K.O.
Note moyenne
2,6
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235 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
51 critiques
3
82 critiques
2
48 critiques
1
30 critiques
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Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2018
Ce film aux multiples facettes est une satire sociale et politique du monde des médias.
Un " dirigeant " d'un média audiovisuel voit sa " carrière " interrompue de façon violente.
Et à travers le coma dans lequel il se trouve et les rêves qu'il fait, ce personnage bascule de l'autre côté du pouvoir et devient alors un simple exécutant aux ordres de sa hiérarchie.
Il va alors en vivre tous les affres et ne s'en remettra pas.
domi...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 juillet 2017
"Je sors de KO" et me suis précipitée sur les critiques pour les relire à la lumière du visionnage. Je les parcours rarement avant une projection pour ne pas me laisser influencer, mais ici, j'avais fait exception à ma règle au regard des notes moyennes attribuées à la fois par la presse et les spectateurs : 2,8 Une adéquation qui me semblait de mauvaise augure pour ce film alors que le casting et la bande annonce me disaient tout le contraire. Donc j'ai compris qu'il fallait être attentif, et particulièrement au bruit final. Nous sommes allés le voir à 2, et la salle étant quasi vide lors de la dernière semaine d'exploitation, nous nous en sommes donnés à coeur joie pendant la projection pour nous confier nos théories respectives, qui s'invalidaient toujours à un moment ou un autre. Cette course aux indices en live fut particulièrement jouissive, et j'ai retrouvé mes meilleurs souvenirs "lynchiens", particulièrement avec Mulholland Drive. J'aime qu'un réalisateur nous complique la vie, et KO sur ce point est parfaitement réussi, à lire tous les avis réunis ici. Mise en scène, jeu, bande-son, pour moi, formidables. Je ne résiste donc pas à formuler ma théorie à mon tour, car je ne l'ai retrouvée dans aucune critique, même si je me rapproche beaucoup de celle de Pierre André M (si ma mémoire est bonne pour le nom..) Au départ, nous avons pensé que les deux 1ères parties du film correspondaient toutes les deux à une réalité linéaire, spoiler: séparée de plusieurs années, dans le sens où sa fille semble plus âgée en seconde partie, son bras droit du début a deux enfants ensuite etc ...
Et nous aurions pu assister à la déchéance d'un patron cynique qui au lieu de gravir les échelons les auraient descendus avec les années après une crise cardiaque le laissant à moitié sur le carreau. Qui se retrouve tout simplement dans le déni à son réveil. Mais rapidement on s'aperçoit que cette théorie ne fonctionne pas. spoiler: Le film porte peut être très bien son titre : KO, ne nous donnant à voir QUE son coma. En 1ère partie : on lui présente en réunion la candidature d'une potentielle nouvelle miss météo, au lendemain de la soirée où chez elle, il la voit pourtant présenter en allumant le poste de télévision. Cette séquence ne peut pas être réelle, puisqu'elle n'a pas encore été embauchée. Il y a la photo du visage de Solange dans le hall, mais pourtant rien n'indique qu'elle a travaillé à la chaîne. Au contraire elle est présentée comme dépendante de lui financièrement : "tu irais où?" et dénigrée dans ses talents d'écriture. On a du mal à croire qu'elle ait pu être journaliste ... Plusieurs indices renvoient à la fiction : le gars avec qui il va traiter s'appelle Parole, le titre du livre de Solange est "Roman", en arrière plan de l'appartement de miss météo une affiche de film... J'en oublie sans doute. Enfin, un avocat meurt subitement d'une crise cardiaque alors que c'est lui qui en présente les symptômes (une incursion réelle de douleurs post-opératoires possiblement, qui de plus accréditent la thèse du problème de santé ensuite). L'idée alors, est que cet homme était bel et bien présentateur météo, que l'ambiance présentée et les postes occupés par chacun dans la seconde partie, correspondent à la réalité. Celle