Une fois de plus je ne comprends pas les critiques les plus négatives ici sur ce film, c'est pour moi une énième levée de boucliers de personnes jugeant sans recul ni second degré, ou voyant des choses absentes de cette production (misogynie et racisme). J'ai souvent un a priori négatif concernant les comédies françaises, mais par exemple les récents Sens de la fête et Coexister m'ont fait changer d'avis en les visionnant, tout comme ce Épouse-moi mon pote pour lequel je m'attendais vraiment à un ramassis de clichés sur les homos et que j'ai été voir pour confirmation ; et bien j'ai eu tort. Faisant partie de la communauté soi-disant stigmatisée dans ce film je peux difficilement être qualifié d'homophobe, et il ne faut pas d'énormes capacités cérébrales pour voir que ce sont certains personnages qui sont des ignares, surtout celui campé par Philippe Lacheau dont le cerveau est lui aussi au chômage depuis toujours, on le voit dans bien des scènes où il a des expressions de visage qui ne trompent pas... Donc fatalement et comme il doit "faire homo" pour que la combine réussisse, il va touuuut droit vers les clichés : l'habillement caricatural, le petit chien, l'hyper-sexualisation, le drapeau arc-en-ciel etc... Des individus comme ce personnage on a parfois le malheur d'en croiser ou d'en côtoyer malgré nous, et des plus violents ; ce film ne les rendra pas plus ignorants/intolérants qu'ils ne le sont déjà, ni n'éduquera plus mal leurs enfants ! Mais il ne fera pas non plus passer du côté obscur des personnes avec un minimum de jugeotte/recul/second degré ! Donc les esprits chagrins peuvent se détendre, il n'y a pas à s'alarmer plus que ça, d'autant plus que les homos dépeints dans le film existent et doivent être respectés, comme il existe tout plein de types d'hétéros il existe tout plein de types d'homos, encore une fois il suffit juste d'avoir un minimum d'intelligence et d'ouverture d'esprit pour le savoir ! Les sexshops et les boites homos plus ou moins exubérantes existent, et les fréquente bien qui veut ! Il ne faut pas faire semblant de ne pas voir l'éléphant dans le salon :p De plus il y a une réplique dans le film critiquant la vision caricaturale des homos par ce couple fabriqué... Bref, j'ai ri volontiers en voyant ce film qui n'est pas non plus un chef-d'oeuvre, je lui mets 3,5/5. Au suivant ! :D
Nous avons passé un agréable moment en visionnant "Epouse moi mon pote", de bons moments à PDR avec de bons acteurs. Spécial MDR pour "spoiler: il a bu dans ma cannette" ou le coming out à l'envers !! Le scénario est prévisible mais on va pas voir une comédie pour son histoire mais pour RIRE ! Et pour ça "Epouse moi mon pote" fait le job ! Aucun moment est offensant pour la communauté Gay au contraire ! Mariage pour TOUS et RIRE pour TOUS aussi !
Le lobby gay déteste ce film et appelle à son boycotte en hurlant à l'homophobie. Je suis gay et j'ai adoré. Ce film n'a rien de raciste et d'homophobe. Ce film, au contraire se fout du regard et des clichés véhiculés par les autres. Dans ce film nous retrouvons une histoire d'amitié, de respect, de tolérance, d'amour, de tolérance et de vivre ensemble, le tout tourné en autodérision. J'ai passé un super bon moment et suis même retourné le voir une seconde fois avec un ami gay qui a adoré.
j'ai passé un agréable moment, l'humour est au rendez-vous et c'est bien le principal les deux acteurs principaux déjà connu dans babysitting assure de bonne partie de rigolade dans des situations urbulesque. ..
