Amin
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Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2018
L’esthétique de Faucon, faite de pauses, de silences, de regards, d’ellipses et de concision des scènes, évite toute facilité ou poncif. Une véritable émotion ressort de cette épure, qui n’a rien de sentimentale mais résulte de la compréhension et du partage. Le réel est bien là, mais dégagé de tout naturalisme. C’est le mystère des personnes que chacun capte à sa manière, grâce à l’extrême douceur de la caméra sur les visages, la sobriété des dialogues, l’éclat de vie laissé aux acteurs, la limpidité de l’écriture et du montage. Il en résulte un élargissement, au-delà de la simple thématique de la migration. (lire l'intégralité dans le bilan de Cannes sur les sites Afrimages et Africultures)
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2018
Ce film social et dramatique est bien dans l'ensemble.
Le ton est sobre et juste.
Malgré le fait qui ne se passe pas grand chose, on suit avec intérêt la vie de Amin entre le Sénégal et la France.
Et surtout le film est agréable à visionner car il n'y a pas de violence, pas de vulgarité, l'ensemble est paisible.
Cependant, ce que je peux reprocher au film, c'est qu'il est trop court et du coup certains aspects ne sont pas assez développés.
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2018
Si "Fatima" l'a mis particulièrement en lumière il y a 3 ans, c'est en 1990 que Philippe Faucon a réalisé son premier long métrage et, avec Amin, il atteint le total de 9 réalisations de longs métrages sortis en salles, auxquels s'ajoutent une poignée de téléfilms. Dans "Amin", présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2018, il continue de montrer son intérêt pour les populations immigrées, s'intéressant cette fois ci aux déracinés solitaires, ceux qui ont quitté femme et enfants pour venir travailler en France et qui, le plus souvent, vivent entre eux dans des foyers.
Amin, un sénégalais discret et peu bavard, est l'un d'eux. Très altruiste, il fait en sorte de récolter de l'argent auprès de ses compatriotes afin d'entretenir l'école de leur village. Quant à l'argent qu'il gagne, il sert surtout à la construction d'une maison au pays. De temps en temps, il rentre dans son village, en cachant de l'argent dans ses chaussettes, afin de retrouver Aïcha, son épouse, et leurs 3 enfants qu'il ne voit donc grandir qu'épisodiquement. Si Amin est le personnage principal du film, de nombreuses autres histoires sont racontées dont trois histoires personnelles : celle d'Aîcha qui, lorsqu'Amin est en France, est en butte à la surveillance que sa belle-famille veut exercer sur elle mais qui est bien loin de se laisser faire ; celle d'Abdelaziz, un marocain aux deux familles, l'une au Maroc, l'autre en France, qui, au moment de partir à la retraite, prend conscience, aidé par une de ses filles françaises, qu'il ne touchera qu'une retraite de misère car il n'a jamais été déclaré ; celle de Gabrielle, une femme en instance de divorce, harcelée par celui qui est encore son mari, et qui aspire à retrouver sa liberté perdue. Un film très riche, donc, qui réussit en quelque sorte à faire le tour avec beaucoup de justesse des situations difficiles vécues par ces travailleurs exilés sans oublier d'évoquer celle des épouses restées au pays et celle des femmes qu'ils peuvent rencontrer dans l'hexagone.
On notera avec amertume que le film a déjà fait l'objet de nombreuses attaques racistes sur les réseaux sociaux. En cause, l'affiche du film, une femme blanche et un homme noir, côte à côte dans un lit. Le réalisateur du film s'appelle Faucon, à votre avis, comment peut-on qualifier celles et ceux qui l'attaquent ?
Kubrick's Club
Kubrick's Club