d'un loser, ambitieux, aigri, sans talent, qui couche avec sa collègue pourtant en couple, qui fantasme sur la présentatrice vedette et qui rêve de prendre la place de son mec. Occasion qui se présente presque lorsque le fait de surprendre l'infidélité de ce dernier l'amène effectivement dans le lit de la dame. Mais celle-ci l'a simplement consommé pour une nuit, ce qu'il refuse d'accepter. Raison pour laquelle on peut lire cet étrange sms "Arrête de m'appeler" alors qu'il ne semble pas l'avoir fait, et d'être connu au poste de police pour avoir rôdé autour de chez elle. Ce serait là la maestria du film. Nous faire croire à une histoire de rédemption (seconde partie), alors qu'il s'agirait d'une histoire de vengeance fantasmée (1ère partie). L'effet miroir, oui, mais en chronologie inversée. Le loser fait une crise cardiaque. Plongé dans le coma, sa 1ère prise de conscience l'amène à transformer sa réalité pour prendre une revanche sur ses désillusions. Il devient un gagnant. Il prend la place de sa gentille boss enceinte. Celle qui, en voulant faire preuve d'empathie l'a humilié maladroitement en prenant la défense de sa supérieure. Pour tordre le cou à ce féminisme qui l'insupporte, il l'imagine en maîtresse délaissée éperdue d'amour pour lui. Il fait de sa supérieure arrogante sa propre assistante à qui il fait subir les maltraitances qu'elle lui a elle-même infligé : "ne demandez pas, obtenez". "Promotion ?" Niet, reste à ta place, sous-employée, et victime de sexisme primaire ("j'aimerais bien la brosser" puis "je l'ai brossée"). Exit l'ancien animateur vedette, transformé en épave qui le supplie pour un come-back, à qui il va aussi renvoyer la même réplique humiliante subie par le passé. Ses petits combats clandestins à la fightclub version paumés sont désormais des combats officiels retransmis en direct sur la chaîne. Son ex-femme, auteure publiée, une ombre d'elle-même dans une quelconque zone pavillonnaire, à qui il peut enfin refourguer une fille dont il n'a que faire, qu'il méprise et qu'il doit se coltiner dans la vraie vie. La désirée Solange, belle, talentueuse, qui s'est servi de lui comme d'un vulgaire homme objet devient une potiche alcoolique sans talent dont il s'approprie l'appartement et le train de vie, assimilée par le roman à son ex-femme, qu'il trompe à tour de bras. Etc, etc ... Le seul personnage qui va y gagner, vrai héros de ce film : l'ami de toujours, fidèle et loyal. Celui qui, broyé par le système va passer au poste clef de bras-droit qui sait tout et voit tout, l'éminence grise, l'ange-gardien. Sans oublier le sdf qui ne veut pas d'argent, devenu roi du ring (et sans doute complètement fantasmé dans toutes les phases du coma). Et enfin, au bout du compte, la 3ème partie, qui tente de réconcilier les 2 autres. Dans une possible rédemption ? Ce qui aurait pu être, dans un monde parfait. Vision ultime au seuil de la mort, le regard larmoyant de Solange qui prévient "Tu vas en baver".. Je suppose en ce sens que l'histoire de l'assassinat représente à la foi ses envies de meurtre, puis dans la scène où " l'infirmière" lui met l'arme entre les mains, celui du suicide, de la fin du tunnel. L'infirmière qui n'est qu'une voix à travers les brumes de son coma, lui disant tout ce qu'il aurait rêvé d'entendre : une chanson d'amour, matérialisée par la pochette du vinyle.
Vous aimez Lynch, les Sudokus, le Cluedo, Laurent Laffite ou Chiara Mastroianni, ou encore tout cela à la fois ? Alors faites-vous plaisir en allant voir ce film qui augure une belle carrière à venir pour son réalisateur ! Et postez vos théories ;-)
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2017
Drame, dans lequel on n'arrive pas à distinguer le réel du rêve. Si toutefois le réel est effectivement filmé, ce qui n'est pas sûr... C'est assez étrange au final, mais bien filmé, avec de bons acteurs. Le scénario est un prétexte finalement pour prendre du recul sur sa vie : trop méchant, trop gentil ? Il faut essayer de jongler entre les deux, mais il sera difficile de ne pas avoir de remords...
