« Alexandre le Bienheureux » est une excellente comédie réalisé par Yves Robert en 1968 avec Philippe Noiret en tête d'affiche jouant le rôle d'Alexandre. Il est entouré par une pléiade de très bons seconds rôles : Françoise Brion, Marlène Jobert, Paul Le Person, Tsilla Chelton, Jean Saudray, Jean Carmet et Pierre Richard qui interprète là son premier grand rôle au cinéma. C'est Yves Robert qui lança sa carrière cinématographique et ils se retrouveront notamment dans le Grand Blond. « Alexandre le Bienheureux » raconte l'histoire d'un fermier nommé Alexandre qui décide, après le décès de son épouse autoritaire qui l'épuisait au fil des jours de travaux de plus en plus éreintants, de rester au lit en étant absolument inactif et assisté par son chien. Ce comportement scandalise une partie de la population qui essaye par tous les moyens de le faire reprendre le travail de la ferme.
Alexandre est un pauvre bougre qui n'aspire qu'à la tranquillité. Pour son malheur, il n'est pas fait pour la vie rude du paysan à laquelle son insupportable épouse l'a contraint. Philippe Noiret incarne brillamment et avec placidité ce mari docile, ce contemplatif qui ne trouvera la paix qu'avec l'heureux et accidentel spoiler: décès de sa femme, pas franchement regrettée. ..Le film se double d'une d'une pittoresque et amusante évocation de la vie rurale. Ça ressemble à une fable à la Marcel Aymé et les intentions d'Yves Robert ne sont pas dépourvues d'un caractère satirique. Car Alexandre, bienheureux de passer ses journées au lit, à l'abri du travail et de l'argent, inquiète ses concitoyens puis les scandalise... Déconsidérant le travail et son salaire, il est un contre-exemple moral, un anar, l'incarnation d'une philosophie où l'homme est en paix sans souci de responsabilité ni de conformismes sociaux. L'ironie et l'impertinence percent derrière cette bienveillante comédie bercée par le soleil et la nature. La mise en scène, inventive, et les personnages d'Yves Robert n'en sont que plus drôles.
En effet, ce film est une ode à la paresse. Alexandre est un modèle de vie pour moi. Le chien est vraiment un très bon acteur. Idéfix devrait en prendre bonne note. « Il faut prendre le temps de prendre son temps. Comprends-tu? »
Ce film est une ode à la paresse et un régal de drôlerie. Philippe Noiret et Marlène Jobert font leur début dans cette farce bucolique, chère à Yves Robert, qui propose ici ce qu'il sait faire le mieux.
J'avais regardé ce film en période de Covid avec toute ma petite famille vers Pacques. Je ne sais pas pourquoi, il m'a toujours ému malgré sa grande simplicité
Alexandre (Philippe Noiret) est un Hercule qui ne rêve qu’à paresser. Mais sa femme, « la Grande » (Françoise Brion), est sans cesse sur son dos pour s’assurer qu’il exécute la liste impressionnante de corvées qu’elle lui assigne chaque matin. Quand elle meurt brutalement, Alexandre se sent enfin libre de faire ce qu’il veut : dormir, aller à la pêche, jouer au billard, avec pour seul compagnon le fox-terrier qui s’est attaché à ses pas. Sa désinvolture scandalise les habitants de son petit village du Perche. Mais elle séduit Agathe (Marlène Jobert), une pimpante jeune femme qui vient d’être embauchée dans l’épicerie du coin et qui partage ses valeurs.
"Alexandre le bienheureux" est auréolé d’une réputation un peu excessive. C’est loin d’être un chef d’œuvre. Ce n’en a pas d’ailleurs la prétention. Mais c’est un hymne à la paresse joyeusement anarchiste qui a donné à Philippe Noiret son premier grand rôle de cinéma et qui a lancé la carrière de Pierre Richard – que Yves Robert, qui en avait décelé le talent comique, allait faire exploser quatre ans plus tard dans "Le Grand Blond" – et de Marlène Jobert. On y retrouve d’ailleurs dans les seconds rôles une panoplie d’acteurs aujourd’hui décédés qui ont fait les grandes heures du cinéma populaire français : Jean Carmet, Paul Le Person, Tsilla Chelton, Jean Saudray (le nom de Jean Saudray ne vous dit rien ? prenez quelques secondes pour chercher sa photo : vous le reconnaîtrez au premier regard).