43 abonnés 694 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 octobre 2020
Subventionné par le CNC pour 3 motifs, dont le « Fonds pour la diversité » qui vise à « donner une représentation plus fidèle de la réalité française (…) issus notamment des quartiers prioritaires de la politique de la ville », ce film soulève une question majeure : où est la réalité ? Chaque année, en France, il y a 30 000 immigrés admis au titre du travail (soit autant que pour motif humanitaire), et 90 000 personnes au titre du regroupement familial. Si M. Faucon voulait être factuel, il aurait dû faire venir la famille d’Amin en France, vivre dans une habitation à loyer modérée (40% des immigrés sont hébergés en HLM), et montrer Aicha faire la queue à la CAF et la CPAM. De même, si beaucoup d’étrangers travaillent dans le BTP, ils sont majoritairement de pays slaves, roumains ou portugais -souvent dans des sociétés tenues par des compatriotes et non des « exploiteurs blancs ». Il y a eu des Algériens dans le BTP, mais c’était dans les années 60. Bref, si M. Faucon voulait de la réalité documentaire, il aurait dû nous montrer Amin balayeur, au SMIC et sans pression, comme le chante ironiquement Tiken Jah Fakoly. Enfin, 52% des viols commis à Paris en 2013 et 2014 ont été commis par des étrangers, prioritairement sur des femmes blanches, comme nous le rapporte Le Parisien. En reprenant le cliché de la femme blanche fille facile, entreprenante et avide de sexe, M. Faucon ne fait que nourrir les fantasmes -qui tiennent lieu de mobiles- des violeurs. En un mot, il nourrit les préjugés. Bref, c’est un film de propagande, de propagande immigrationniste, à la lecture marxiste et pour partie racialiste.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2018
Dans les titres des films de Philippe Faucon, jusqu'alors, c'était les prénoms féminins qui étaient mis en avant : Sabine, Samia, Fatima. Amin, lui, est bien un portrait d'homme, immigré en France et qui ne voit plus qu'épisodiquement sa famille au Sénégal. La manière du réalisateur est connue, elle reste ici feutrée et épurée, faisant passer quelques messages essentiels sur le statut de ces hommes solitaires et souvent exploités venus gagner leur pain loin des leurs. Seulement, la romance entre les personnages joués avec talent par Moustapha Mbengue et Emmanuelle Devos ne pouvait pas à elle seule nourrir l'ensemble d'un long-métrage et Faucon l'a intégré à un tableau plus vaste qui passe aussi par l'Afrique, ce sont les meilleures scènes du film, et par la vie d'une femme séparée avec enfant, qui donne les moments les plus anodins d'Amin. La mise en scène du cinéaste se contente d'enregistrer sans jamais véritablement chercher à faire naître l'émotion. C'est une preuve de modestie que l'on retrouve assez souvent chez Faucon qui semble fuir le romanesque pour se réfugier dans une sorte de tonalité documentaire, pas désagréable et très digne mais guère susceptible de provoquer un élan d'enthousiasme.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 octobre 2018
Un bon film sur l'histoire d'un sénégalais qui subviens aux besoins de sa famille restée au pays et qui tombe amoureux (on ne sait trop comment) d'une française en plein divorce et qui décide d'entamer des travaux dans sa maison. Certains point aurait mérité d'être creusés d'avantage et la fin laisse un goût d'inachevé...
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2018
Après Fatima, que j’avais beaucoup aimé, portrait plein de tendresse et non dénué d’humour sur une mère courage, femme de ménage marocaine vivant en France, prête à tous les sacrifices pour assurer l’avenir de ses deux filles, film qui lui a valu un César, Philippe Faucon esquisse un portrait sensible et plein de pudeur de l’exil et de la solitude, dans les pas de Amin, ouvrier sénégalais formidablement interprété par Moustapha Mbengue…Amin n’est pas simplement le pendant masculin de Fatima, c’est le portait d’un écartement géographique et mental, d’une solitude contemporaine…Amin est un immigré, mais un immigré installé depuis plusieurs années, il a laissé femme et enfants au village, et fait vivre par son travail d’ouvrier du bâtiment, sa famille mais aussi une partie du village en récoltant de l’argent pour son école…sa famille souffre de cette séparation et vit dans le mirage d’une France certainement idéalisée, et Amin veut leur épargner la désillusion de la réalité …il vit dans un foyer de Saint Denis au milieu d’autres travailleurs exilés aux parcours divers, physique imposant mais du genre taiseux …le va-et-vient entre les deux pays est une fatalité, un non-choix…Amin revit au pays au milieu des couleurs flamboyantes des marchés et des femmes en boubou , il est plus éteint et résigné sur son chantier ou son foyer…
Sur un chantier, Amin rencontre Gabrielle, incarnée avec beaucoup de justesse par Emmanuelle Devos, infirmière divorcée et mère d’une ado un peu revêche, avec qui il noue une liaison, non sans quelque incompréhension pour leur entourage. Union de deux âmes esseulées, rencontre de deux déshérences affectives, intrigue simple voire banale, filmée avec beaucoup de pudeur et de délicatesse… parenthèse heureuse dont la raison sonnera le clap de fin…trop tôt pour Gabrielle dont le divorce est trop récent, trop tard pour Amin qui a sa famille au pays…

