Le Gone Girl du XIXe siècle ! The Young Lady est le genre de film qui arrive à bâtir des tensions dramatiques que le spectateur en est rapidement dérangé, voir dégoûté... La protagoniste du film, Katherine, est une femme très troublante. D'abord, spoiler: on la plaint de mener une existence routinière avec un époux et un beau-père exécrable. Par la suite, on l'admire de tenir tête aux hommes et finalement, on la juge et on la craint ! Le résumé de ce film... Un personnage qui a le don d'évoluer mais qui a du mal à tenir une certaines crédibilité. Florence Pugh, l'interprète de Katherine, la jeune actrice transporte le cinéphile dans une épopée maniaque dans les pièces à la William Shakespeare. Le silence, très perturbant occupe une place omniprésente dans ce sombre long métrage... Aucune trame sonore au rendez-vous si ce n'est spoiler: qu'à la dernière scène où Katherine fixe la caméra d'un air glaçant ! Mention spéciale. Le public est étouffé, par cette atmosphère meurtrière qui se dégage de Lady Macbeth. La tension est contenue de façon à ce qu'elle soit la plus tranchante possible ! La direction photo demeure néanmoins minutieuse et glauque, chaque image semble posséder une âme particulière en une forme de violence très silencieuse. Pour conclure, The Young Lady n'est pas le genre de film d'époque poli, avec de beaux costumes et des décors rustiques auquel Hollywood nous a habitués... C'est une œuvre douloureuse et glauque dans lequel on a du mal à voir... Un film rebelle !
Inspiré d'un auteur russe, le cinéma britannique en a fait une œuvre très " british" se déroulant dans l'Angleterre victorienne...sauf peut-être sur l'humour qui fait cruellement défaut. Ce film est admirablement pesant, parfois sordide, austère: l'atmosphère est bien rendue et c'est dans ce contexte qu'évoluent les personnages jouant à merveille, un jeu sobre mais monstrueux. Le réalisateur a malheureusement sacrifié à la mode de l'absence de générique de base, mais surtout, il manque un personnage positif: aucun n'est vraiment sympathique. Pourtant on adhère à son histoire et c'est même parfois passionnant...mais ce n'est pas " la tasse de thé" de tout le monde!
Puissant et sombre. Rien à redire en ce qui concerne l'image, les décors, l'actrice et la superbe réalisation de ce film. J'y ai vu un aspect social plus qu'une histoire d'amour. En effet, le rapport entre les maîtres et les domestiques est constamment présent au cours de l'histoire. Et l'importance que l'on donne à chacun selon son statut social conditionne ses actions dans cette histoire.
On peut s'interroger sur le choix de traduction, le titre "Lady Macbeth" étant à mon avis plus adapté à l'oeuvre. Un film très bien tourné, avec une belle photographie et un très bon jeu d'acteur. On est très proche du théâtre, avec une unité de lieu et une unité d'action. Le film ne durant qu'1h30, j'aurais aimé que le réalisateur développe un peu plus sur les origines du mal. Mais s'il a choisi de s'inscrire dans la lignée du Macbeth de Shakespeare, il semble logique qu'il se concentre davantage sur la mécanique et la spirale du mal. A voir donc, mais pas quand on est déprimé.
Il pourrait être digne d'un film coréen, avec ses multiples rebondissements tous aussi scabreux les uns que les autres, et pourtant le contexte n'est que l'Angleterre au temps des seigneurs et des soumis. C'est vraiment bien filmé, dans peu de décors finalement. A ne pas mettre entre toutes les mains tout de même, c'est loin d'être joyeux.
Au milieu du 19e sècle, Katherine mène une vie bien malheureuse auprès de son mari, un lord beaucoup plus âgé qu'elle et qui la contraint à vivre recluse au sein de leur triste domaine. Un jour son mari s'absente pour quelques temps et Katherine ne va pas tarder à tomber amoureuse du palefrenier et va peu à peu désirer vivre complètement cet amour, si neuf et si exaltant pour elle. Dans le même temps, on découvre que son mari a eu un jeune garçon d'une relation cachée et qui devient le véritable maître du domaine. Notre couple amoureux va devoir plonger dans de biens sinistres réalités.
Très beau film, sobre, classique avec une photo magnifique et un jeu d'acteur excellent Suite aux remarques entendues à la sortie, il ne faut pas confondre l'histoire et le film... L'histoire, classique, est sordide, difficile à supporter pour certains... Le film, sur le plan cinématographique est sublime...
