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guillermo_go
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4,0
Publiée le 16 janvier 2018
THELMA Immoralité miraculeuse — Un film sur le déni du désir et ses conséquences mortelles. Cette parabole du passage à l'âge adulte, mystérieuse et maladroite, raconte les difficultés d'une adolescente très pieuse à s'autoriser ses pulsions. En tentant de les maîtriser, ou plutot de les censurer, elle déclenchera des phénomènes paranormaux qui feront courir un danger mortel à son encourage.
Inégal et parfois hésitant dans son propos, le film offre plusieurs fulgurances visuelles lorqu'il bascule dans le fantastique. On aurait aimé un peu plus de séquences transgressives et charnelles dans ce conte norvégien un peu trop conscient de lui même, caution intello oblige afin d'être taillé pour la sélection officielle très select du Festival de Cannes. Plus de folie comme ses cousins danois Windng Refn et VonTrier aurait rendu le film moins plat. Mais sa noirceur froide et dérangeante illumine le dernier tiers du film, qui cristalise comme rarement certaines peurs parentales de façon inattendues et terrifiantes. S'enfonçant lentement vers une résolution oedipienne violente surnaturelle, ce conte saphique parlera à ceux qui n'y chercheront pas une interprétation en béton. Apprendre à accepter le mystère.
Plus Jung que Freud, Joaquim Trier n'atteint pas les precedents sommets de Oslo 31 Aout et Louder than Bombs, mais réussi à ensorceler grâce à ses jeunes deux actrices, ses sublimes séquences cauchemardesques et une superbe photographie. Bref je ne suis pas du tout objectif, j'aime trop ce cinéaste, débrouillez-vous.
Avec Thelma, Joachim Trier signe son premier film fantastique après trois drames. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maitre. Comme dans Grave sorti quelques mois plus tôt, Thelma prend pour cadre une étudiante débarquant dans un nouvel établissement scolaire et, comme dans le film de Julia Ducournau, l’histoire va s’éloigner du récit estudiantin classique pour s’orienter vers le cinéma de genre. Joachim Trier réussit ainsi à ancrer son film dans le réel pour rendre plus crédible la tournure fantastique de son récit rappelant fortement Carrie de Brian De Palma. De bout en bout, le spectateur est happé par cette histoire totalement maitrisée que ce soit au niveau de la mise en scène, du scénario, de la musique ou de l’interprétation. Une belle réussite qui prouve une fois de plus que le genre du cinéma fantastique doit compter avec les films européens même s’ils ne bénéficient pas d’une promotion aussi forte que pour les œuvres américaines.
Thelma - Le fantastique comme symbolique de la névrose - Comment réussir à s’intégrer au monde extérieur quand on a grandi avec l’idée qu’il serait dangereux de le faire ? C’est le dilemme que se propose de résoudre Thelma, le nouveau film de Joachim Trier. Choisissant de suivre une jeune fille, surprotégée par sa famille, et partant à la découverte d’un monde qu’elle craint autant qu’elle fantasme, le réalisateur choisit d’utiliser le genre fantastique pour personnifier la psyché de son héroïne. En effet, le spectateur va découvrir progressivement que Thelma développe des capacités hors du commun pouvant la mettre en danger tout autant que ceux qui l’entourent. […] Retrouvez l'analyse philosophique complète sur lecinemaphilosophique.fr !
Dès les premières minutes du film, on est "pris" par le rythme, les images, leur efficace sobriété. On se laisse porter par toute une gamme d'émotions qui s'entrecroisent dans un chant choral très maîtrisé et virtuose. Le film revisite des sujets assez "casse-gueules" (le surnaturel, la religion, ...) mais au final c'est une très belle reussite que l'on garde en memoire longtemps après le visionnage.
THELMA – Le fantastique comme symbolique de la névrose
Comment réussir à s’intégrer au monde extérieur quand on a grandi avec l’idée qu’il serait dangereux de le faire ? C’est le dilemme que se propose de résoudre Thelma, le nouveau film de Joachim Trier. Choisissant de suivre une jeune fille, surprotégée par sa famille, et partant à la découverte d’un monde qu’elle craint autant qu’elle fantasme, le réalisateur choisit d’utiliser le genre fantastique pour personnifier la psyché de son héroïne. En effet, le spectateur va découvrir progressivement que Thelma développe des capacités hors du commun pouvant la mettre en danger tout autant que ceux qui l’entourent.
[...]
