The Square
Note moyenne
3,3
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311 critiques spectateurs

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33 critiques
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FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2018
Alors qu'il promeut la confiance, la bienveillance et l'altruisme avec la future œuvre d'art de son musée, le directeur des lieux va entrer en totale contradiction avec les valeurs qu’il défend lorsqu'il lui arrive quelque chose de désagréable. Ruben Östlund fait une critique acerbe et ironique du milieu de l’art contemporain avec comme miroir celle de la société. À travers de nombreuses séquences qui mettent en scène un large panel de la population, le réalisateur tourne en ridicule de nombreuses situations pour en montrer l'absurdité. Il y a l'histoire fil rouge qui commence avec ce vol, mais ensuite, le film n'est plus ou moins qu'une succession de scènes avec chaque fois une sorte d'expérience sociologique. Ou alors s'agit-il dans certains cas de la recherche d'une performance parce que certaines scènes pouvaient très bien être des caméras cachées pour voir la réaction des gens qu'ils soient acteurs ou spectateurs de ces moments parfois très particuliers. Un peu comme dans un film à sketches, tout ne se vaut pas, mais il y a de très bons passages qui sont assez efficaces et drôles. La mise en scène du réalisateur est précise et efficace tandis que son humour corrosif souvent à la limite de l'absurde fait mouche la plupart du temps. Je ne m'attendais pas à apprécier ce film, mais je l'ai trouvé plaisant, intéressant et réussi. Il n'y a que la conclusion qui est un peu décevante, car trop facile, moralisatrice et en contradiction avec le reste, mais sinon, c'est un bon film.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2018
Le film peut sembler un peu long vers la fin mais il est amplement pardonner par les réflexions qu'il propose : individualisme bourgeois, communautarisme social, hypocrisie bobo, vacuité de l'art de contemporain et - au sens large - des secteurs tertiaires, etc. Au final, cette sorte de coup de pied dans la bien-pensance qui prône le fameux "modèle social suédois" exemplaire approche le chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 avril 2018
Oui, sur le film sur les laches filmé par un des laches. C'est très moralisateur et ouvertement moralisateur, comme à l'église. Un Suédois égoïste contre un enfant immigré incarnant la vérité. Les méchants blonds contre les gentils bruns. J'en ai marre. Puis l'histoire est fausse, absolument et profondément tirée par les oreilles. Du symbolisme lourd... Quelque peut m'expliquer la scène de la bête? Pas sa signification évidente mais comment on peut la justifier dans le film qui gardait pour le reste la semblance du réalisme? J'ai perdu mon temps et pourtant, j'ai adoré "La force majeure."
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2018
The square est vraiment un film surprenant. Il est très déroutant et parfois amusant. Chaque plan a été travaillé pour avoir de l'originalité dans la manière de filmer et ajouter des éléments perturbant. L'absence de musique en fait partie. Le film présente une histoire qui parait banale mais beaucoup de choses en ressort. Il ne critique pas ouvertement l'art moderne, le film permet même d'en avoir une meilleur idée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mars 2018
Vraiment du très spécial, de bonnes scènes et à chaque fois qu'on s'attend à quelque chose d'évident, à une suite logique, il n'y a rien ou tout autre chose...Malgré son grand format, je ne me suis pas ennuyé, c'est donc assez réussi malgré le côté "à part" de ce film. La séquence du performer cinglé est un grand moment. Un plan caméra fixe m'a fait penser à du Haneke en moins tordu, à voir pour le genre déroutant bien que je ne me le remettrai pas une seconde fois.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 mars 2018
Au début ce film m'a un peu ennuyé, mais au fur et à mesure les scènes s'intensifient de l absurde (le singe qui se met du rouge à lèvres, la vidéo sur you tube) jusqu'à la scène du performer dérangeante et superbement filmée. Le réalisateur suggère chaque scène sans tomber dans la facilité, qui sur certains plans font penser à du Haneke. Palme d'or méritée.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mars 2018
Extraordinaire ! excepté la scène de l'affiche du film que j'ai trouvée un peu trop longue, ce film est très puissant et profond.
omar A.
omar A.

