L'Amant Double
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Cinéphilion
Cinéphilion

71 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2017
Nommé dans six catégories à Cannes, « L’Amant Double » est une claque cinématographique qui mérite sa place. Tout en finesse, François Ozon ose défier le thriller à la complexité psychologique.
Premier élément marquant du métrage, l’atmosphère : Tantôt froid, tantôt épuré, le réalisateur laisse prioritairement la place à la complexité du thriller en lissant au maximum les constituantes de la mise en forme, à commencer par la casting.
Jérémy Renier, sexuellement hypnotique, partage l’affiche aux côtés de l’élégante Marine Vatch, la dominante du métrage. S’en suit seulement trois personnages secondaires.
C’est ensuite une purge du décor qui est entreprit. Le récit étant sur une réflexion profonde, François Ozon priorise les beaux parquets parisiens et les cabinets médicaux posant l’accent sur une volonté de confrontation entre ces grands espaces et un étouffement psychologique sans issue.
Chloé, personnage narratif du film, nous fait partager dès les premières minutes son intimité la plus profonde aux côtés de son psychothérapeute. Les désirs malsains de la jeune femme ne sont qu’un subconscient subtilement traduit qui va disparaître au gré de la relation naissante entre ces deux personnages. Mais cet état d’esprit refaisant surface, Chloé entraîne le spectateur dans un tourbillon de tensions passives mais oppressantes.
A l’image de « Neon Demon » ou de « Nocturnal Animals », ce thriller très esthétique s’inspire des plus grands drames hitchcockien. Entre glamour et érotisme, c’est au travers d’un duo, d’un trio ou d’un quatuor (chacun y tirera son interprétation) que la performance cinématographique nous pénètre.
« L’Amant Double » est un brillant jeu de manipulation vertigineux. En plus d’une tension sexuelle, la pression psychologique fait de l’oeuvre une chute aussi violente pour le personnage que pour le spectateur. Envoûtant, magique, bandant, François Ozon se renouvelle magistralement.
Bilan : L’Art de « L’Amant Double » est d’oublier qu’on le regarde. Bravo.
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 août 2017
Du grand grand mais très grand n'importe quoi !! Pas crédible pour un sou ! Des scènes dignes d'un film d'horreur de série Z qui n'ont rien à faire dans ce type de film. Un mélange des genres complètement raté !
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2017
François Ozon s'essaie à nouveau au thriller dans un style très américain des années 90, type "J.F partagerait appartement".
Je n'ai jamais apprécié vraiment ce réalisateur que je trouve prétentieux et malhonnête. Pour ce film, l'idée de départ est sympa mais il tente un enrobage de l'intrigue par une mise en scène très appuyée du propos (doubles dans les miroirs, escaliers labyrinthiques etc) déjà vu mille fois.
Malheureusement tout ça fait daté, et certaines scènes font sourire (certains riaient dans la salle...). Dommage pour les acteurs, surtout Jérémie Rénier, impeccable.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 juillet 2017
Franchement déçue. Même si les acteurs sont bons j'ai eu du mal à être touchée. L' histoire est vraiment tirée par les cheveux.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2021
Le dernier film de François OZON (2017) ne vous laissera pas indifférent . C'est peu dire ! Une histoire de jumeaux et si cette histoire n'était qu'un trompe l'oeil , un miroir sur une autre réalité . A la fois passionnant ce thriller vous emmènera loin . Parfois dérangeant, Sulfureux et envoutant ! Très bien filmé souvent très esthétique . Et d'une grande sensualité voire érotique ! Interprétté de main de maitre ! Avec un Jérémie RENIER vraiement excellent . Un de ces plus grand rôle . C'est incontestable !
Spe64
Spe64

26 abonnés 191 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2017
Chloé a un mal au ventre chronique que les médecins ne peuvent résoudre, elle va commencer une thérapie auprès d'un psy, Paul Meyer, une relation amoureuse entre nos deux personnages principaux s'en suivra jusqu’à ce que Chloé se rende compte que Paul n'est pas si honnête que ça...
Un puzzle psychologique à l'ambiance étrange, mystérieuse, par moment dérangeante, le film est prenant, porté par ses deux acteurs, aidés d'une esthétique agréable et léchée.
Un film intriguant, réussi et surprenant.
François A.
François A.