Philippe Faucon sait aussi donner de l’épaisseur aux seconds rôles qui révèlent une diversité de situations liées à ces vies de déracinés…Abdelaziz (Noureddine Benallouche) qui, lui, a construit une seconde vie en France et y a eu d’autres enfants, et qu'’une de ses filles française, qui a fait des études, vient aider à remplir sa demande de retraite pour découvrir que son père a trop souvent été exploité et employé au noir... Sabri (Jalal Quarriwa), qui un soir se paie les services d’une prostituée avec qui il n’arrivera pas à conclure, autre pendant d’une misère sentimentale …

Sans oublier, Marème N’Diaye qui joue Aïcha, la femme de Amin et qui se révèle une formidable actrice…

Par son style épuré qui ne laisse aucune place au sensationnalisme, Philippe Faucon a réalisé une œuvre d’une sensibilité et d’une cohérence remarquable…Par une émotion judicieusement distillée, il parvient, si nous l’étions déjà, à nous sensibiliser au sort de ces exilés de la vie quels qu’ils soient. Personnellement j’ai beaucoup aimé et je vous le conseille ce film sobre et fort…
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2018
Autour de l’immigration, il est rare d’avoir les deux volets d’une situation plus qu’inconfortable. Ce que résume pourtant parfaitement Philippe Faucon en suivant l’aller-retour d’Amin entre son pays d’origine et celui de l’exil d’où il ramène l’argent nécessaire à faire vivre sa petite famille. Mais après neuf ans de sacrifice, celle-ci entend mettre fin à une séparation de plus en plus douloureuse. Un déracinement que le cinéaste révèle dans ses nuances et sa complexité, sans en rajouter sur une mise en scène dont le naturel renforce l’intérêt. En évitant les écueils d’un thème pathétique, le cinéaste réussit même la gageure d’une évocation amoureuse entre son héros et une femme blanche. Une sensibilité sans effusion, une évidence de tous les instants, qui pourtant nous échappe quotidiennement. Le travailleur émigré laisse souvent une famille au pays.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2020
Un très bon scénario pour ce film réalisé par le réalisateur français Philippe Faucon. Qui est une sorte de Ken Loach français spécialiste des questions sociales et surtout des questions d'immigration. Méfiez-vous de ses autres films comme Fatima qui était déjà bon. Un sujets audacieux les immigrés vivant en France qui est l'un des fil rouge de ses films. Amin est un vrai film réaliste et émouvant. Je suppose que seuls quelques acteurs professionnels ont été embauchés pour cette fonctionnalité et c'est sa force. Car a part Emmanuelle Devos je ne connais personne. Il raconte l'histoire d'un immigré africain qui travaille en France pour envoyer de l'argent à ses parents au Sénégal. Et il rencontre une française blanche divorcée et mère d'une adolescente. Vous pouvez donc deviner tous les problèmes auxquels les deux devront faire face...
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2018
Après « Fatima » que je n’avais pas du tout aimé, Philippe Faucon présente « Amin » dont l’histoire est simple : Amin (Moustapha Mbengue) est en France pour faire vivre sa famille au Sénégal et à l’occasion d’un chantier, son destin va croiser celui de Gabrielle (Emmanuelle Devos), infirmière divorcée, et une histoire d’amour de naître.