J'ai adoré et sincèrement pas du tout homophobe comme on a pu l'entendre ... Le film rend l'homosexualité banal et sans critique. Bravo j'ai passé un bon moment
J’avais lu les critiques Presse, mais heureusement que je ne les ai pas écouté sinon j’aurai loupé un super film. C’était un moment de rigolade et non d’ "homophobie". Que ce soit en famille, en couple, ou tout seul, ce film touche n’importe quel public et nous fait oublier pdt 1h30 les soucis du quotidien. Merci
Je crois que c'est la 2ème fois que je note aussi bas (vive les Visiteurs 3!!). GROSSE DAUBE. C'est laid, homophobe, crétin, vulgairespoiler: ("j'aime sucer des bites" et autres poèmes déclamés tout du long !) et cela, gratuitement! N'en j'tez plus! Honte tout au long du film avec mes 2 enfants près de moi. La salle était consternée également, aucun rire ou gênés le plus souvent. C'est d'une bêtise sans nom avec des clichés sur les homosexuels qui ne méritent pas cette utilisation et représentation. Autant babysitting ou le dernier se lâchaient et utilisaient l'humour potache, voire gras, dans le bon sens et avec sens d'ailleurs ; mais là, c'est le bas fond de l'humour au détriment de personnes qui n'ont rien demandé. C'est mal filmé, très mal joué, les blagues sont d'une lourdeur, les clichés abondent, pas d'issue, pas de respiration dans la nullité ! Marre de ces comédies françaises qui pensent aligner les euros en enchainant des faux films, sans idée, sans originalité, sans finesse, sans art et sans âme. C'est ça qui est censé amuser la jeunesse et remplacer la troupe du Splendide ? Au secours!
nullissime!!! blagues potaches en séries toutes plus attendues les unes que les autres. j'aime bien ces deux acteurs d'habitude mais là on frôle le néant du néant
Il est des œuvres où le spectateur serait amené à remettre en question, au moment même de son visionnage, sa présence dans la salle de cinéma, au milieu de ce collectif d’anonymes et de cette foule hilare, non sans rappeler une certaine œuvre fondamentale du cinéma muet. Un questionnement résultant avant tout de l’altération de ses attentes personnelles, dont la simple envie de glousser serait transformée en une entêtante contrariété. Un problème majeur dans la mesure où le principe même d’une comédie est de nous amener à oublier notre réalité par le rire. Dès lors, pourquoi un spectateur serait-il moins réceptif qu’un autre à telle ou telle tentative comique ? Sûrement une affaire de subjectivité, mais aboutissant au final à relancer l’éternel débat autour du « Peut-on rire de tout ? », et notamment lorsqu’il s’agit de traiter des sujets à l’actualité glissante. Un procédé souvent efficace puisque tout l’intérêt résiderait dans ce détachement caricatural et volontaire de la réalité, comme une tentative de renverser les mentalités en soulignant avec excès les comportements absurdes de la société. Mais dans cette démarche de dédramatisation et d’adoucissement des esprits, certains films convergent maladroitement à enflammer de nouveau l’opinion publique.
Car chaque année, la controverse se régénère, qu’il s’agisse de films traitant, avec plus ou moins de réussite, du racisme ordinaire et de l’intégration sociale (comme Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? ou A Bras Ouverts), en allant jusqu’à des œuvres plus radicales comme Sausage Party abordant de manière métaphorique les conflits de religions et la nécessité du vivre ensemble, le tout sous une couche d’indécence provocatrice. Mais la véritable difficulté n’est pas tant de vouloir tourner en dérision l’actualité, encore faut-il réussir à trouver l’angle d’attaque adéquat et une certaine harmonie entre le respect moral et la caricature. Un objectif bien souvent mis de côté par les productions actuelles au profit d’une logique d’impertinence et de débilité assumée (même s'il n'était pas indispensable de nous l'imposer). Epouse Moi Mon Pote se voudrait ainsi poursuivre cette inhabile insolence dans un esprit relativement festif et désinvolte autour de la thématique d’un mariage homosexuel arrangé et factice, avec ce désir de créer positivement un « comique pour tous ».
Dans cette approche hétéro normée de l’homosexualité, le film en deviendrait presque une sorte de remake à la française de Quand Chuck Rencontre Larry, se noyant ainsi dans un océan de vulgarité en tentant vainement de faire passer la continuelle rengaine du message sur la tolérance. Ou comment passer du rire décomplexé et généreux à ce decrescendo comique où chaque tentative de provoquer une large et euphorique ouverture de la bouche se transformerait en de lourdes expirations et l'irrépressible envie de finir la séance chez soi, à l'abri de toute offensive stéréotypée de ce cinéma de « genre ». Car même en ayant la volonté de prendre cette farce sous l'angle de la dérision et de la démesure, il apparaît clairement qu’Epouse Moi Mon Pote pioche moins dans le génie comique d’un Billy Wilder que dans la lourdeur générationnelle d’un Cyril Hanouna, le triste reflet d’une époque ayant perdue tout sens de la singularité et de la subtilité. Et de l’humour comme exutoire, se voit s’imposer l’image de l’exécution de l’humour.
