Franchement niais. Un peu drôle mais un sujet assez bêtifiant (franchement le chien ça fait peut-être rire un enfant de 6 ans mais c'est grotesque) et au final très ennuyeux. "Qu'est-ce ce qu'il fait ? Il dort!" Mis à part la maxime du film: "il faut prendre le temps de prendre son temps", autant lire un précis de philosophie, d'un niveau un peu plus élevé intellectuellement....
Hymne à la liberté et à la paresse, « Alexandre le bienheureux » est une comédie légère, mélancolique et empreinte d’une certaine utopie, signée Yves Robert. Dans un rôle qui lui va comme un gant, Philippe Noiret excelle dans la peau d’un agriculteur, un brin rêveur, qui décide de profiter du temps qui passe pour se reposer et de se laisser vivre, suite au spoiler: décès de sa femme tyrannique . Mention spéciale au fox-terrier qui l’accompagne dans sa douce quiétude. C’est sympa, drôle mais quelque peu répétitif à la longue.
Un film qui se découpe en trois parties distinctes d'une demi heure chacune. La première partie est vraiment la moins bonne, il ne faut pas s'arrêter à ça. Mais la seconde et la troisième sont ravissantes et tendres. Elles sont le véritable éloge non pas de la paresse,mais de la prise de temps, que le travail intensif annihile l'être humain et en plus c'est fait avec humour. Bref une véritable bouché d'oxygène porté par la performance magistrale d'un Noiret jouant un personnage adorable, tout ça sous la musique éclatante de Cosma, et de la belle rousse Jobert, sans oublier le petit chien véritable héros bis du film. A noter aussi un des premiers rôles de Pierre Richard. En plus de cela il faut que le film est des répliques marquantes, et nous fasse chérir une époque qui semble désormais lointaine, celle où la nature était sauvage et si belle. Et que dire de cette fin absolument hilarante, un véritable plaisir enfantin.
J'apprécie ce film, j'en garde de très bons souvenirs. L'histoire est franchement intéressante et quand le début commence à être répétitif, la routine se brise et Alexandre mène sa vie comme il le souhaite. Cette oeuvre est un hymne à la vie, au carpe diem. Philippe Noiret est vraiment excellent. Seul le personnage de Marlène Jobert est grossier et mal écrit
Malgré un scénario un peu simplet et comportant des longueurs, cette comédie m'a fait passer un agréable moment. Philippe Noiret parvient à donner une consistance à cet apologue qui, sans celui-ci, aurait manqué de saveur.
Un art de vivre. Une philosophie. Incarnée par un maître superbement servi par un scénario à la fois simple et magique. A "consommer" une fois l'an, au moins..
Un film anticonformiste soihante-huitard avec un personnage tout en couleur campé par Philippe Noiret auquel on aimerait tous au fond de nous ressemblait ! Et que dire de son meilleur ami canin à l'intelligence incroyable et au comportement plus logique que la peuplade du village. Un bon Yves Robert donc.
J'ai vu ce film lors de sa sortie : à l'époque je travaillais en 3x8 (services alternés) et lorsqu'il fallait que je me lève à 4 heures du matin, c'était l'enfer ! Et voilà que je découvre sur l'écran ce même type besogneux et qui à la mort de sa femme, décide de se mettre complètement en grève et de ne plus rien faire ! Il va faire épidémie dans le village. Quel choc, quelle ode à la paresse ! Ce film est une alchimie à lui tout seul et réussit tout : un casting époustouflant (ah, le regretté Noiret!), une Marlène Jobert rayonnante, séduisante et superbe, un Carmet toujours aussi naturel (...) bref, tous les comédiens réussissent à merveille dans leur registre ! Même le chien, dressé à faire les provisions pour son maître, est admirable ! Bien que je connaisse ce film par coeur,il m'amuse toujours autant lorsque j'ai l'occasion de le revoir. Marrant, certes, mais aussi touchant à certains moments. Pas surprenant qu'il ait fait plus de deux millions d'entrées à une époque pourtant morose : mai/ juin 1968 allaient bientôt éclater, pour ceux qui s'en souviennent. Je vais vous faire un aveu : à plusieurs reprises dans ma vie, j'ai imité Alexandre le Bienheureux, avec la même sérénité et sensation de bien être ! Même Télérama note bien de ce film, c'est dire !... willycopresto
Un film culte de Yves Robert , peut-être le meilleur. Un ode à la liberté, par l'accession à la paresse après une vie de labeur,et pour faire suite au décès d'une femme acariatre. C'est dans l'esprit des années 70's et "du droit à la paresse" des 68 huitards; Il y a de très bons gags, un jeu formidable de Philippe Noiret , au summun de son art ,et tout à fait à l'aise dans ce rôle où il exulte. Le jeu superbe de Marlène Jobert , toute pétillante de fraîcheur, et une belle mise en scène en font un film culte du cinéma français.
Une comédie sympathique mais qui ne casse pas trois pattes à un canard, tout à la gloire de Philippe Noiret, cabotin inspiré. Le scénario est à l'image du personnage principal : paresseux... Les copains d'Yves Robert sont présents : Carmet, P. Richard, en attendant de cartonner avec le "Grand blond". Présences très féminines de Françoise Brion et de Marlène Jobert, pétillante après son passage chez Godard et avant de jouer pour Pialat.
Exploité par sa femme, un cultivateur décide, à la mort prématurée de celle-ci de s'octroyer du bon temps. Sa vie ne se résume plus qu'à dormir à longueur de journée. Son comportement finit par faire tâche d'huile auprès des villageois. Paul Lafargue, célèbre pour son Droit à la Paresse, n'aurait pas renié la philosophie hédoniste de ce film qui m'a rappelé cette nouvelle de Maupassant où une femme décide d'exploiter le temps de convalescence de son bon vivant de mari cloué au lit, en lui faisant couver les œufs ! Dans Alexandre et la Mère Toine de Maupassant, la femme n'est pas vraiment présentée sous un jour flatteur... Profiteuse, tyran domestique suçant la moelle de son pauvre travailleur de mari. Et ce n'est pas la pourtant mignonne Marlène Jobert qui va lui redonner ses lettres de noblesse ! Je ne qualifierai pas Alexandre le Bienheureux de film misogyne, mais plutôt de marqueur de son époque, les sixties et l'évolution du pouvoir des femmes. Alexandre est surtout une fable sur la liberté, une invitation à nous recentrer sur les choses simples de la vie, à "prendre le temps de prendre son temps" pour reprendre Philippe Noiret, parfait en colosse débonnaire. Mention spéciale à "Le Chien", acteur à part entière de cette belle comédie.