Le point fort du film est de bien montrer que l’argent envoyé au pays sert à sa femme et à ses 3 enfants pour construire une maison à Thiès à 70 km de de Dakar pour que son fils puisse aller étudier à Dakar et avoir ainsi la vie qu’il veut … mais aussi à sa famille en l’occurrence son frère, Mohamed, qui projette d’ouvrir une boucherie et Mohamed de « diriger » fermement Aïcha, l’épouse d’Amin et de lui dire qu’elle doit absolument « soutenir son mari car ils ont tous besoin de lui » au cours d’une scène assez forte dans laquelle Marème N'Diaye (Aïcha) se révèle une actrice formidable. Le second point est de montrer le fossé qui va se creuser entre Amin et sa famille du fait de la distance : Aïcha qui se sent en décalage dira « Tu es un faux père, un faux mari » et inversement Amin de ne pas reconnaître sa fille voilée sur une photo.
Amin succombe aux avances de Gabrielle mais il se force à garder ses distances ayant sous les yeux l’exemple d’un frère de misère dans le foyer Sonacotra de Saint Denis, Abdelaziz, qui lui a 2 familles l’une au Maroc et l’autre en France … mais finira pas mourir seul (scène très touchante à l’aéroport avec le morceau de flûte). La scène du flacon de parfum en est assez symptomatique.
Le point faible du film me semble-t-il réside dans l’attitude de Gabrielle qui bien que semblant déterminée dans sa vie, très ferme vis-à-vis de son ex-mari, va – et même si elle voit l’hostilité manifeste de sa fille dans cette relation avec Amin (« ma mère baise ») – curieusement abandonner après avoir reçu une lettre anonyme pour le moins crue ! Gabrielle se contentera alors de téléphoner à Amin en lui disant « J’espère que tu retrouveras ta femme, tes enfants et que tu garderas un bon souvenir l’un de l’autre » et le film d’enchaîner sur la vue d’un immeuble qu’on détruit puis fondu au noir et fin.
Je reste donc un peu frustré par cette fin plutôt facile et un développement plus subtil des points de vue d’Amin et de Gabrielle auraient été les bienvenus.
Cela dit le film se regarde avec un grand plaisir et tous les acteurs y compris les rôles secondaires, sont remarquablement dirigés avec une grande humanité.
Lucie O.
Lucie O.

44 abonnés 191 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2019
Film sur une réalité qu’on ne connaît pas forcément. Ça parle beaucoup Wolof dans le film ( ne vous inquiétez pas c’est sous titré) et c’est par le réalisateur du film FATIMA que j’ai également aimé. Je conseil ce genre de film très réel et avec une belle histoire.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2018
Voilà un film que l'on aurait aimé défendre, par les sujets graves qu'il aborde - la solitude des gens qui nous entourent, l'immigration, l'exploitation des travailleurs, la misère sexuelle - mais dont on sort déçu par le traitement minimal que lui a appliqué le réalisateur Philippe Faucon. L'interprétation, à l'exception de la toujours juste Emmanuelle Devos, est plus que moyenne à base de comédiens d'occasion. Le scénario, linéaire, manque de péripéties qui sortiraient le spectateur de la léthargie dans laquelle le font sombrer des dialogues sans surprises et des situations trop convenues. Les bons sentiments font rarement de bons films ! Dommage.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2018
Philippe Faucon, depuis qu’il fait du cinéma, n’a jamais cessé de s’intéresser aux personnes discriminées, d’origine immigrée, souvent mis en scène de façon caricaturale dans des récits policiers ou de vulgaires histoires dédiées aux fans de rap. Cette fois, le réalisateur pose son regard auprès de travailleurs migrants qui vivent isolés dans un foyer de type ADOMA en Ile de France. Le cinéma ne s’intéresse guère à ces travailleurs de l’ombre, qui se cachent dans l’antre de leur chambre quand ils ne sont pas sur les chantiers. Et le spectateur découvre en une heure et demi l’étendue de la problématique sociale et psychologique de ces gens exclus comme le vieillissement, la solitude, le déracinement, l’arrachement à leur famille, la pauvreté, la misère sexuelle et affective.