La trame d’"Alexandre le Bienheureux" est étique. Elle relève plus de la nouvelle ou du conte que du roman proprement dit. On se demande d’ailleurs comment Yves Robert a pu en tirer un film d’une heure et quarante minutes. Son secret : prendre son temps, ainsi que le professe son héros, pour raconter une histoire en trois volets. Dans le premier, filmé sur un mode cartoonesque, on y voit le malheureux Alexandre trimer sang et eau sous la férule d’une épouse tyrannique. Le deuxième, avec notamment cette scène où on voit Alexandre prendre son petit-déjeuner au lit avec un ingénieux dispositif, est le plus célèbre qui le voit rompre avec les conventions sociales et clamer son droit à la paresse. Le troisième, qui raconte le flirt entre Alexandre et Agathe jusqu’à son terme logique, est le plus hédoniste. Sa conclusion, joyeusement misogyne – si tant est qu’on puisse associer cet adjectif et cet adverbe aujourd’hui – m’a surpris. Aurait-elle supporté les foudres du politiquement correct aujourd’hui ?
Véritable ode à la fainéantise et l’oisiveté, ce film d’Yves Robert constitue une sympathique comédie. Lorsqu’un homme veuf (Philippe Noiret) décide de rompre tout lien avec la société et cesser de travailler, son entourage se précipite chez lui pour l’assister. Sorti juste avant mai 1968, ce film souffle un vent libertaire rafraichissant. Il est aidé en cela par une joyeuse galerie de seconds rôles (Jean Carmet, Marlène Jobert, Pierre Richard, etc.). Bref, si le scénario tourne un peu en rond, cette œuvre reste drôle et bucolique.
Un film qui est une éloge de la paresse, avec l’acteur Philippe Noiret que je n’ai jamais aimé et dont le rôle est très surjoué tout en restant très mou, un film d’une grande naïveté de personnages comme souvent dans les années 60, accompagné d’un superbe thème musical comme souvent à cette époque
Délicieux. Tout simplement délicieux, malgré quelques passages moins inspirés. Une véritable ode à la paresse dans laquelle chacun d'entre nous peut se reconnaître car on a tous, au moins une fois, eu envie de tout laisser en plan pour plonger tête première avec délectation dans la paresse la plus absolue. Mais attention, si éloge de la paresse il y a, le film ne s'arrête pas qu'à ça. Il est très fortement imbibé d'un esprit d'avant Mai 68 qui imposait dans la tête des gens que ceux qui ne travaillaient pas étaient des brebis égarées qu'il fallait absolument réintégrer au plus vite dans le troupeau. Il ne nous reste plus qu'à constater à quel point les habitants du village consacrent toute leur énergie à tenter de remettre Alexandre sur le droit chemin (enfin, ce qu'ils considèrent comme tel). En vain, ceux-ci se heurtent à un mur qui, et c'est ce qui est génial, arrive à les inciter à devenir paresseux à leur tour. Pour porter tout ça, on peut, en premier lieu, compter sur un immense Philippe Noiret, proposant une partition relevant du régal complet. Tout du long, on le regarde jouer et on se dit tout le temps : "mais ouais, c'est ce mec là qui a raison, ne plus travailler, ne plus rien foutre du tout, si ce n'est manger, dormir et jouer du trombone, elle est là, la clé du bonheur". "Alexandre le bienheureux", c'est le cinéma populaire dans ce qu'il a de meilleur et, quitte à passer pour un mauvais coucheur aux yeux de certains, moi je dis que ce cinéma a complètement disparu de nos jours.
Film de 1H30 vu en novembre 2021 sur Arte. Ce film aurait pu être le film pour une émission télévisée sur la paresse. Le film commence par montrer le chien adulte d'Alexandre. Puis on voit Alexandre en compagnie de sa femme et ses beaux-parents. Ils vivent dans une ferme. Alexandre le mari est avant tout dominé par sa femme, jusqu'au jour où... Plus tard, Alexandre rencontre une autre femme blonde. La question est avant alors : oui ou non, cette nouvelle femme sera t-elle la nouvelle épouse d'Alexandre ? Je donne à ce film 4 étoiles. J'espère ne plus revoir ce film.
Rien que pour se replonger dans cette France du milieu du XXème siècle, ce film en vaut la chandelle. Cette ambiance poétique d'après-guerre est mémorable.