Cold War
Note moyenne
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216 critiques spectateurs

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Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2020
Cold War s'inscrit dans la longue tradition des amours contrariés, initié par le mythe antique par Pyrame et Thisbé.
La raison moderne de cet amour rendu impossible s'appelle la guerre froide. Le fil conducteur, vieux comme le monde, n'est donc pas vraiment original. Zula et Viktor, savent inconsciemment que leur attirance réciproque ne sera qu'un long chemin de croix destiné à être contrarié par un régime communisme à l'apogée du stalinisme triomphant. L'intérêt filmographique et la réussite réside donc ailleurs dans trois facteurs. Une photographie noir et blanc très esthétique, mais plus classique que celle de Roma de Cuaron, qui ringardise toute idée de tourner en couleur. Deux, une longueur de pellicule très raisonnable, compte-tenu de l'intensité de l'histoire , résultat d'un scénario ciselé et limpide. Enfin, Pawlikowski utilise largement des univers musicaux forts et variés pour illustrer la passion qui dévore les amoureux, tout autant que la lutte sans merci que se livrent les deux camps: chœurs traditionnels polonais, musique classique, hymnes révolutionnaires formatés et jazz-rock importé dans le Paris des années cinquante - celui de l'époque de la parution de Bonjour tristesse! Un vrai tourbillon maîtrisé qui illumine les yeux souvent tristes des deux acteurs principaux. Derrière la très belle beauté formelle transpire une part d'exutoire autobiographique dans lequel le mythe redevient réalité. En bref, un film court comme on en fait plus, un spectacle dense et intense, un pur régal pour les sens. Cinéma vo - novembre 2018
Deuxième projection: Oui c'est un grand film. cette revisite de Roméo et Juliette. Les personnages sont enfermés dans le format 4:3 de l'époque. Deux acteurs en verve sont parfaits pour jouer le sombre Viktor, et la pétillante Zula, dont la flamme va s'éteindre au fil de sa vie de vedette malgré elle. Attouchée jeune, abusée pendant la nouvelle vague, le machisme sonne toujours deux fois.
Dans ce film personnel, pudique et dense, dédié à ses parents. Pawlikowski déverse tout son attachement à la culture de sa Pologne natale qu'il a quitté pendant 30 ans. Le catholicisme va survivre à tous les communismes de la terre dans cette Pologne plate et enneigée. TV vo novembre 2020
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2018
De Pawel Pawlikowski j’avais vu le magnifique Ida, oscar du meilleur film étranger en 2015…D’Ida, Pawel Pawlikowski reprend dans Cold War, le noir-et-blanc et le format quasi-carré qui est devenu sa signature. Le noir-et-blanc respecte ce qu’était la Pologne de l’après guerre, grise comme ses villes en ruine, gris comme les vêtements de ses habitants…Cold War se déroule sur 15 ans…on assiste à l’appropriation par le nouveau régime d’un art populaire afin de constituer un groupe de chanteurs et de danseurs destiné à propager dans le pays, les pays frères, voire le monde entier, la glorieuse culture polonaise…Pour ce faire un triumvirat composé d’un musicien, Wiktor ( Tomaz Kot), d’une musicologue, Irena ( Agata Kulesza) accompagné d’un apparatchik Kaczmareck ( Borys Szyc) , parcourt la campagne polonaise, le micro tendu, pour auditionner chanteurs et danseurs…dans un château en ruine, les jeunes retenus travaillent à mettre au point un programme…parmi ces jeunes, Wiktor n’est pas insensible au charme de Zula (Joanna Kulig), belle blonde à la réputation sulfureuse …Cold War devient l’histoire de cet amour tout aussi violent qu’il en est impossible…Zula est issue d’une famille modeste d’une ville de province et son entrée dans le groupe folklorique au sein duquel elle finit par en devenir la vedette, est pour elle le moyen de sortir de la misère…Wiktor, plus âgé, vient d’un milieu plus raffiné et instruit, c’est un musicien très talentueux, calme et posé mais que le nouveau régime prive de sa liberté musicale… Des cadres du régime demandent d'ailleurs au triumvirat de sortir du cadre folklorique pour faire entrer des thèmes plus politiques dont un morceau à la gloire de Staline…Irena se met en retrait, Wiktor accepte, Kacsmareck s’enthousiasme…L’ensemble musical et de danse rencontre le succès en Pologne, puis est appelé dans les pays frères…Lors d’un déplacement à Berlin, Wiktor propose à Zula de passer à l’Ouest ( le mur n’est pas encore construit)…Zula y réfléchit mais finit par laisser Wiktor partir seul…Pour elle le communisme n’est pas un problème et elle s’en accommode fort bien, de plus elle nourrit envers Wiktor un sentiment d’infériorité qui la conduit à penser que son amour pour Wiktor n’a pas de futur…Wiktor se réfugie à Paris où il reprend composition, musique de film et jazz dans un cabaret, L’Eclipse …Zula continue ses tournées mais celles-ci lui permettent parfois de retrouver Wiktor, rencontres à la fois intenses et quelque peu irréelles…Wiktor toujours un peu passif, Zula, charnelle, exubérante, excessive et parfois pathétique…Il faut aussi parler de la musique omniprésente…le film commence par un gros plan sur le Kosiol, cornemuse à soufflet en peau de chèvre…les auditions montrent la diversité de la musique traditionnelle polonaise, très rythmée et cadencée…l’ensemble créé dans le film est en réalité l’ensemble folklorique Mazowsze, fondé après la guerre et toujours en activité…Avec Wiktor à Paris, on passe au jazz, et même au rock…Joanna Kulig, qui jouait déjà un rôle de chanteuse dans Ida, se révèle chanteuse et danseuse de talent…Le film est dédié aux parents de Pawel Pawlikowski, qui ont vécu quarante ans ensemble, se séparant plusieurs fois pour mieux se retrouver, se cherchant tout en se punissant des deux côtés du Rideau de Fer…Il a reçu le prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes…Un film simple et beau et un regard lucide sur la difficulté à aimer…qui vient d’être désigné à l’unanimité pour représenter le Pologne aux prochains Oscars !!!
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2018
Un beau film classique sur l’après guerre, derrière le « rideau de fer »
entre folklore polonais rural et jazz dans les caves de Paris, la musique est très présente…..sous ses plus beaux atours !
On retrouve le superbe noir et blanc, qui nous avait frappé dans Ida.
Une belle histoire d’amour, éprise de liberté, un bémol toutefois: une impression de « déjà vu! »
On admire la forme, davantage que le fond!
sebou36
sebou36

