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virnoni
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2,5
Publiée le 24 mars 2018
Au risque de déplaire à la grande majorité des critiques, je n'ai pas du tout été transportée par ce parcours d'un jeune toxicomane vers la lumière...de Dieu et de l'Amour surtout. Anthony Bajon est sublime de vérité. Le casting vraiment naturel et impeccable, les paysages montagneux superbes et sciant très bien à ce cadre âpre. Mais je suis restée en-dehors, comme froide aux émotions de ces personnages se réfugiant dans la prière, la solidarité, l'amitié, le pardon, vers la rédemption. La faute à quoi ? Pour moi, ce groupe ressemble à une secte et les scènes de chants, de prières et de dure labeur sont vaines. Notre héros semble également trouver la voie de la sérénité un peu trop vite à mon goût. Il est par contre plutôt intéressant de le prendre tel quel, sans connaître son parcours, ni réellement son histoire. On en saisit d'autant le brut de sa route à tracer. Certaines scènes sont assez prenantes et l'émotion afflue enfin vers la fin...quand Thomas quitte son nid. Trop tard donc. Dommage en tout cas car le film reste un beau sujet plutôt bien traité.
Plus proche de l'esprit de Rossellini ou de Beauvois que de la bondieuserie de pastorale, cette belle œuvre épurée est sans doute la plus grande réussite de son auteur et révèle un jeune comédien lumineux.
Film étonnant, intimiste, sur un parcours difficile, la découverte de la vie solitaire, aussi en communauté pour aboutir à un choix difficile. Cette réalisation met en avant une jeune acteur très prometteur : Anthony Bajon ! On peut apprécier des moments de pureté incroyable sur des décors de montagnes enneigées, et inondés de musique classique ou "sacrée". Un savoureux mélange, un film intense qui donne au moins "foi" sur la vie, qui prône la victoire et l'optimisme envers et contre tout !! **
J'aime beaucoup ce film que je trouve d'une grande intensité dramatique. Sur un sujet très grave, la dépendance toxicomaniaque opposée àla foi rédemptrice, La prière, malgré ses moments d'une grande violence et sa grammaire cinématographique très épurée, recèle une grande douceur grâce à l'humanité et la douceur qu'il déploie. Plus encore que le questionnement de la croyance et la foi qui pallieraient les maux de l'homme, le thème du film semble plutôt se recentrer sur les errances d'un jeune garçon qui doute sur sa vie et questionne sa force à résister aux tentations (drogue, sexe, famille) de même que son choix de vie. C'est à ce niveau que se joue l'action, plus qu'en la seule croyance religieuse. La belle douceur de La prière tient en la façon dont la caméra se porte sur les personnages (telle cette scène où le visage de Damien Chapelle est joliment éclairé). La mise en scène de Cédric Kahn, simple, est d'une belle ampleur et magnifie le cadre naturel magnifique d'une puissance vertigineuse (montagnes). Les saisons passent vite et donnent du rythme à ce beau film habité. Dans la scène centrale, où les jeunes se présentent avec une grande humanité, les larmes qui nous viennent sont celles de l'émotion pure, seulement portée par la force de la direction d'acteurs (qui sont tous et toutes très bons, des personnages d'une grande pudeur). Seulement présente dans deux scènes capitales, Hana Schygulla est sublime et très mystérieuse. Anthony Bajon, une découverte, est magnifique dans un rôle où se succèdent sur son visage borné, mais aussi obstiné et doux, toutes les émotions. Seul bémol, la scène du miracle qui gâche les plans précédents où la lente arrivée du brouillard dans la montagne donnait une grande impression de terreur. Ce possible miracle alourdit considérablement le propos. Le film reste pourtant très bon et très émouvant.
Thomas, pour sortir de son addiction à la drogue, intègre une communauté catholique spécialisée dans l'accueil de jeunes drogués ou alcooliques. Au programme prière et travail à longueur de journée.
La prière traite non pas de la religion mais de la force de l'entraide, d'une forme d'abnégation et de la croyance en soi. La beauté du film née des décors, la montagne et sa nature, de la sincérité de sa croyance en la fraternité, de son portrait de l'exercice de la foi, de sa réalisation brute. Mais il doit beaucoup, et avant tout, à la présence puissante d'Anthony Bajon ( Les Ogres, Maryline, Rodin).
Son interprétation intense de Thomas, dans la violence tout d'abord, dans la résignation puis dans le retour à la vie, nous captive. La prière est un film d'autant plus marquant qu'il est l'écrin de la révélation d'un très beau comédien.
