1:54
Note moyenne
3,9
808 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

100 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
35 critiques
3
30 critiques
2
12 critiques
1
6 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 mai 2018
Les sujets du film étaient bien ciblés, j’en fut intriguée par cette réalisation canadienne, de jeune sportif talentueux à la carrière fulgurante brisée par des sales histoires de discrimination, des brimades homophobes, bref, une triste histoire. Le fond de l’intrigue en question n’est pas assez bien traité, la mise en scène est linéaire et j’ai pensé à rembobiner l’enregistrement à l’envers.
Galaise77
Galaise77

35 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2017
Le harcèlement à l'école est un sujet douloureusement et honteusement d'actualité. Très peu souvent traité avec finesse et subtilité au cinéma et dans les médias, le harcèlement est pourtant une réalité qu’un certain nombre de jeunes subit honteusement et douloureusement. Certains arrivent à s'en sortir d'autres pas ! Rares sont les films qui ont su traiter avec intelligence, avec justesse, et sensibilité ce sujet. On se souvient bien évidemment du clip « Collège Boy » de Xavier Dolan pour le groupe Indochine, qui avait tant fait couler d'encre par la violence qui ressortait de cette fiction de quelques minutes qui avait su montrer de manière purement frontale la douleur que subissent ses enfants qu’elle soit physique ou psychologique.

Le réalisateur Yann England (Témoin à risque), qui signe là son premier long métrage, en a fait le sujet principal de son film « 1 : 54 ». Et c'est avec beaucoup de finesse, d'intelligence et surtout un sens inné de la narration, que le réalisateur signe un scénario qui nous plonge dans l'enfer du harcèlement à travers le regard unique de son héros Tim. Jamais dans la caricature et toujours dans une justesse qui force le respect, le scénario s'est donné comme mission de pouvoir accrocher le spectateur au dos du héros. On tremble avec lui, on souffre avec lui, on se rebelle avec lui, on hurle en silence comme lui, et surtout on a mal comme lui ! Parce que le réalisateur ne fait pas que nous raconter une seule histoire il nous plonge dans notre propre réflexion, dans nos propres souvenirs ! Parce que finalement, à un moment donné nous avons tous été harcelé qu'elle qu’en soit la manière.

Bien sur le scénario suit un jeune qui va se refermer complètement face à la persistance de ce qu’il subit depuis cinq années, cette peur d’être à nouveau moqué, de ne jamais être totalement intégré, mais il montre aussi cette sorte d’omerta qui règne dans les établissements scolaires, la crainte d'être « Celui qui dénonce », mais aussi l’impuissance et parfois l'aveuglement innocent des professeurs et surtout des parents. C'est une crainte perpétuelle pour ces derniers de voir leur enfant souffrir ! On a toujours peur que d'autres enfants s’en prennent à lui ou à elle, on tremble à la moindre alarme mais il est souvent trop tard, le mal est déjà fait. Cette boule au ventre avant d'aller à l'école, au collège ou au lycée a déjà fait son travail de gangrène. On imagine toujours nos enfants comme on voudrait qu'ils soient : Heureux, avec plein d'amis, et pourquoi pas les rois de l'établissement.

Seulement parfois la réalité est beaucoup plus sombre et l'enfant s’enfonce dans une souffrance qu’il ne parvient pas a exprimer. Ici le scénario a fait le choix de suivre un jeune qui doit non seulement affronter ses bourreaux, ces harceleurs, mais également assumer sa propre nature, aux yeux des autres, une double peine, qui l’empêche constamment de s'épanouir. Yan Engand a décidé pour cela de mettre son personnage au centre de chaque scène physiquement ou non pour que l’on puisse suivre son calvaire de son point de vue.

Pour incarner son héros, le réalisateur a choisi Antoine Olivier Pilon, que l'on a découvert magistral dans "Mommy" de Xavier Dolan, mais qui n'est pas si étranger ou sujet, puisqu'il était déjà le héros du clip du groupe Indochine. Comme dans ses précédentes prestations, le jeune acteur mais toute sa passion, toute son énergie toute cette finesse de jeux pour incarner ce personnage écorché vif, souffrant mentalement de cet acharnement dont il ne comprend pas les raisons, et heureux lorsque le destin parfois lui fait entrevoir un petit rayon de soleil. Un personnage enfermé dans ses doutes, dans ses craintes et dans sa honte injustifiée. L'acteur, surpasse tous nos espoirs. Il est attachant, émouvant, il nous fait tirer à maintes reprises les larmes des yeux tant sa composition est d'une justesse rare et d'une intensité qui force le respect.