94 abonnés 386 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2018
Malgré une esthétique à priori cafardeuse que donne à penser la bande annonce, Cold War est magnifique tant au point de vue graphique qu'emotionel. Juste grandiose.
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2018
Nous avions apprécié Ida de Pawel Pawlikowski et nous retrouvons cette même Pologne d'après guerre, filmée de nouveau en noir et blanc.
Le film commence par une tournée à travers la campagne polonaise à la recherche de talents pour créer un groupe de chanteur et de danseurs, "The Voice" avant l'heure.... Des scènes de chants et de danses dynamiques et d'une grande fraicheur se suivent, mais le pouvoir en place va obliger la troupe à s'orienter vers une programmation au service de la propagande. La troupe va donc partir en tournée... Cette première demie-heure, très légère et très plaisante à regarder, ne sert finalement que de prétexte pour raconter la rencontre et la passion des deux amoureux.Zula (Joanna Kulig), d'un caractère ambivalent et fascinant, aime par dessus son Wiktor et la liberté, mais n'arrive pas facilement à quitter son pays. Mais elle réalise parfaitement la transition d'une candidate au concours vers une femme fatale. Elle est formidable lorsqu'elle réagit aux regards plutôt arrogants de l'Intelligentsia parisienne des années 50 ! Caves de jazz enfumées, la chambre mansardée sous les toits... si romantique !Wiktor (Toasz Kot), le beau ténébreux, sacrifie tout à la liberté et finalement à cet amour.Les deux acteurs expriment formidablement l'amour et la passion, ils sont beaux, ils sont parfaits.La photo est magnifique ! Les images NB sont graphiques et pures ou symboliques comme lorsque Zula flotte dans l'eau en chantant, juste le visage et les mains hors de l'eau. Pawel Pawlikowski filme parfois les personnages à travers des miroirs ou dans un jeu d'ombres lorsque Wiktor dirige un groupe de musiciens pour accompagner une scène d'un film d'horreur - c'est magistral !C'est un beau mélodrame, un portrait d'une histoire d'amour impossible, ni dans une Pologne socialiste opprimée ni dans un Paris libéral des années 50 ; un amour qui ne supporte pas le quotidien. A voir...http://www.matchingpoints.fr/2018/11/16/cinema-cold-war/
Titi C
Titi C

