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    Ad Astra
    note moyenne
    3,1
    11599 notes dont 1184 critiques
    répartition des 1184 critiques par note
    91 critiques
    212 critiques
    225 critiques
    277 critiques
    210 critiques
    169 critiques
    Votre avis sur Ad Astra ?

    1184 critiques spectateurs

    Ashitaka3
    Ashitaka3

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    4,0
    Publiée le 25 septembre 2019
    Un film surprenant par son traitement intimiste et original. Force est de constater que l'ambiance, l'atmosphère et la mise en scène sont particulièrement réussies. Brad Pitt joue un personnage pragmatique, qui va à l'encontre de ses précédents rôles, c'est vraiment intéressant. L'ambiance visuelle et sonore sont riches. Certaines longueurs scénaristiques paraissent gratuites, le résultat est malgré tout une oeuvre de science fiction avec de vrais moments de suspens.
    garnierix
    garnierix

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    2,5
    Publiée le 19 septembre 2019
    Il n’y a pas un truc qui noue l’estomac dans ce film, comme on s’y attendait. Un critique dit qu’avec Ad Astra, l’auteur "signe une superbe odyssée intergalactique, qui est aussi un voyage introspectif pour son héros". La deuxième partie est vraie ; ça pourrait d’ailleurs se dérouler n’importe où –au Sahara, dans la fosse des Mariannes, et même rue Vaugirard à Paris. Elle est vraie, et Brad Pitt la magnifie : d’abord, il ne fait pas le vieux beau, étant juste beau avec les rides de son âge, et ça aide le film ; il ne fait pas de blague (on apprécie, car les films actuels ne s’en passe pas) ; et finalement, il interprète bien celui qui réfléchit sans cesse sur soi-même et sur le sens de ses actions –mais le "sans cesse" a l’inconvénient qu’on imagine (ça lasse), d’autant que les innombrables "évaluations psychologiques" auxquelles sont astreints les astronautes en rajoutent une couche, et même plusieurs. Cette introspection passe au premier plan, devant la question (que tout le monde se pose, avec ou sans ce film) de savoir où sont les autres intelligences dans l’univers –et même devant celle que le film insinue et qui angoisse encore plus (et si nous étions seuls dans l’univers ?). "J’attends le jour où ma solitude prendra fin" : une des nombreuses confidences du héros, mais qui pourrait tenir lieu d’interrogation philosophique de l’homme dans l’univers. Il y a donc du conte philosophique dans ce film, et c’est forcément triste et long. Quant à la première partie de ce que disait ce critique (il s’agit du Figaro), c’est n’importe quoi : ce n’est pas une odyssée ; l’histoire n’a rien d’intergalactique, ni de superbe. Ça tient plus de la mutinerie et du sauvetage ; on reste confiné dans le système solaire ; et l’on ne voit pas ce qui est d’une beauté éclatante –sauf la bande son et les invraisemblables déplacements du héros dans l’espace. A.G.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 20 septembre 2019
    Qui aurait pu penser que James Gray, le cinéaste new-yorkais par excellence, et avec quelle maestria, se laisserait tenter par des voyages en terre inconnue ? Après The Lost City of Z, le réalisateur nous embarque cette fois aux confins de l'espace avec Ad Astra, une odyssée de science-fiction qui n'a plus rien de terre à terre. Quoique, finalement si, puisque que la recherche de traces de vie sur d'autres planètes n'est qu'un sujet périphérique qui passe après une histoire familiale qui nous ramène à une thématique familière pour répandre quelques nuances de Gray. L'esthétique du film et la mise en scène du cinéaste ne sont pas en cause mais comme il est lourd cet Ad Astra avec sa voix off introspective qui illustre l'idée que dans l'espace, personne ne vous entend penser. A part les spectateurs bien sûr, qui peuvent être sensibles à l'atmosphère engourdie et ouatée mais un peu moins aux états d'âme de son héros, dont la tristesse est fort contagieuse mais ne suscite aucune émotion véritable et quasiment pas de suspense puisque l'on devine facilement qui le voyageur spatial va retrouver sur Neptune avant de dire Au-revoir là-haut. Brd Pitt surprend pourtant dans le bon sens avec une sobriété de bon aloi mais le film est vraiment trop centré sur lui et ses pensées intimes au point que l'environnement ne devient qu'un prétexte et que le film aurait tout aussi bien pu se passer au fond de l'océan ou au beau milieu du désert, avec les mêmes thématiques. Enfin, ce n'est pas très grave, tout cela, James Gray reste un cinéaste passionnant, mais surtout sur le plancher des vaches.
    cathsize49
    cathsize49

