The Square
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311 critiques spectateurs

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pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2023
The square est un film assez hors norme. Au départ, une leçon donnée au monde : on ne s'occupe pas assez de son prochain, on n'aide pas assez les gens de son proche entourage (ceux qui sont dans notre carré). Et ensuite la découverte du personnage principal : Christian, beau directeur de musée d'art contemporain dont on va découvrir les différentes facettes et ses zones d'ombre. Voilà le décor est planté.
Elisabeth Moss est parfaite
Dominic West toujours pertinent
et le héros principal une vraie découverte.
Mais qu'arrive t il quand on sort de la salle ? A t on envie de plus aider son prochain ? ce n'est sûrement pas le but d'un film de changer les comportements des spectateurs. Non, le film perturbe un peu mais pas assez pour déranger vraiment le public. Une palme d'or était elle méritée pour ce film ? Sûrement mais on sent bien que si c'est ce film qui remporte sur une année une des plus grandes récompenses du milieu du cinéma, c'est dire la qualité de tous les autres films en compétition et de tous les autres films non sélectionnés. Alors il nous vient une sorte de malaise : voir le cinéma un peu privé de chefs d'oeuvre et se réconforter finalement avec les séries.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 novembre 2017
spoiler: « The Square » est un film qui donne à voir plusieurs niveaux de lectures à travers le même prisme qui est celui de l’aspect mimétique de l’oeuvre « The Square » elle-même. D’abord le niveau le plus probant est celui de la contrainte, c’est une notion centrale de l’oeuvre. Elle se manifeste à de très nombreuse reprise: dès le départ lorsque Christian doit aller à une interview. Celui-ci déjà malmené par une soirée fort agitée se retrouve sur un tabouret ridiculement petit (comparée à sa taille) et de fait son corps se retrouve lui même contraint. Ensuite la deuxième contrainte devient intellectuelle, il doit en effet éclaircir un propos totalement opaque qu’il a tenu dans un magazine et que la journaliste ne manque pas de soulever. Par la suite il se retrouve victime d’une mise en scène dans laquelle il se fait voler ses effets personnels. Par ailleurs, nous pouvons lister d’autres lieux représentatifs du mimétisme de cette oeuvre tout au long du film: - La salle de réception dans laquelle on assiste à la performance d’un homme-singe. Durant cette scène une femme appelle « à l’aide » comme si elle était bien dans « The Square » et pour aller plus loin elle devient la « proie » de l’homme-singe au sein de son territoire sur lequel personne n’ose bouger ni lever les yeux. On a donc un rapport de force qui s’opère entre un artiste(l’homme qui joue le singe/gorille?) et les spectateurs, qui eux sont dépossédés de leur liberté pendant cet instant. Qui pourrait les aider ? Ils sont tous dans « The Square » mais pourtant aucun individu de l’extérieur ne vient leur porter secours. - L’immeuble: lui aussi théâtre de mini « The Square » , on a une mise en abime de la double dynamique intérieur vers extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur: soit de soi vers les autres et des autres vers soi. La scene vertigineuse de la montée des marches vers la fin du film accentue l’effort parcouru mais surtout cet effet cinématographique devient contraignant pour le spectateur lui-même — est-il interpellé par cet effet ? N’étant pas certain de l’impact propre à chacun nous pouvons néanmoins relever la volonté de contraindre une fois de plus l’espace: ici il s’agit de l’instant où le spectateur regarde la scène et l’effort visuel est à réaliser (dixit mon voisin qui a détourné les yeux.) - Christian lui-même (lieu abstrait?): de nouveau contraint lors de la scene de sexe : on ne sait pas ce que la journaliste finit par faire du préservatif mais celui-ci se retrouve dans la chambre (fermée) qui est une pièce carré et dans laquelle notre héros doit faire face au doute: peut-il faire confiance à cette femme ? - Dans le centre commercial: Christian demande de l’aide à un mendiant, il s’agit d’une vraie expérimentation de l’oeuvre « The Square », qui s’avère positive. Toutefois si cette expérience, ce test fonctionne bien sur un seul individu, démuni et humble il n’en va pas de même avec la masse anonyme des clients du magasin qui ignore totalement Christian lorsque celui-ci demande de l’aide. Il est intéressant de noter la double dynamique (encore), entre la premiere expérience qui va sans doute de lui personnellement vers l’homme qui mendie et la deuxième qui va de lui vers la foule anonyme. Que pouvons nous en penser ? Qu’il s’agit d’un cliché, d’une moquerie: l’oeuvre fonctionne (en tant qu’elle est une performance) sur un être n’attendant rien et ne demandant rien et qu’elle échoue face au public visé par l’artiste ? - Dans la rue: « sauvez une vie » ? - Le préservatif: « sauvez une vie » ? - La femme qui se fait agressez: « sauvez une vie » ? - Enfin, le mendiant agit comme une figure reflective, il est comme un miroir que l’on promène le long du chemin* — à l’échelle du film cela pose la question suivante: ce film est-il une métaphore filée de l’oeuvre « The Square », qui existe déjà et qui a été crée par le réalisateur lui meme. Autrement dit, ce film n’est il pas qu’une expérience artistique, une performance toute entière qui s’attache par la succession de mini-The Square , à nous faire vivre, nous spectateurs: l’experience de l’oeuvre à travers un aspect de test de laboratoire: Christian n’est-il pas la souris que l’on place dans un film qui est « The Square » ? Et nous spectateurs ne sommes nous pas les scientifiques amateurs qui attendons de voir comment il va réagir et comment son environnement va réagir: ses enfants ? Ses conquêtes ? Ses collègues ? Sa responsabilité: matérialisée par le petit garçon ?
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 17 novembre 2017
Un film anxiogène de par la lourdeur des scenes et l'incohérence de leur enchaînement. Un vrai film d'auteur pour Cannes, dans une démarche idéologique qui vise à l'intéressement et en aucun cas à une forme d'esthetique. Dialogues trop réels, pas d effort cinématographique, mis à part le leit motiv musical de la Sonate. Un film plus intéressant lorsqu'il est terminé, qui s'inscrit totalement dans un Art contemporain qui doit incarner une idée avant de susciter une émotion. Rappelons que le cinéma est aussi un spectacle, qu'il y a des codes narratifs et artistiques dans lesquels le spectateur doit être sensitivement conquis. Il n en est rien.
Même l idée du film est traitée de manière assez plate et anodine. Un enchaînement de faits divers pour des soucis de bourgeois qui m'ont agacé.
Respectons les codes esthétiques quand on prétend être un artiste
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2017
De Ruben Östlund (2017).
Au premier abord le film pourrait apparaitre austère . pourtant il devient vite passionnant et nous entraine dans une réflexion profonde sur la société et ses valeurs . Réalisation au cordeau, crescendo, ce à partir au début d'un argument plus tôt léger. Pour autant cet argument joue aussi comme la colonne vertébrale d'une exposition que le responsable d'un musée est censé organiser.
Lumineux dans la façon d'amener le spectateur à se poser d'abord en simple voyeur puis à s'interroger sur ses propres contradictions et ses valeurs et leur confrontation à la réalité. C'est parfois trach , provoquant voire carrément dérangeant jusqu'au véritable malaise. Une satire comme le réalisateur sait le faire de la haute société qui se veut et se croit l'élite ! Une critique sans concession sur les dérives de certaines valeurs brandies pourtant comme un totem. Un critique aussi sur l'Art moderne et tout ce petit monde qui tourne aussi. A bien des égards on se croit à la FIAC à Paris.
Très bien interprété notamment par Claes BANG. Et bien sûr Terry NOTARY dans une des scènes les plus fortes et dérangeantes du film.
Elisabeth Moss, Dominic West plus
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2017
Film percutant qui marche sur nos pires travers - nos peurs et évidemment nos dernières certitudes, qui mérite le détour, rien que pour son ton sarcastique, cette désinvolture à la J. Tati.
Quelques scènes mémorables - drôles - incongrues ou dérangeantes.
Il film qui nous renvoie un reflet bien terne sur notre évolution - de nos évolutions.
On n'en ressort donc pas indemne.
Et si finalement le plus humain était ce chimpanzé . . .
Antoine B.
Antoine B.

