurtri et mal aimé. À voir.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 avril 2018
C’est long, lent et répétitif. On ressent un ennui profond face à des personnages caricaturaux confrontés à l’insignifiance de leur destin.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 octobre 2017
tres bon drame psychologique bien joue mené; intrigue, jeu, prises de vue, environnement, tout y est... deux heures qui filent sans problème, hormis le gars a côté de moi qui s’était vaporisé la moitie du vapo narta et là c'est pire que la transpi!!
mexico03
mexico03

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2017
Film d'une noirceur rarement vu ! les personnages se déchirent avec une telle cruauté laissant leur fils seul sans Amour. Il faut que le drame arrive pour qu' enfin ils puissent y avoir un semblant d'attention.
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