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2018
Un beau film à la fois sombre et lumineux, l'amour tranchant dans le vif, sec et brutal comme les lieux filmés en noir et blanc, le contraste entre l'est tourmenté et un Paris déchainé, pour moi un coup de poing visuel et émotionnel.
frederic T.
frederic T.

30 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2018
Une histoire d'amour impossible de part et d'autre du rideau de fer. Lui Viktor, musicien désabusé épris de liberté, et elle Zula, chanteuse danseuse insouciante mais ambitieuse, vont vivre leur passion comme une malédiction entre la Pologne stalinienne et le Paris Bohème des années 50. Ils vont se perdre puis se revoir en un enchainement d'adieux et de retrouvailles d'une grande force romanesque.
Un mélodrame assumé, illuminé par des acteurs magnifiques, et sublimé par un Noir et Blanc d'une incroyable intensité picturale.
Ni avec toi, ni sans toi. MERVEILLEUX !
cosette2010
cosette2010

58 abonnés 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2018
Ce film dégage un charme profond. L'aspect sociologique et historique du début m'a captivée: le recrutement de cette troupe folklorique sur fond de Pologne communiste, paradoxe d'un art détourné à des fins de propagande. Et voilà l'histoire d'un amour profond et invivable entre un pianiste et une chanteuse à la blondeur slave et diaphane, aussi belle que têtue. La suite déçoit un peu, au même titre que l'amour est déçu, supportant mal l'exil et la séparation, mais l'ensemble séduit et transporte.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2018
Je n'ai pas compris pourquoi ce film était titre Cold War par les distributeurs et non Guerre Froide. Pourtant Guerre Froide c'est plus parlant : Pawel Pawlikowski met en scène un couple qui se trouve à travers la musique dans la Pologne d'après guerre puis se sépare. Entre la Pologne et Paris, la personnalité des protagonistes évolue, reste attachée à Pologne et/ou s'adapte plus ou moins facilement à Paris, et les rapprochements et les éloignements sont déchirants. La Guerre Est-Ouest se réfracte dans le couple en une guerre entre l'homme et la femme.
Le noir et blanc est toujours aussi émouvant que dans Ida (2013) son précédent film. L'intrication de l'Histoire avec les sentiments est aussi fort et les acteurs sont merveilleux. Certes, on voit que leur jeu est un peu brusque: ce sont des Polonais un peu rigides dirigé par quelqu'un qui a beaucoup vécu en Angleterre, mais le résultat est explosif. Joanna Kulig, en Zula, jeune chanteuse et danseuse traditionnelle plus pus moderne, et Tomasz Kot, en folkloriste, chef d'orchestre puis pianiste-compositeur de jazz, sont incroyablement beaux et émouvants: ce sont deux stars en Pologne mais là ils dépassent leurs rôles habituels. L'intrigue, l'image, les acteurs sont passionnants. C'est un grand film dramatique et romantique.
coperhead
coperhead