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    2,5
    Publiée le 22 septembre 2019
    scénario sans aucun intérêt. Brad Pitt est très bon, la photo est très belle. Très loin d Interstellar qui reste ma référence.
    Shephard69
    Shephard69

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    4,5
    Publiée le 14 janvier 2020
    Dans le gotha des réalisateurs dont j'attends toujours avec beaucoup d'impatience les prochaines sorties, James Gray a invariablement une place à part dans mes choix personnels depuis que j'avais découvert "La nuit nous appartient" et sa première incursion dans la science-fiction me donnait particulièrement envie. Avec en toile de fond un climat social sur Terre trouble et sombre qui rappelle "Interstellar" de Christopher Nolan et par conséquent Stanley Kubrick et particulièrement "2001, odyssée de l'espace" même si personnellement je trouve que la quête initiatique du personnage central interprété par un excellent Brad Pitt se rapproche bien plus du film de Francis Ford Coppola "Apocalypse now" par son développement scénaristique, son franchissement constant de frontières tant physiques que spirituelles dans un univers hostile et ténébreux, un long-métrage qui aborde le thème du voyage intersidéral d'une façon plutôt classique, chargée de philosophie contemplative, presque planante, offrant quelques plans spatiaux absolument superbes tout en ayant un discours sensé, bien amené sur le capitalisme et le mercantilisme outrancier tout en conservant le thème récurrent dans la filmographie de James Gray des liens familiaux et de leurs complexités. Quelques très beaux passages oniriques, une photographie littéralement sensationnelle, extraordinairement riche, probablement l'une des plus marquantes et réussies compositions sur une oeuvre du réalisateur américain. Un casting mirifique même si certaines apparitions tiennent malheureusement presque du caméo que d'un véritable rôle. Pour une obscure raison qui m'échappe un peu, peut-être pas tout à fait le chef d'oeuvre, probablement trop formaliste par moments que j'attendais mais indéniablement un ensemble remarquable en tous points, splendide. Un grand film.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    4,5
    Publiée le 6 décembre 2019
    Le film s’ouvre sur une chute, celle d’un fils abandonné par son père et dont la mission à venir consiste justement à se mettre en route, à partir à sa recherche, vers les étoiles. Le trajet effectué par le personnage de Roy est d’essence christique, ou plutôt contre-christique puisqu’il s’agit, à terme, non de se sacrifier au nom de l’humaine condition, mais de se soumettre au statut de père. Dans ce monde dépourvu de Dieu où les astronautes prient néanmoins pour couvrir leur mission d’une protection supérieure, Roy se réfugie dans un long soliloque, s’entretient avec la seule divinité qui lui soit accessible, lui-même. En mettant à mort le père, en le laissant disparaître du champ de vision, englouti par l’immensité de l’univers, il fait le deuil d’une souffrance qui aussitôt renaît sous une forme différente, telle une passation de flambeau : l’absence du père doit être comblée, et le fils deviendra à son tour père vivant, aimant et soumettant. Aussi cyclique et froide que les environnements confinés dans lesquels évoluent les protagonistes, la vision que propose James Gray du genre humain se revendique d’un fatalisme à fleur de peau qui bouleverse et prend au corps. Ad Astra est un drame organique qui n’est composé que de nerfs curieusement privés de réaction sensible : le visage du beau Brad Pitt reste impassible, une larme finit par couler, mais sèche vite. La lassitude règne en maître ici. Les étapes qui scandent la quête de Roy rejouent la descente dans les tréfonds de son intériorité tourmentée et finalement aussi vide que la galaxie : on passe d’une course lunaire contre le temps à une lutte bestiale avec des singes de laboratoire, puis à l’exécution de l’équipage. Le fils marche dans les pas du père, et ne peut rien y faire. Les hommes sont définis comme des « vampires du cosmos », ils projettent dans l’univers leur solitude colonisatrice qui ne peut s’empêcher de restaurer le mal dont elle est porteuse. Il n’y a pas de Faute, par conséquent, dans la mesure où l’humain tout entier s’enracine en elle. « Le fils souffre des péchés de son père », et s’en affranchit à endossant le fardeau à son tour. James Gray réussit à marier l’intime au spectaculaire le plus grandiose, offre une passionnante odyssée spatiale dont on ressort malmené, encore sous le coup des débris stellaires qui vinrent heurter notre héros. Pourtant, la grandiloquence demeure tenue à l’écart : les courses-poursuites se désagrègent comme le corps de cosmonautes exposés à des gaz mortels, la chute initiale n’est rapportée que par le biais d’une focalisation interne. Ne restent que des poussières d’instants. Les Space Cowboys ont rendu leur dernier souffle. Ne reste que l’homme seul devant son crépuscule.
    M cinetok65
    M cinetok65

