Dernièrement j'ai eu envie de redécouvrir « Le salaire de la peur ». Je me souvenais l'avoir vu tout gosse et avoir été très marqué par ce film d'aventure pour le moins explosif. Bien sûr, j'étais conscient qu'il aurait sans doute beaucoup vieilli, plus de 60 ans après sa sortie ! Tant pis, je me lance et la première demi-heure confirme mes craintes. C'est un peu long et on peine à rentrer dans l'histoire jusqu'au moment où les 4 protagonistes entrent dans leur camion et là... La magie opère, la tension monte rapidement et ne cesse qu'avec le mot FIN. Ce monument d'angoisse qui a donné le ton à tous les films de suspense qui ont suivi a bien prit des rides mais il n'en est que plus beau. On tremble avec les deux équipages dans ces paysages moites et oppressants. La scène culte dans la mare de pétrole restera sans doute comme une des plus angoissantes jamais tournée. Les acteurs sont incroyables de talent et de justesse et participent largement à la réussite de l'ensemble. Au final, la palme d'or 1953 à vraiment de beaux restes, les amateurs de films à haute tension devraient se rapprocher du rayon « grands classiques » de leur vidéothèque préférée.
Après une introduction longuette de 45 minutes, « le Salaire de la Peu » monte implacablement en intensité. Un scénario qui relate le transport, sur des routes impraticables, par 4 hommes au volant de 2 camions, d’une garnison de quelques centaines de kilos de nitroglycérine, destinées à l’extinction d’un puits de pétrole en feu. La force d’Henri-Georges Clouzot est de rendre l’atmosphère de son film de plus en plus lourde et pesante, tout en conservant sa lenteur narrative. Une véritable torture pour les nerfs et les ongles du spectateur puisque cette oppression distille elle-même un suspense d’une efficacité redoutable et intelligemment mis en images. Yves Montant et surtout Charles Vanel dominent la distribution de ce grand classique intemporel.
Excellent. Film culte francais par excellence. Des gueules, un scénario à suspens, juste du kif. Au même niveau que les diaboliques l'autre chef d'oeuvre de Clouzot
Une grande référence du cinéma français, récompensé par la palme d'or de 1953 (a l'époque c'était le "grand prix".. mais c'est pareil.).. et réalisé par l'immense cinéaste Henry-Georges Clouzot ! Les acteurs sont vraiment exceptionnels, Yve Montand et Charles Vanel (qui lui a été également récompensé au festival de Cannes..) qui entrent a merveille dans les personnages principaux de ce road-movie explosif et angoissant ! Dommage que afin de mieux connaitre les personnage, Henry-Georges Clouzot s'est un peu attardé sur l'introduction de ce film, ce n'est pas ennuyeux, loin de la, mais trop calme ... Mais ensuite les choses prennent vit une tournure intéressante, puisqu'on se retrouve devant notre écran avec les nerfs bien tendus, a chaque instant notre cœur palpite ! En effet, le film reste plus ou moins lent, mais en même temps incroyablement actif, car c'est la lenteur a laquelle se déroules chaque scène qui accentue encore plus l'angoisse du spectateur ! Et il y a aussi le coté tragique ... car le film est également triste, un contraste impressionnant entre les sentiments, colère, peur, angoisse, tristesse ... Une réussite !
Un film plus complexe qu'il n'y parait. C'est avant tout la psychologie des personnages qui est intéressante et leurs évolutions à travers cette histoire en deux parties. Y. Montand et C. Vanel sont excellents mais le reste du casting est à la hauteur. La première partie du film peut sembler ennuyeuse et sans grand intérêt par rapport au sujet fondamental du film : le transport de cette marchandise maudite. Mais il fallait bien ça pour poser les bases de l'histoire et voir évoluer les protagonistes... Un superbe film noir et intense.
Avec son film Le salaire de la peur, Henri-Georges Clouzot inaugure une catégorie cinématographique hybride qu'on pourrait qualifier de film routier à suspense - un des plus célèbres film de ce sous-genre étant le Duel qui mit Steven Spielberg dans la lumière. L'histoire nous emmène dans un pays d'Amérique centrale, où quatre bras cassés acceptent une mission à très haut risque pour un salaire considérable : le transport de 400 kg de nitroglycérine sur des routes moyennement carrossables, pour le compte d'une compagnie pétrolière américaine peu intéressée par les questions d'ordre éthique. Evidemment, à travers cette histoire le cinéaste questionne le comportement des grandes compagnies occidentales qui n'hésitent pas à piller les ressources naturelles dans les pays en développement - interrogations toujours d'actualité en ce début du XXIème siècle. Mais le réalisateur français nous embarque d'abord et avant-tout dans un film sous haute-tension, terriblement efficace, où devant le danger, les personnalités de chacun se révèlent et les rapports de force sont bouleversés. Ainsi, Charles Vanel nous offre une prestation absolument époustouflante : son personnage évolue radicalement au cours du film, y compris physiquement, à tel point qu'on se demande si le personnage de "Monsieur Jo" est incarné par le même acteur tout au long de l'intrigue. Palme d'or à Cannes, Ours d'or à Berlin, la mise en scène du film est remarquable. Trois séquences des vingt dernières minutes sont particulièrement superbes : la séquence de nuit dans le camion, l'arrivée au puits de pétrole en flamme et la scène finale de la "danse".
Je vais dire ceci avec beaucoup d'aplomb: Henri-Georges Clouzot est certainement l'un des cinéastes les plus marquants de l'histoire du cinéma français et je pense que personne ne pourra contredire cela. On a une nouvelle fois la preuve de la grandeur de Clouzot, qui signe avec ce "Salaire de la Peur" l'un des films français les plus connus. C'est un chef d'oeuvre, il n'y a pas d'autres mots. Un mélange parfait d'aventures et d'action. Concernant les acteurs: simplement excellents: d'un côté Yves Montand et de l'autre Charles Vanel. L'un a ses débuts alors que l'autres est déjà une vedette. Une collaboration entre deux générations. Merci Mr. Clouzot, votre film est superbe et ne vieillit jamais.
Enchaîner les plans le plus rapidement possible, garder toujours l’accélérateur au plancher, multiplier les effets spéciaux, réduire le sens d’un film à un seul concept : la vitesse. Citius, altius, fortius, la rengaine est la même depuis les temps olympiens et a encore de beaux temps devant elle... Raison pour laquelle les frondeurs nous sont essentiels et qui explique pourquoi Le salaire de la peur n’est pas prêt de vieillir. Car le film de Clouzot, c’est l’anti- " Speed ", cette lassante histoire de bus menacé d’explosion si l’aiguille de son compteur descend trop bas. Sa première partie, dans laquelle Clouzot dessine avec précision les personnages principaux, est même d’une lenteur déroutante. Et puis tout d’un coup, le rythme s’emballe: celui du film, implacable, mais pas du camion, obligé, en raison d’un problème mécanique, de rouler le plus lentement possible afin d’éviter toute secousse. Le décalage est saisissant. Alors que dans " Speed ", chaque instant est directement avalé par le suivant, Clouzot tient suspendue chaque seconde, la chargeant d’une formidable intensité dramatique. Puisque le camion n’avance presque plus, c’est la peur qui, grâce à une réalisation magistrale et des acteurs excellents (Charles Vanel recevra d’ailleurs le Prix de la meilleure interprétation masculine), devient le véritable moteur du film. La peur des conducteurs comme celle des spectateurs, tous victimes du talent de Clouzot et de son cynisme sans pitié.
Le salaire de la peur est un film révolutionnaire pour son époque : haletant, le premier à introduire le concept du camion plein de dynamite. Au cours du film, on suit les quatre hommes conduisant 2 camions pleins de nitroglycérine, dont la personnalité va peu à peu se révéler. Le suspens est ultra présent ( bah oui, au cas où quelqu'un ne l'aurait pas compris, la nitroglycérine, ça explose ), dans chaque action des personnages, confrontés à des tas d'obstacles. Le film est toutefois lent par moment et a du mal à démarrer ( le début est assez lent ). Il pose clairement la question : jusqu'où l'Homme est-il prêt à aller pour l'argent. Le salaire de la peur reste un film qui ne vous laisse pas respirer, avec de très bons acteurs. A voir si vous aimez le suspens.
Film "culte" que j'ai vu enfant et dont je ne me souvenais que de la scène du camion dans la mare de pétrole, j'ai voulu le revoir et extrême déception! Film très long à démarrer. Première partie non seulement inutile mais grotesque, avec un Montand qui joue les machos et traite son entourage comme du bétail. La fille joue l'esclave à quatre pattes et a l'air contente de son sort. Enfin le départ. Ca se corse un peu. Allez, 30 minutes intéressantes.spoiler: Fin grotesqte, hyper téléphonée (chute dans le ravin) et surtout très longue à arriver (il y a bien 2 mn de virages filmés). On est pressés qu'il tombe pour aller se coucher.
Débutant tel un drame social à la portée politique, le récit s'embourbe dans ses ambitions, s'installant lentement par sa redondance et son rythme peu dynamique. Une fois lancée la partie aventureuse, malheureusement, tant la mise en scène que les péripéties montrent leurs limites par leur caractère désuet et peu haletant. Malgré un casting impeccable, ni émotion ni empathie n'affleurent. Le Sorcerer de Friedkin se révèlera bien plus efficace!
Ma critique est celle d'une génération qui a du mal à s'identifier à ces personnages de 1953 : leur personnalité, leur façon de parler, tout cela me fait comme voir un film d'extra-terrestres! Et puis on a 40 premières minutes qui n'aident pas avec un village perdu où on croise des indiens à moitié nus, une femme noire qui dirige un bar avec une esclave blanche qui lave le sol à 4 pattes et des paumés qui passent le temps comme ils peuvent. Il faudra que je lise des infos pour savoir qu'il s'agit d'un "pamphlet contre la dictature capitaliste des États-Unis envers les petits pays d'Amérique Centrale" (coupé à l'époque pour la diffusion aux États Unis). Après certes il y a le suspens du transport de la nitro sur la route qui traverse mieux le temps mais ça reste encore trop daté.
L’œuvre de Henri-Georges Clouzot est de grande qualité, dommage donc qu'elle soit plombée par une première partie lente et inintéressante. Le film aurait gagné à passer plus rapidement à la partie qui nous intéresse, à savoir celle du convoi.
un très grand film avec des acteurs,des vrais un charles vanel pas assez connu a mes yeux du grand public qui nous offre une sacrée performance,magistral.
Le Salaire de la peur, premier film de Henri-Georges Clouzot que je vois et bien c'est du très bon, une excellente histoire même si un peu longuette au début, ok faut le temps que ça se mette en place mais le faite qu'il n'y ai pas de sous titres quand les étrangers parlent ne rend pas la chose plus agréable, mais bon au final sans forcement tout comprendre on arrive tout de même à piger le but de l'histoire, une fois que les hommes prennent la route le film commence vraiment pour moi, enfin du moins le plus intéressant, un voyage dangereux qui nous démontre que même les plus grandes gueules peuvent avoir une peur bleu de la mort. Un scénario franchement génial, une réalisation sans défaut, des effets spéciaux tout de même extra pour l’époque, des supers décors, et un casting très bon dans l'ensemble sauf (oui je vais peut être étonner mais je dois être honnête) Yves Montand qui sans être affreusement mauvais n'est pas top top. En bref un très bon film.