Il n'y a sans doute pas de plus beau spectacle au cinéma (comme dans la vie d ailleurs) qu une transformation personnelle, un chemin spirituel en train de se faire, un chemin de guérison, de résilience. Et comme cedric kahn, avec le talent et la sobriété qu on lui connaît depuis l extraordinaire "Roberto succo", conjugue éloge de la fraternité et du travail, on ne peut qu applaudir. Voir, sur le même sujet, le non moins excellent "dernier pour la route " de Philippe godeau. Le film de cedric kahn, fascinant, sur le questionnement pénible et douloureux, mais nécessaire de l homme lorsqu'il est confronté à lui même, donne envie de ré découvrir les oeuvres de dreyer ou de bresson
J’ai toujours bien aimé les films de Cédric Kahn (à part l’accident de parcours Une vie meilleure et pas vu son dernier). Celui-ci était très alléchant. Outre le sujet, il nous arrive auréolé du prix du meilleur acteur au dernier festival de Berlin. Le film tient toutes ses promesses, mais il faut mieux ne pas voir la bande-annonce, elle en dit beaucoup trop (comme souvent). Tout est fait ici avec beaucoup de tact, de sensibilité, d’humanité. La religion tient une grande place dans le récit (même si le cheminement vers la foi est un rapide à mon goût), chose qui me gêne d’habitude mais qui passe bien ici (à l’instar du récent L’apparition). D’ailleurs, on parle plus là de résilience, d’amitié, d’entraide, de rédemption que de croyance religieuse. La mise en scène est d’une belle sobriété, dépouillée voir parfois contemplative, le scénario finement écrit. Malgré leurs fêlures et leurs défauts, on s’attache tout de suite aux personnages qui ne sont jamais jugés. L'interprétation est donc de très grande qualité. Après quelques petits rôles, Anthony Bajon explose littéralement, il est étonnant tout autant qu'impressionnant. Un bel avenir déjà couronné d’un prix d'interprétation masculin (à Berlin donc), gageons qu’on le retrouvera aux prochains César. Tous les autres acteurs sont impeccables, avec une mention spécial pour Damien Chapelle. Et c'est avec un réel plaisir qu’on retrouve la grande Hanna Schygulla qui ne tourne maintenant pratiquement plus. Elle est formidable dans le rôle de la sœur. Au final, La prière est une excellente surprise, un film aussi profond que sombre (puis lumineux), aussi rugueux que chaleureux aussi émouvant que poignant. L’ensemble est d’une grande justesse. Mon film français préféré de l’année (pour l’instant) et sans doute le plus beau de Cédric Kahn.
Thomas, 22 ans, toxicomane à l’héroïne, se rend dans les Alpes. Il rejoint une communauté catholique de jeunes hommes, encadrée par un prêtre et un homme anciennement alcoolique, afin de suivre un programme de désintoxication.
Dans la communauté, la vie est rude : ni alcool, ni tabac, ni drogue, ni filles ; travaux manuels fatigants et prières chaque jour, dans des paysages alpins magnifiques.
Malgré cette entrée en matière intéressante et sobrement mise en scène, laissant place aux visages et aux décors, j’ai été un peu déçue par le film. Beaucoup d’ellipses en rythment le déroulement. Le spectateur n’apprend pas pourquoi Thomas se droguait, ni pourquoi il a décidé d’arrêté. Le film ne dit pas ce qui dans la vie en communauté et la foi aura permis à Thomas de se diriger vers la guérison physique et psychologique.
Je n’ai de ce fait pas trop été impliquée dans le film.
Le face à face avec soeur Myriam, l’errance dans les montagnes et la relation avec Sybille auront été déterminants, mais je m’attendais à davantage d’explications.
J’ai beaucoup aimé ceci dit les rares prises de parole des jeunes lors de la fête ou lors du départ de Thomas.
Reste un film très bien joué, avec naturel et simplicité, très bien réalisé avec de belles photos.
Entrer dans un cheminement de prière se fait ici par la porte d'un renoncement à la drogue et d'autres addictions qui mènent à la mort. C'est donc un choix pour vivre et la prière est aussi un choix de vie. Quel lien? Voilà sans doute la pointe de l'interrogation du film.
cédric kahn nous montre des toxicomanes qui tentent de quitter cette dépendance dans un centre ou la religion est omniprésente , le film est long , ennuyeux pour ceux qui n ' ont pas la foi , le jeune acteur anthony bajon est excellent , des chants liturgiques ( ? ) magnifiques agrémentent le film mais ça ne suffit pas pour faire un bon film !
« La prière » mérite son nom parce que je n'y croyais pas beaucoup, croyez-moi. Comme une vraie prière, c'était trop long, sans vraie direction et j'étais content quand il a fini. Sérieusement, le film se sentait éternel et un peu infernal en même temps.
Pour être clair, je ne suis pas anti-religion, je suis anti-ennui, anti-cliché et anti-film de réhabilitation qui prêche exactement les mêmes platitudes que tous les autres films du même genre. Je ne juge pas les croyants, je juge ce film et il a été très mauvais.
Par contre, félicitations à Anthony Bajon qui gère bien le rôle principal et donne une belle évolution à son personnage.
Ce film est très touchant. Pour ceux qui ont vécu une histoire du même acabit (par exemple sortir de l'alcoolisme grâce à la découverte de la foi.. ) on comprends très vite à quel point ce film est proche de la réalité, ni plus ni moins. Bravo ! Au dela de la foi catholique, on peut aussi souligner le message sous jacent du film : L'amour peut sauver les hommes.
Ce film dramatique est très bien dans l'ensemble mais je trouve qu'il est un peu court pour tout ce qu'il a à raconter. Tout passe trop vite : son arrivée, sa difficile acclimatation, l'arrivée de sa foi, son amour pour la jeune fille. Le film devrait durer une bonne demi-heure supplémentaire pour mieux poser les choses, mieux poser chaque étape. Mais sinon c'est un très bon film.