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    5,0
    Publiée le 22 octobre 2019
    James Gray a réalisé un film très ambitieux et singulier . Sur le rêve d'être astronaute et de ses capacités à vaincre ses peurs, la solitude et l'éloignement à l'extrême, les qualités qui seront indispensables au voyage spatiale dans les limites des possibilités des sciences connus (ici le bout de notre système solaire, les anneaux de Neptune, point finale de notre conquête spatiale). une aventure psychologique et philosophique, sur la quête de la vie extraterrestre aussi, mais dans un décor de science fiction digne des plus grands films du même genre (Interstellar, 2001, sunshine, gravity etc ). pour avoir compris les mauvaises critiques, c'est l'anti super blockbuster du genre (si vous voulez de l'action pure ou êtes un pointilleux scientifiques, alors vous allez être très déçu ou vous risquez de ronfler sur certaines séquences monotones, j'en ai vu à la dernière séance et de passer à côté du charme de cette immersion spatiale). Mon seul souhait qu'il y ai encore plus de films de sciences fiction de cette qualité. Déjà vu trois fois...
    Redzing
    Redzing

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    4,0
    Publiée le 19 septembre 2019
    Grand habitué des drames familiaux, James Gray surprend avec ce virage vers de la SF à budget confortable ! "Ad Astra" se déroule ainsi dans un futur proche, où la Terre se voit frappée par des rayonnements d'origines spatiales provoquant de gros dégâts. Un astronaute est alors chargé de rejoindre Mars pour envoyer un message à son père, un explorateur qu'il croyait disparu et qui serait responsable de ces phénomènes. Si "Ad Astra" comporte son lot de scènes spectaculaires et efficaces (dont une étonnante course-poursuite sur la Lune, avec les lois propres à ce satellite !), il n'en oublie pas la composante intimiste typique des films de James Gray. Car le scénario se concentre sur la psychologie du protagoniste, un astronaute détaché et quasi-autiste (Brad Pitt, tout en sobriété et en retenue) qui voit dans la quête de son père (excellent Tommy Lee Jones) une occasion de résoudre certains de ses complexes. Le tout en s'enfonçant dans l'espace de plus en plus hostile, façon "Apocalypse Now". Quête de soi, paternité, religion : plusieurs thèmes intéressants qui seront abordés par ce film, qui trouve le bon ratio entre l'introspection et le spectacle. Par ailleurs, la forme est très soignée, avec une magnifique photographie, et des décors travaillés et spécifiques (chaque base, vaisseau, ou planète a son ambiance). Bref, un film de SF de grande qualité.
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

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    3,5
    Publiée le 20 septembre 2019
    Il y a une grande beauté à regarder ces odyssées situées dans l'infiniment grand pour mieux examiner l'infiniment petit. Comme si cosmos était le lieu idéal pour une introspection humaine. Gravity ou plus récemment First Man tordaient les attentes avec leurs personnages principaux, levant les yeux vers les étoiles pour ne pas regarder en face leur peine. Roy McBride est de ceux-là. Son voyage aux confins de l'espace n'est pas tant l'aventure stellaire qu'on imagine (bien que cette dimension soit présente) que l'exploration de son âme en peine. À mesure que le film avance, c'est autant d'étapes qu'on passe vers le vrai sujet du film. "Don't Let Go", telle était la base-line du survival spatial d'Alfonso Cuarón. Une façon d'inviter son héroïne à faire son deuil et reprendre vie. À ceci Ad Astra semble répondre "Let it Go", une autre manière d'envisager l'issue du trauma matriciel de McBride, pour lui permettre de revenir sur Terre. Bien sûr, James Gray n'oublie pas de soigner le décorum de son film. Et c'est souvent impressionnant. On passe de moments de suspension (souvent) à séquences sous tension, et Gray maîtrise les deux registres. Puis le travail sur la photographie (somptueuse) et la bande sonore achève de donner à ce voyage le confort d'une première classe. Son gros défaut demeure d'arriver tardivement après Cuarón, Christopher Nolan ou Damien Chazelle. Pour peu que vous ayez également vu Annihilation d'Alex Garland (pas situé dans l'univers celui-là), vous ne risquez pas d'être surpris par le ton (résolument dépressif) d'Ad Astra. Enlevez le substrat SF, vous obtenez un drame psychanalytique tout ce qu'il y a de plus banal. Ce qui peut rendre la dernière partie longue et peu inspirée, à mes yeux. Et c'est un peu dommage, car Brad Pitt - au jeu contenu - est brillant. Clairement, 2019 restera une belle année pour lui après le récit semi-fantasmagorique de Tarantino Once upon a time in...Hollywood. Ni un grand ni un petit pas. Juste une belle foulée.
    UnitedArtists
    UnitedArtists

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    4,5
    Publiée le 20 septembre 2019
    Deux ans après l’exploration dans la jungle avec le fabuleux Lost City of Z, le cinéaste new-yorkais décide de nous emmener vers les étoiles sans pour autant oublier les thématiques qui lui sont si chères. Penser qu’un film avec Brad Pitt dans l’espace correspond à un divertissement grand spectacle relève d’une terrible erreur. Non, Ad Astra n’est clairement pas destiné au grand public. Non, Ad Astra n’est pas une attraction de deux heures qui va vous secouer tel une machine à laver. Non, Ad Astra n’a absolument rien à voir aux précédentes productions cinématographiques se déroulant dans l’espace (Interstellar, Seul sur Mars, Gravity…) Mais du coup c’est quoi ? Du James Gray : une plongée dans l’immensité de l’espace afin de se focaliser sur une véritable introspection, celle d’un homme abandonné par son père. Le spectateur nage alors dans une épopée de l’intime, non baignons dans le spleen le plus total. Toutes ces sensations de flottement sont grandement dues à la superbe composition lancinante et spectacle de Max Richter. Gray se fou de l’espace, il se fou des trous de verre, des attaques extraterrestres : ici, les relations familiales sont au coeur du récit. Relations brisées à cause d’une quête de vérité (sommes-nous seuls ? Pourquoi abandonner ?). Le cinéaste impressionne encore une fois par sa grande humilité : délaisser la pyrotechnie à l’humain, la science fiction à la filiation… Mais cela n’empêche pas au film d’offrir au spectateur des plans d’une beauté vertigineuse touchant au sublime : face à une immensité qui nous terrifie et fini par nous renfermer sur nous même. Il faut alors souligner le formidable travail réalisé par Hoyte Van Hoytema, chef opérateur pour le film. Le parcours psychique de Brad Pitt (excellent) colle parfaitement aux thématiques de Gray : la transmission ainsi que la figure du héros sont des motifs mis sur le devant de la scène et traité avec une élégance rare. Ad Astra pourrait embrouiller mais aussi frustrer une certaine partie du public notamment par son refus du spectaculaire. James Gray est un grand dépressif et il le fait savoir. The Lost City of Z traitait du destin de son héros à travers le regard du père, il est cette fois ci vu par le prisme du fils. La connexion entre les deux films est flagrante et n’échappera pas aux fans du cinéaste. La transcendance y est synonyme de désillusion pour certains, mais pas de désespoir pour d’autres. Le message paraitra clairement pessimiste mais une part d’optimisme existe, à plus petite échelle. Ad Astra est au final le film le plus lumineux de son auteur et - étrangement - douloureux. Il n’empêche que l’on ressort de la salle inconsolable, sonné et noyé par toute cette mélancolie dévastatrice.
    Jorik V
    Jorik V

