Vu le 11/02/2019.
Un film assez stresseant que j'ai dévouvert hier soir, porté par un laurent Laffite jouant le role du parfait directeur de boite qu'on a envie de baffer tellement il est arrogant, suffisant, méprisant et hautain, que ce soit avec ses collaborateurs, ses subalternes, sa femme ou même sa maitresse ou sa fille
Antoine Leconte (Laurent Lafitte, si parfait qu'il en est inquiétant) évolue dans un univers essentiellement clos et nocturne, passant d'une boîte à l'autre : la société de télévision dans laquelle il exerce ses hautes responsabilités, les différents clubs privés entre lesquels il navigue, sans compter les appartements d'amis, d'amantes, le sien, et les taxis qui le promènent de l'un de ces lieux à l'autre. La palette est sombre, traversée d'éclats de lumière vive et de violence : violence des rapports humains, malgré le feutre des bonnes manières ; violence des rapports sociaux, les rôles de dominant, dominé étant clairement établis et irrévocablement partitionnés. Violence qui culmine et se dit d'emblée, dans la scène de boxe qui ouvre le film. Violence qui rampe jusque dans la sphère la plus intime, celle du couple formé avec la belle Chiara Mastroianni, en Solange dépressive. Violence qui clôt abruptement la première partie du film, en mettant fin à ce règne de l'homme moderne, au moyen de ce dont on ne saura jamais s'il s'est agi d'une crise cardiaque ou d'un coup de feu.
On est presque content de le voir tomber dans le coma, où sa vie (réelle ou pas??) va changer, tous les rôles de ses proches ont été modifiés. On se pose la question lors du dernier son du film, réalité ou pas? L'acteur nous dit qu'il existe un indice dans la première partie du film qui nous mettrait sur la voie, mais je suis pas sur que j'aurai envie de le revoir une seconde fois pour le retrouver