Alfredibut
Alfredibut

21 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2017
Un très bon thriller psychologique bien ficelé, au scénario classique mais qui fonctionne, bien réalisé, bien joué (notamment par l'excellent Laurent Lafitte), et surtout, avec ce morceau de jazz lancinant, qui revient pendant tout le film et qui illustre ce que vit le personnage principal : "You don't know... what love is... 'till you find the meaning of the blues...". N'oublions pas une touche d'humour très bien dosée par ci par là, et la recette fonctionne très bien.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2017
Le fait de perdre le fil de l'histoire n'est pas compensé par la force de l'interprétation , notamment j'ai été un peu déçu par Carla Mastroiani qui n'est pas très mystérieuse et semble jouer chaque plan de la même façon sauf peut être la dernière prise .
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2021
Quand un cadre dirigeant d'une grande chaîne de télévision, hautain et exécrable avec ses collègues, sa femme et ses amis, se retrouve tout à coup plongé dans le coma après un évènement dramatique, son réveil va alors devenir son pire cauchemar !
Le monde est-il devenu fou pendant son coma ? ou bien est-ce lui qui perd la raison ?
Ce thriller dramatique est porté superbement par le talent pur d'un Laurent Lafitte au top de sa forme. On le méprise d'abord, puis on plonge avec lui dans ce monde sens dessus dessous et on se met à compatir de cette situation ubuesque digne de la 5ème dimension.
L'explication finale tient la route, mais il manque un petit "je ne sais quoi" pour faire de cette oeuvre un très bon film. Intéressant tout de même.
--> Site CINEMADOURG <--
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juillet 2017
Rares sont les films français qui arrivent à m'enthousiasmer et K.O. fait partie de ceux-là. Une mise en scène sur le fil, un Laurent Lafitte tout en justesse... on finirait presque par plaindre cet homme ignoble qu'est Antoine Leconte jusqu'à cette fin qui laisse une question en suspens.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juillet 2017
Gobert nous livre un thriller ennuyeux et creux qui ruine les espoirs qu'on pouvait lui porter après les "Revenants" et l'intriguant "Simon Werner". Malgré la thématique du trouble identitaire, toujours excitante, le film tourne en rond sans jamais nous surprendre et enchaîne les scènes poussives aux enjeux éventés. Tout est tellement artificiel, sans aucune empathie, qu'on se désintéresse très vite de ce pseudo jeux de pistes (les dés sont redistribués, et alors ? Cela n'ouvre sur aucune abîme et le protagoniste garde son regard buté, traversant ce "voyage initiatique" sans incarnation). On souffre beaucoup aussi de ces dialogues dramatiquement plats et de ces comédiens au diapason. Même Lafitte est sans intérêt, visiblement peu concerné par tout cela. On souffre encore plus d'une mise en scène chichiteuse, complètement dévitalisée, qui se regarde le nombril avec de lents travellings dans des décors glacés de pub. Et lorsque Gobert, en désespoir de cause, essaie de nous refaire son Fight Club, on se dit qu'on est face à un beau naufrage. La fin mièvre (tout ça pour ça !) et la vacuité du pseudo discours social (la méritocratie, il n'y a finalement rien de mieux) nous achève définitivement.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2017
Auteur de la série ambitieuse "Les revenants", Fabrice Gobert nous plonge dans une atmosphère à la limite du paranormal. Laurent Lafitte excelle une fois encore dans un rôle de salaud qui perd pied peu à peu. Chiara Mastroianni est loin d'avoir le talent de ses éminents parents tant elle est insipide... Pio Marmaï et Clotilde Hesme sont relégués à des seconds rôles, hélas sous exploités, mais apportent néanmoins leur talent et leur intensité à cette histoire dramatique, simple mais étonnante par son audace scénaristique, chose rare dans le panorama du cinéma français. Le problème reste que le film sombre parfois dans le cliché et souffre du poids de ses références assumées. Nous ne sommes pas KO, mais un peu sonnés tout de même.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2017
