Un synopsis interessant oú l’on peut s’attendre à un thriller psychologique prenant et saisissant, mais oú la tension ne prend pas à cause d’une realisation un peu trop classique et des choix musicaux qui ne fonctionnent pas.
Un nanar subventionné, typiquement français, qu’on aime détester. On attend jusqu’au bout, entre espoir et frustration, mais ça ne décolle jamais. Le film s’éteint et se termine dans une indifférence molle. Il repose uniquement sur son acteur principal, qui le porte tant bien que mal à bout de bras. En dehors de cette tête d’affiche, fidèle à elle-même, pas mauvaise dans son rôle mais sans jamais se réinventer, tout sonne creux. Laurent Lafitte (il faut dire "de la comédie française" même si c'est lourdingue) est en pilote automatique, sans prise de risque. Il n’y a aucune évolution narrative ; le personnage reste le même du début à la fin, alors qu’une transformation aurait enrichi le récit (et la morale, si tant est qu'il y en est une). Ce n’est sans doute pas de son fait, mais ce n’en est pas moins regrettable. Au-delà d’une direction artistique teintée d’amateurisme, la réalisation est aux fraises, avec un son inaudible, des dialogues souvent incompréhensibles et des voix couvertes par les sons ambiants. La mise en scène ne relève pas le niveau, avec des décors tous plus froids, fades et glauques les uns que les autres. Quel que soit le décor, l'illusion ne prend pas. En termes de casting et de personnages secondaires, le constat est sans appel : ils sont catastrophiques, totalement fades, sans aucune consistance, on n’y croit pas une seconde. Autant de caricatures dignes du théâtre de boulevard. En cherchant à désorienter le spectateur, le film s’est perdu en chemin et propose une fin prétentieuse et artificielle. Derrière ce vernis pseudo-intellectuel se cache surtout une conclusion facile, bâclée, destinée, on le devine, à en finir au plus vite avec ce navet sous perfusion.
Tout d’abord, bravo à Laurent Lafitte, magnifiquement condescendant dans un rôle qu’il assume avec force et conviction. La maitrise scénaristique est excellente dans ce cauchemar envoutant, plein de rebondissements et de situations déconcertantes. On se demande ce qui est de l’ordre du réel et ce qui ne l'est pas, on se questionne, on cherche à comprendre. Jusqu’au dernier moment, on se pose la question de la manipulation mentale, de l’usurpation d’identité… Les clés de lecture sont multiples avec des pistes en trompe-l’œil et des personnages atypiques. Le tout est habile, intelligent, subtil. Ce thriller parano est des plus respectable et mérite parfaitement ses lettres de noblesse cinématographiques.
Je ne pensais pas que j’étais capable de dislike un film avec mon homme (pio marmai) et pourtant on est là. Je vous déconseille ce film si vous voulez un truc mieux qui ressemble despi regardez fight club ?? Ou the office ?? Ou n’importe quoi mais vraiment définitivement pas K.O Déjà le titre est naze. En gros pour résumer (attention vite fait du spoil) c’est l’histoire d’un patron (villain, le genre con nard) et en gros il pense qu’il s’est fait tiré dessur et qu’il se réveille en gros loser mais en fait non et en fait on sait pas et paf il est mort. J’avais prévenu que je spoilais
Le scénario tente de dénoncer à l'aide d'un récit fantastique le monde des médias notamment celui de la télévision. Laurent Laffite est habité et intriguant. La mise en scène est maitrisée et couplé à une musique oppressante fait monter la tension. Cependant je ne suis pas complètement rentré dans le scénario parfois difficile à suivre jusqu'à la fin qui dévoile un peu le mystère. ça fait à du David Lynch ... et pour moi ce n'est pas un compliment.
ARGH ! C'était tellement bien parti mais le dénouement a tout gâché. En un mot, la fin est déjà vue, revue et même beaucoup trop convenue. Même si la fin ne dure qu'environ une demi-heure sur le film en entier, elle suffit à tout foutre en l'air avec ses longueurs et son manque d'originalité. Seules les quelques secondes avant la fin du film ont réussi à me tirer de ma torpeur et à faire renaître un semblant d'intérêt... trop tard ! A côté de ça, trop de seconds rôles mal ou pas assez exploités (Zita Hanrot, la fille de Laurent Lafitte).
J'ai rien compris. Ni l'histoire ni les personnages. Rêves ? réalité ? Une chose est sûr, c'est pesant pour ne pas dire glauque. Il est étrange ce Laffite il est abonné à ce genre de rôle.
La question qui me vient après avoir vu ce film est la suivante : quel est la morale de l'histoire ? Ou bien encore : le réalisateur voulait il nous transmettre un message ? Je pense avoir saisi le scénario (bien que je n'en sois pas certain, tant le film est décousu) mais au finale, on ne ressort rien, on ne ressent rien ... Laurent Lafitte est bon, rien a dire là dessus, mais ce n'est pas suffisant pour sauver ce scénario alambiqué et presque sans saveurs. Pour le reste du casting en revanche, le jeu est parfois à la limite d'un téléfilm...
C'est le scénario, inspiré d'un livre de Dikens, qui donne à ce film son étrangeté. Le personnage principal, interprété par Laurent Lafitte, a tout ce qu'il faut de détestable. Et pourtant, progressivement, ce qui lui arrive apparaît assez incroyable et suffisamment énigmatique pour que l'on ait envie d'obtenir l'explication.
Rien à dire sur les comédiens surtout Laurent Laffitte toujours très bien mais le scénario est à la limite du supportable. Franchement avoir une idée de départ ne fait pas forcément un film . On est baladé pour au final se dire tout ça pour ça.
Après nous avoir proposé l’excellente série "Les revenants", Fabrice Gobert revient avec un thriller paranoïaque inégal où un manager tyrannique va voir sa place s’inverser suite à un coma et se retrouver dans la peau d’un employé.
Ça partait bien et ça dérape. Du sous David Lynch avec un test de Fight Club déjà vu. A fuir et c'est bien dommage car il y avait un casting qui faisait envie : qu'ont ils été faire dans cette galère ?
L'un des mérites de Netflix est de nous faire redécouvrir des petits films, passés plus ou moins inaperçus lors de leur sortie. C'est le cas de ce K.O de Fabrice Gobert, dont je n'avais jamais entendu parler. Agréable surprise. L'histoire d'Antoine Leconte, un producteur de télé habitué à être craint et obéi, qui mène son monde a la baguette et du bout des lèvres. Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Le conte fantastique est un genre si peu exploité à notre époque, et en particulier en France, qu'il serait dommage de gâcher notre plaisir. Pour ma part j'ai été tenu en haleine jusqu'à la fin. On peut dire que c'est pas le chef-d'œuvre du siècle mais une bonne série B qui se laisse voir. On peut reprocher au film une certaine froideur, ainsi que quelques facilités dans l'écriture, et pas mal de poncifs, sur la supposée masculinité toxique par exemple et autres compromis avec l'idéologie dominante.