Je ne gardais pas un très bon souvenir du premier film de Xabi Molia et donc pas vu ce qu’il a fait ensuite. Mais ce nouvel opus était plutôt alléchant, surtout niveau casting. Enfin pas pour Kad Merad. Je ne l’ai pas trouvé très crédible. Dans le genre drame familial, il ne sera sans doute jamais aussi bon que dans Je vais bien ne t’en fais pas. Par contre, le prometteur Kacey Mottet-Klein s’en sort très bien, tout comme Sylvie Testud, mais le rôle est sacrifié. La mère ne compte pas dans cette histoire. Aucune autre femme d’ailleurs. C’est une relation père/fils difficile qui est traitée ici. Le réalisateur (et co-scénariste) nous tient gentiment en haleine dans un vrai/faux suspens. On devine bien comment tout cela va se terminer. Si on s'attache au personnage assez facilement, il lui manque tout de même une certaine passion, une fièvre, une motivation, pour qu’il nous bouleverse vraiment. Au final, Comme des rois se laisse regarder sans ennui mais sans réel intérêt non plus. Un peu à l'instar du récent Gueule d’ange, voilà du potentiel mal exploité, dommage.
Ce 22 août 2017, Comme des rois est présenté en avant-première au public du Festival du Film Francophone d’Angoulême. Cette projection est programmée dans la salle Buñuel de l’espace Franquin à l’endroit-même où les scènes de casting du film ont été tournées. Présent dans la salle, Xabi Molia nous révèle que l’idée du scénario lui est venue lors de la rencontre dans une gare d’un individu qui se lança dans le récit d’une histoire imaginaire mais parfaitement plausible. Un véritable travail de narrateur mais aussi d’arnaqueur qui valait amplement les vingt euros alors demandés par le conteur. Comme des rois est un « titre à jeu » comme le revendique le jeune réalisateur. C’est aussi une réplique du film entendue avant l’action finale. Un récit d’émancipation d’un fils vis-à-vis d’un père arnaqueur et bonimenteur se cache derrière ce titre. Un fils (Kacey Mottet Klein toujours convaincant) qui se projette acteur de sa vie alors que son géniteur (Kad Merad façon Baron noir) semble victime de la sienne. Dans l’échec, ce dernier est un nouveau protagoniste parmi les perdants dont Molia se plait à tirer les portraits comme dans 8 fois debout (2009) et Les conquérants (2013). Une photographie précaire, peu soignée et quelques raccourcis de scénario viennent ternir une narration alerte et fluide. Certains de ces raccourcis sont peut-être dus à des coupes excessives réalisées lors du montage technique du film. Nous n’avons pas de certitude sur ce point d’autant que la durée de Comme des rois est plutôt courte. Réalisateur et scénariste, Molia a indiqué avoir imaginé et écrit sept fins différentes. L’épilogue mis en images n’était probablement pas le plus optimiste du lot.
Film social et sombre style "frères Dardenne" mais il manque l'intensité émotionnelle du rapport Père Fils qui aurait pu faire la trame du film. Ce film manque d'épaisseur.
« 8 fois debout » dressait le portrait d’un couple de chômeurs de longue durée inapte à rentrer dans le monde très codifié des salariés. Premier film prometteur du même Xabi Molia. Là il s’intéresse encore avec beaucoup d’empathie, de tendresse et d’humour à ceux que l’on pourrait nommer les perdants magnifiques ou de manière moins poétique la population en marge. Dans cette famille, monter des arnaques en tout genre se dit « aller au travail ». Et au centre du film trône la thématique de la relation père fils et de la transmission ; de manière assez maladroite et sur fond de misère sociale pas toujours crédible (le gros bonnet de la cité roule en scooter à trente pige, le RSA n’existe pas, les aides au logement non plus,… et la liste est longue). Le duo d’acteur est sympa et fonctionne bien mais le récit est monocorde, la mécanique trop conventionnelle et répétitive sans avancée significative de l’histoire. Donc çà sonne assez souvent faux. Les personnages restent tout aussi attendrissant que dans son premier film sans pourtant gommer des imperfections déjà bien présentes à l’époque. Dommage. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Très bon film d'auteur avec d'excellents jeux d'acteurs. Une histoire sans trop d'intérêt mais une bonne ambiance, qui ne nous laisse pas indifférent. J'ai aimé le côté du jeune qui veut être comédien sauf qu'il n'a pas d'argent, son père lui répète de suivre son modèle (papa).
Joseph (Kad Merad) est un arnaqueur né. Ses magouilles font vivre sa famille : sa mère, sa femme (Sylvie Testud) et ses deux enfants, Micka (Kacey Mottet Klein) et Stella (Tiphaine Daviot). Il y associe son fils, qui rêve d'une autre vie, à Paris, où il aimerait devenir acteur. Entre le père et le fils, l'amour le dispute à la haine
Xabi Molia est un nom qui sonne et qu'on n'oublie pas. Ce Basque, passé par Henri-IV et Normal Sup, avait écrit et réalisé en 2009 un premier film qui m'avait durablement marqué. Avec Julie Gayet - qui n'était pas encore devenue célèbre pour des motifs extra-cinématographiques - et Denis Podalydès, "Huit fois debout" racontait l'histoire de deux paumés résilients.
