L'Amant Double
Note moyenne
2,7
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282 critiques spectateurs

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Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mai 2017
Je reprochais au précédent film de François Ozon, "Frantz", de manquer de la perversité habituelle et si réjouissante du réalisateur. A l'opposé, "L'amant double" semble en faire une liste exhaustive dans une foutraque lecture de traités psychanalytiques pour les nuls. Lorgnant sans aucune vergogne vers Cronenberg, Polanski, Hitchcock, de Palma (et, pour la bonne blague, Ridley Scott et son Alien), Ozon ose toutes les figures de mise en scène que l'on reprocherait à un débutant et, en particulier, des plans esthétisants et sur-signifiants dont ses détracteurs vont faire leurs choux gras. "Navrant" pour éviter d'aller jusqu'à "risible", une déception plus que majeure pour un réalisateur tant aimé.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mai 2017
Au vu de la bande annonce, je m'apprêtais à voir un thriller dans la veine de "Faux-semblant" de Cronenberg. En sortant de la salle, je ne sais toujours pas ce que je viens de voir.
traversay1

4 533 abonnés 5 465 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2017
Elégance du trait, fluidité de la mise en scène, précision de la direction d'acteurs : Ozon est tel qu'en lui-même dans sa 17ème réalisation. Une belle enveloppe, avec ce qu'il faut de perversité, d'ambigüité et de souffre pour rendre la vision de L'amant double inconfortable et de soumettre le spectateur à un diktat de voyeurisme hyper léché. Et la profondeur dans tout cela ? Devant le peu d'originalité d'une intrigue à mi-chemin entre l'horrifique et l'onirique, avec de petites touches d'érotisme, d'une froideur calculée, on la cherche vainement. Avec une approche plus inspirée d'un de Palma que d'un Cronenberg, le thème de la gémellité sert d'écrin à un thriller psychanalytique à tiroirs d'où émerge, et ce n'est pas la première fois chez le réalisateur (Jeune et jolie), une représentation de la femme aussi inquiète qu'inquiétante. Une impression renforcée par la présence de Marine Vacth, muse androgyne dont le talent n'est pas en cause mais dont l'abandon corps et âme au cinéaste peut déranger. Paradoxalement, dans un double rôle singulier, Jérémie Rénier incarne une figure de la masculinité moins sujet à caution. C'est le Ozon trouble qui resurgit dans L'amant double, moins convaincant que dans Frantz ou Sous le sable, par exemple, mais qui qui reste un styliste hors pair et un auteur intéressant, ne serait-ce que par la constance de ses thèmes et sa capacité à toujours provoquer le débat.
lionelb30

549 abonnés 2 956 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2017
Le genre de film psychologique ou l'on sort un peu frustre. Les comédiens sont bien , le film plutôt bien realise , quelques bonnes idees mais le mix entre scenes reelles et imaginaires apportent une confusion un peu enervante. Plus une fin un peu deroutant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mai 2017
Franchement, après une visualisation minutieuse et lecture honnête

j'ai vu le film d'un bon oeil et sans préjugés)
je suis décontenancée par ce film sur le double ("l amant double d'Ozon

Traiter du problème du double au travers de la gémellité, c'était déjà , selon moi, guère subtil..car cette dualité concerne tout un chacun .et la symboliser par la gémellité ,c'est pas trés probant , mais bon..ça passe!

Néanmoins, oser s'emparer des fantasmes féminins ,en les appauvrissant autant ??? C'est franchement ,hilarant!

Oui, car ces "méandres fantasmatiques " d'une femme sont d'une banalité affligeante..donc, s'agissant de la( ou des) femmes ,Ozon devrait revoir sa copie..et vite !

Le personnage de Chloé , dans le film ,est donc censée (apparemment ) projeter sa double réalité (celle qui la concerne en propre)et , ses véritables désirs..sur son partenaire (son psychanalyste devenu son mari) en lui imaginant un jumeau .(l'opposé de son gentil mari , façon docteur jekyll et Mr Hyde).qu'elle s'imagine rencontrer..et avec lequel sa sexualité se déchaine et se débride....donc tempête dans son crâne.!!!A ce que laisse supposer son personnage de névrosée..aliéné , subissant l'emprise de son inconscient rebelle

Je passe sur la pauvreté des dialogues inexistants, et des fantasmes (non trash non choquant et totalement convenus

ou du grotesque de la dramaturgie.l'articulation du récit .(l'intrigue qui se fait au mépris des codes du cinéma..le bide!