10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2017
Un bon film mais beaucoup de scènes à rallonge, qui n’avaient pas forcément de sens. Je n’ai pas non plus toujours compris certaines parties, peut-être parce que la satire de l’art contemporain est partie un peu loin!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 novembre 2017
Ce film est un chef d'oeuvre de divertissement responsabilisant. Les péripéties du personnage principal nous invitent à la confrontation avec soi-même. Ces 2h30 font prendre conscience de l'irresponsabilité des citoyens civilisés qui ne savent pas aider une personne en difficulté : l'affiche du film renvoie à une scène où l'on constate avec horreur l'inertie des citoyens. Ainsi il suffit de leur faire croire que c'est 'normal' [il ne s'agit que d'une performance artistique] pour que les gens acceptent l’inacceptable. Flagrant de réalisme, ce film ne laissera pas indemne. Le film révèle avec brio l'imperfection de l'Homme du XIXe siècle, à travers un homme travaillé entre générosité désintéressée et remise dans le droit chemin des marginaux dépourvus de courtoisie. Cela se déroule de rebondissement en rebondissement avec toujours un enchaînement logique et fluide entre chaque scène. Un bijou du cinéma qui mérite d'être exposé dans les salles pour encore longtemps. Selon moi, le meilleur film de l'année.
Maxence!
Maxence!