On ne peut rester insensible à ce film, « 1:54 », qui nous plonge dans un sujet encore malheureusement maltraité au cinéma, qui semble être tabou dans les médias, alors que des centaines peut-être même des milliers d'enfants en souffrent tous les jours. Comme le dit si bien le réalisateur, dans son film, tout est inventé et tout est vrai ! Tout est inventé parce que le personnage de Tim n’existe pas réellement mais finalement il existe dans l'esprit de tous ces enfants qui subissent un harcèlement. Et le réalisateur a poussé la réalité de son propos en allant chercher sur Internet de véritables commentaires qu'il a intégré à son scénario et à son film. Si le scénario est original, malheureusement les situations sont inspirées de la réalité, de toutes les recherches que Yan England a pu faire pour créer son histoire afin d’ainsi alerter les spectateurs sur un drame quotidien qui ne se passe pas forcément uniquement chez les autres.

J'ai entendu quelque part que ce soit dans la salle ou peut-être ailleurs que ce film devait être présenté dans les établissements scolaires, de la même manière que certains de ses prédécesseurs comme « La journée de la jupe » par exemple ou « Les héritiers », "1:54", est un film qui effectivement a sa place dans une salle de classe, et mérite assurément, que les élèves de chaque établissement scolaire que ce soient les petits, les collégiens ou les lycéens et peut-être même l'université, puissent débattre et réfléchir sur le sujet. Il y a une phrase terrible qui a chaque fois résume l'horreur du harcèlement, "Mais c'était juste pour rire", malheureusement parfois une blague fait tout aussi mal qu’un coup porté au ventre.
Alisson G
Alisson G

25 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2017
Un film intense et très juste sur le harcèlement. Le réalisateur ne nous épargne rien, les scènes sont parfois dures mais jamais on ne tombe dans le pathos. Le génie du jeune acteur, révélé dans Mommy, accentue notre identification et notre compassion; malgré un thème déjà abordé plusieurs fois au cinéma, "1:54" réussit à innover et à faire durer le suspense jusqu'au bout. Poignant.
dominique P.

907 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2017
Ce film dénonce le harcèlement scolaire, le harcèlement sur les réseaux sociaux et l'homophobie.
C'est un film très juste et très bien vu, à saluer.
C'est une histoire dure, difficile, éprouvante à visionner.
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2017
Malgré une volonté démonstrative affichée au fur et à mesure de l’évolution du récit, ce film demeure d’une extrême urgence sur le comportement scolaire de certains individus qui via internet et téléphone portable ont fait du harcèlement un mode de vie par procuration. Deux garçons ne se sont encore jamais avoué leur amour quand une bande d’imbéciles leur tombe dessus, les provoque, les ridiculise, terrorisant à tour de bras une communauté fragile par excellence. La loi du silence institue un no man’s land dans lequel vont se perdre nos héros dont Antoine Olivier Pilon qui après « Mommy » porte une belle attention dans son interprétation et la retenue viscérale de son personnage meurtri. Un autre jeune comédien donne lui aussi beaucoup de lui-même en salopard patenté : Lou-Pascal Tremblay joue excellemment ce méchant et cruel canard .
Pour en savoir plus
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2019
Porté par Antoine Olivier Pilon (Mommy de Xavier Dolan, clip College boy du groupe Indochine, tourné par le même Dolan), ce film québécois raconte le terrible combat d’un garçon harcelé par ses camarades en raison de son homosexualité, qu’il aura logiquement du mal à assumer. Si certaines séquences sont très émouvantes, d’autres passages sont un peu trop artificiels et démonstratifs. Il n’empêche que ce long-métrage fort et émouvant mérite d’être vu, ne serait-ce que pour la thématique du harcèlement scolaire qu’il aborde avec grande sincérité.
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2017
Magnifique film sur deux garçons différents des autres par rapport aux autres de leur groupe scolaire et ce qui va poser des questions et des problèmes car dans une école il y a toujours des forts et des moins forts et même si au départ il s agit de blagues ne faisant rire que certains ils ne se rendent pas compte du mal que ça va créer. Quand il y a compétition pour trouver un gagnant tout sera permis même l impardonnable car les deux garçons ne réussissent pas à passer au dessus. Je crois sincèrement que c'est un film à voir par toute notre jeunesse pour leur comprendre que leurs blagues sont parfois à éviter quand il s'agit de parler et de montrer une sexualité différente des normes pour leurs copains bravo excellent.
Kilian C.
Kilian C.

