The Square
Note moyenne
3,3
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312 critiques spectateurs

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toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2023
Ruben Östlund nous offre une très bonne réalisation, assez froide, avec très peu de mouvements de caméra et une mise en scène très simple. Il met encore en avant des personnages riches et ici, il rajoute l'art contemporain au centre de son long métrage. L'acteur principal est vraiment très bon, comme le reste du casting et c'est encore une fois une critique de la société et des riches, notamment avec les mendiants. Le scénario est vraiment très bon bien qu'il part un peu dans tous les sens et les dialogues sont aussi bien écrits, mais le plus impressionnant, c'est le développement des personnages. La BO est très bonne, surtout le thème principal qui est vraiment envoûtant avec ce chant par dessus. Les scènes sont assez longues et reste donc dans no esprits comme la scène du dîner de riches.
Emmanuelle Verhoeven
Emmanuelle Verhoeven

2 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2023
Ruben Ostlund film le ridicule comme personne : il porte un regard sérieux sur des scènes grotesques. Le film souffre néanmoins de longueurs.
Andretti3000
Andretti3000

18 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2023
Juste pas mal, je ne comprends pas bien où Ruben veut en venir. Disons que c'était juste assez ce qu'il faut pour me captiver, quelques scènes qui valent le détour. Mais voilà, je suis un peu déçue à vrai dire.
Shiki
Shiki

118 abonnés 282 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mai 2023
Critique du monde de l'art contemporain , de la société en générale et sans vraiment de sens. C'est long mais qu'est ce que c'est long. Le film nous propose des scènes loufoques , sans aucun intérêt, on attend quelque chose durant 2h30 et au final, ça se termine (enfin) sur rien? Quelle perte de temps.
bendelette
bendelette

34 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2023
Un petit bijou d'intelligence.Une critique acerbe d'un certain art contemporain,un kaléidoscope d'entraide donnée ou pas.Et des moments qui font rire.La tesla qui reste seule en bas de l'immeuble à la fin du film dit tout sur l'évolution de Christian!Un film salutaire.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 868 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2023
"Vas-y, la joue pas à la suédoise, pas de politiquement correct."
Cette phrase résume à merveille l'ensemble de l’œuvre de Ruben Östlund, en froid avec l'image ultra-policée de sa Suède natale. Ajoutons pour comprendre le contexte que l'acteur qui la prononce est et incarne un Danois (il s'agit d'une vanne courante entre Danois et Suédois, comme on peut en voir dans Rita et Broen/Bron).

Comme il est question d'art, la symbolique tient une place à part entière dans ce film : la statue démantibulée au début (avec pour citation "folkets kärlek (är) min belöning", "l'amour du peuple est ma récompense"), l'escalier en colimaçon carré dans l'immeuble populaire, l'Ave Maria modernisé, le rapport aux personnes qui mendient, etc.) mais également les clichés (sur les Suédois, les banlieues, les bobos déconnectés du réel qui roulent en Tesla, etc.). Östlund semble d'ailleurs aimer torturer la bourgeoisie suédoise jusqu'aux limites du populisme, dans une œuvre qui est pourtant tout sauf populaire.

On découvre ainsi l’archétype du bourgeois intellectuel, prônant de grandes et belles valeurs mais incapable de les incarner lui-même tant il vit dans sa tour d’ivoire, vide et creuse. spoiler: Pis, les actions du principal protagoniste génèrent de l’injustice qu’il peine à réparer parce qu'il s'en dédouane.
Reprenant le thème de ses deux premières œuvres, Östlund interroge également le rapport entre l’individu et le groupe, étendu également aux réseaux sociaux avec, toujours, des expériences psychosociologiques qui nous questionnent sur nous-mêmes, notre part d’animalité et d’égoïsme de survie (thème développé dans Happy Sweden, Happy et Snow Therapy) ainsi que sur notre capacité à nier nos responsabilités spoiler: (la scène de la confession du conservateur du musée, vers la fin, rappelle beaucoup celle de Tomas dans Snow Therapy)
.

Comédie de mœurs, d'abord, un rien futile, le film devient vite tension, générée par la peur et les préjugés, sans nul doute le point fort d'Östlund qui a définitivement abandonné les longs plans séquences et les silences qui durent au profit d'une réalisation plus linéaire, plus conventionnelle. Le réalisateur n’abandonne pourtant pas ce qui avait fait le succès de ses deux premiers films puisque le quotidien de ce conservateur de musée d’art contemporain est filmé sous forme de saynètes sans lien direct, parfois, entre elles. La tension est ainsi plus soutenable, d’autant que l’humour dont le film est parsemé, est beaucoup plus franc que dans ses précédentes réalisations. On navigue ainsi constamment entre scènes dérangeantes (celle du "singe" lors de la grande réception est un chef d’œuvre de malaisance) et scènes plus légères.

