Les Tuche 3 : Liberté, Égalité, Fraternituche, réalisé par Olivier Baroux, ne m’a pas réellement convaincu. Comme pour les deux premiers films de la saga, j'avais des attentes assez modérées, mais ce troisième volet m'a laissé un goût d'inachevé. Le concept de départ, une famille complètement décalée qui se retrouve immergée dans les hautes sphères politiques et sociales, reste amusant en soi, mais l'humour, déjà très particulier, se montre encore plus caricatural et poussif ici.
D'un côté, on peut reconnaître que le film garde cette dynamique de décalage propre à la saga, avec des personnages attachants, à commencer par le fameux président Tuche, joué par Jean-Paul Rouve. Mais de l'autre, je trouve que les situations comiques deviennent prévisibles et tombent souvent dans le facile. La famille Tuche, qui fait partie de ce qu'on pourrait appeler un "humour populaire", peine cette fois à me surprendre. Les gags se répètent, et l'impression de déjà-vu est assez forte.
En revanche, je dois admettre que le film aborde de manière intéressante certains thèmes sociétaux, comme la politique, la place de l'argent et des inégalités sociales. C’est un aspect que j’ai trouvé plutôt pertinent, même si la manière dont ces sujets sont traités reste assez superficielle. Il y a bien une volonté d’offrir une réflexion sur la société actuelle, mais l'humour trop grossier et l'absence de profondeur m'empêchent d'apprécier vraiment cet aspect.
Finalement, "Les Tuche 3" reste fidèle à la saga, pour le meilleur et pour le pire. On y retrouve l’énergie décalée, les répliques mémorables, mais aussi la légèreté des scénarios. C’est un film qui plaira sûrement aux fans de la première heure, mais pour ma part, je trouve que la recette s’essouffle. Je lui attribue donc une note de 2,5/5, un peu comme pour les précédents films : on passe un bon moment, mais ce n’est pas le genre de comédie qui marquera durablement.