18 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2017
Plongée dans le chaos suite à un fait banal: quand l'œuvre d'art sème la panique dans un dîner mondain, que le conservateur de musée se noye dans les poubelles, les scènes brillantes mettent le spectateur sous tension, le promènent entre la réalité et l'absurde.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 novembre 2017
Palme d'or à Cannes en 2017, j'ai été très déçu par ce film. On suit la vie de Christian (Claes Bang), père divorcé qui gère un musée d'art contemporain. On sent chez le réalisateur Ruben Ostlund une volonté de tout "intellectualiser" dans son oeuvre et on a tendance à vite décrocher de ces questions existentielles sur la lutte des classes par exemple. Le résultat donne un film incohérent malgré a justesse de la mise en scène et quelques bons moments (comme l'apparition lors du repas de cet acteur bodybuildé qui sème le trouble). Un film qui ne méritait pas à mes yeux la récompense suprême face à 120 BPM.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2017
Magistral film...
Une oeuvre d'art cinématographique...
Un OVNI...
Etc...
Y-a-t-il assez de superlatifs pour décrire ce film ?
Non...
Une oeuvre cinématographique, au même titre que peuvent produire des grands noms de la littérature comme Victor Hugo, Malraux ou des grands noms de la peinture, tel est bien le vision de ce film.
Il y est exposé le ridicule pitoyable de la condition humaine.
Qui sommes-nous en 2017 ?
Des êtres pitoyables, qui, depuis ce qu'on appelle l'élite de la société jusqu'au personnes dans le dénouement restent des animaux, qui se prétendent '' civilisés ''
En rien, l'éducation, la Culture et l'Art, ne nous garantissent de ne pas être autre chose que des animaux ( les singes ), dont nous sommes issus.
Incapables de bonté, d'empathie, de sentiment de complaisance à l'égard de nos semblables, nous restons indifférents à la misère humaine.
Et même si nous parlons avec emphase et gravité de tout cela ( ce que je suis en train de faire ici... ), rien ne garantie un changement de l'animal que nous sommes.
Ainsi, la vue de ce film ne changera en rien notre comportement lorsque nous croiserons le chemin d'un mendiant.
Car si l'homme " évolue ", c'est de façon modeste et epsilonienne.
Au fond nous sommes et restons des animaux carnivores et carnassiers.
Cultivés ou pas, intelligents ou imbéciles, vivant chacun dans sa petite sphère, son petit monde, son petit carré, avec comme force motrice l'argent, notre téléphone portable, notre voiture, le sexe, la réussite.
Ainsi, nous laissons à nos enfants, aux générations suivantes, une incapacité à changer fondamentalement de regards sur les autres ainsi que des déchets dans lesquels nous nous vautrons.
On ne peut pas faire une thèse sur ce film. Peut-être une antithèse.
Le fait même d'en parler ainsi est ridicule. Je suis ridicule ? Oui, aussi...
L'envoyer dans une autre galaxie habitée pour montrer qui nous sommes ? Bonne idée.
Nous sommes pitoyablement ridicules.
Ce film nous le dit et en plus nous dit que ça ne change rien de le savoir.
domi...

domi...
LaureP
LaureP

18 abonnés 199 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2017
Un régal du début à la fin. Quleques moments d’anthologie. Les acteurs sont fabuleux, Christian, l’homme singe, le petit garçon... et cette musique!! Sorte de mash up entre le prélude de Bach et l’ave maria revisité à la sauce moderne. Un peu long mais c’est un tel plaisir que j’aurais aimé encore prolonger ce moment de grace et folie cinématographique
tostaki
tostaki

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2017
Une mise en scène impecable pour ce film qui explore les bassesses de l'être humain. On se sent très mal à l'aise lorsqu'on est confrontés à des scènes de lâcheté. Humour noir nordique déshabillant l'homme et mettant à nu ses instincts les plus bas. Également une critique de la société suédoise et de sa propension à l'acceptation des règles de politiquement correct.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 novembre 2017
Pour résumer simplement, un film prétentieux qui se moque du prétentieux du milieu de l'art contemporain, et j'irais plus loin de la vie en générale. On suit la vie sur quelques semaines d'un directeur de musée dont la vie va "basculer" suite à un vol. Mais attention ce ne sont pas les répercussions psychologiques du vol, ce qui aurait pu continuer un sujet intéressant, qui constituent le sujet du film, mais la traque très peu crédible des voleurs et sa -encore une fois entre guillemets- "terrible" conséquence. Des réactions plaquées, des personnages poussés à l'outrance, une ironie forcée, tels sont les secrets de ce film. Il vaut mieux éviter.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2017
Franchement, je n'ai pas été déçu, c'était un très bon film, je ne m'attendais pas à un tel résultat, par contre, j'ai remarqué une incohérence qui m'ai choqué : l'iPhone de Christian fait le bruit d'IOS 6 quand il le déverrouille, et pourtant, il y a un passage où ont voit l'interface de l'appereil photo, et c'est celle d'IOS 7 et plus, donc le son de déverrouillage n'est pas censé y être, et puis quand il le sort de l'enveloppe, ça ne ressemble pas à un iPhone, voilà, c'était l'instant  (je n'ai jamais écrit un commentaire aussi long ( ͡° ͜ʖ ͡°)
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 novembre 2017
difficile à se plonger dans un univers très intellectuel. Film pour un public déjà imprégné de ce milieu.
Dommage car le fonds est interessant
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