3 abonnés 41 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mars 2018
Déçu par ce film qui a pourtant remporté la palme d’or au festival de cannes . Film qui je pense est censé renvoyé vers des valeurs d’aide et sur d’altruisme a travers The SQUARE , n’arrive pas a convaincre . Une unique scene arrive a retenir l’attention dans ce film de 2h20 tres long . A vous de voir .
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2022
Il a récemment décortiqué la lâcheté humaine dans son « Snow Therapy », le suédois Ruben Östlund revient en force et soumet une nouvelle œuvre où le malaise domine le spectateur. Il ne faudra pas chercher plus loin que les premières séquences afin de confirmer le point d’ancrage, se situant tout juste entre la satire et politiquement incorrect. La charnière de la société moderne actuelle ne repose que sur des valeurs de solidarité et d’altruisme, chose qui manque bien évidemment à une certaine classe sociale, qui fait l’objet d’un débat et d’un procès très spectaculaires. La mise à mort de l’éthique est alors au centre de la problématique, divisant davantage afin de mieux propager la réflexion qui s’en dégage.

Conservateur de musée et bourgeois jusqu’à la plus discrète cellule de sa matière grise, Christian (Claes Bang) devient malheureusement une victime de pickpockets et verra le reste de sa vie remis en cause dans une quête existentielle. Parallèlement, il tente de promouvoir une nouvelle exposition qui suscite autant de bienveillance que d’hypocrisie de sa part. Le tableau, le voici. L’œuvre exposé, le voilà. Il s’agit de ce personnage qui oscille entre la décadence et la rédemption, sans jamais atteindre une porte de sortie définitive. Il entre dans un vice qu’il ne contrôle pas, basé sur des préjugés, mais surtout sur un égoïsme propre à la passivité de la bourgeoisie face à « l’insignifiant ». En perpétuelle comparaison avec son prochain, le fossé entre lui et les classes inférieures

Le cadre et la composition s’efforcent d’induire une passivité, propre au comportement humain de nos jours. Les plans fixes et le fond sonore s’arrangent toujours pour rappeler au spectateur qu’il doit franchir la barrière de l’ignorance. L’hémorragie est autour de lui et se propage aussi bien au lieu de travail qu’à son domicile. Or, la peur est ce qui freine toute motivation et tout acte de générosité. La détresse, quant à elle, n’est que superficiel et ne permet pas de satisfaire entièrement la concession que peu de citoyens possèdent, à savoir la solidarité. La scène où se heurte l’instinct primitif à la haute société, portée par un Terry Notary titanesque, résume tout ce en quoi le film défend durement, la responsabilité sociale.

La journaliste Anne (Elizabeth Moss), comme de nombreux personnages secondaires, illustrent parfaitement le phare ou guide spirituel dans la vie de Christian. Le montage peut perturber et donc soulever des contradictions qui se révèlent notamment être de l’hypocrisie pure. Les scènes s’étirent afin de nous plonger dans un malaise permanent, tout en gardant un plan fixe qui fait office de portrait, fresque ou miroir de vérité. Difficile à encaisser par moment, l’humour admet alors une place tout à fait primordiale entre deux vacarmes d’une intensité grimaçante. Le quiproquo n’est désormais qu’un motif qui rabaisse de plus en plus l’anti-héros dans une culpabilité qu’il apprendra à accepter. De ce fait, nous constatons que nous pouvons rire de tout et de l’art pour commencer. L’art moderne ici représente un patrimoine en devenir. Mais quels souvenirs, quelles images doit-elle véhiculer afin d’exposer toute la culture aux yeux du monde ? La négligence, tout comme le comportement d’insouciance est un fléau qui gagne de plus en plus de terrain dans une intrigue à la fois mal évaluée pour son discours qui prône une justice qui n’en est pas toujours une.

« The Square » symbolise bien plus que l’œuvre d’art qu’il est censé illustrer, tant dans le fond que dans la forme. On ne limite pas les actes de solidarité et d’altruisme à un simple carré de quatre mètres sur quatre, on tend à élargir l’étude à la vie en général. Le Square dont il est question dans le film est porté par chacun d’entre nous. Certains la limitent à leur famille ou à leurs amis proches, alors que d’autres s’ouvrent plus aisément aux étrangers, avec une initiative propre à l’acte recherché pendant tout le récit. Toute l’œuvre nous invite à lever la tête, à ouvrir les yeux, les oreilles et à ouvrir son cœur, avant que ce dernier ne se referme sur notre condition de vie, encore plus médiocre qu’auparavant. On constatera que la réparation est toujours permise, mais sera-t-elle reçue dans le meilleur état d’esprit possible ? On en ressort donc secoué et malmené pendant ces presque deux heures et trente minutes de séquences qui enchaînent les méandres de l’humanité, en dépit de son habilité à reconnaître ses torts.
Jiminou76
Jiminou76