Car s'agissant de la veine du fantastique , 1 genre cinematographique difficile , Ozon ,notre apprenti sorcier , toujours sans réel talent, ne maitrise absolument rien, à mon sens et néglige tous les glissements (de la réalité conventionnelle vers la vie onirique : les situations et rebondissements sont prévisibles qui servent de prétexte à des "surprises" totalement attendues et tombées à plat).

Une mention spéciale pour la beauté des corps et la photo toujours aussi soignée élégante..mais ça s'arrête là

Pas étonnant qu'en lieu et place d'un thriller, les spectateurs de Cannes aient réagi par la rigolade car ils n'étaient pas du tout" thrillés", ni sous l'effet d'un suspense" tripal"

Après Cronenberg Hichtcock Brian de Palma, Polanski j'ai honte..la belle photo ne suffit pas
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2017
On aime Ozon ou c'est l'inverser.

Il fait souvent des films atypiques avec un zeste de schizophrénie et de personnages complexes.

Ça ne rate pas avec ce nouveau scénario librement adapté d'un roman.

Les personnages de Jérémie Renier en psy séduisant et Marine Vacth en jeune femme perdue sont excellents et déroutants.

Un bon film où l'érotisme et le suspens sont au rdv
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 mai 2017
Une histoire d’amour comme il en existe des milliers, y compris entre une patiente et son thérapeute. Seulement, quand le passé s’immisce insidieusement dans la vie du couple, le doute s’installe et la confiance laisse place à la méfiance.

Tout cela partait d’un bon sentiment, et pourtant tel une tornade, l’histoire détruit tout sur son passage, l’esthétique, la mise en scène, tout se retrouve bouleverser.

Son genre, décrit comme thriller et érotique, perd petit à petit tout son sens. Tout d’abord, le thriller suppose du suspense, que l’on se sente happé dans les rebondissements que propose l’histoire. Au lieu de cela, on décroche petit à petit et même la musique qui est là pour nous rappeler à l’ordre ne fait plus son effet. Quant au côté érotique, je n’ose en parler tant les scènes sont dénu(d)ées d’esthétique et d’imagination. Dans quelle catégorie le classer alors ? Le drame, est sûrement ce qui lui sied le mieux.
L’histoire, avait un potentiel fou, on pouvait penser qu’elle nous laisserait dans le doute jusqu’au dernier moment, au lieu de cela on assiste à une perte de contrôle totale.

Le duo d’acteurs semblait plutôt prometteur, entre une jeune première (Marine Vacth) et un acteur accompli (Jérémie Renier). Sans faire de spoiler, le jeu miroir de l’acteur est très bien mené mais il n’est pas du tout mis en valeur par le scénario.

Le film me laisse dubitative encore aujourd’hui, je cherche un sens caché, une double interprétation sans la trouver.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2017
L'amant double de François Ozon nous conte l'histoire d'amour entre Chloé, jeune femme désorientée et fragile et son psychothérapeute, Paul avant que celle-ci ne découvre que son amant a un frère jumeau exerçant le même métier.
Ce thriller érotico-psychanalytique n'est pas sans rappeler l'esprit du cinéma de De Palma et surtout de Cronenberg dans son rapport tortueux à la chair et au corps. On peut aussi évoquer une ambiance à la Hichtcock, au début, une scène finale spoiler: en clin d'oeil à Alien
.
Le film est très bien construit, la première heure permet à la relation de s'établir, et à l’ambiguïté de s'installer puis les éléments s’emboîtent et le rythme s'accélère.
La mise en scène est brillante, sophistiquée, très esthétisante ; les décors du musée où travaille Chloé sont impressionnants comme ces branches d'arbres entremêlées et nouées, pareilles à l'esprit du personnage et ces multiples plans de miroirs qui renvoient à l'identité plurielle de la protagoniste.
Cette plongée dans les affres du désir et de l'âme humaine et dans l'exploration de la gémellité captive et dérange à la fois. Certaines scènes sont déroutantes et réservées à un public averti.
L'actrice, Marine Vacth, est exceptionnelle dans ce rôle troublant et Jérémie Rénier parvient à cliver sans artifices son interprétation pour rendre crédible son personnage double.
La voisine jouée par Myriam Boyer (qui a un petit air de Simone Signoret) et les chats contribuent aussi à l'étrangeté de l'atmosphère.
Bref, ce film est une réussite et Francois Ozon nous prouve encore une fois sa capacité à se renouveler et à nous balader hors des sentiers battus.
Maxence!
Maxence!

