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marie M.
2 abonnés
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1,0
Publiée le 16 octobre 2019
Une bonne idée à la base mais très mal exploitée: les thèmes sont simplement effleurés. On a l'impression d'un inventaire à la Prévert et on finit par s'ennuyer ferme.
Il y a du très bon dans les palme d'or et du très moins bon. Ce film fait malheuresement de la deuxième catégorie. C'est tournée comme un pied, avec des plan indigne d'une serie télé. J'ai pas trop compris ou le metteur en scène voulait en venir avec son film. Tant qu'il y a des gens pour aimer ce film, on aura le droit a ce genre de film. Mauvaise palme d'or.
Pédant, moralisateur, énervant, lourd, très lourd, malaisant, trop long, trop lent, non subtil, agaçant. Ce film se croit intelligent alors qu'il n'est difficile à suivre que parce qu'il part dans tous les sens sans raison, juste pour rendre moins évidente sa morale à deux sous qui reste pourtant grossière et mal amenée.
En plus d'être ennuyeux, "The Square" est un film exécrable. On comprends assez vite l'objectif, qui est de tenter de faire une sorte de critique du petit milieu de l'hyper culture en général et de l'art contemporain en particulier. Le problème, c'est que le réalisateur en fait de toute évidence partie, et se retrouve dans l'incapacité d'être un tout petit peu féroce avec ses potes. D'ailleurs, dans l'histoire, les vrais responsables du fiasco ce sont les 2 communicants branchés avec leurs petits gilets quechua sous la veste de mec en marche. Finalement, les cultureux ont bon fond. Mais le pire c'est la morale du film, effroyablement condescendante, qui dit en gros que les ploucs qui vivent dans des hlm ne sont pas méchants en fait. Ce qui prouve bien qu'en voulant critiquer une certaine forme d'art, le film devient exactement ce qu'il cherche à critiquer: une œuvre ennuyeuse, prévisible, qu'on regarde en faisant autre chose. Dans les galeries branchées, en buvant du champagne, ou, pour les ploucs des hlm, en faisant son ménage. Ces gens là n'ont aucun humour. C'est consternant. Il y a une longue scène embarrassante avec un mec atteint du syndrome de Tourette. Vous imaginez ça? Ça fait rire qui, le syndrome de Tourette? Les gens qui crachent sur le cinéma divertissant, j'imagine.
Attention film à humour décalé et légèrement intellectuel! Mais on aime quand ça sort des sentiers battus, un humour "pince sans rire" à la Cohen ou Allen. Seul reproche: Un film un peu long d'autant plus que la scène de "l'homme singe" est d'une bêtise énorme, n'apporte rien à l'histoire voire même, met le spectateur mal à l'aise comme elle met mal à l'aise les personnages. Que voulait signifier l'auteur ? Il aurait fallu la supprimer et ainsi revenir à une longueur de film raisonnable. spoiler: De même, le redémarrage de l'histoire avec le gamin accusé a tort n'apporte rien puisque cela n'aboutit pas.
Un excellent film suédois du réalisateur Ruben Ostlund. Claes Bang est touchant dans son rôle de convervateur de musée d'art contemporain. Terry Notary est impressionnant et ahurissant avec sa performance de l'homme singe. Elisabeth Moss est vachement convaincante dans son rôle de journaliste.
Une chronique sociétale qui oscille entre pamphlet acide et comédie satirique. On suit avec plaisir les pérégrinations d'un conservateur de musée confronté à son public embourgeoisé ainsi qu'à ses problèmes personnels et aux vains directeurs d'agences de publicité... Grâce à un casting excellent et à une mise en scène efficace, l'ennui ne point jamais; par contre le malaise affleure, notamment dans la scène dérangeante et symboliquement virulente du dîner. Un film riche en questionnements, qui ne peut laisser indifférent, et dont la fin illustre les errements du personnage principal - ce que l'on pourra regretter. Une palme d'or justifiée (et absolument logique si l'on connaît un peu l’œuvre d'Almodovar!)
Un film qui fait pitié, chaque scène est superficiellement abordée, dans un prêt à penser qui ne semble pas avoir compris grand chose à l'art contemporain. Le marché et la spéculation ne sont pas abordés. On reste dans des problématiques liées aux sciences humaines et sociales, incomplètes et paresseuses. Je ne m'attendais pas à grand chose, et fus servie comme tel.