Le thriller français est souvent bafoué par la critique et, à juste titre, il est vrai que le genre n'est pas une maîtrise absolue en soit. Mais le spectre du thriller est très large. Et là où on se complaît devant un thriller américain boursoufler par des twists toujours plus improbables, nous (français) restons dans quelque chose de plus réel. À aimer ou pas, toujours est-il que c'est à souligner. Fabrice Gobert ne fait pas nécessairement un film majeur. L'emprise psychologique sur le spectateur est de courte durée. Pas forcément parce que l'intrigue se trouve plus ou moins vite selon la vitesse de compréhension de chacun, mais plutôt parce que le noyau dur du film (le scénario) est rendu vite lassant. Un peu bâclé.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2017
Efficace. Ah ça, je pense que ça reste encore le meilleur qualificatif que je pourrais lui trouver à ce « K.O. » Parce qu’au fond, il n’y a pas grand-chose à dire (ni à redire) sur ce nouveau film de Fabrice Gobert. Clairement, on nous ressort tous les bons vieux codes du thriller bien sec, bien net, et on nous les sort avec un réel savoir-faire et une vraie envie de faire quelque-chose qui tienne en haleine. Or là, dans l’écriture comme dans la mise en scène – au risque de me répéter – je trouve ça très efficace. Le casting est impeccable. Laurent Laffite – une fois de plus – confirme tout le bien que je pense de lui. La forme est soignée et maitrisée. Pour un film français, je trouve ça suffisamment rare pour être signalé. Après, je ne peux m’empêcher de trouver que globalement ça manque d’une légère patine par rapport à l’atmosphère que cherche à poser Fabrice Gobert, mais bon, cela relève vraiment du détail et, par rapport à son précédent « Simon Werner a disparu », je trouve qu’il y a un réel progrès dans cette maitrise de la forme. Autre grand atoût : le rythme et le ton donné à cette intrigue. Le film ne se presse pas. Il ne surcharge pas non plus. Cela donne un côté posé, sobre, voire presque sec, qui moi me plait beaucoup. Là encore, il m’est arrivé de ressentir parfois quelques ramollissements sur la fin, alors que le film aurait dû au contraire se densifier et s’accélérer quelque peu, mais bon, c’est vraiment secondaire. En tout cas, ça n’a clairement pas nui à mon immersion dans l’intrigue. D’ailleurs, en parlant d’intrigue, je dois bien lui tirer mon chapeau. C’est adroit. Ça utilise de codes très connus mais dans une histoire au fond assez inventive. A aucun moment je n’ai eu l’impression que le film en avait fini avec son mystère et qu’il prenait le rail d’un dénouement vu mille fois. Non, décidément non, ce film est loin de se foutre de nous. Il est fait avec rigueur et savoir-faire, et à défaut d’être un chef d’œuvre réalisé des mains d’un grand maître, il n’en reste pas moins un film efficace, réalisé par un auteur consciencieux et méritant. Eh bah moi, rien que ça, j'achète...
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2017
Un très bon cru pour Laurent Laffitte dans ce Thriller noir noir et parfois ça devient glaçant tellement il nous entraîne dans son histoire à voir absolument très bien ficelé dans le genre
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2017
Faut prendre le temps de rentrer dans cette histoire qui en profite pour botter un peu les fesses d'un groupe TV qui se voulait la vitrine du Cinéma et des Sports... avant de devenir celle du fric.
Pétage de plomb et sortie de route qui déconcertent par moments mais tout fini par retrouver sa place dans ce puzzle "psychiatrique".
On aime ou alors on fuit ?
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 juillet 2017
Antoine Leconte (Laurent Laffite) est un directeur de chaîne de TV, très autoritaire, froid, cynique, à tel point qu’il se fait des ennemis. Suite à une agression, il se retrouve dans le coma. A son réveil, il découvre qu’il est un autre homme, que sa vie a changé. Toute l’intrigue de KO repose sur cette dualité, cette recherche de l’homme qu’il était. On ignore quelle est la réalité et le réalisateur, Fabrice Gobert, joue là-dessus. L’intérêt de KO est avant tout son scénario, un thriller frôlant le fantastique. On se demande, comme Antoine Leconte, ce qu’il se passe jusqu’au dénuement final assez prévisible même si cela n’est pas entièrement clair. Il y a une grande maîtrise dans le film, peut être un peu trop.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 juillet 2017
Mystère, intrigue...
Belle univers où on se laisse volontiers embarqué.
Belle réalisation !
Laurent Lafitte excellent comme d'habitude !!!
À voir très bon film français.
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