37 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2019
Un film d'un noir et blanc magnifique avec une réalisation très professionnelle pour honorer une histoire d'amour impossible mais qui dure pendant plus d'une décennie de 1950 à 1964 en pleine guerre froide entre l'Est et l'Ouest. La musique est omniprésente et tient de support à notre couple musicien et chanteuse qui n'en finiront pas de se déchirer pour mieux se retrouver dans un Paris enchanteur , en Yougoslavie ou en Pologne leur pays. Par contre le scénario a tendance à survoler ces différentes périodes ce qui peut nuire à l'attachement des personnages.
Michel C.

370 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2018
Voici un film nous replongeant dans les années froides - le choix du Noir est Blanc est judicieux - avec les décors d'après guerre, des costumes réalistes, et d'une lumière appauvrie. Un contraste saisissant, d'un couple aux sentiments affutés, et imbriqués, dans les pires difficultés et les circonstances, pour se réaliser vraiment. Les quelques moments de retrouvailles musicales (et de danse ) percent ce mur anti-Bonheur, aux rêves et futurs improbables. Bravo pour les morceaux de piano, notamment et les chants polonais tellement expressifs de ce folklore avant la coloration communiste ! Le rythme est un peu trop lent, par moments on souhaiterait plus de détails, alors que le film fait des sauts importants. Mais ceux ci ne retirent rien à l'ambiance hypnotisante et à l'émotion vive qui ne manquera pas de vous gagner !!**
Isabelle B
Isabelle B

9 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2018
Qui a vu Ida ? Retrouve la patte de l’auteur. Indéfinissable noir et blanc, d’une histoire d’amour ni noire ni blanche. Elliptique, rien est dit tout est suggéré, à peine le temps de comprendre que déjà ces « deux là » en sont déjà à autre chose. C’est à nous d’écrire ce qu’on veut entre ces fils. Bref, un beau film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 novembre 2018
Un lumière somptueuse, un cadre magnifique, une actrice magnétique, une musique sublime. Tout est réuni pour un film d’une grande beauté. A voir.
Einleiger
Einleiger

8 abonnés 112 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2018
Allergiques au noir et blanc, fuyez! Musicophobes, devenez sourds! Adeptes des films d'action, courrez, parce que le premier plan, il est léonien : l'homme à la "cornemuse". Je vais aimer ce film. Léonien, le film dépasse le contexte politique de l'époque, servant même de piment aux deux héros qui ne vivent que pour eux-mêmes et leur art, l'amour et la musique n'ayant pas de frontière. C'est plus qu'un drame, c'est plus qu'une romance, c'est un film musical : Wiktor enregistre des chants dans les campagnes et participe à la création d'un collectif. Les sons des Dakh daughters me reviennent en mémoire. Des sonorités profondes, joyeuses et tristes, des genres différents : je me laisse surprendre, j'entends du Bach, Blue Moon, je sifflote l'Internationale. Les effets sonores ne sont pas en restent. Et puis la photographie, le N & B, la scène et le hors-scène, je me fais encore surprendre, cette fois-ci par le jeu de miroir masqué justement par le N & B. La plus emblématique image est l'une du début du film, celle du toit de l'église, à ciel ouvert, et qui me surprendra spoiler: à nouveau, je n'attendais pas à la revoir
. Les deux héros ont des choix à faire, chacun respectant l'autre, ne le forçant jamais, mais l'amour les force à se retrouver. Même seuls, ils ont besoin de l'autre pour donner le meilleur d'eux-même à leur art. Je suis amoureux de ce film. En attendant un prochain visionnage, je vais patienter avec la BOF ! O-yo-yoo !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 novembre 2018
Belle histoire d'amour, des personnages intéressants, j'ai plutôt aimé. Mais bon le voir à la télé est suffisant
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