Note moyenne
3,1
2867 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
4 critiques
4
53 critiques
3
57 critiques
2
20 critiques
1
10 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
"La Lady Macbeth du district de Mtsensk" est une nouvelle écrite en 1865 par un auteur russe aujourd’hui tombé dans l’oubli. Elle inspira Chostakovitch qui en fit un opéra en 1934 et Andrzej Wajda qui en fit un film en 1961. Venu du théâtre, William Oldroyd transpose ce court roman dans l’Angleterre victorienne.
Au début on se croirait chez les sœurs Brontë : même landes désertes battues par les vents, mêmes aristocrates engoncés dans leur morale d’ascète, mêmes passions qui couvent sous la glace. La jeune Kathrine est mariée à Alexander Lester, un homme plus âgé qu’elle, propriétaire terrien, encore sous la coupe de son père. Leur nuit de noces est une catastrophe qui laisse la jeune femme traumatisée. On n’en dira pas plus sur l’intrigue sauf à révéler la lente transformation de la victime en bourreau et le basculement du film d’époque en film noir.
La quasi totalité de "The Young Lady" se déroule entre les quatre murs du manoir des Lester, dont Kathrine cherche désespérément à s’évader. La maison n’a pas l’élégance feutrée de Downton Abbey. Ce serait plutôt la demeure d’un noble désargenté, d’un capitaine Fracasse au bord de la banqueroute. Aucune distraction, aucune musique, une domesticité réduite à son strict minimum. La mise en scène de William Oldroyd est au diapason, qui prend le parti d’un minimalisme jamais poseur.
Tout repose sur Florence Puigh, la formidable actrice dans le rôle titre. Elle a la fragilité de la jeune fille obligée d’épouser un mari qu’elle n’a pas choisi. Elle a la moue sensuelle de la femme qui s’éveille à l’amour dans les bras d’un vigoureux palefrenier. Elle a dans le regard la lueur de folie de la meurtrière.
Au début on se croirait chez les sœurs Brontë : même landes désertes battues par les vents, mêmes aristocrates engoncés dans leur morale d’ascète, mêmes passions qui couvent sous la glace. La jeune Kathrine est mariée à Alexander Lester, un homme plus âgé qu’elle, propriétaire terrien, encore sous la coupe de son père. Leur nuit de noces est une catastrophe qui laisse la jeune femme traumatisée. On n’en dira pas plus sur l’intrigue sauf à révéler la lente transformation de la victime en bourreau et le basculement du film d’époque en film noir.
La quasi totalité de "The Young Lady" se déroule entre les quatre murs du manoir des Lester, dont Kathrine cherche désespérément à s’évader. La maison n’a pas l’élégance feutrée de Downton Abbey. Ce serait plutôt la demeure d’un noble désargenté, d’un capitaine Fracasse au bord de la banqueroute. Aucune distraction, aucune musique, une domesticité réduite à son strict minimum. La mise en scène de William Oldroyd est au diapason, qui prend le parti d’un minimalisme jamais poseur.
Tout repose sur Florence Puigh, la formidable actrice dans le rôle titre. Elle a la fragilité de la jeune fille obligée d’épouser un mari qu’elle n’a pas choisi. Elle a la moue sensuelle de la femme qui s’éveille à l’amour dans les bras d’un vigoureux palefrenier. Elle a dans le regard la lueur de folie de la meurtrière.
Le genre de film qui me fait regretter mes 10€... Pourtant le sujet m'intéressait mais au final ce n'est pas du tout ce à quoi j'avais pensé. La bande annonce est trompeuse. D'ailleurs quel
est le sujet ? l'oppression des femmes, l'oppression du plus faible que soi ? la folie ? Car j'ai du mal à croire qu'on puisse atteindre ce niveau de désinhibition
seulement par réaction à un contexte.
Les personnages sont antipathiques, à part Anna et le petit garçon qui amènent de la douceur dans cette ambiance glaciale et déshumanisée.
La fin est inaboutie et frustrante.