Le tour de force d’Östlund est de parvenir à nous intéresser à l’art contemporain tout en s’en moquant… ce qui est encore de l’art contemporain : une mise en abyme assez étourdissante qui part d'un carré au sol pour atteindre la société tout entière.
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2023
"L'art moderne, c'est n'importe quoi, et ça ne plaît qu'aux snobs ridicules." Voilà pour le résumé des 2h30 de The Square, dont la redondance (toujours ce même message, en boucle, et ça dure, ça dure...) n'a d'égale que la virulence de son propos. Ruben Ostlund n'hésite pas forcer le trait de ses gags, à aller jusqu'à montrer frontalement l'hérésie qu'il dénonce, tirant un grand coup sur la nappe de soie parsemée de flûtes de champagne, pour créer un désordre de luxe sublime. On repense au gag de l’œuvre d'art qui est une accumulation de petits tas de poussières (avec le message trop explicite "You Have Nothing" placardé en grand, un manque de finesse volontaire) qui est "nettoyée" par l'homme de ménage (allez hop, plus de saletés !), refaite à la va-vite par le vernisseur sans que personne ne s'en aperçoive ("L'art moderne, c'est très surfait", round 1, vainqueur : Ostlund, on a bien rigolé). On repense aussi au dîner au restaurant gastronomique, le climax du film, qui voit un
spoiler: artiste bousculer un homme et quasiment violer une jeune femme, sans que les snobs ne bougent le petit doigt, pour ne pas "casser la performance artistique"...
Suffisamment ignoble pour qu'on les insulte devant notre écran, et qu'on les applaudisse ironiquement quand enfin un se lève pour porter secours à la jeune fille, suivi par les "courageux suiveurs" qui passent à tabac leur idole d'il y a cinq minutes. La scène a beau être bien trop longue et répétitive (à l'image du film entier, trop redondant et long), le message est puissant, tourne en ridicule la Haute, montre une adoration malsaine pour les formes d'Arts extrêmes qui se démarquent des grands classiques (l'apanage du petit peuple, on le comprend à demi-mots...) et même de l'art contemporain "version soft" (les récents Jeff Koons, dans leur absurdité totale, nous autorisent à en rire, ils s'auto-critiquent tels la boîte de Campbell ou la Marilyn de Warhol à son époque...). Dans The Square, l'Art moderne se considère absolument au premier degré, il n'est pas là pour amuser la galerie, et c'est bien ce qui en fait une satire parfaite pour Ostlund. Eh bien soit, Ruben a raison, on gardera nos bonnes vieilles œuvres faites avec amour (et un certain respect du public), on laisse à la Haute les tas de poussières "made in Rowenta" et l'homme-chimpanzé qui tabasse une jeune fille, sans regret aucun. Quant à sa propre technicité artistique, The Square s'offre une musique faite d'onomatopées étranges (on ne peut pas la manquer, en bien comme en mal) et une mise en scène d'un soin exemplaire. Et si vous voulez une expérience en "3D" de The Square, on vous recommande vivement le Mumok (Musée d'Art Moderne) de Vienne, où chaque œuvre (très sérieuse, attention, ne rigolez pas quand le garde passe...) ressemble à une blague, ou au cauchemar (devenu réalité) de Ostlund. Bonne visite.
Mysterfool
Mysterfool

15 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2022
Palme d'or 2017, la première car Ruben Östlund est double palmé depuis 2022. Je ne suis pas sûr d'avoir compris le propos : une caricature de l'art contemporain totalement hors sol par rapport au bas peuple des gens normaux. Mais est-ce bien ça? Si c'est ça je suis mal car j'aime les œuvres montrées dans le film le carré et les tas de cailloux bien rangés comme un cimetière américain. Mais l'art contemporain est une passion. J'ai aimé ce film même si je n'aurais pas donné une palme.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 226 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2022
Christian est le conservateur du musée d’art contemporain au palais royal de Stockholm. Il y prépare une exposition insolite intitulée « The Square » où les spectateurs seront appelés à se questionner sur leur altruisme. Au même moment, l’agence de communication du musée lance une campagne qui va déclencher une vive réaction de la part du public…

Ruben Östlund (Play - 2011) continue de dépeindre à sa façon notre société actuelle en la critiquant sans vergogne et ouvertement comme pour mieux lui rappeler ses défauts. Il en fait de même avec l’art contemporain qu’il dénigre gentiment mais surement (en la mettant en scène à travers des petits tas de gravats, un empilement de chaises et tabourets bruyants ou encore via l’impressionnante séquence du dîner avec l’homme-chimpanzé).