Je pense avoir vu ou voulait en venir le réalisateur: avoir une réflexion sur l’art moderne, dénoncer l’hysterisation des médias qui font du buzz en continu alors qu’on perd de vue le fond des choses; l’égocentrisme érigé en vertu dans nos sociétés... Mais je me suis franchement ennuyé et quand j’ai vu dans ses notes d’intentions que le réalisateur voulait faire un film « divertissant » de ce point de vu c’est vraiment raté. J’ai trouvé la satire des milieux artistiques vraiment surfaite et légère. Selon moi une palme d’or vraiment quelconque et un film trop prétentieux par rapport à ses qualités.
Je n'ai absolument pas accroché au film. Je l'ai trouvé très bavard et j'ai trouvé certaines scènes surréalistes complètement hors de propos et trop longues. J'étais réticent à voir ce film justement par ce qu'il avait reçu la palme d'or au festival de Cannes, j'ai encore le souvenir du navet planétaire "The tree of life" qui avait été primé en 2011. L'avantage de "The Square" par rapport au précédent est que je pourrais en faire le synopsis dans mon entourage et, aussi, que les acteurs jouent très bien. Raison pour laquelle je n'ai pas noté 0.
Le principal défaut de The Square réside dans sa propension à tourner en dérision des procédés relatifs à l’art contemporain tout en les adoptant comme structure autant dramatique qu’esthétique. L’ensemble est figé tel un polar suédois, joue sur les mouvements créés à partir de formes géométriques censées traduire l’inhumanité des constructions humaines pourtant bâties pour rapprocher les êtres – notamment l’escalier. Surtout, il s’auto-convainc de constituer un scandale sans jamais mener les germes du scandale à leur terme, de sorte à construire un ensemble aussi vide que les salles du musée. À la fois trop près de l’art et trop éloigné de l’art – non sans une certaine misanthropie –, The Square manque l’art. Ne restent aussitôt que de très belles compositions de plans, ainsi que d’excellentes performances d’acteurs qui méritent, à eux seuls, le visionnage d’un film souvent ennuyeux. On attendait un vertige ; pas de chance, tout est contemplé depuis une plate-forme de verre qui empêche les accidents et reflète l’ego du cinéaste.
Quelques scènes bien corrosives et jubilatoires ici et là, mais, globalement : film long et laborieux, qui s'empêtre et se répète dans une critique sociale très large, trop large. Östlund flingue tout ce qui bouge : l'art contemporain, les bourgeois, les experts de la com' et du marketing, les bonne et mauvaise consciences collectives, les préjugés sociaux, les limites de la liberté d'expression et surtout nos égoïsmes, hypocrisies et lâchetés de tous les jours. Soit. Mais comme dit le proverbe, qui trop embrasse mal étreint. Au final, tous ces sujets passés à la moulinette sarcastique et cynique, de façon systématique, produisent davantage une bouillie misanthropique qu'une analyse fine et aboutie. Et derrière ce sentiment de malaise que le réalisateur se plaît à cultiver et à étirer en longueur, il y a une intention démonstrative, moralisatrice et culpabilisante, qui est bien peu aimable.
Palme d'or 2017. Pas de véritable scénario mais une succession de scènes plus ou moins réussies qui illustrent parfaitement notre société individualiste et le snobisme de l'art. C'est parfois très drôle parfois un peu sans queue ni tête mais toujours fait avec un cynisme délicieux et une mise en scène raffinée. Bonne surprise donc.
Curieusement je ne peux pas m’empêcher d’adorer ce film tout comme j’ai pu en rire (c’est-à-dire beaucoup). Le casting (Claes Bang, Elizabeth Moss...) atteint le sommum du naturel. En tant que grande fan de la Scandinavie et tout particulièrement de la Suéde, l’univers retranscrit par Östlund dans son pays natal ne peut que renforcer mon idée et mon rêve d’habiter dans ce pays qui est en avance sur le monde notamment du point de vue de l’état d’esprit. Le choc entre 2 niveaux de vie fait la trame du film, notamment avec l’apparition d’une nouvelle œuvre intitulée « The Square » dans laquelle les occupants sont tous égaux et doivent s’entraider. Ruben Östlund, à la mentalité fortement Scandinave critique une société égoïste et un modèle Suédois qui pourtant fait rêver plus d’un. Une réussite, palmée du plus grand prix à Cannes en 2017.
Avec le douteux "Snow Therapy", le réalisateur ne brillait déjà pas par son entrain, noyant le spectateur dans sa vision exagérément sombre. "The Square" prend tout le monde de haut avec un flegme et une condescendance assez insupportable. Plus de deux très longues heures où une série de tableaux sont alignés pour faire la morale à tout un tas de choses plus ou moins obscures mais dont on se fout royalement. Au-delà de l'ennui, cette façon de troller la société avec une forme de jubilation est exaspérante. S'il n'aime personne, ni la société, les arts, ni rien, et bien le message est reçu.