talent de Faucon est à la fois de mettre en scène des comédiens non professionnels, touchés par la problématique, aux côtés d’acteurs reconnus, et de donner à voir une réalité cinglante et sans fard. Emmanuelle Devos évolue parfaitement bien auprès de cet acteur noir, magnifique de subtilité et de pudeur dans un rôle où il ne cède pas à la tentation de la caricature.

Faucon voyage sa caméra en Ile de France, certes, pour appréhender les questions existentielles que tout migrant se pose. Surtout, le cinéaste s’intéresse à la façon dont le pays d’origine accueille le retour du migrant. On sait ô combien les envois de cash entre la France et les pays d’Afrique ou d’Asie contribuent aux équilibres économiques de ces derniers. Faucon ne cache en rien les ambivalences sexuelles, les faux-semblants dans les familles ou les couples d’origine, les manipulations de la famille pour recevoir l’argent de la France. Le film permet de sortir des sentiers battus de la question migratoire qui est très souvent réduite à des positionnements idéologiques ou politiques.

Néanmoins, « Amin » n’est pas le meilleur de Faucon. On regrettera un rythme un peu lent et parfois des longueurs dans le scénario.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2018
L’occident ne va plus chercher les étrangers, mais ce sont toujours eux qui construisent nos immeubles et creusent nos tranchées. Les enfants sénégalais du personnage principal aimeraient rejoindre leur père hébergé depuis plusieurs années en France dans un Sonacotra de Saint Denis. Il a beau revenir avec des cadeaux et des financements pour le village, il n’a pas vu grandir ses propres enfants et laisse sa femme les gérer avec la belle mère en supplément
Employé en France à la réfection d’un pavillon, Amin va nouer une relation avec Emmanuelle Devos, la propriétaire, au moment où elle est en train de se libérer de son connard de mari. Coïncidence des solitudes, cette parenthèse sensuelle est empreinte de respect, de douceur. Le réalisateur de « Fatima » est juste , même si quelques traits sont surlignés, l’infirmière se définissant d’emblée comme peu reconnue. Le travail au noir évoqué pour un autre immigré n’est pas non plus de la faute d’une entité extérieure qui s’appellerait « société » alors qu’il arrange à court terme employé et employeur.
Les séquences se déroulant en Afrique m’ont parues plus nuancées, plus neuves. Les corps noirs faisant l’amour sont rares au cinéma et ils sont bien beaux. Les pressions communautaires mises en lumière montrent la montée de l’islamisme, mais les femmes assurent, elles sont là et ne comptent pas se laisser faire.
AZZZO

363 abonnés 996 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2018
Emmanuelle Devos regarde une robe puis ressort de la boutique. Dans l'angle de la porte qui se referme est collée un sticker du guide "Lonely planet". C'est le sujet du dernier film de Philippe Faucon : la solitude des personnages suivis par sa caméra : le vieil immigré algérien, le travailleur sénégalais, l'épouse et les enfants qu'il a laissés au pays ou l'infirmière divorcée. Des récits calmes, discrets, bien filmés mais il faut reconnaître qu'il manque à "Amin" la tension et la subtilité de "Fatima", son précédent film. Une petite déception.
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