Le réalisateur prend un malin plaisir à gratter la couche de vernis pour laisser entrevoir l’hypocrisie des uns et l’absurdité des autres. Si l’idée s’avère très intéressante, on regrette simplement que tout cela puisse autant s’éterniser (140 minutes) et par conséquence s’essouffler. Le film remportera la Palme d’or à Cannes, 5 ans avant de réitérer l’exploit avec Sans filtre (2022).

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Alain D.

742 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2022
Ce film Suédois, visuellement esthétique et soutenu par une musique délicate, se montre suffisamment cérébral pour mériter sa Palme d'or du Festival de Cannes reçue en 2017.
" The Square " se révèle comme une Comédie dramatique sensible et trouble , écrite et mise en scène par Ruben Östlund. Son scénario original, aussi brillant qu'ambitieux, délivre des scènes très fortes, des messages pertinents, tentant de nous éclairer sur le comportement humain.
S'éparpillant sur différentes thématiques comme l'imposture artistique de l'art contemporain, la liberté d'expression, le partage des richesses, les rapports humains comme la bienveillance ou l'altruisme, ce film atypique s'égare quelque peu et montre malheureusement de nombreuses longueurs.
ferdinand75

728 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2022
Un film très fort , très original, qui retrouve parfois la veine des films caustiques et critiques des années 70. On retrouve des accents de Marco Ferrreri , de Bunuel , et du cinéma provoc. La société contemporaine est tournée en dérision mais de manière subtile. Le monde de l'art , de la culture , la "bien-pensance", le politiquement correct sont moqués de manière exceptionnelle. La scène du mime simiesque est très forte et dérangeante , et la scène de relation sexuelle avec la journaliste est la plus drôle , mais on rit jaune , jusqu'au ira le mouvement "me too" ? Une savoureuse critique de l'art moderne . Mais aussi de l'humanité , après s'être moqué des faux clochards -migrants intégrés, le héros est bien content de trouver un migrant "humanisé" pour faire le gardiennage de ses biens . Une vraie fable cynique , triste , désabusée , et une réalisation superbe , et des plans somptueux.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

299 abonnés 3 077 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2022
Un regard cinglant et un film dérangeant avant tout dans les réactions ou les non-actions de chacun. The Square nous révèle le monde et les hommes tels qu'ils sont, montrant ce qu'on ne veut pas voir. Souvent bête dans ce qu'il cherche à provoquer pour démontrer. On a bien du mal à admettre certaines interactions, tandis que d'autres spectateurs se diront: c'est exactement ce que j'aurais fait. Un film qui va au bout du discours et ne perd jamais le fil. Christian sera jugé sous le regard de ses filles. Une conclusion ultime.
Mengzi
Mengzi

1 abonné 127 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2022
Bon il est beau comme film, les plans sont longs, beaux, ils ont été pensés. Mais malheureusement ça ne rattrape pas le scénario que je n'ai, je crois tout simplement pas compris, c'est ce qui justifie ma note. Ce film est du début à la fin incompréhensible, sans lien logique entre les différentes intrigues, ou plutôt si, des liens, qui ne font pas sens. Je n'ai pas réussi à saisir le dessin d'ensemble... Bien malheureusement.
Je suis dans l'ensemble déçu de ce film, dont j'attendais, probablement à tort, beaucoup plus... Je ne le recommande pas..
Lawrence Peyrac
Lawrence Peyrac

3 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2021
Si je devais résumer ce film en un mot, je dirais : décalé !! On peut le trouver prétentieux, snob et longuet. Je l'ai trouvé ironique et mordant, voire jubilatoire...
Alex Motamots
Alex Motamots

11 abonnés 396 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2021
"The Square est un sanctuaire où règnent confiance et altruisme. En son sein, nous sommes tous égaux en droit et en devoirs." Belle idée qui sera reprise tout au long du film.

Sont-ce de vraies oeuvres d’art que l’on voit dans ce film ?
Et toujours ce tas de gravas devant la phrase led You have nothing.
J'ai aimé leur présence tout au long du récit.

Un film qui montre, entre autre, que nous sommes encore démunis devant la force brute.

Une scène magnifique dans les poubelles sous la pluie.

J’ai beaucoup aimé la jeune femme qui préfère vivre avec un singe plutôt qu’avec un homme.

Jusqu’où peut-on aller pour faire parler de soi ?
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