Comme si de ces 120 bêtises par minutes, Tarek Boudali avait conduit à élever les clichés à sa gêne la plus douteuse, pour que de cet amour à taire se gesticule l'homo-nullitus. S’essayer et échouer en définitive à réaliser cette comédie fédératrice où la logique anticonformiste et perturbatrice s’évertuerait à affluer sur une cohésion populaire (à l’image du récent Coexister de Fabrice Eboué). Ne reste ici qu’un vaudeville sans questionnement ni recul, dont le seul but serait l’importance du rythme et de l’énormité, pour le meilleur mais surtout pour le pire. C’est à se demander si le récit n’est pas au final un prétexte de La Bande à Fifi pour réaffirmer cette amitié indéfectible et durable entre ces partisans du rire fort.
En somme, une œuvre qui inverse la position dominant/ dominé au sein du groupe d’humoristes, dans la mesure où Tarek Boudali fait de Philippe Lacheau son objet d’expérimentation, aussi bien au sens littéral que figuré. Tout cela pour reproduire à l’identique la recette miracle de Babysitting et Alibi.com sans en renouveler les ingrédients, tout en sachant pertinemment que le film ne s’apprécie qu’en tant que simple distraction populaire. Et même si l’ensemble n’est pas sans provoquer quelques sourires (notamment cette séquence chorégraphiée sur le « Last Dance » de Donna Summer), le grotesque du jeu d’acteurs à la lisière de l’inexistence, et les indigestes allusions aux poncifs gays (de Brokeback Mountain aux accessoires sexuels) enlisent la pellicule dans une maladresse unanime.
Il y aurait pourtant eu un véritable intérêt à approfondir la réflexion autour de l’acceptation ou non de l’homosexualité dans des pays du Moyen Orient et du Maghreb, là où ces questionnements sociaux font l’objet de violents tabous et où les traditions demeurent inaliénables. Dans ce cas présent, la comédie peut apparaître comme un moyen parfaitement adapté pour effectuer une prise de conscience vis-à-vis de la radicalité archaïque de la situation tout en délivrant un hymne à être soi-même dans un monde uniformisé ; comme sur le modèle d’un I Love You Phillip Morris évoquant la différence à travers une crise identitaire. Car à quoi bon faire d’une discrimination quasi quotidienne une œuvre qui renforcerait d’autant plus la vision grotesque et clichée qu’a le « grand public » de cette communauté ? A cette futile comédie humaine, seule la simplicité et la justesse de ton auraient dû être de mise dans l’optique de véhiculer une figure éclatante et téméraire, élevant ces marginaux à ce niveau d'égalité qu'il devrait exister.
Epouse Moi Mon Pote s’inscrit pourtant dans la parfaite continuité des projets entrepris par la Bande à Fifi, mais s’embourbe dans la pauvre exploitation de son sujet. Préférant la lourdeur au sophistiqué, le rire s’accorderait à souligner l’insolite de la réalité en une exagération permettant l’annulation de tout cliché, si seulement chaque situation ne contribuait pas à les renforcer. Non sans exhumer l’échec cuisant du Ils sont partout d’Yvan Attal, et à vouloir nous sortir de cette Cage aux folles qu’est la vie pour finalement aggraver la peine à la sortie, cette œuvre pourrait incarner la tristesse de cette « relève » du cinéma français où le génie comique disparaît progressivement sous la balourdise et la grivoiserie. Beaumarchais aurait même pu établir un tempérament à sa formule en affirmant qu’en l’état de ces constatations, il serait de rigueur de s’empresser d’en pleurer à défaut d’en rire. Et de ces moqueries superficielles, le film devrait, n’en doutons pas, ameuter un troupeau de curieux et faire jouer de leurs zygomatiques. Un peu comme un costume sadomasochiste que le spectateur accepterait consciemment de porter.
Génial un pur moment de bonheur Un bon Comique ça n’arrête pas ,le rythme est soutenu , les acteurs divinement drôles. À voir une vraie thérapie à l’environnent morose qui nous entoure.