C'est un peu la même histoire que raconte "Comme des rois". Kad Merad y joue le rôle d'un père toxique qui tente de convaincre son fils de suivre la même voie que lui. L'acteur de "Baron noir" est au sommet de son art. Alors qu'il pourrait sans peine, depuis le succès de "Bienvenue chez les Ch'tis", se contenter de cachetonner dans des comédies à succès, l'acteur franco-algérien, co-producteur de Comme des rois, relève le défi du film d'auteur. De film en film, cet hyper-actif dégingandé n'est ni tout à fait le même ni tout à fait un autre. À la différence de Depardieu, d'Auteuil ou de Luchini, il réussit à se répéter sans lasser.
Dans le rôle de son fils, le jeune Kacey Mottet Klein confirme qu'il a tout d'une - future - star. Il nous est devenu si familier, depuis ses premières apparitions dans les films de Ursula Meier jusqu'à l'excellent "Keeper" - un des films de mon Top 10 2016 - qu'on oublie qu'il a dix-neuf ans à peine. Il aurait pu se faire bouffer tout cru par Kad Merad. Il réussit à lui tenir tête, dans son rôle et dans son jeu, jusqu'à un dénouement un brin tiré par les cheveux mais auquel il sera beaucoup pardonné pour son ultime réplique.
« Comme des rois » est le 4ème long métrage de Xabi Molia dont je n’ai vu aucun film. J’y suis allé un peu à reculons ayant peur que Kad Merad en fasse trop comme souvent, mais étant encouragé par la présence de Sylvie Testud au générique… et j’avoue ne pas avoir été déçu ! C’est une comédie douce-amère montrant la complexité de la relation père–fils. Joseph (Kad Merad), embobineur de première mais loser « professionnel », aime sa petite famille qu’il arrive à faire survivre précairement à Angoulême moyennant des petites arnaques puis de véritables larcins dans lesquels il entraîne comme co-équipier Micka, son fils (Kacey Mottet Klein), qui lui rêve de devenir acteur et de pouvoir intégrer une école à Paris … mais il lui faut 3 000 €uros pour s’y inscrire et de l’argent pour vivre à Paris. Malgré l’interdit de sa mère (Sylvie Testud), Micka va devoir « replonger » dans les magouilles de son père …. mais après quelques disputes le père va finalement « retrouver » son fils et être fier de sa vocation lors d’un spectacle - « La nuit des rois » de Shakespeare - dont je ne vous dévoilerai pas le lieu où il est joué. C’est un film sans prétention mais fort bien fait et très prenant sans aucune longueur ou autre. II fonctionne parfaitement avec un Kad Merad tout à fait juste et finalement touchant, avec un mélange de sourire et d’émotion sur un fond de galère sociale bien vue et ce sans tomber dans le misérabilisme. L’interprétation de Kacey Mottet Klein est vraiment excellente. Seul petit regret, le rôle restreint de la mère, Sylvie Testud, qui participe à l’économie de la famille via une crèche au noir chez elle.
Une bonne interprétation des acteurs biens associés, une paire de drôles de charlatans, comme tout parent, la relation naturelle entre un père à l’égard de son fils, une carrière rêvé belle et bien terminé pour une case carcérale après la grosse boulette de trop, le dénouement est mignon.
Le scénario n'est pas forcément le point fort du film, qui n'est pas toujours très crédible, mais la relation père-fils et celle au sein de la cellule familiale sont bien restituées et les 2 acteurs, Kad Merad et Kacey Mottet Klein, jouent bien.
Le propos est amusant : une famille de pieds-nickelés qui survit péniblement en multipliant les petites combines. Kad Merad est parfait en pro de l'arnaque, Kacey Mottet-Klein joue magnifiquement le fils incapable de lâcher son père, malheureusement l'intrigue manque de sel et la réalisation d'humour noir. Un petit film sympa.
Kad Merad le roi des embrouilles, mais gentilles, presque honnêtes finalement, un rôle inhabituel, un père difficile et adorable, fantasque et invivable.... Cette réalisation sautillante, passe très vite, car c'est d'un réalisme débordant, border miséreux, et cependant positif. Le tandem proposé fonctionne à merveille, avec beaucoup d'émotions et illustre avec éclat les différentes facettes du mot "complicité" !
Une histoire de famille francaise de banlieue habitue aux petits vols et arnaques . Pas un theme tres rejouisant et tres vendeur. Le film lui est correct , les acteurs également mais c'est surtout l'interet qui n'est pas tres probant.
un film familial avec une histoire sympathique porté par des bons acteurs, un bon duo du père et du fils qui nous émeut dans cette vie de famille pas facile à vivre au quotidien sur les difficultés de la vie. se laisse voir pour passé un peu de son temps libre mais il ne m'a pas plus que cela procuré l'étincelle.