30 abonnés 223 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juillet 2017
Film d'une intensité exceptionnelle où rien n'est laissé au hasard. Les images sublimes et souvent inattendues, la musique, l'esthétisme des scènes de sexe pourtant souvent très crues, le jeu des acteurs, l'art du montage et du scenario nous plongent dans un univers parfois terrifiant aux limites de la névrose.
A partir d'un phénomène scientifique rare mais réel en gynécologie, à propos des grossesses jemellaires, François Ozon nous emmène dans la représentation onirique des souffrances rentrées d'une "jumelle parasite" qui effectue un transfert psychanalytique sur son entourage. L'idée est déjà très originale au départ, mais le rendu est absolument génial, c'est une véritable claque qu'on reçoit et on n'en ressort pas indemne !
Bravo !
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juillet 2017
Psychanalyse et psychologie de comptoir misogynie crasse font de ce film un monument d'une bêtise effrayante. Ce film est insupportable de bout en bout, qu'est-ce qu'il faisait en sélection à Cannes, c'est fou !
Clément G.
Clément G.

5 abonnés 31 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juillet 2017
Je trouve ce film d'un glauque difficilement explicable pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce genre d'histoire !
le nombre de personnes sortant de la salle en plein film voulais tout dire pour moi !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juin 2017
Si OZON n'invente rien (univers assez proche de la filmographie de DE PALMA ou du "Rosemary's baby de POLANSKI), il parvient à distiller une atmosphère oppressante et sensuelle croissante jusqu'au dénouement. Le travail sur la symétrie imparfaite est impressionnant mais devient un peu lourd à force de se montrer trop présent et surtout trop référencé. Une quête identitaire, théâtre des désirs et des obsessions dont le miroir brisé reflète la source de la névrose ou de la psychose, telle est la question...
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2017
C'est un film très particulier... Sur un fait scientifique a priori, le réalisateur en a fait découlé un espèce de fantasme. On peut finalement décrire le film comme un thriller érotique. On peut aimer ou détester, car c'est souvent un peu cru et très suggestif, et ce dès la première image. N'empêche que moi j'ai beaucoup aimé, grâce à une musique, des effets spéciaux, des bruitages, excellemment choisis. Cela nous accroche au suspens, distillé lentement jusqu'à la fin. Même si on ne comprends pas tout, l'ambiance du film est vraiment stressante dans le bon terme. J'ai quand même sursauté deux ou trois fois, notamment à la fin du film... Très intéressant. Et les acteurs sont bons.
Torrance1980
Torrance1980

21 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2017
François Ozon, réalisateur à la carrière éclectique, passant du drame, au récit historique sans broncher avec notamment son dernier film en date « Frantz » mais également à l’aise pour tourner des films populaires comme « 8 femmes » ou « Potiche », le réalisateur français reste une énigme dans le paysage cinématographique français. Avec « L’amant double », Ozon revient au thriller sulfureux auquel il s’était déjà essayé avec « Dans la maison », où il réunit à l’écran celle qu’il avait révélé en 2013 avec son « Jeune et jolie », la troublante Marine Vacth et un habitué de ses films, le belge Jeremy Renier, l’amant double du titre.
Chloé (Vacth) victime de maux de ventre plutôt acerbes va s’engager dans une thérapie avec Paul Meyer (Renier) avec qui, par des concours de circonstances, elle va s’installer après avoir mis fin à leur relation patient-psy pour les raisons déontologiques connues. Éprise de doutes par rapport à la sincérité de son compagnon et persuadée d’avoir aperçu un homme physiquement similaire à Paul alors que ce dernier nie en bloc, elle décide de mener sa propre enquête. Elle va alors aller à la rencontre de cet homme qu’elle avait prise pour Paul pour découvrir que c’est en réalité son frère jumeau, Louis, également psychothérapeute mais dont les méthodes de travail sont diamétralement opposées à celles de son frangin. Entre eux va très vite s’installer une relation perverse et nocive qui pourrait mettre en péril le couple de Chloé.
A la lecture de ces lignes et en tant qu’amateur de cinéma, il est aisé d’identifier les différentes influences cinématographiques, allant du « Sisters » de Brian de Palma au « Faux-semblants » de Cronenberg tout en citant également Hitchcock et Argento, Ozon digère toutes ces influences et les dégurgite de manière saisissante en évitant la citation.
« L’amant double » fait office de véritable ovni dans un cinéma français de plus en plus conformiste et édulcoré, proposant un contenu hybride, à la fois thriller fantastico-érotique, délire psychanalyste et drame psychologique, le film d’Ozon ne cesse de brouiller les barrières entre les genres.
L’œuvre est, à cet égard, plus d’une fois déstabilisante de par son ambiance continuellement à la lisière du fantastique et du cauchemar éveillé offrant d’ailleurs quelques séquences glaçantes et oniriques que n’aurait renié David Lynch. La mise en scène est également mise à profit de ce sentiment d’étrangeté qui émane du long-métrage, avec l’utilisation d’effets très racoleurs comme le split screen où cette surreprésentation du double que s’amuse à distiller le réalisateur français à travers des jeux de miroir. Le film est très visuel, il s’en dégage une imagerie très forte et évocatrice (notons le tout premier plan qui est une entrée en matière plutôt drastique) donnant parfois l’impression de n’être rien de plus qu’un exercice de style ou une esbroufe. Mais inéluctablement, en posant un regard plus analytique, il devient incontestable que nous avons en face de nous un metteur en scène en pleine maîtrise de son art et que ce qui est montré à l’écran n’a de sens que si nous acceptons que rien n’est évident et que tout est manipulation. De manipulation, il en est d’ailleurs question durant toute la durée du film et c’est là que Ozon se place en digne disciple hitchcockien. Il s’amuse à brouiller les pistes et à jouer avec le spectateur, nous plaçant constamment dans une situation inconfortable où l'illusion des images et donc du cinéma prend le pas sur le récit.
La psychanalyse, autre thème intrinsèque au long-métrage, qu’Ozon considère comme inhérent au cinéma, va s’exprimer à travers la sexualité comme une forme d’expurgatoire où le personnage de Chloé va s’adonner à des pratiques sexuelles pour se révéler à elle-même parfois pour le meilleur et souvent pour le pire.
Les explorations, les désillusions et les fantasmes de la jeune femme sont mis à nu dépeignant sa psyché et sa personnalité à double tranchant. Un portrait de femme tortueux, auquel Ozon apporte toute la sensibilité et la subtilité nécessaire pour créer l’identification et nous perdre dans les méandres de son esprit nébuleux et par la même occasion dans ceux de l’intrigue.
Il serait de mauvais goût de ne pas citer, enfin, les deux acteurs qui sont formidables, Vacth symbolisant l’innocence et la fragilité tout en imposant de par son regard un trouble à la fois affriolant et désorientant et puis Renier dans un double rôle à la fois prédateur et gendre un peu trop idéale qui séduit aussi bien qu’il effraye, à l’instar du film.
Alisson G
Alisson G

25 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2017
Un thriller psychologique sombre et saisissant, un brin psychédélique. Les acteurs sont grandioses, tout comme les dialogues. Il y a peu de longueurs, malgré quelques scènes (érotiques) superflues. Une belle réussite !
rerererere
rerererere

3 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2017
J'ai été désarçonnée par cette histoire stressante, complexe, sur fond de traumatisme et de perturbations psychologiques. Le scénario est bien ficelé, les acteurs sont excellents. C'est le genre de film qui accroche ou pas... j'ai été cueillie, mais la personne qui m'accompagnait n'a pas aimé... Une expérience à vivre !
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2017
ce film n'est pas sans rappeler l'excellent " faux semblants " comme d'habitude Jérémie Regnier nous montre son grand talent d'acteur dans un double rôle pas toujours évident avec la sulfureuse
Marine Vatch . J avais vu ce film il y a quelques mois mais oublié de le noter je répare cette erreur
donc voici une bonne surprise avec un scénario original
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