Le film d’époque, traditionnellement lorsqu’il traite de la bourgeoisie du XIXème siècle, sort ses plus beaux apparats : costumes magnifiques, intérieurs luxueux et relations humaines de très haute tenue. Là, que nenni et c’est la belle audace de ce film. Pour son premier film, William Oldroyd fait d’un atout un budget super serré puisqu’il prend parti de parler de cette petite noblesse pas très argentée et rustre des campagnes… loin des lustres de la cour royale. Pour preuve la jeune héroïne n’a qu’une seule belle robe, pas luxueuse, et le reste du temps elle arpente en tenue modeste la lande britannique superbement filmée dans l’esprit « Les hauts de Hurlevent ». Jane Austen présentait dans ses romans, sources de beaux films d’époque une vision romantique de la noblesse ; ici, ce sont la dureté rustre des rapports humains qui nous sont montrés ; loin des échanges à fleuret mouchetés dont on a l’habitude dans ce type d’exercice. Et le titre original de ce film en dit long sur la violence de la société, sur la perversité des rapports humains et sur la violence faite à la femme dans une noblesse si peu raffinée : « Lady Mc Beth ». « The young lady » pouvait tromper le spectateur alors que le titre original affiche clairement ses intentions. Ce sera une tragédie voire un thriller historique et non une comédie romantique. La jeune actrice, Florence Pugh, est prodigieuse dans le rôle de cette femme prête à tout pour s’émanciper ; d’une violence froide et glaciale. De fait, les meurtres s’enchaînent jusqu’au dernier d’une violence presque insoutenable. La limite du film de fait est bien exprimée par Vincent Ostria dans l’Humanité : « … sa stigmatisation du rigorisme d’antan cautionnent un massacre en règle mais gratuit. ». Et en fait le malaise vient essentiellement de séries d’aberrations scénaristiques dont la personnalité anachronique de la young lady révélée dès la première scène d’humiliation de son mari. Dès cette scène inaugurale, elle bafoue les valeurs de son époque, elle se comporte comme une femme d’aujourd’hui, embarrassant. Ce film a donc le mérite de lever le voile sur la brutalité d’un monde et d’une époque que l’on nous montre trop souvent comme très raffinée. Mais voilà sur un thème à peu près semblable ; Jane Campion frappa bien plus fort car beaucoup plus subtilité avec « La leçon de piano ». Et plus de critique sur blogspot: tout-un-cinema
Voici un très beau film servi par d'excellents comédiens. La froideur formelle pourrait paraitre rebutante au premier abord, mais la photographie et la mise en scène sont précises, les intentions des personnages claires. Le film simplifie énormément le livret d'origine, le choix est porté sur la relation entre la Lady ( tiens, pourquoi ce titre, d'ailleurs? Lady Macbeth de Mentsk était plus évocateur...) et son amant. La fin est plus ambigüe, moins morale. Mais quelle force, quelle rigueur! De quoi inspirer nos "ôteurs" hexagonaux?...
Lent et monotone. Ce sont les mots qui représentent le plus mon ressenti face à The Young Lady. Une terrible déception pour ce film que j'attendais tellement. Le rythme du film est lent. Beaucoup de plans fixes, de plans sur l'environnement, pas d'actions si ce n'est des scènes de sexe ou de lutte. Et pour couronner le tout cela sans musique. Un scénario des plus banaux également autour d'une jeune fille effrontée qui se transforme petit à petit pour se conformer aux mœurs de la bourgeoisie. Que de regrets. Seul point positif : le jeu de Florence Pugh qui incarne Katherinne.
Un film au rythme lent, presque contemplatif, traversé de scènes d’une violence inouïes, que ce soit dans les images ou dans les intentions des personnages. La condition féminine était déplorable, même pour les personnes bien nées ou faisant de riches mariages, sans parler de la condition des petites gens, traités comme des animaux. Cette jeune femme semble n’avoir aucune émotion, jusqu’à ce que son regard croise celui de ce palefrenier vibrant de vie et d’énergie. Leur passion la dévore, et pour être avec lui, elle va commettre des forfaits terribles. spoiler: Et quand il n’en peut plus d’être sous sa coupe et d’être devenu son complice involontaire, et cherche à la dénoncer, elle le trahit à son tour. L’histoire est terrifiante, et très dérangeante. On est loin de la passion interdite entre une dame et son domestique. Cette histoire d’amour tourne au bal sanglant, on ne sait pas où ça va s’arrêter ! L’interprétation est irréprochable. L’héroïne est fascinante de machiavélisme, et se donne tous les droits pour vivre sa passion. Les décors plutôt austères, soulignent parfaitement la froideur des grandes maisons aristocratiques d’une époque où il ne faisait pas bon être une femme ou d’être domestique. On sort de la projection avec un sentiment de malaise
pourquoi d'un scénario excellent avoir fait un si piètre film complètement raté. des scènes longues et inutiles (le brossage des cheveux) entre autre , et les plans fixes interminables ,et des redites pour dire que l'on change de jour, (mais pas de robe) pratiquement pas de décor, les costumes toujours les mêmes, et les comédiens ne sont pas a l'aise dans une mise en scène inexistante . c'est prétentieux a l'extreme et très ennuyeux.
Le film de William OLDROYD (2017) est autant un thriller qu'un film presque naturaliste tant il dépeint avec réalisme et force de détail, la vie au milieu du 19 ième siècle en Angleterre. Vie difficile dans les campagnes où les femmes n'avaient aucune liberté , soumises autant à leur mari, qu'aux diverses règles sociales, culturelles et religieuses. On étouffe souvent en pensant indubitablement les progrès (en la matière) des sociétés modernes. La force du film est d'ailleurs sous-jacente à cette description. En effet à détailler la vie de cette "bourgeoise" presqu'enfermée à la fois dans sa demeure rurale autant que dans tous ses carcans sociaux; on en arrive à comprendre la dérive meutrière et la nature violente de "Katherine". Comme ses passions amoureuses qui lui sont toutes interdites. " Katherine " dont la force tient aussi à une interprétation sans faille de Florence PUGH, à la fois belle , analytique et d'une froide résolution . On notera aussi la prestationn de Cosmos JARVIS (jouant "Sébastian") et bien sûr Naomi ACKIE (dans le rôle de "Anna").
Lady Macbeth dans une version intimiste de jeune effrontée. Huit clos dans une demeure trop grande pour elle seule. Le film est avant tout charnel et coquin. Et quand Lady impose sa loi et ses désinvoltures, cela mène au chaos. Une douce folie s'empare du personnage, où la passion guide sa raison. À mi chemin entre le caprice et la démence, elle supprime un à un les obstacles vers sa liberté. Glaçant oui, emmené par la parfaite Florence Pugh. Une révélation. Malheureusement, derrière cette convaincante prestation, une mise en scène pas à la hauteur de ses ambitions. Aussi froide que le personnage principal, elle ne nous emporte pas autant qu'il aurait fallu pour être conquis.