    Suivre son activité 662 abonnés Lire ses 1 274 critiques

    3,5
    Publiée le 27 septembre 2019
    Beaucoup crient au chef-d’œuvre et il faut avouer que c’est peut-être un peu trop vite dit et que ce terme a tendance à devenir de plus en plus galvaudé. Non, « Ad Astra » n’en est peut-être pas un, définitif et de la trempe de ceux qui se placent comme tel dès leur sortie et comme ont pu l’être quelques bijoux du genre tel que le méconnu « Dark City ». Il ne le sera certainement pas plus avec le temps comme le sont devenus des œuvres du genre. On pense bien sûr à « Blade Runner » et très certainement à sa brillante et magnifique suite, « Blade Runner 2049 ». Car cette aventure spatiale détient pas mal de menus défauts qui l’en empêchent et qu’elle recèle bien trop de choses déjà vues ailleurs. Le long-métrage n’est absolument pas dans le plagiat c’est un fait ; mais il n’est pas dans non plus dans la simple influence ou la référence polie. On est plutôt dans un entre deux qu’on définira comme des emprunts en forme d’hommage ou des emprunts inconscients. On peut citer en vrac « Alien », « Total Recall » ou encore « Space Cowboys » pour l’apport au casting du film de deux des papis du film de Clint Eastwood que sont Tommy Lee Jones et Donald Sutherland. Et même, si l’on prend cette direction, les apparitions de Liv Tyler tout droit sortie de « Armageddon », un film du genre à 180 degrés de celui-ci. Bon nombre d’auteurs se sont essayés au film de science-fiction les décennies passées. On pense à Alfonso Curaon et son magistral « Gravity » auquel emprunte (encore) James Gray avec son personnage central quasiment toujours seul en passant par le côté lyrique et métaphysique de Christopher Nolan avec son passionnant mais un tantinet surcoté « Interstellar ». Mais aussi à Damien Chazelle avec son ennuyant et clairement surévalué « First Man » sorti l’an passé. Et on en oublie dans les références passées et les auteurs qui se sont essayés à cet exercice. Comme si se frotter à ce genre si codifié qu’est la science-fiction était un rite de passage obligé. Mais ici on est loin du space-opera à la « Star Wars », on est dans le versant plus intellectuel et contemplatif du genre. Les images sont belles à se damner et Gray nous concocte quelques plans sidérants et inédits qui resteront gravés dans les mémoires de cinéphile (on pense à la séquence de poursuite sur la Lune, à celle de la ceinture de météores autour de Neptune mais aussi aux décors froids et désincarnés de Mars). Bref « Ad Astra » nous fait voir du paysage galactique et le fait bien. Mais le centre névralgique du film est bien la quête du père incarné par Tommy Lee Jones. Et le contexte spatial n’est qu’un emballage à cette véritable obsession chez le cinéaste. Qu’on aime ou pas les longs pensums, celui de « Ad Astra » est assez réduit pour ne pas être trop pesant. Et Brad Pitt, monolithique à souhait (et donc parfaitement adapté au personnage), assure le travail avec une voix off ni trop présente, ni pas assez, pour que les silences ne deviennent pas synonyme d’ennui. La séquence d’ouverture est impressionnante et il y a quelques péripéties qui rythment bien cette œuvre ambitieuse qui ne décroche que sur le dernier quart un peu décevant. En effet, les retrouvailles n’étant pas aussi fracassantes que prévu et l’émotion restant de côté comme dans le plombant « First Man » cité plus haut. On pardonnera aussi quelques invraisemblances que même un novice en sciences saura déceler pour se satisfaire de cette œuvre ample, propre et réussie en dépit de ses influences fort visibles et de son côté réflexif assumé mais qui ne plaira pas à tout le monde. En somme, après le soporifique « The Lost City of Z », Gray fait bien mieux mais on peut avancer sans trop se mouiller qu’il n’ait jamais aussi bon que dans ses premières amours : ses tragédies familiales mâtinées de polar. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
    Sylvain P
    Sylvain P