Seul bon point la mise en scène qui illustre bien la sentiment d'ennui et de claustration.
est le sujet ? l'oppression des femmes, l'oppression du plus faible que soi ? la folie ? Car j'ai du mal à croire qu'on puisse atteindre ce niveau de désinhibition
seulement par réaction à un contexte.
Les personnages sont antipathiques, à part Anna et le petit garçon qui amènent de la douceur dans cette ambiance glaciale et déshumanisée.
La fin est inaboutie et frustrante.
Seul bon point la mise en scène qui illustre bien la sentiment d'ennui et de claustration.
Impressionnant. Déroutant. fascinant.
Ce film est réussi.
D'abord par son actrice principale, d'une beauté complexe et d'une opacité rare.
Ensuite par ses acteurs, tous parfaits dans leur rôle ciselé de violence enfouie.
Puis par ses plans et ses scènes théâtralisées et totalement épurées.
Par sa photo où le son et la lumière nous font rêver des highlands...
et enfin par son scénario, où Madame Bovary croise Hitchock dans un amour fou et fatalisé.
Du grand cinéma pour ce petit premier film.
Ce film est réussi.
D'abord par son actrice principale, d'une beauté complexe et d'une opacité rare.
Ensuite par ses acteurs, tous parfaits dans leur rôle ciselé de violence enfouie.
Puis par ses plans et ses scènes théâtralisées et totalement épurées.
Par sa photo où le son et la lumière nous font rêver des highlands...
et enfin par son scénario, où Madame Bovary croise Hitchock dans un amour fou et fatalisé.
Du grand cinéma pour ce petit premier film.
Le film The Young Lady de William Oldroyd , assisté au scénario par Alice Birch, est inspiré du livre écrit en 1865 par le russe Nikolaï Leskov qui aborde les thèmes de la femme dans la société européenne du XIXe siècle, le mariage, l’adultère et la vie provinciale, d’où certaines comparaisons faites avec Madame Bovary de Flaubert, et la planification par une femme d’un meurtre…le livre a été adapté en opéra par Dimitri Chostakovitch , opéra dénigré par les autorités russes et retiré par l’auteur, d’une première adaptation cinématographique en 1961 par Andrzej Wadja, une seconde en 1994 par Valeri Tororovski , The Young Lady en est la troisième adaptation. L’action s’est déplacée en Angleterre dans le conté de Northumberland, Katherine souffre en silence d’un mariage arrangé par son beau père, un noble rigide pétri de principes patriarcaux , et d’un époux, sans doute impuissant, qui la délaisse…elle se consolera dans les bras d’un palefrenier qui lui fait découvrir le plaisir ( on peut penser alors à l’amant de Lady Chatterley )… on assiste à la transformation dans un silence pesant, les dialogues sont réduits au minimum, de cette innocente jeune fille en meurtrière. C’est un film très léché, la photographie est magnifique, landes rousses assorties aux tenues de Katherine, longs plans fixes et symétriques du manoir vide, hiératisme glacé, mise en scène contrôlée ce qui donne au film une rigueur très théâtrale…ce qui n’est pas surprenant car William Oldroyd et Alice Birch sont metteur en scène de théâtre ou dramaturge. William Oldroyd fait ici ses premiers pas au cinéma et contrairement au langage qu’ils utilisent dans leurs spectacles théâtraux, ils choisissent la puissance de l’image…. Le dépouillement des décors même s’il relève d’un budget limité, sert magnifiquement le propos en soulignant la froideur et l’austérité des grandes demeures de l’aristocratie victorienne. La caméra enferme Katherine dans des pièces sombres et closes, alors que tout en elle aspire au dehors…la puissance érotique bien réelle reste elle aussi en coulisse… l’ambiance est de plus en plus irrespirable jusqu’à ce terrible dénouement seul moyen pour Katherine de retrouver sa liberté. Florence Pugh donne une interprétation palpitante d’une l’héroïne complexe, résolue et inquiétante…
A première vue, le synopsis du film fleure le Jane Austen, le film d’époque (l’intrigue se déroule en 1865) un peu rigide sur l’histoire d’une femme mariée à un homme deux fois plus âgé qu’elle et tombant sous le charme du jeune palefrenier du domaine. Jusqu’ici, on a plutôt envie de bâiller et de clamer au déjà-vu. Seulement Katherine n’est pas une jeune femme comme les autres...