10 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2018
Une oeuvre surprenante dans son ton comme par son propos, bien que parfois peu clair. Seul vrai bémol, on reste sur notre faim.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2018
« The square » de Ruben Ostlund est une chronique sociale centrée sur la personnalité d’un directeur de musée d’art contemporain. Le film part plutôt bien, intrigue par des séquences hors norme, faites de longs plans fixes au cadrage recherché. Mélange d’une satire du monde de l’art contemporain pimentée par une histoire de vol, le film, finalement long et répétitif perd de son intérêt. La satire est parfois amusante mais peu probante, les motivations du personnage central sont peu claires. La fameuse scène tant attendue, qui fait l’affiche du film, n’a finalement peu d’intérêt. Seul le regard porté par les enfants sur leur père est réussi dans la lignée du précédent film du suédois « Snow therapy ».
La Palme d’Or 2017 devrait logiquement tombé dans l’oubli tant elle distille surtout de l’ennui.
klap2fin
klap2fin

20 abonnés 378 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2018
Film lent, long, ennuyeux, soporifique et hypocritement critique vis à vis d'un milieu sans qui ce genre d’œuvre n'obtiendrait jamais la moindre récompense.
Bref une palme d'or comme seul Cannes sait en décerner....
Julien P.
Julien P.

13 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2018
The Square vaut principalement pour l'extraordinaire scène du dîner de gala. Scène qui donne la plus précise définition de ce qu'est le pseudo art contemporain : une trouille socialisée, une trouille de masse, de groupe... On ne peut pas descendre plus profond dans l'analyse, et c'est brillant de la part d'Ostlund de l'avoir compris comme d'avoir su le traduire en cinéma. Il montre que le pseudo art contemporain ne tient que par la terreur qu'il inspire à la société et prophétiquement annonce sa fin : celui qui règne par la terreur sur un groupe social finit mis en pièce par ce même groupe le jour où la peur est surmontée. Le troupeau se venge en masse de celui qui le tenait par la trouille... Il se venge de son humiliation aussi et de sa honte... C'est pour cela que la scène finit par une sorte de lynchage... C'est brillant ! Le reste du film sert un peu de contexte, d'arrière plan, il est moins convaincant, sauf pour la relation du conservateur avec la journaliste et la scène avec le pseudo artiste contemporain incarné par un chimpanzé gribouillant avec un feutre... À noter enfin la participation de personnalités du pseudo art contemporain qui ont joué quelques rôles de figurants dans le film... L'instinct du troupeau est à la fois décrit comme fiction et documenté par le film... La terreur et la manifestation de puissance seraient addictives... Celui qui tient le knout, qui fait siffler le fouet, attire à lui les moutons... Une fois le pseudo artiste contemporain lynché parce qu'ils ne faisait plus peur, son troupeau orphelin se cherche un nouveau tyran...
Demky
Demky

14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2018
J'ai adoré le début, mais je ne sais pas, le film a pris en longueur et au bout d'une heure j'ai commencé a regretter qu'il soit aussi long.
Sinon j'ai trouvé le film original.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 août 2018
La Palme d’or 2017 narre l’histoire de Christian, un conservateur de musée qui, alors qu’il est trop occupé à rechercher son portefeuille et son portable qu’on lui a volés, néglige la campagne de promotion de la dernière œuvre (« The Square »), acquise par son musée, dérapant dans le mauvais goût le plus total et dont il devra payer les conséquences. Se suivant avec intérêt, ce film censé critiquer l’individualisme de notre société actuelle via le prisme de l’art, souffre malheureusement d’un gros problème de montage. Les scènes s’enchaînent sans unité dans la narration, ce qui atténue tous ses effets. C’est dommage car certaines sont géniales, comme par exemple celle de la performance simiesque d’un artiste pendant un dîner mondain où tout le monde a peur de réagir ou bien celle du gamin retors qui vient réclamer des excuses ! Mais c’est bien trop peu pour un métrage « Palmé » qui s’apparente alors à un simple film sur l’art contemporain !
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