18 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2017
Un thriller érotique a par essence le devoir d'émoustiller et de faire frissonner. On se prend au jeu de pistes. Jérémy Rénier, très bel acteur parvient à incarner deux jumeaux à la psychologie si différente, rassurant la mèche à gauche. Les phantasmes liés à la gémellité et à la sexualité sont finement explorés. Que tout le monde ne s'y retrouve pas explique la diversité des opinions.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 mai 2017
Cela est un peu touffu , avec certains moment trop longs .. la fin est complètement scabreuse et laisse le spectateur un peu dépité
Stéphane C
Stéphane C

76 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2017
Ozon signe un thriller érotique très perturbant sur la gémellité; un film miroir et "symétrique" - à la réalisation parfaite (split-screen, plans mouvants) - qui perd le spectateur dans le dédale pulsionnel de l'inconscient, et qui n'est pas sans rappeler Cronenberg (pour le côté organique) ou Lynch (pour le psychisme). M. Vacth et J.Renier sont excellents ...
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mai 2017
Ozon rate un film sur deux. Comme Frantz était une réussite, l'Amant double est raté. Manifestement, les délires psychanalytiques ont tourneboulé le cerveau de monsieur Ozon. On s'ennuie ferme, on se perd, on s'agace. Le film sombre dans le grotesque à force de vouloir être "transgressif" puisqu'il est dit qu'aujourd'hui il ne saurait y avoir de grand film sans transgression. Obscène et inintéressant.
Reverdy
Reverdy

27 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2017
C'est un thriller très ambigu, qui joue sur les apparences, nous embarque vers de fausses routes entre rêve et réalité. Un film à la Paul Auster : Ozon joue vraiment avec le spectateur. Qui est névrosé ? Qui est double ? C'est un film aussi sur l'identité, la gémellité et ses labyrinthes. Marina Vacth excelle dans ce rôle, et nous ravie par son jeu très sensuelle, qui rend son personnage mystérieux, fragile et en même temps subversif. A vrai dire, je ne pense avoir tout compris : des plans du film mériteraient d'être travaillés, tant ce film est mystérieux, et nous plonge dans l'inconscient du personnage jouée par Marina Vacth. Cependant la fin est un peu facile, et un peu trop appuyée, mais on pardonnera aisément à François Ozon tant son film est réussi.
BILBO75
BILBO75

23 abonnés 57 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2017
Un très petit Ozon, hélas, qui nous a habitué à beaucoup plus de construction scénaristique.

On sort de ce film impressionné par la beauté de la photo et des acteurs, mais interrogatif face au grand vide du scénario, présenté comme un thriller érotique, mais qui n'est hélas qu'une pâle tentative, creuse et sans issue, de rejoindre un Hitchkock ou un Cronenberg, en en restant très très loin.

Ozon se regarde filmer, mais oublie qu'un film doit raconter une histoire, même tarabiscotée, mais qui tienne la route et déroute.

Beaucoup de forme, mais aucun fond, hélas. Tout ça pour ça...
stanley
stanley

86 abonnés 770 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2017
Il fut un temps où les cinéastes français ne montraient pas à l'envi leurs références cinéphiliques exacerbées. Ce temps est révolu et un d'entre eux, parmi les plus célèbres et aussi les plus surestimés, affiche sans la moindre pudeur comme il est dit dans les commentaires ci-dessous ses nombreuses citations (dont pour moi la plus liée à Brian de Palma). Manifestement, excepté le beau Sous le sable, François Ozon me semble bien plus à l'aise dans ses films de "distraction" (Huit femmes, Potiche) que lorsqu'il se prend au sérieux. Car là, nous sommes dans l'abîme de la cinéphilie. Le film est raté du début à la fin, ennuyeux, prévisible jusqu'à la caricature spoiler: (la scène du coeur)
, aux dialogues verbeux insupportables et à la mise en scène (bien qu'Ozon garde parfois quelques savoirs faire) d'une rare platitude. Jérémy Régnier surjoue, Marine Vagt est aussi sexy qu'un poteau télégraphique et a l'expressivité de la plante verte. Le film est parfois risible dont la fausse inquiétude lorgne vainement vers Roman Polanski. Rien ou presque n'existe dans L'amant double, film brouillon inachevé et bâclé, dont on se demande ce qu'il faisait dans la sélection officielle de Cannes.
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