41 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2017
1:54 : un film grave et nécessaire

Au cours des dernières années, de trop rares pépites québécoises ont réussi à passer nos frontières (en dehors des films de Xavier Dolan), 1:54, à l'image de Monsieur Lazhar, d'Insoumis ou de Starbucks (qui s'inscrivait dans un registre réussi mais différent), est un film puissant dont on ne ressort pas sans question. Là encore, les sujets évoqués sont graves et mis en valeur par un traitement subtil et un casting talentueux, porté par Antoine-Olivier Pilon (qui nous avait déjà impressionné dans Mommy de Xavier Dolan).

Jeune adolescent de 16 ans, Tom est un ancien champion local sur 800 mètres, ayant aujourd'hui abandonné l'athlétisme. Désigné avec son ami Francis comme les boucs émissaires par un groupe d'élèves depuis plusieurs années, les deux jeunes vont subir les attaques et les moqueries à répétition. Ces dernières vont cependant devenir de plus en plus virulentes entraînant alors une suite de réactions en chaînes qui vont perturber le quotidien de chacun. De souffre-douleur, Tim va alors reprendre la compétition pour affronter la terreur du lycée sur la piste, avec comme objectif de passer sour la barre des 1:54 afin d'obtenir le seul ticket pour la compétition nationale.

Centré autour de la problématique du harcèlement scolaire, le film va traiter de toute une palette de sujets tels que l'homophobie, le manque de confiance en soi, la dangerosité des réseaux sociaux, en nous montrant toutes les dérives de cette jeunesse adolescente. Alors que les réseaux sociaux prennent de plus en plus d'ampleur, les "blagues" deviennent de plus en plus virulentes et devenant de plus en plus dures à encaisser pour ceux qui les subissent. C'est bien cela que le film dénonce : un harcèlement considéré comme anodin par ceux qui le pratiquent, qui finit par s'étendre en dehors de la sphère scolaire jusqu'à atteindre des limites dangereuses.

1:54 parvient donc à poser de nombreuses questions à travers les personnages de Tom et de Francis. Et c'est bien pour cela qu'il a été caractérisé de nécessaire. Loin d'être le type de film dont on ressort avec le sourire, 1:54 est un long-métrage marquant, Un genre de film expiatoire qui voudrait lister certains problèmes de la jeunesse actuelle afin de les dénoncer. Finalement, le seul regret que l'on pourrait avoir (et encore) serait de dire qu'à force de multiplier les thématiques traitées, on finit par perdre de vue certaines d'entres elles.
Olivier B.
Olivier B.

25 abonnés 105 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2017
Je n'avais pas bien saisi avec la bande annonce de quoi il retournait, mais j'avais un doute sur l'origine de ce harcèlement... Je ne me doutais pas que ce serait un film violent qui m'a retourné la cervelle...
Je suis sorti tremblant du ciné, chialant...
Je ne sais pas ce qui m'a le plus choqué... La fin ou l'ado de 16 ou 18 ans assis derrière moi dans la salle, qui ne bougeait plus, tétanisé dans son siège, les larmes aux yeux...
Evidemment, je susi touché de prêt par ce sujet, ayant moi-même eu à subir de la part d'ados incultes et ignorants ce genre de chose...
Mais après tout, spoiler: "c'était juste une blague"
...
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2017
Vu et avis le. 20170317

Bien, bien joué, fort, ..., comme beaucoup de films sur ce sujet.

Le film montre et raconte bien cette histoire, l'histoire est forte et interessante, bien travaillée et racontée.
Il y a pas mal de films aussi bien, mais il les vaut largement. La spécificité de ce film, est peut être de voir autant de possibilités d espoir., de possibilités. Le film montre bien l enfermement dans lequel se sent la victime.