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3,0
Publiée le 20 décembre 2017
"Thelma" qui oscille entre le drame mystérieux et le thriller surnaturel est un film très riche autant pour les thèmes abordés que pour les éléments utilisés pour brouiller cette histoire qui est intrigante et souvent fascinante grâce notamment à la superbe mise en scène de Joachim Trier et à cette ambiance particulière. Ce qui est marquant, c'est ce contraste entre le rationnel et le surnaturel avec d'un côté cette "adolescence" tardive et toutes ces expérimentations qui pourraient suffire à perturber Thelma dont le côté religieux revient la hanter et de l'autre ces crises avec au bout à chaque fois des choses que l'on ne peut expliquer. J'ai apprécié le film, mais je l'ai trouvé plutôt inégal et pas toujours captivant sur la durée. La première partie qui traite du passage à l'âge adulte, d'émancipation, de perte de repères et d'amour entre autres est très bonne. Elle est complète, il y a de la tension, un univers qui semble infini et une superbe ambiance de plus il y a certes attraction entre ces deux superbes actrices qui fait des étincelles. La deuxième est dans un autre registre, c'est beaucoup plus explicite et l'histoire tourne en rond malgré quelques révélations qui n'ont pas eu l'effet escompté sur moi. Finalement, l'histoire est aussi originale que commune et c'est ce qui est intéressant même si lorsque tous les enjeux sont dévoilés l'ensemble perd un peu de son charme. En gros, la forme est superbe tandis que le fond est un poil décevant.
Trop long!!!!!!!!!! L histoire est bien mais le film est lent. Il met 45 min à démarrer et même si je veux bien accepter quelques faits faut pas abuser non plus! Ça faisait longtemps que je n avais pas vu un film aussi chiant.
Fille de parents chrétiens rigoristes, hyper-intrusifs, briseurs de personnalité sous l’ignoble masque de la tolérance et de la bonté irréprochable, Thelma quitte sa maison familiale au bord d’un lac en pleine nature pour entamer ses études à Oslo. Evidemment ses refoulements, qu’on réalisera implantés non sans raison par les parents, se fissurent bien vite dans le bain bienfaiteur de sa nouvelle alchimie sociale. Bientôt l’éclosion de ses contradictions psycho-pathogéniques et de ses sentiments amoureux s’expriment simultanément à des crises épileptiques et à des phénomènes paranormaux d’ampleur de plus en plus angoissante. Elle n’aura pas d’autre choix pour découvrir son être et son éventuelle maitrise, que de s’enfoncer toujours plus loin dans son passé et son intimité. Ce thriller psychologique norvégien qui rappelle évidemment une version septentrionalement glacée de Carrie, mêle drame psycho-familial et fantastique, nous plonge dans l’enquête de traumas passés et présents, en nous accrochant à l’aventure humaine de cette jeune fille, en même temps vulnérable et prédatrice qui s’ignore, perdue dans ses défis et contradictions, et dont on réalise avec elle le malsain et redoutable potentiel. L’ambiance nordique, souvent froide, calme et silencieuse, où les actes détonnent avec bien plus de force que les mots et les actions d’éclat, s’adaptent à l’irrépressible exultation d’une maturité dont on partage l’inquiétude et la progression, tant dans sa vie sociale et amoureuse, dans son passé familial que dans l’émergence de son super-pouvoir.
Film fantastique intimiste norvégien, Thelma surprend par sa beauté étrange, son rythme très personnel. C'est lent, les effets sont rares. mais l'histoire, qui peut se lire sur plusieurs niveaux, est excellente... On se souvient de Morse, par exemple. Nous ne sommes pas à Hollywood, évidemment. J'aurais aimé un peu plus de punch et d'audace. Thelma est passé à côté du chef d'oeuvre ( de genre ), contrairement à Grave de Julia Ducournau.
Ce film fantastique à l'atmosphère sombre et aux images superbes aborde plusieurs thèmes à connotation psychanalytique et mythologique : l'homosexualité, le désir refoulé, la rigidité éducative et religieuse, la construction de l'identité, la malédiction familiale... Portée par des actrices formidables, Eili Harboe en tête, le long-métrage – dont la séquence d'ouverture est impressionnante – nous embarque dans différentes directions aux issues incertaines. Une réussite.
Après trois drames, Joachim Trier frappe là où on ne l'attendait pas : dans le cinéma de genre. A la croisée d'un "Carrie au bal du diable" de John Carpenter et du plus récent "Grave" Julia Ducournau, "Thelma" nous fait suivre une jeune étudiante dont le changement de vie récent et la quête de sa personnalité va remuer un mal enfoui depuis son enfance. L'intrigue se dévoile progressivement et de manière lente avec toujours cette ambiance mystèrieuse qui devient angoissante quand il le faut. Joachim Trier sait se servir des références bibliques pour appuyer son récit et il maitrise parfaitement la dimension fantastique de son film. Le casting et la bande-son fait le reste.
La problématique de ce "Carrie" du froid prend un bon 25 % de son temps de visionnage (le prologue, rétrospectivement éclairant, mis à part) pour se mettre correctement en place (beaucoup trop d'afféteries saphiques propagandistes la parasitant). La jeune personne, sous l'effet d'une hérédité paternelle redoutable, est plus précoce, plus puissante encore, et potentiellement plus dévastatrice que l'héroïne de King !.... Quelques bons moments de tension, mais aussi pas mal de la(o)ngueurs : un "Thelma", aux couleurs du luthéranisme d'Etat norvégien à bilan cinématographique mitigé, de ce fait.
L histoire et le suspens sont sympa, mais certaines scènes sont beaucoup trop longues, ce qui rend le Film beaucoup beaucoup beaucoup trop long.. doublage des voix mal fait.. bref j ai failli m endormir. A voir chez soit si on s ennuie.