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    3,0
    Publiée le 18 septembre 2019
    Film de science fiction, Ad Astra est à l'opposé de la majorité des films du genre : on y suit le parcours intime d'un astronaute vis-à-vis de son père, avec qui la relation est toxique. Tout se passe à une période où les voyages sur la Lune et sur Mars sont des voyages commerciaux ouverts à tout le monde. On ne voit quasiment pas la Terre. Les décors, et les scènes en apesanteurs sont à couper le souffle. C'est la principale raison d'aller voir ce lent odyssée de l'espace.
    Tumtumtree
    Tumtumtree

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 395 critiques

    4,0
    Publiée le 19 septembre 2019
    Nous sommes sans doute nombreux à avoir attendu Ad Astra comme un nouveau Interstellar. Et nous sommes donc nombreux à être un peu déçus. Ad Astra renouvelle effectivement le genre du film spatial. L'échelle d'espace et de temps n'est pas celle d'un voyage sur la Lune comme dans First man, ni d'un voyage aux confins de l'univers comme dans Interstellar, mais celle d'un voyage vers Neptune. L'expérience cinématographique proposée de ce point de vue est saisissante : escale sur la Lune, puis sur Mars, trajet de 80 jours vers les planètes géantes, séquence en apesanteur autour de Neptune avec un minuscule point lumineux en arrière plan : le soleil (et donc pas loin, la Terre). Plastiquement, c'est très beau. Brad Pitt ajoute un grand rôle à sa carrière. Les scènes d'action (course poursuite sur la Lune, et une petite affaire de singeries...) sont subtiles et réussies. Mais malheureusement tout cela pêche sur deux points. D'abord, c'est trop bavard. C'en est fatiguant. Le film s'enfonce trop dans la psychologie de son personnage jusqu'à quasiment se noyer. Ensuite, on ne peut pas remplacer le monolithe noir de 2001 par un vieux papa. Une quête aussi métaphysique ne peut pas se limiter à un bon vieil Oedipe aussi basique. Le film spatial américain a toujours eu une fibre familiale (Gravity, First Man, Interstellar), OK. Ici la quête du père ne fonctionne qu'à demi. Reste que James Gray réinvente à sa façon le genre en croisant 2001 avec Apocalypse Now (voix off psychologisante, quête poisseuse et sans limites, solitude extrême, folie de la figure paternelle isolée du monde). Pourquoi pas ? Il faut aller voir Ad Astra pour la réussite de nombreuses scènes ; il faut peut-être aller le voir deux fois pour mieux le saisir.
    Tii J
    Tii J

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    0,5
    Publiée le 25 septembre 2019
    Bon.. alors. J'y étais hier soir, et je crois bien que de ma vie, j'ai jamais vu une bouze pareille. J'ai perdu 2h de ma vie. Ce film, c'est je crois le plus gros scandale de toute l'histoire du cinéma dans le monde. Si t'aimes bien ne RIEN voir et les films où il se passe RIEN du début à la fin, faut absolument que t'y ailles aujourd'hui encore, pcq là mon pote tu vas être servi 🙏
    Peggy W
    Peggy W

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    0,5
    Publiée le 21 septembre 2019
    Très décevant malgré le casting. Long, incohérent, et lourd..prend vraiment le spectateur pour 1 idiot
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