Suite de la critique sur
Suite de la critique sur
Réalisation trop classique et protectrice qui ne nous permet pas d'être dérangé ni troublé par la froideur du personnage dommage car ça aurait eu le mérite d'être encore plus sombre.
Romance historique anglaise, sur le papier pas vraiment ma tasse de thé (haha). Ce sont donc les critiques dithyrambiques qui m'ont poussé à voir ce film et aussi à passer le cap des premières minutes. Car le film est austère, exigeant et ne révèle pas tout de suite sa vraie nature qui tient finalement plus du thriller psychologique que de la romance. L'attractivité tient également à la performance de Florence Pugh qui incarne avec brio la mue de ce personnage aux multiples facettes. A posteriori j'aurais pu passer à côté de ce film sans regret mais je ne regrette pas non plus de l'avoir vu.
Bon film classique en costume, un mélange du "diable au corps" et des "hauts du hurlevents" une prestation remarquable de la jeune actrice qui peut jouer l'ingénue comme la garce, un travail appuyé sur les sons et les bruits, et des plans qui ressemblent à autant de tableaux de l'époque classique
Une lande anglaise, un lord anglais écrasé par le pouvoir et la hiérarchie patriarcale et cléricale. Des bien pensants, une domesticité écrasée elle aussi et soumise, et une folie qui s'empare de cette jeune femme. Tout est dit à demi mots par petites touches, rien est développé, le minimalisme à l'extrême: dans les paysages, cette maison, ces lieux où la caméra ne fait que de repasser sans cesse sans que rien ne bouge. Ces longs plans fixes: cette jeune femme à sa fenêtre, sur son canapé, ce couple nu et enlacé comme dans un tableau.
Il y a tant à dire de ce beau film curieusement ficelé et questionnant.
Il y a tant à dire de ce beau film curieusement ficelé et questionnant.
Un film intéressant mais qui ne m'a pas totalement convaincu, même si les interprètes sont excellents, hélas le scénario manque cruellement de tension au début, mais sait dévoiler de bonnes surprises au fur et à mesure. A voir!
" the young lady" assez bien accueilli par la critique est un film qui sort des sentiers battus. En effet dans cette version revisitee de "Ladymcbeth" assez déconcertante voir deregeante qui fait tout le charme de ce film qui doit beaucoup à son interprète principale.
alors là on ne s'attend pas à un tel dénouement le film est intense on se laisse porter par l'action et les sentiments les lumières se ralument à la fin du film et un silence s'installe les spectateurs restent médusés
Film à regarder si vous avez le moral:
description de la société victorienne où la femme n'était qu'un objet ,qu'on pouvait acheter contre 1 lopin de terre mais qui se révolte pour vivre sa passion amoureuse en devenant elle même 1 monstre pour ne plus vivre soumise mais la fin est d'une cruauté qd elle tue le dernier rempart à sa liberté
description de la société victorienne où la femme n'était qu'un objet ,qu'on pouvait acheter contre 1 lopin de terre mais qui se révolte pour vivre sa passion amoureuse en devenant elle même 1 monstre pour ne plus vivre soumise mais la fin est d'une cruauté qd elle tue le dernier rempart à sa liberté
Le contraste entre les images presque figées de la vie de cette demeure bourgeoise, la passion dévorante des deux amants et la cruauté froide associée à l'émancipation de la maîtresse de maison rend cette tragédie intimiste passionnante et surprenante. Et tout ça avec peu de moyens. Vraiment à voir.....
Débutant comme un drame romanesque à costumes similaire à maintes productions anglaises, le film emprunte vite une voie troublante en glissant vers le polar et la remise en cause des codes narratifs. Magistral.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse