Ce film est NUUUUUUUUL !!! La vache ! J’ai rarement vu un film aussi catastrophique. Ce n’est même pas qu’il est raté… c’est que l’idée de base est déjà pourrie !
Mélanger Deadpool et Wolverine dans un délire de multivers, avec la TVA, des anciens super-héros dont tout le monde se fiche, le tout saupoudré d’un humour “pipi-caca” à chaque scène… c’est une idée au-delà du mauvais goût. Il n’y a rien de bon dans ce film. Rien. C’est un naufrage total.
L’histoire de "Deadpool & Wolverine" (si on peut appeler ça une histoire…) suit notre insupportable Wade Wilson, alias Deadpool, recruté par la TVA (Tribunal des Variations Anachroniques) pour se rendre sur une Terre alternative. Pourquoi ? Pour créer un prétexte débile afin d’introduire Wolverine... et ressortir des vieux super-héros oubliés du placard.
En gros : Deadpool rencontre Wolverine, ils se tapent dessus, il y a des méchants pas gentils, des blagues pourries, des bagarres, et voilà. Le scénario (si tant est qu’on puisse parler de scénario) n’a ni queue ni tête. Ça parle de réalités alternatives, de flux temporels, sans jamais rien expliquer. C’est juste un prétexte bordélique pour réunir deux personnages populaires à l’écran.
Le positif du film : aucun.
Le négatif du film : le film entier.
Disney nous livre ici l’une de ses pires productions. Et le plus insultant, c’est qu’ils le savent ! Le studio chie littéralement à la figure du public, tout en riant, parce qu’il sait que ça va rapporter des millions. Et le pire ? Les gens adorent !
Pourquoi se fatiguer à faire un bon film, quand on peut balancer une bouse pareille et encaisser tranquillement ? Disney ne fait même plus semblant de respecter le spectateur. Franchement, je ne comprends pas ce que le public trouve à ce film.
Avant même de mépriser le spectateur, le film piétine le chef-d’œuvre Logan (2017), qui offrait une conclusion parfaite à l’arc de Wolverine. Pourquoi le faire revenir ? Ah oui, évidemment... le fric.
Disney se moque éperdument de la cohérence narrative. Logan représentait la fin d’un mythe ; Deadpool & Wolverine transforme ce mythe en clown pathétique. Le film désacralise complètement le personnage, sous couvert d’humour. Ce que certains prendront pour de la dérision, moi j’y vois un manque total de respect pour une œuvre majeure.
L’humour ? D’une lourdeur abyssale. Là où les deux premiers Deadpool avaient un ton irrévérencieux mais intelligent, celui-ci sombre dans le ridicule. Les gags ne font jamais mouche, les punchlines sont forcées, et l’humour se résume à du “caca prout” permanent. Si ce genre de blague vous fait rire, tant mieux. Sinon, préparez-vous à passer deux heures sans lâcher un seul sourire.
Les caméos ? Une blague ! Le film ressort des personnages oubliés, uniquement pour la nostalgie. On retrouve : Dents-de-sabre (Tyler Mane, du premier X-Men), Johnny Storm (Chris Evans), Elektra (Jennifer Garner), Blade (Wesley Snipes), et même Channing Tatum en Gambit, un rôle qu’il n’a jamais eu… et qu’on comprend vite pourquoi.
Tous sont pathétiques, mal écrits, inutiles. Le film ne sert qu’à ressortir les bras cassés du MCU, en espérant qu’un vieux fan lâchera un petit “oh je le reconnais !”. Je suis même surpris que Ben Affleck ne soit pas venu rejouer Daredevil. Probablement qu’il avait mieux à faire - comme tourner dans un bon film.
Les “méchants”, incarnés par Emma Corrin et Matthew Macfadyen, sont d’une fadeur consternante. Les pires antagonistes du MCU, sans exagération.
Les effets spéciaux sont bâclés. On atteint parfois un niveau de ridicule où le bras de Wolverine se confond avec celui de Deadpool à cause d’un mauvais compositing numérique. Les VFX semblent avoir été terminés en urgence, juste pour respecter la date de sortie.
Et le reste ? La musique, les chorégraphies, la photographie, les dialogues, les scènes d’action... tout est plat, sans âme, sans identité.
Verdict : je vous déconseille très fortement d’aller voir ce film. Ne donnez pas votre argent à un studio qui méprise son public et saccage ses propres personnages. Vous valez mieux que ça.
Deadpool & Wolverine n’est pas un film.
C’est un produit cynique, une publicité de deux heures déguisée en comédie, un gros doigt d’honneur à la créativité. Un désastre intégral, aussi vulgaire que vide.