A un moment dans le film, on voit des articles de presse ce qui s est passé vers les 12 ans de tim. Dans sa video où il parle face caméra à la fin du film, il suggère que c est à ce moment là que sa vie a pris un tournant. 12 ans a 17 ans,, 5 ans à cet âge, 30% de sa vie, c est en fait toute sa vie, tout ce qu il a connu dans sa vie.
Killian L
Killian L

54 abonnés 287 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2017
Je ressors de la salle tout chamboulé, c'était juste magnifique !
Une très belle surprise car je ne m'attendais pas du tout à ça.
1.54 est juste imprévisible. Ca parle d'actualité puisque les thèmes abordés ici sont l'homophobie, le harcèlement scolaire, et le harcèlement sur les réseaux sociaux en parallèle de la course.
L'acteur est juste brillant, sa performance impressionnante.
En gros, on suit le quotidien d'un jeune homme ayant du mal à s'accepter et qui essaie de trouver sa place dans la jungle du lycée.
Émotionnellement, tout y est. Les personnages sont aussi charismatiques que détestables au plus au point.
J'ai tout simplement adoré et je pense que ce film doit être vu tout simplement car il fait réfléchir et nous ouvre les yeux sur certaines choses.
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2016
Excellent film québécois vu au Festival du Film Francophone en octobre 2016.
L'acteur principal Antoine Olivier Pilon découvert au FIFF en 2014 confirme son talent récompensé déjà dans "Mommy" qui était sorti en Europe lui aussi, rare pour un film francophone d'Outre-Atlantique.
Il faut espérer le même parcours à ce premier long métrage de Yan England.
Ce film nous parle de la difficile intégration d'un jeune homosexuel dans le milieu scolaire, sportif et familial.
Le sujet, délicat, est traité avec subtilité et pudeur. Les jeunes acteurs sont talentueux et sincères.
Ce film, récompensé du Prix du Jury Junior à Namur est particulièrement apprécié des adolescents mais pas seulement : moi, il m'a retournée. A voir !
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2017
Voici un film, qui a le mérite de dénoncer le drame du harcèlement en milieu scolaire. L'exclusion de l'un est toujours mû par la crainte de la contamination de ce qu'il nous inspire. Il nous ressemble tellement que l'on pourrait se dissoudre dans cet autre. Si je le rejette, je m'en différencie. L'homophobie est le moteur sous-jacent de ce rejet. Quoi d'étonnant ? L'homo, c'est le même, le semblable. Si je m'inscris dans ce registre, cela signifie que j'aime le même que moi. L'hétéro, c'est l'amour de l'alter. L'homophobie repose sur cette impossibilité de supporter qu'un autre soit attiré par un autre comme lui et non par un autre pas pareil. L'adolescence est cette période où l'on se cherche, où l'on tente de s'affirmer en faisant appartenance à un clan et en rejetant ceux qui ne font pas partie du clan. Que peuvent les adultes, qui réclament la dénonciation des coupables pour pouvoir agir ? La régulation psychologique post mortem semble bien dérisoire, tant les harceleurs se sentent extérieurs aux drames, dont ils sont responsables et pour autant n'éprouvent guère de culpabilité. A trop vouloir épargner la culpabilité, on en oublie qu'elle n'est pas que traumatique, qu'elle peut aussi être salvatrice, lorsqu'elle permet de mesurer la gravité des actes et des faits, qu'ils engendrent. Le chemin est long pour saisir qu'on n'aurait pas dû se comporter de telle ou telle manière. Lorsque l'irréversible s'est produit, il est souvent bien tard... La balance doit être le symbole de la justice, elle est très souvent détournée au nom de la loi du silence : "J'suis pas une balance" n'est rien d'autre qu'un aveu d'acceptation de la complicité avec les ignominies pratiquées. Parfois la dénonciation peut être un acte de courage, n'en déplaisent aux petites frappes, qui veulent museler leur entourage pour sadiser tranquillement leurs proies. Un film nécessaire à projeter auprès des jeunes pour les faire réfléchir à leurs positionnements. Ne rien dire, c'est parfois cautionner.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

148 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2017
un teen movie convaincant qui aborde plein de sujets liés à l'adolescence. Le cast est très bien avec Antoine-Olivier Pilon et Sophie Neuville. Il reste néanmoins un aspect un peu caricatural.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

72 abonnés 304 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2017
D’utilité publique, le film canadien « 1 :54 » a fait une sortie discrète dans les salles françaises mercredi dernier. Et pourtant ! Yan England a su mettre en images la dure réalité qui frappe chaque jour, des centaines d’écoliers : le harcèlement ! Intelligent et maîtrisé, son dernier film ouvre les portes sur un sujet sensible et bien trop actuel
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse